Au fil de la Boyer, journal communautaire de St-Charles-de-Bellechasse

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Volume 21, numéro 5, juin 2007

SOMMAIRE

La municipalité aura son nouveau garageNuméro de juin 2007 en format PDF
Mise au point
Subir et payer
Descente de la rivière Boyer
Compostage domestique
Futur monument historique à St-Charles
La poste rurale, une tradition familiale
La fête de la pêche au village
Récupération des résidus domestiques
Éditorial : Autopsie d’un référendum avorté
De la belle visite
Un étudiant met la main à la pâte
Des indicateurs pour comparer les municipalités
Pour une meilleure qualité de vie
Le fléau de la vitesse
Le Cercle de Fermières
Le plaisir de lire
Bibliothèque Jacques Labrie
Internet

Deux siècles et demi plus tard
Le football scolaire gagne en popularité

De justesse
La municipalité aura son nouveau garage
PAR JEAN-PERRE LAMONDE

Le conseil municipal de St-Charles peut maintenant donner suite aux deux règlements qu’il a adoptés, le 7 mai dernier, le premier décrétant une dépense de 245 000 $ et un emprunt de 175 000 $ afin de pouvoir procéder à l’acquisition d’un garage pour ses travaux publics et, le second, décrétant des travaux de recherche d’eau et autorisant un emprunt de 95 000$.

Suite à la parution d’articles pertinents dans les journaux Au fil de la Boyer et Le citoyen averti, près de deux cents personnes se sont présentées à la réunion convoquée par les élus municipaux à l’aréna de St-Charles le mardi 22 mai dernier. Rappelons que cette séance d’information n’est pas obligatoire dans le processus de décision. Toutefois, deux jours après celle-ci, les citoyens pouvaient exiger la tenue d’un référendum portant sur la pertinence de faire les emprunts projetés en allant signer les registres à cet effet. À défaut de réunir le nombre requis de signatures, la municipalité pouvait alors donner suite à sa décision.

Sans faire l’objet d’une opposition inconditionnelle générale, le projet a toutefois été soumis à une grande quantité de questions. De nombreuses personnes ont mis en doute la nécessité de procéder à cette transaction à ce moment-ci alors qu’il y bien d’autres projets qui pourraient être considérés comme plus urgents. Mentionnons que le sort des installations de Transport Québec n’est pas encore réglé et constitue un site potentiel. D’autre part, les résidents du quartier s’inquiètent de l’achalandage routier qu’il y a déjà dans le secteur de l’avenue Boyer et réclament plutôt le dézonage commercial de l’endroit afin de pouvoir dormir en paix. Les promoteurs du parc riverain de la rivière Boyer ne considèrent pas que ce projet de garage municipal s’harmonise bien avec ce qu’ils ont entrepris. Enfin, plusieurs regrettent qu’il n’y ait pas de plan d’ensemble pour le développement de St-Charles et que tout se règle encore une fois à la pièce.

Chacun des conseillers municipaux a été invité à expliquer les motifs de son accord avec le projet, ce dont ils se sont acquittés avec une certaine conviction. Le maire Blanchet, pour sa part, n’a pas toujours fait l’unanimité avec ses réponses aux questions posées, et la salle le lui a bien manifesté. Le conseil a-t-il convaincu les gens réunis mardi soir à l’aréna? Certainement pas totalement, car le registre des signatures ouvert le jeudi 24 mai à la mairie a quand même réuni 198 signatures sur les 202 requises pour obliger la tenue d’un scrutin référendaire sur le règlement d’emprunt.

Le garage Ultrafort passera donc aux mains de la municipalité qui fera les améliorations requises pour loger sa machinerie. L’ancienne mairie sera cédée au vendeur du garage dans la transaction. o

Fanfreluche à Saint-Charles
PAR ÉMILIE BERNARD, ÉMILIE CHABOT, SARAH-JEANNE LACASSE, CAROLANNE GODBOUT ET INÈS ALLARD

Le vendredi 11 mai 2007, Kim Yaroshevskaya est venue nous rendre visite à l’école primaire de St-Charles. Celle qui a joué, entre autres, le rôle de Fanfreluche ainsi que de la grand-mère dans Passe-Partout était attendue depuis le lancement du projet culturel effectué en mars dernier. Elle est venue nous rencontrer, car le comité organisateur l’avait choisie pour clôturer le projet culturel « Les contes et légendes »

En avant-midi, elle a visité chacune des classes qui lui ont présenté leur projet en lien avec ce thème. En après-midi, madame Yaroshevskaya, nous a raconté deux contes qu’elle avait inventés. En musique, les élèves de 5e et 6e année ont joué la mélodie de Fanfreluche. Pour toute la journée, deux élèves étaient déguisés en personnages marquants : Marie-Christine Boutin en Fanfreluche et Gabrielle Roy en grand-mère.

Lors de la visite de celle-ci, elle nous a dévoilé quelques informations sur sa vie. Nous avons découvert et apprécié une petite femme toute menue qui possède encore aujourd’hui une vie fort active. Sa présence d’esprit et sa proximité avec les enfants n’ont laissé personne indifférent. Merci à Kim Yaroshevskaya pour sa belle générosité. o

Mise au point
PAR MARYSE PRÉVOST, PRÉSIDENTE DE LA BOYER

Juste un petit mot pour vous expliquer le pourquoi de notre refus de publier un numéro spécial portant sur la consultation de la municipalité de Saint-Charles au sujet de l’achat d’un nouveau garage pour les Travaux publics.

Il a été mentionné dans le journal Le Citoyen averti de la semaine dernière et je cite : « Comme il ne nous a pas été possible de publier ces articles dans le journal communautaire Au fil de La Boyer, à la suite d’un refus de son conseil d’administration ». Le C.A. a refusé de faire un journal spécial pour cette publication, car cela aurait occasionné des dépenses supplémentaires au journal et il faut dire que ce dernier n’est pas très fortuné. Nous aurions très bien accepté de publier ces informations dans notre journal de mai si la date de cette assemblée avait été connue.

Le journal Au fil de La Boyer se veut un journal d’information pour les citoyens de Saint-Charles, nous en sommes très conscients et il est certain que cette information était importante pour toute la population de Saint-Charles. Nous ferons tout notre possible, dans l’avenir, pour vous renseigner du mieux que nous le pouvons sur ce qui se passe dans notre municipalité. Merci de votre attention. o

Subir et payer
PAR JEAN-PIERRE LAMONDE

Au coin de l’Hêtrière Ouest et de la 279, un panneau indique que ce rang est réservé au trafic local. C’est un rang qu’on veut protéger du trafic lourd, sauf celui destiné aux besoins des habitants immédiats. Ce printemps 2007, comme le printemps dernier, les camions 18 roues (voir photo) transportent le purin de porc entre Saint-Henri et LaDurantaye. Ils recommenceront leur manège après chacune des coupes de foin.

Appeler la Sûreté du Québec ou la municipalité, c’est constater qu’on n’y peut rien. Ces camionneurs détiennent un permis de type Utilité agricole, ce qui leur donnerait le droit de circuler sur les routes rurales, même celles non conçues pour de telles charges. Le rang se détériore à grande vitesse, et sa partie ouest est catastrophique.

