La légende du meunier Nadeau (histoire véridique)
INTÉRIEUR DE L’ÉCOLE ET FIGURANTS

L’histoire qu’on a à vous raconter aujourd’hui n'est pas une légende, mais un fait qui a été bel et bien vécu par le meunier Joseph Nadeau qui habitait St-Charles, il y a aussi longtemps qu’en 1760!
Notre histoire commence avec la défaite de Montcalm, aux Plaines d’Abraham en 1759. En mai 1960, après un hiver difficile et le départ des glaces, les Anglais prennent possession de la Ville de Québec, laissée en ruines par la bataille.
Arrivée à cheval de soldats anglais à cheval, arborant le drapeau anglais.
Des pas de soldats qui traversent le champ de la caméra en costumes d’époque.

Mais quelques jours plus tard, l’armée française débarque sur la Rive-Sud, bien décidée à reconquérir cette métropole. Pas question de laisser les Anglais faire la pluie et le beau temps!
À la tête de la flotte anglaise, le général James Murray qui décrète une ordonnance interdisant à quiconque de nourrir les Français ou de travailler pour la France, sous peine de châtiments les plus sévères.
On voit le général Murray (costume d’époque) pointer d’un air sévère un villageois, qui est aussitôt emmené par un soldat anglais.

Un gouvernement Anglais ça ne fait pas l’affaire de tout le monde, surtout pas de Joseph Nadeau, 62 ans, qui était capitaine de milice de l’armée française, et qui voulait plus que tout que les Français reprennent le pouvoir. Et comme le capitaine Nadeau était en plus meunier de son métier, y s’est certainement pas gêné pour continuer de fournir des vivres aux Français!
On voit le meunier Nadeau, qui distribue des poches de jute pleines à des villageois reconnaissants.

Mais les murs ont des oreilles et le général Murray entend parler que quelqu’un désobéit à ses ordres et essaie de monter l’armée française et les citoyens à la révolte.
Le 29 mai, avant le lever du jour, il envoie ses troupes à St-Charles, fait arrêter le meunier Nadeau et sans aucun procès, le fait pendre sur une poutre de son moulin pour que son cadavre exposé serve de leçon et d’exemple aux rebelles.
: Le meunier Nadeau est devant Murray, qui tape sur une table avec un maillet de bois. Nadeau est emmené à son tour par un soldat anglais.
Le meunier a laissé 2 orphelins : Thérèse et Charles à peine 5 ans et sans oublier ses enfants mariés et ses petits-enfants.

La nouvelle s’est vite répandue et on a vu arriver des gens des autres paroisses qui venaient voir si c’était vrai ce qu’on disait : un pendu! On n’avait jamais vu ça!
On voit des pieds sur un tabouret. Quelqu’un frappe le tabouret avec son pied et les pieds qui étaient sur le tabouret balancent dans le vide.
Le lendemain, on voyait des petits groupes d’hommes, qui discutaient tout bas en regardant le meunier, qui balançait le corps meurtri au gré des vents depuis trois jours. Mais, au lever du quatrième jour, le corps avait été emporté! Par qui? Où avait-il été emmené? Personne ne le sait. Pas de traces du meunier dans les registres d’inhumation de St-Charles, ni des paroisses environnantes. Mais dans ces temps-là, un pendu n'avait pas droit à ces égards catholiques.
On voit une corde de pendu, vide, qui balance dans le vent.

En 1768, un nouveau Gouverneur : Guy Carleton, a remplacé Murray. Le 21 septembre, il est arrivé à St-Charles et on lui présente alors le pauvre orphelin Charles Nadeau. Montrant des marques d’une bonté paternelle, il ordonna qu’on le place en pension au Petit Séminaire de Québec où ses études furent payées par un mystérieux donateur.
Selon la Gazette de Québec du 29 septembre 1768, Carleton aurait affirmé : “ C’est un Général qui lui a fait perdre son père, c’est un Général qui lui en fera trouver un!” Cela pourrait bien être lui le mystérieux donateur!
L’histoire dit, en parlant du meunier Nadeau : un citoyen de St-Michel, Montmagny, Mais comme le nom de sa deuxième épouse parait dans le registre d’inhumation de la paroisse de St-Charles en mars 1760, c’est donc que le meunier Joseph Nadeau habite St-Charles.
Un prêtre qui cherche dans de vieux documents.
Deux choses n’ont jamais été trouvées :
- L’endroit de la pendaison du meunier Nadeau (ici à St-Charles ou à Québec).
- L’endroit de son inhumation
L’histoire de la pendaison du meunier Joseph Nadeau est cependant vraie, elle fait partie de l’histoire...
...de notre histoire!
Et il fait bon de se souvenir!

Maxime Pouliot mentionne la présence de monsieur Robert Nadeau, demeurant à St-Charles et descendant du meunier. Joël échange avec lui à la fin de la narration.
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