Un jour, il faudra faire des travaux de réfection. Il faudra aux citoyens de Saint-Charles payer la facture, car elle ne pourra pas être envoyée à Québec, ni aux municipalités voisines, ni aux camionneurs qui viennent de loin d’ici gagner leur vie et gâcher la nôtre. Les Japonais apprécieront notre bon porc et nous, nous resterons avec des routes défoncées. Se peut-il qu’il n’y ait vraiment rien à faire que de subir et payer ? o

Descente de la rivière Boyer
PAR LES AMIS DU PARC RIVERAIN

Dimanche le 5 mai, une joyeuse équipée a profité de la belle journée ensoleillée pour faire la descente de la rivière Boyer. Comme chaque printemps, la fonte des neiges augmente le niveau de l’eau et permet aux amateurs de se laisser transporter par les eaux vives de la Boyer.

La descente de la rivière en canot est possible seulement pendant une courte période et il est important de bien suivre le comportement de la rivière pour établir le meilleur moment pour l’expédition. Une autre façon de découvrir la Boyer, ses méandres, sa faune ailée et les paysages qui la bordent.

Pour permettre à plus de gens de profiter de cette belle expérience, les Amis du Parc riverain prévoient en faire une activité annuelle en lançant une invitation à ses membres et aux personnes qui se montreront intéressées. C’est un rendez-vous au printemps prochain. À suivre…Pour plus d’informations, visitez le site Internet : http://parcdelaboyer.blogue.ca o

Compostage domestique
PAR
CHRISTIAN NOËL, DIRECTEUR GÉNÉRAL ADJOINT DE LA MRC

Réduisons nos ordures ménagères tout en améliorant la qualité de notre sol.

Saviez-vous que depuis l’instauration du programme de compostage domestique en 1994, plus de 925 familles ont fait l’acquisition d’un composteur domestique? Devant le franc succès de ce projet, la MRC de Bellechasse poursuit ce programme en 2007.

Qu’est-ce que le compostage?

Le compostage est une méthode simple consistant à transformer les déchets végétaux en humus riche à la consistance d’une terre à jardin légère et à l’odeur d’un sol frais de la forêt. Des milliards de micro-organismes fabriquent cette matière riche et sombre.

Pourquoi faire du compost?

Afin de produire un amendement exceptionnel pour le sol et améliorer ainsi la croissance de vos légumes, fleurs, pelouses et arbres, sans qu’il vous en coûte un sou. Le compost remplace avantageusement les produits chimiques qui perturbent l’équilibre du sol en plus d’être coûteux.

Pour réduire le volume de vos ordures ménagères : environ 1/3 de votre bac à ordures est composé de matières organiques compostables.

Matériaux à composter :

Des matières humides, riches en azote : déchets végétaux de table (pelures de fruits, de légumes, etc.), résidus de plantes, fleurs coupées,coquilles d’œufs (concassées), gazon coupé (en petites quantités), sachets de thé, marc de café

Des matières sèches, riches en carbone : feuilles mortes, sciures de bois (petites quantités), foin sec, copeaux d’élagage.

La MRC de Bellechasse offre donc gratuitement une séance d’information sur le compostage sur son territoire :Mardi le 19 juin 2007 à 19 h 30 au Centre communautaire de Saint-Michel-de-Bellechasse, 129, Route 132 Est à Saint-Michel (Qc) G0R 3S0.

Alors, si le compostage vous intéresse, vous serez heureux d’apprendre que des «composteurs» seront vendus pour aussi peu que 40 $ (taxes incluses). Ces bacs sont faits de plastique recyclé et possèdent une garantie de 5 ans.

Lors de cette soirée d’information, il sera possible de commander des composteurs. Suite aux réservations qui seront effectuées, ceux-ci seront disponibles dans chaque municipalité de la MRC de Bellechasse dans un délai d’environ 2 semaines. Il s’agira d’en prendre possession par l’intermédiaire des bureaux municipaux.

Le composteur mesure 84 centimètres (33 pouces) de diamètre et 84 centimètres (33 pouces de hauteur). o

Invitation à toute la population
PAR LE COMITÉ DU CYCLOTHON

L’École de l’Étincelle invite la population au 7e cyclothon qui aura lieu dimanche le 3 juin 2007 à 10 h. Quatre circuits s’offrent à vous : L’élite : 46 km, Intermédiaire : 21,2 km, Familial : 10 km, Lac : 5 km.

Comme par les années passées, il y aura plusieurs prix de présence pour les jeunes de l’école dont :

  • Un forfait pour quatre personnes incluant deux nuits d’hébergement avec petits-déjeuners, au Lac-à-la-Tortue en Mauricie.
  • 1 forfait détente pour deux personnes à Duchesnay comprenant le souper, massage, valeur de 550 $, offert par Tyst Trägard.
  • 1 mobilier de chambre à coucher offert par MEQ.

Venez dîner avec nous (hot-dogs à 0.50 $). À l’achat de coupons (1 coupon/2 $ ou 3 coupons/5 $), courez la chance de gagner :

1 forfait détente pour deux personnes à Duchesnay comprenant le souper, massage, valeur de 550 $, offert par Tyst Trägard.

1 mobilier de chambre à coucher offert par MEQ.

Venez vous amuser tout en encourageant le cyclothon. o

Fouilles archéologiques en cours
Futur site historique à St-Charles?
PAR PIERRE LEFEBVRE

Des ruines localisées sur le territoire de la municipalité de Saint-Charles-de-Bellechasse pourraient un jour être classées site historique, suite à de nouvelles recherches et fouilles entreprises dans la semaine du 20 mai dernier. Situé en contrebas du 2754 avenue Royale, sur une falaise qui surplombe la rivière Boyer, le site comprend une structure cylindrique ancienne dont la nature et l’origine demeurent un mystère. Un peu à la manière d’une enquête policière, les ruines doivent être auscultées par des archéologues professionnels afin de livrer leurs secrets et de justifier leur classement; ce travail permettra éventuellement de protéger le site et s’il y a lieu, de le mettre en valeur.

Les ruines consistent en une structure de maçonnerie (pierres et mortier) de forme circulaire. Son diamètre intérieur est d’environ 3,4 mètres; avec l’épaisseur des murs, elle pourrait atteindre un diamètre hors tout d’environ 5,4 mètres. Ces dimensions sont déterminantes pour effectuer une certaine projection concernant la hauteur et le type de matériaux de la construction (bois ou pierre) que pourraient avoir supportée les fondations.

En 1998, le site avait déjà soulevé l’intérêt de quelques personnes dans le cadre des fêtes du 250e anniversaire de la municipalité. En 2000, l’archéologue Gilles Samson avait préparé un premier rapport d’expertise, après une visite sur le terrain et des rencontres avec des aînés du village. Il avait alors émis l’hypothèse que la structure circulaire pouvait être les fondations d’un ancien moulin à vent, comme il en existait de nombreux à l’époque, voire même celles d’un ancien four à chaux. Or, des sondages plus détaillés effectués l’année suivante ont permis d’émettre une nouvelle hypothèse, soit l’existence d’une glacière communautaire datant ou inspirée du régime français.

Dans son rapport de 2001, l’archéologue Louis-Philippe Picard mentionnait : « La mise au jour de ce qui pourrait s’avérer un spécimen unique d’un type de dépendance qui a joué un rôle important dans la conservation des aliments périssables des premiers agriculteurs québécois, à la période historique, représente une importante découverte archéologique tant au niveau régional que national. De forme tronconique inversée, semblable à celle construite à Louisbourg (Nouvelle-Écosse) vers 1725, la glacière de Saint-Charles-de-Bellechasse constituerait, en effet, la première du genre répertoriée au Québec et mériterait certainement, une attention particulière pour sa protection, sa conservation et sa mise en valeur. »

C’est là que réside tout l’intérêt des travaux qui ont été amorcés pour vérifier la validité de cette hypothèse. Une demande de classement du site est déjà à l’étude, mais beaucoup d’information manque pour confirmer que c’est bien une glacière qui se trouvait jadis à cet endroit.

Les recherches archéologiques sont financées conjointement par la Société Immobilière du Québec qui gère les immeubles gouvernementaux, le ministère des Transports qui utilisait autrefois le terrain et le ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine qui est responsable de l’application de la Loi sur les biens culturels, loi qui permet le classement de biens patrimoniaux.

L’archéologue conseil Louis-Philippe Picard dirige les travaux sur le terrain, accompagné d’une équipe de fouille de quatre spécialistes. Son mandat consiste à effectuer une recherche historique, à réaliser une cartographie du site, à procéder à des relevés architecturaux de la structure, à effectuer des sondages exploratoires à l’intérieur de la structure et éventuellement autour, à mettre si nécessaire une protection pour l’hiver et enfin, à préparer un rapport qui sera disponible en 2008.

L’archéologue responsable du projet de fouille pour le gouvernement, M. Gilles Samson, s’est montré très ouvert à collaborer avec les personnes et groupes du milieu qui s’intéressent à ce dossier. Une visite des lieux pourra être organisée sur demande lors de la reprise des fouilles à la fin de juin ou au début de juillet afin de partager les nouvelles connaissances qui auront été acquises. L’accès au site demeurera délimité par une clôture afin d’éviter des accidents. o

PAR MARCEL PLOUFFE

En mars 1992, votre journal Au fil de La Boyer publiait, dans sa chronique Partez à la découverte des gens d’ici, un article concernant Mme Yvonne Carrier (Mme Petit Asselin), « la » factrice rurale de l’époque.

Le présent numéro vous parle de sa fille, Mme Renée Asselin-Labrecque, la factrice rurale d’aujourd’hui, qui a accepté de parler de son expérience. Bien oui, la fonction de factrice existe bel et bien!

L’histoire de la poste à St-Charles nous rappelle que trois générations de la famille Asselin se sont succédées aux XXe et XXIe siècles pour distribuer le courrier dans la campagne avoisinante. Tout a commencé par le grand-père de Mme Asselin-Labrecque (Joseph jusqu’en 1937), son père René (1938-1958) et sa mère, Yvonne Carrier, de 1958 à 1980, moment où l’actuelle factrice rurale a pris la relève.

Depuis 27 ans, Mme Asselin-Labrecque se rend vers 8 h 30 au bureau de poste en compagnie de Mme Diane Roy, son « chauffeur personnel » depuis 13 ans. Jusqu’à 9 h 15 environ, elle trie le courrier en vue de la distribution qui s’étire habituellement jusqu’à l’heure du dîner. Durant l’hiver, elle est souvent de retour seulement vers 13 h 30. Cinq jours par semaine, elle effectue environ 300 arrêts en bordure de 62 km de route pour déposer lettres, colis, revues et circulaires dans les boîtes rurales, sans compter les quelque 25 clients du HLM qui ont droit à une livraison à leur adresse.

Madame Asselin-Labrecque a commencé dès l’âge de 16 ans à aider sa mère qui détenait le contrat de distribution du courrier à l’époque. La mère et la fille assuraient alors le service auprès de 265 familles. Elle se souvient encore d’être restée prise avec sa mère dans la rivière, à l’intérieur d’un « snow ». Pendant que sa mère et le conducteur, Réal Gosselin, attendaient des secours, elle fut obligée de rapporter la poche de courrier au bureau de poste. Elle ne compte pas le nombre de fois où, soit avec sa mère soit avec Mme Roy, sa conductrice, elles furent obligées de pelleter et de déblayer la neige sur les chemins ou autour de l’automobile pour leur permettre de poursuivre leur travail. À l’occasion, elle doit recueillir le courrier expédié par ses clients; il n’est pas rare par ailleurs que les boîtes leur réservent toute une surprise quand des oiseaux en sortent subitement.

Depuis à peine deux ans, Mme Asselin-Labrecque est devenue employée permanente et syndiquée à Postes Canada, ce qui lui permet maintenant de participer à un régime de retraite, à l’assurance emploi et surtout, d’avoir droit à des vacances « payées ». Il s’agit d’avantages que ni son grand-père, ni son père et ni sa mère n’ont jamais eu, devant se contenter de contrats annuels ou d’au plus d’une durée de cinq ans. Mme Renée Asselin-Labrecque reconnaît que c’est un emploi idéal pour elle puisqu’il lui permet d’être libre l’après-midi pour vaquer à ses autres occupations. « L’été c’est plaisant, mais l’hiver se révèle très dur pour nous deux, surtout lors des tempêtes » affirme notre factrice.

Vous aurez peut-être remarqué que la factrice reste habituellement assise dans son automobile pour effectuer son travail. Pour des raisons de sécurité, Postes Canada ne lui fournit pas d’assurance si elle descend du véhicule. Or, ceci n’est pas toujours possible après les tempêtes de neige, car les boîtes ne sont plus alors à portée de la main. Afin de limiter les risques d’accident, les facteurs ruraux doivent aussi arborer le panneau d’identification de Postes Canada depuis six ans environ. Enfin, une lumière orange scintillante doit être placée sur le toit depuis la fin de décembre dernier.

Notre factrice rurale déplore que les paroles et les gestes de reconnaissance de sa clientèle sont plutôt rares dans son territoire, même à l’occasion de Noël. Elle se souvient toutefois qu’un client lui a déjà manifesté sa joie lorsqu’elle lui a rapporté une boîte contenant le portefeuille qu’il avait perdu au Lac-Saint-Jean.

Elle tient pour sa part à témoigner sa gratitude envers celle qui la conduit de façon assidue, Mme Diane Roy, de même qu’au maître de poste René Fournier, avec qui elle espère collaborer encore quelque temps, mais certes pas jusqu’à un âge aussi avancé comme ce fut le cas pour sa mère. o

Heureuses retrouvailles!

PAR SUZANNE BONNEAU

Samedi le 19 mai dernier, un groupe d’anciens élèves du primaire de St-Charles se sont réunis pour une belle soirée de retrouvailles. Le groupe s’était formé depuis la maternelle en 1968.

Johanne Boutin (fille de Mme Françoise Boutin) entre autres est venue de Vancouver pour vivre ce rassemblement.

Les autres sont pour la plupart, plutôt proches de leur alma mater.

Les professeurs et Sr Gertrude sont à leur retraite, mais elles se sont jointes à leurs anciens élèves.

Après avoir pris un bon repas ensemble, il paraît que des diapositives et d’anciennes photos ont su faire revivre de très bons souvenirs à toutes ces personnes.

Il y a toujours beaucoup de plaisir à revoir les amis d’enfance. À quand vos retrouvailles ?  o

La fête de la pêche au village
PAR LES AMIS DU PARC RIVERAIN DE LA BOYER

Beau temps, mauvais temps, vous êtes invités les 9 et 10 juin de 9 h à 16 h pour la Fête de la pêche au village.

Cette activité se déroulera simultanément dans plusieurs villes et villages du Québec, car elle s’intègre dans la «Journée de la pêche en herbe».

Pour l’occasion, près de 500 truites seront ensemencées et diverses activités sont au programme le samedi et le dimanche.

11 h à 12 h : Découverte de la flore indigène aux abords de la Boyer avec Mme Hélène Bilodeau (samedi) et Mme Audrey Lachance (dimanche).

12 h à 13 h : Remise de petits arbres d’espèces variées (quantité limitée). Nous vous invitons également à venir pique-niquer avec nous.

13 h à 14 h : Atelier sur l’éviscération des poissons avec M. Mathieu Laliberté.

De plus, dimanche le 10 juin, nous aurons le plaisir de recevoir le ministre des Ressources naturelles et de la Faune, M. Claude Béchard et le président-directeur général de la Fondation de la faune M. André Martin.

Pour vous rendre sur le lieu de l’activité, vous n’aurez qu’à suivre les panneaux indicateurs qui seront installés sur le réseau routier. Cette activité de pêche a été rendue possible grâce à la collaboration du GIRB, de la municipalité de Saint-Charles-de-Bellechasse et des Amis du Parc riverain de la Boyer. Aucun permis de pêche n’est nécessaire pour cette fin de semaine. Pour plus d’information, visitez le site Internet : http://parcdelaboyer.blogue.ca. Pour vous rendre sur le site de la pêche, vous n’avez qu’à suivre les panneaux indicateurs avec le poisson-mascotte de l’activité.  o

Éditorial
Autopsie d’un référendum avorté
Par PIERRE LEFEBVRE

Pierre Lefebvre, éditorialisteLe 24 mai dernier, jamais la municipalité de Saint-Charles-de-Bellechasse n’est allée aussi près du déclenchement d’un scrutin référendaire, depuis au moins les trente dernières années.

Cette journée là, les personnes qui souhaitaient la tenue d’un référendum, pour autoriser ou refuser deux règlements d’emprunt adoptés le 7 mai dernier par le conseil municipal, pouvaient apposer leur signature dans les deux registres mis à leur disposition à l’hôtel de ville. Rappelons que ces règlements d’emprunt décrétaient :

  • dans le premier cas, « une dépense de 245 000$ et un emprunt de 175 000$ pour l’acquisition d’un garage pour les Travaux publics et des travaux de rénovation et de mise aux normes de l’immeuble »;

  • dans le second cas, « une augmentation de la dépense et de l’emprunt pour un montant additionnel de 123 000$ pour des travaux supplémentaires de recherche d’eau ».

Les résultats des deux registres

Pour le règlement concernant le garage, 198 personnes sur les 1888 inscrites ont signé le registre en faveur du déclenchement d’un référendum, alors qu’il en fallait 202 (quatre signatures de plus) pour en justifier un. Pour le règlement concernant la recherche d’eau, aucune personne sur les 1103 habiles à voter n’a signé le second registre. Les deux règlements ont automatiquement été réputés approuvés par les citoyens : aucun des deux référendum possibles n’aura donc lieu.

En démocratie, il faut savoir accepter les résultats obtenus au terme du processus d’adoption des règlements par un conseil municipal. Mais quand les citoyens restent avec l’impression qu’ils n’ont pas été respectés et que le conseil a cherché à minimiser leur opposition aux projets, on doit s’interroger sur leur légitimité.

Des résultats surprenants, signe d’une opposition vigoureuse

À leur face même, les résultats de la signature des deux registres surprennent. Il est curieux que le projet de garage, qui a soulevé un intérêt peu commun dans l’histoire de la municipalité, ait suscité une implication aussi grande, pendant que le projet de recherche d’eau ne réussissait pas à provoquer la moindre signature dans le registre. L’explication est simple, l’un a bénéficié d’un éclairage adéquat, pendant que l’autre subissait une exposition minimale, selon le modèle privilégié par le conseil en place.

Les résultats démontrent hors de tout doute que lorsque les citoyens sont correctement informés sur les enjeux d’un projet, ils savent manifester leur point de vue. Mais quand aucune information ne leur est communiquée sur le contenu d’un dossier et sur la façon d’exprimer leur désaccord, il se passe exactement ce que le conseil municipal pourrait souhaiter dans de pareilles circonstances, une absence totale d’opposition!

Une indifférence chronique des citoyens, mais pas à St-Charles

Le directeur général de la municipalité, Denis Labbé, ne cache pas sa satisfaction d’avoir réussi depuis qu’il est en poste à éviter qu’un référendum n’invalide le moindre règlement d’emprunt approuvé par le conseil municipal. Il ne faudrait pas croire que, depuis 30 ans, tous ces emprunts faisaient l’unanimité dans la population et se révélaient conformes à leurs intérêts.

Cette performance, il la doit malheureusement à l’indifférence chronique des contribuables qui trop souvent, ne se prévalent pas des droits que leur confère leur citoyenneté : le droit de pouvoir assister à toutes les réunions publiques du conseil, le droit de poser des questions à ses membres, le droit d’être informé de ses décisions, le droit de s’opposer à certaines de ses décisions et surtout, le droit de demander la tenue d’un référendum lorsqu’un enjeu s’avère controversé.

Le désintérêt des citoyens pour les questions municipales est une réalité notoire au Québec. À St-Charles cependant, on réussit à l’occasion à provoquer une belle participation, comme en témoignent certains évènements récents : (1) Trois douzaines de personnes ont fait avorter la tentative d’adopter presqu’en catimini le règlement d’emprunt du garage, lors de la réunion spéciale du 26 avril. (2) Une centaine de citoyens se sont présentés à la réunion du conseil municipal du 7 mai pour interroger ses membres sur le projet de garage. (3) Près de 200 citoyens sont venus à l’aréna le 22 mai pour en savoir plus sur le projet de garage. (4) 198 personnes ont apposé leur signature dans le registre du 24 mai pour demander la tenue d’un référendum. Bref, on observe une manifestation éclatante de l’intérêt de nombreux citoyens à exercer un contrôle éclairé sur les activités de leur conseil municipal.

Une étonnante discrétion du conseil

L’absence de référendum depuis 30 ans s’explique aussi par l’étonnante discrétion qui entoure les décisions prises par le conseil municipal en matière d’investissements publics. Il est paradoxal que la démarche dictée par la loi permette au conseil de minimiser dans les faits les oppositions, au lieu d’imposer le maximum de transparence envers les citoyens.

Il nous apparaît évident que la démarche du conseil a été discrètement menée pour susciter le moins d’opposition possible et imposer finalement son projet de relocalisation du garage des Travaux publics.

  • Aucune information publique n’a été distribuée à l’ensemble de la population; si les médias communautaires ne s’étaient pas acquittés de cette tâche, elle aurait été maintenue dans l’ignorance.

  • Le communiqué qui lançait l’invitation pour l’assemblée publique d’information du 22 mai n’annonçait aucunement la tenue d’une journée de signature des registres le 24 mai pour les règlements d’emprunt; les 1700 personnes habiles à voter qui n’étaient pas à l’aréna ont ainsi été privées de cette information capitale pour exercer leurs droits démocratiques; on placote beaucoup au village, mais pas au point de compter sur cette habitude pour faire circuler l’information.

  • Les avis publics requis par la loi ont été affichés sur le babillard intérieur de l’hôtel de ville, sur celui placé à l’extérieur de l’église et dans un nouveau volet du site Internet municipal, que de rares visiteurs ont eu la chance de parcourir. Une pratique légale certes, mais profondément irrespectueuse des citoyens.

  • Lors de l’assemblée publique, M. Denis Labbé a donné si peu de visibilité à l’évènement capital de la signature des registres, que personne n’a compris qu’il fallait s’identifier avec des documents avant d’apposer sa signature. À défaut d’explications claires, bien peu de participants ont aussi noté qu’ils ne pouvaient signifier leur dissidence que le 24 mai. Les personnes absentes ont encore moins vu la mention qui figurait discrètement dans le diaporama présenté

  • En fixant rapidement la date de l’ouverture des registres, soit deux jours après l’assemblée publique (souvenez-vous que dans le cas de la rénovation du presbytère, c’était le lendemain), il était évident que les citoyens ne pouvaient se mobiliser.

  • Aucune table de vérification de l’identité des personnes n’avait été prévue par le greffier pour accepter celles qui n’avaient pas en leur possession les documents requis comme le permet la loi. De nombreux citoyens ont ainsi été empêchés d’apposer leur signature parce qu’ils n’avaient pas avec eux les pièces d’identité requises. En se cachant derrière les exigences légales, les responsables des registres ont refusé des personnes qu’ils connaissaient personnellement, éliminant à leur avantage autant de citoyens hostiles au projet en jeu.

Tout est bien légal, mais aussi à la limite de l’indécence

Cette démarche appliquée par le conseil a privé les citoyens de plusieurs droits démocratiques. Même si elle s’avère strictement conforme à la loi, elle apparaît carrément indécente et forcément vexatoire pour les citoyens qui se sentent floués et manipulés. En se faisant complices de ces pratiques, tous les membres du conseil ont contribué à perpétuer le manque de transparence qui leur est reproché. La seule façon pour nos élus de dissiper la perception d’une administration cachottière serait d’adopter à l’avenir des règles plus transparentes pour toutes les étapes d’approbation d’un règlement d’emprunt.

Le conseil sous haute surveillance

Le conseil municipal ne peut se permettre d’ignorer l’importance de l’opposition manifestée par les citoyens. Avec un résultat aussi serré, il aurait dû de lui-même prendre l’initiative, à titre consultatif, de soumettre par référendum l’approbation du projet de règlement pour le garage à l’ensemble de la population. Personne n’aurait pu alors questionner dans le futur la légitimité de cette décision. Pour le moment, un bris de confiance s’est installé entre le conseil et plusieurs citoyens. Il devra désormais se sentir sous haute surveillance et aura à répondre de tous les aspects encore nébuleux de son projet. o

De la belle visite
PAR
MICHELLE LEBLANC PATRY

Le 8 mai dernier, les pensionnaires de la résidence Charles Couillard accueillaient Mme Pierrette Gauthier accompagnée de sa petite famille, soit 2 chats, 1 chien (un caniche royal), un lapin et une tourterelle.

Mme Céline Deladurantaye est la responsable de nos activités à la résidence. À voir la mine réjouie et l’émerveillement de nos pensionnaires, la proposition de cette activité par Mme Deladurantaye fut une excellente suggestion.

Le taux de participation à cette activité a été de 90 % et toutes les personnes, qui le désiraient, ont eu la chance de recevoir les animaux sur leurs genoux.

Les activités dans le quotidien de nos pensionnaires sont des événements très importants. Ils aident à sortir de la routine et de la sédentarité dans laquelle leurs conditions physiques et/ou cognitives les confinent trop souvent.

Je profite aussi de cette opportunité pour remercier nos fidèles bénévoles sans qui, nous ne pourrions offrir toutes ces activités à nos pensionnaires de semaine en semaine.

Les administrateurs de la résidence Charles Couillard désirent offrir un milieu de vie agréable à leurs résidants. Grâce à la participation de tous, que ce soit, les employés, les bénévoles, les pensionnaires eux-mêmes ainsi que la municipalité qui nous soutient financièrement, nous n’aurions pas un tel succès. o

Le Parc riverain
Un étudiant met la main à la pâte

PAR LE COMITÉ DE RESTAURATION DE LA RIVIÈRE BOYER

C’est avec enthousiasme que le GIRB a engagé un étudiant en géographie à l’Université du Québec à Rimouski grâce au programme Emplois d’été Canada 2007. Cet étudiant, Tristan Boutin-Miller de Saint-Charles, développera le projet de Parc riverain au cours de l’été en collaboration avec l’équipe du GIRB et ses partenaires, dont la municipalité et le comité des amis du parc riverain de la Boyer.

En premier lieu, son travail consistera à préciser le potentiel récréotouristique, éducatif et faunique afin de répondre au besoin d’une étude, tel que souhaité par le conseil municipal. Ensuite, le chargé de projet aura à préciser le périmètre de ce parc riverain et rencontrer les propriétaires riverains. Ces rencontres ont pour but de développer des ententes visant la conservation et la protection des bandes riveraines, en fonction de l’utilisation actuelle et potentielle des zones ciblées.

S’inscrivant dans le plan d’action du GIRB pour récupérer, développer ou conserver les usages reliés à la Boyer, le concept du parc repose sur des principes directeurs et des orientations visant les aspects communautaires, pédagogiques et environnementaux définis par le comité des amis du parc riverain de la Boyer et le GIRB sur la base du développement durable.

Le projet ainsi élaboré, en collaboration avec le plus grand nombre possible d’intervenants du milieu, sera présenté à la fin de l’été à la population avant d’être déposé auprès des organismes subventionnaires. La population sera invitée à cette consultation pour donner son avis sur les objectifs, les coûts et la suite à donner à ce projet de parc dont un avant-projet a été présenté à l’automne 2004. Vous êtes donc invités à vous exprimer pour faire de ce parc riverain un attrait dans la région et un lieu où trouver calme et espace.

Fête de la pêche : 9 et 10 juin à St-Charles

On le voit partout dans le monde, l’eau est la ressource vitale irremplaçable avec l’air. Elle est à l’origine de la vie, mais malheureusement de bien des conflits. Le GIRB travaille fort à la protéger en développant divers projets. Cette année encore, le GIRB organise, en collaboration avec les Amis du parc Riverain de la Boyer et la municipalité de Saint-Charles, la fête de la pêche qui se tiendra les 9 et 10 juin au cœur du parc riverain pour la 7e année consécutive. Trouvez tous les détails de la programmation au http://parcdelaboyer.blogue.ca.

Participez à cette fête de la pêche et venez voir tout ce qu’on fait dans le bassin pour retrouver une rivière et des habitats de qualité. o

Des indicateurs pour comparer les municipalités
PAR
PIERRE LEFEBVRE

Depuis 2005, les municipalités sont tenues de calculer des indicateurs de gestion à la demande du gouvernement. Au nombre de dix-neuf, ces données présentées sous la forme de rapports ou de pourcentages constituent autant de véritables cadrans permettant d’apprécier les performances de la municipalité, d’améliorer la qualité de l’information communiquée aux citoyens et d’adopter de meilleures pratiques de gestion.

Depuis deux ans, la municipalité de Saint-Charles-de-Bellechasse publie un rapport annuel sur ses indicateurs à l’intérieur de son site Internet, suite à son dépôt au conseil en novembre. Ces indicateurs touchent cinq activités comprenant la voirie municipale, l’enlèvement de la neige, l’approvisionnement en eau, le traitement et le réseau de distribution, le traitement des eaux usées, le réseau d’égout, ainsi que la santé financière globale.

Comme toutes les municipalités se sont prêtées à cet exercice, il s’avère maintenant possible d’effectuer des comparaisons entre celles qui sont de même taille dans le but de dégager les meilleures pratiques de gestion. Votre journal Au fil de La Boyer publie en exclusivité, une compilation de cinq de ces indicateurs pour apprécier l’état de santé financière relative de St-Charles avec les municipalités limitrophes. Voici quelques observations qui se dégagent du tableau ci-dessous pour l’année 2005 :

C’est à St-Michel que les services municipaux coûtent le moins cher et à La Durantaye qu’ils sont relativement les plus coûteux. Cette dernière ne compte que 703 habitants.

La situation est inverse quant à l’importance du remboursement de la dette dans les dépenses municipales; St-Charles se classe tout juste après La Durantaye pour les montants qu’elle consacre à payer ses dettes, signe que la municipalité est moins endettée que les autres.

C’est Beaumont qui possède le plus fort endettement par rapport à la valeur de son assiette fiscale, alors que St-Henri se distingue comme la moins endettée.

En comparant l’importance des dettes avec la valeur des immobilisations de chaque municipalité, St-Michel et St-Gervais viennent en tête à cause de leurs réseaux récents.

Ces deux dernières municipalités apparaissent aussi comme les plus riches comparativement aux autres; leurs réseaux ont nécessité des investissements importants ces dernières années, lesquels sont encore peu dépréciés comparativement à ceux de St-Charles.

On pourrait encore effectuer des comparaisons avec les autres indicateurs; pour certains, les données de base ne sont toutefois pas de nature homogène. Avec le temps, on obtiendra un portrait plus fiable.  q

Pour une meilleure qualité de vie
PAR
COMITÉ DE CITOYENS DU PARC RIVERAIN DE LA BOYER

Les résidents de St-Charles sont des citoyens fiers, dynamiques et patients. Plusieurs d’entre eux n’hésitent pas à donner de leur temps et de leur passion pour leur communauté et ainsi participer à l’amélioration de la qualité de vie de leur coin de pays. Ces gens on les retrouve partout, ils s’engagent dans les sports, sur les comités de parents, les comités pour la santé de leur lac et aussi pour l’implantation d’un parc riverain sur les abords de la rivière Boyer.

Pour maximiser leurs efforts, ces citoyens ont besoin de sentir que leur municipalité apprécie, appuie, soutient leur démarche et les écoute lorsqu’ils leur font part de leur inquiétude face à des éléments perturbateurs qui s’intègrent mal dans le visage que pourrait prendre leur village.

Présentement, il se dessine un quartier très prometteur pour les citoyens. Il est situé tout près de la Boyer et on y retrouve un nouveau développement domiciliaire qui accueillera sûrement de jeunes familles, un projet de golf et un projet de parc. Le projet du parc riverain est issu de la base, il recueille l’assentiment d’un grand nombre de personnes (déjà + de 300 membres), c’est un projet rassembleur et respectueux de l’environnement et qui permet de sauvegarder le seul accès public à la rivière Boyer.

Pour contribuer et assurer la qualité de vie de ce secteur, la municipalité pourrait prendre une décision osée et visionnaire et pourrait continuer le bon travail qu’elle a déjà commencé en éliminant le zonage industriel de plusieurs terrains de ce secteur. Elle pourrait déménager son projet de garage municipal dans un lieu plus adéquat et modifier le zonage industriel restant en zonage commercial restreint. Ainsi, en éliminant le trafic des véhicules lourds et dangereux, ce quartier pourrait devenir un quartier où il fait bon vivre, un lieu où les citoyens et les touristes potentiels découvriraient la beauté du bassin versant de la Boyer. Alors, un développement harmonieux et des services complémentaires prendraient naturellement leur place. On peut facilement imaginer des golfeurs dégustant un bon café dans un petit resto sympathique, des boutiques, une boulangerie, des représentations en plein air ou des ateliers éducatifs dans le parc pour les jeunes et moins jeunes, un événement qui stimulerait le sentiment d’appartenance, un village à découvrir et à habiter : un village gris qui deviendrait vert! Pourquoi pas? q

Le fléau de la vitesse
PAR
CAROLE MORISSET

Lors de la dernière réunion du conseil, plusieurs citoyens se sont réunis pour dire leur mécontentement et dénoncer le fléau qui sévit présentement à St-Charles concernant la vitesse excessive adoptée par plusieurs personnes, autant aux abords du pavillon Charles-Couillard, de la piscine, de l’aréna ou du garage municipal.

D’autres ont aussi mentionné le parc Dion où, semble-t-il, une piste de course se serait installée. Le fait de dénoncer de telles situations a fait réagir un peu. Si vous circulez sur la rue juste devant le pavillon, vous avez dû remarquer des « bumps » ou dos-d’âne. Il y a des bacs à fleurs au coût de 300 $ chacun qui ont été achetés afin de réduire l’accès aux rues et ainsi espérer régler le problème à tout le moins à cet endroit.

Selon monsieur le maire Blanchet, c’est un essai. Si les résultats semblent concluants, d’autres « bumps » seront installés à divers endroits où la situation semble le plus problématique. Reste à savoir comment le choix des endroits à problème se fera. Ce sera peut-être où les citoyens en feront le plus la demande. q

Au Cercle de Fermières
PAR
DIANE ROBIN, RESPONSABLE DES COMMUNICATIONS

Grâce à la collaboration de mesdames Véronique Larochelle, Sylvie C. Mercier du Cercle de Fermières et de Pascale Roy, enseignante, les élèves de 6e année de l’École de L’Étincelle ont pu apprendre la technique du tissage. Grâce à cela, ils ont pu participer à l’exposition du congrès régional tenu en mai dernier à St-Malachie dans la catégorie « Artisanat jeunesse ».

Le 17 mai dernier, le Cercle de Fermières de St-Charles remettait quelques prix de participation aux élèves de 6e année.

C’est avec plaisir que nous vous partageons quelques commentaires recueillis auprès des élèves et de l’enseignante.

  • « Nous avons appris quelque chose que nos grands-parents ont sûrement déjà fait ». Justin Campagna

  • «J’ai aimé cette nouvelle expérience » Marie-Eve Couture

  • «J’ai adoré découvrir un nouveau passe-temps. » Audrey-Ann Dupont

  • « J’ai appris à tisser et j’ai beaucoup aimé cette expérience « Jonathan Roy

  • « Ca nous a fait apprendre quelque chose que l’on n’a pas l’habitude de faire « Marie-Pier Girard

  • « J’ai beaucoup aimé apprendre à tisser avec les fermières « Emma-Jeanne Roy

  • « Quel beau projet d’initier les 6es années au métier à tisser ! Merci aux fermières pour cette bonne idée!

Le 9 mai dernier, notre rencontre mensuelle débutait par une pensée dédiée à toutes les mamans présentes. Par la suite, nous avons dévoilé les résultats du congrès régional tenu à Saint-Malachie les 4, 5 et 6 mai 2007. Cinq membres du Cercle de Fermières de St-Charles avaient des morceaux en exposition lors de ce congrès. Parmi celles-ci, Mme Gisèle Isabelle s’est mérité la 3è position en tissage avec son beau rideau tissé de couleur vert tendre. Nous avons profité de cette rencontre pour récompenser nos artisanes et les féliciter pour leur participation.

Prochaine rencontre : Souper de fin d’année : 13 juin 2007 à 18 h. o

Le plaisir de lire
Louise CantinPar LOUISE CANTIN

KHADRA, Yasmina, Les hirondelles de Kaboul, Paris, Édit : Julliard, 2002, 187p. (roman) Cote: 4/5

À Kaboul, parmi les ruines du désastre et celles de l’esprit, des gens essaient de vivre leur quotidien, mais ils sont dominés par les talibans. Les femmes ne peuvent pas sortir sans leur voile sur le visage et les hommes doivent aller prier. Allah est leur priorité. Un homme, Atiq Shaukat, gardien de prison, dont la femme est malade, n’en peut plus d’entendre ses lamentations, ses souffrances et préfère se rendre à la prison parfois pour y dormir. Un autre, Mohsen, veut tellement que sa femme Zunaira soit heureuse qu’il se permet un jour de sortir et de l’emmener prendre une marche comme avant, en faisant comme si les talibans n’étaient pas là. Mais il devra faire face aux soldats qui le somment d’entrer dans la mosquée, de prier, d’écouter le prédicateur qui a des directives à donner et obligent sa femme à l’attendre. Des problèmes de couple surgissent et avec les disputes et la colère, la violence dégénérera. Zunaira sera emprisonnée. Atiq ne peut s’imaginer que cette femme a tué son mari et il veut l’aider. Qu’adviendra-t-il de ce couple qui semble voué à se rencontrer? À lire.

LESSARD, Jacqueline. Les enfants d’Annaba, Québec, Édit : Libre Expression, 2006, 356p. (roman) Cote : 3/5

Maruk Saleh, Algérien, décide de venir vivre au Canada et de devenir policier. Il fait venir ses frères Sawi et Mahmoud. Un jour, en allant avec des policiers sur un lieu où il y a eu une descente, il retrouve ses deux frères assassinés. Il décide de quitter les forces de l’ordre pour mener sa propre enquête, car, pour les policiers, ses frères seraient des ex-terroristes. Son travail va l’amener à voyager dans diverses villes de la France, des États-Unis et du Moyen-Orient. C’est à Paris qu’il rencontrera sa femme, Noémie et une ancienne amie d’enfance, Kamar, qui fait partie de groupes clandestins, qui vont peut-être l’aider. Elle est reliée avec des gens qui peuvent le mettre au courant des agissements de certains groupes terroristes. Roman à lire.

RIVARD, Yvon, Personne n’est une île (essais), Québec, Édit : Boréal, 2006,258 p. (roman) Cote : 3/5

Des essais qui décrivent la position de l’auteur sur des œuvres de poètes, des écrivains, etc. des questionnements sur la vie ou l’art de voir la vie, la quête de la vérité, des interrogations profondes sur la littérature et de son sens dans la vie de tous les jours. Le livre est divisé en 5 parties : sortir de chez soi, les enfants de la lumière, l’héritage de la pauvreté, l’art de mourir et pour terminer avec pourquoi penser. Ce sont des textes qui ont déjà été publiés dans des revues littéraires, pour des colloques ou des collectifs. Ces essais lui apportent une façon de « sortir de chez soi et de voir à quel point personne n’est une île ». C’est très intéressant à lire. o

Bibliothèque Jacques Labrie
Louise MercierPar LOUISE MERCIER

Nouveaux livres

Romans adultes

  • La rose et l’Irlande Jean-Pierre Charland
  • Les feux de la vengeance Nora Roberts
  • Éternels célibataires Danielle Steel
  • À l’ombre du clocher, « Le fils de Gabrielle, tome II » Michel David
  • Ange, « Reptilis tome II » Anne Robillard

Romans jeunes

  • Série « Arielle Queen » Michel J.Lévesque
  • Eragon, « tome I et II » Christopher Paolini
  • Sortilèges et sacs à main

Documentaires

Aimes-tu la vie? Georges Thurston Le secret de la vie d’Attraction (comment créer délibérément sa vie en 30 jours) de Marcelle Della Faille.

DVD

  • Boule et Bill
  • Fanfreluche

Club de lecture d’été

Comme par les années passées, il y aura le club de lecture d’été de la Banque TD. Celui-ci débutera mardi le 19 juin et se terminera jeudi le 30 août. Le club de lecture s’adresse aux jeunes de la 1re à la 6e année. Le 4 septembre, il y aura tirage de prix (volumes) à la bibliothèque. Le Réseau Biblio fera le tirage régional d’un laissez-passer à l’activité d’Arbre en arbre à Duchesnay. Les jeunes n’ont qu’à s’inscrire à la bibliothèque et nous leur remettrons un cahier d’activités avec une affiche et des autocollants.

Horaire d’été

Du 19 juin au 31 juillet mardi 18 h 30 à 20 h 30.

Du 7 août au 1er septembre tous les mardis et jeudis soirs de 18 h 30 à 20 h 30.

Retour à l’horaire régulier le 4 septembre 2007.  o

Internet
Par RÉJEAN BLAIS
Réjean Blais

Des sites mignons ou trop rigolos!

Nettoie ton écran d’ordi gratuitement!

Ton écran est un peu poussiéreux ces temps-ci? Pas de problème, il existe une façon facile de le nettoyer. Tu n’as qu’à visiter cette page : http://www.villiard.com/nettoyeur-ecran.html

Une biographie instantanée

Réponds à une quinzaine de questions et crée ta propre biographie humoristique, ou mieux, celle d’un ami! http://www.lardeau.net/generateurdebiographie.php

Deviens caricaturiste

Crée une caricature de tes amis en choisissant les traits de leur visage parmi les nombreuses options proposées sur ce site. Pas besoin de savoir dessiner! http://www.magixl.com/caric./poir.html

Écris ton nom en hiéroglyphes!

Tes amis seront épatés à coup sûr! Entre un nom ou un mot dans la case et tu en auras une transcription en hiéroglyphes égyptiens! http://www.eyelid.co.uk/e-name.htm

L’actualité vraiment amusante!

Les auteurs du site Web français FunnyNews publient des nouvelles complètement farfelues en provenance de partout dans le monde. Par exemple, une banque qui octroie une carte de crédit à un chat, un homme de 93 ans qui roule sur l’autoroute en tricycle électrique... http://funnynews.free.fr

Pour jouer en ligne :

Jeux de détente avec des lettres. Cette page propose de bons jeux de lettres (mot mystère, pêle-mêle, maître mot). Mon préféré : TextExpress. Il s’agit de former des mots à partir de lettres données pour faire avancer un train et gagner la course! http://jeux.sympatico.msn.ca/coindetente/index

Croisade

Des entrecroisés pour tous les goûts (tu peux choisir le thème des questions)! Certains te poseront un très bon défi... Sauras-tu le relever? http://www.croisade.com

Mots croisés des enfants

Ces mots croisés ont été créés par des jeunes de 6 à 11 ans.

Inscris ton prénom et amuse-toi!

http://ecoles.ac-rouen.fr/henouville/mcroises/motscroises.html

Source : Hebdo Science. q

Deux siècles er demi plus tard
Roger PatryPAR ROGER PATRY

Le drame de LA CORRIVEAU a fait couler beaucoup d’encre. Les récits relatifs à cette histoire n’ont pas toujours été véridiques; même les écrivains les plus chevronnés comme Philippe Aubert de Gaspé ou Louis Fréchette ont, faute de documents, projeté quelques erreurs dans leurs écrits.

Cette histoire, ce procès, a fasciné les esprits, les récits. Ces récits ont amassé avec les années des bribes de faits plus ou moins véridiques, bribes qui se sont ajoutées à l’histoire originale.

Tout d’abord, les deux procès, faits sous le régime militaire anglais nouvellement installé au pays, n’ont pas fait toute la lumière dans cette histoire. Une suite télévisée a essayé de reconstituer le plus fidèlement possible, la trame qui s’était tissée au fil des ans. Cette suite nous a montré le manque de communication dû à une traduction insuffisante lors de ce procès. Le procès de 1990 devait rétablir les faits et réhabiliter la jeune femme de trente ans.

Pendue aux buttes à Nepveu, près des plaines d’Abraham, un peu en dehors de la ville, Marie-Josephte, avait été exposée dans une cage de fer, cage qui avait été placée à la fourche des quatre chemins qui se croisent à la Pointe-Lévis.

Ce genre de supplice, supplice d’inspiration anglaise, avait déjà été essayé en Angleterre et à Boston. Au pays, un cas similaire avait été observé dans la région montréalaise. Le 9 mars 1761, un Français, du nom de Saint-Paul, demeurant à l’Ile Jésus avait commis quatre meurtres, ce qui lui avait valu la pendaison. Sa sentence portait que son cadavre serait encerclé et suspendu jusqu’à sa totale destruction sur les lieux mêmes, théâtre de son mauvais coup.

Sous le régime anglais, il paraît avoir voulu frapper le peuple de crainte « pour longtemps » et on ajouta parfois à la sentence de mort, l’ordre de loger le supplicié dans une cage de fer qui devait être suspendue à une potence le long d’une route ou à un carrefour durant des mois.

Ce fut le cas à Lévis. Durant plus de quarante jours, les habitants de la région avaient dû subir cette vue macabre, sans oublier la senteur qui accompagnait cette dépouille.

« Les habitants de l’endroit demandèrent aux autorités de faire enlever cette cage dont la vue et les apparitions nocturnes tourmentent tant les femmes et les enfants ». Comme on n’en fit rien, quelques jeunes gens allèrent la nuit décrocher La Corriveau avec sa cage pour l’enfouir près du cimetière.

Quelques décennies de racontars ou de rumeurs suffirent pour la déplacer dans le temps. Nous pouvions la voir à l’Ile d’Orléans, au Rond-Point de Lévis, au pont Lallemand, aux limites de Lauzon à Beaumont, route Saint-Charles, à Saint-Vallier, rang bord de l’eau ou au Rocher et à la Station. La commission géographique de Québec, la place à la pointe à Corriveau de Québec. La dernière fois qu’on a entendu parler de cette cage fut lors de l’incendie qui la détruisit en 1872. Félix Leclerc fit de cette femme une sorcière qu’on aurait laissé pourrir dans une cage de bois.

En 1849, alors qu’il marchait au catéchisme, à Saint-Joseph de Lévis, Louis Fréchette se souvint d’avoir vaguement vu cette cage. La trouvaille de celle-ci n’ayant pas été confirmée par écrit, elle ne fut pas réellement homologuée.

«L’endroit de cet enterrement demeure aussi mystérieux que le tombeau de Champlain, évoque Luc Lacoursière. La trouvaille de cette cage devait mousser les esprits, faisant réapparaître les récits imagés des ancêtres, relançant la polémique sur cette affaire. »

Très rapidement, la Corriveau était entrée dans la légende. L’oubli s’installa dans les esprits surchauffés par la présence anglaise. Cent ans passèrent avant que quelqu’un ose parler de ce drame.

Philippe Aubert de Gaspé, y alla de son récit, accumulant lui aussi quelques erreurs dans les récits qu’il mit sur papier. Luc Lacoursière, dans son cahier des dix, nous fait découvrir ces erreurs, erreurs qui ont façonné la légende de la Corriveau. Erreurs de date, de lieux, erreurs sur ses mariages, et sur la soi-disante culpabilité du père de la suppliciée. Le roman de Philippe-Aubert, « Les anciens Canadiens » raconte ce drame, y allant de récits plus ou moins véridiques.

Il raconte la peur de François Dubé, qui aurait eu maille avec le fantôme de La Corriveau, fantôme qui voulait se faire transporter à l’île des Sorciers, l’île d’Orléans.

Plusieurs écrivains y allaient de leurs supposés souvenirs – William Kerby, dans son livre « Le chien d’or » en fait une sorcière, une empoisonneuse âgée de plus de 60 ans. James Lemoine dans ses « Maple Leaves », augmente le nombre de ses maris à trois, qu’elle assassine au moyen de fourche, de plomb fondu dans les oreilles, ajoutant un étranglement au moyen d’un nœud coulant passé dans le cou de la victime pendant son sommeil. Il augmente même son harem à un quatrième mari.* 75 auteurs dont 18 anglophones, se servent de ce personnage pour parfaire, leurs romans, leurs contes, leurs chansons, et quelques pièces de théâtre. Roméo Langlois fait d’elle une Barbe bleue canadienne.

Même un manuel scolaire étale quelques bribes de cette histoire. Joseph Edmond Roy prend à son compte l’affirmation suivante « Le tribunal militaire condamna à mort la fameuse femme Corriveau, une paysanne de St-Vallier, qui avait voulu jouer à la marquise de Brinvilliers et qui fut trouvée coupable d’avoir assassiné deux maris en moins de trois ans, la faisant passer pour une empoisonneuse. »

Luc Lacoursière, s’est plu à laisser la parole à l’excellente conteuse d’histoire âgée de soixante-dix-huit-ans, Mme Wilfrid Fradette de Saint-Raphaël. Enregistrée, la version de cette dame nous plonge dans la légende avec sa savoureuse interprétation. À suivre..o

Le football scolaire gagne en popularité
PAR STÉPHANE POIRIER

Le football scolaire gagne en popularité. À preuve, trois formations affiliées à des établissements primaires de la Commission scolaire de la Côte-du-Sud se livrent maintenant des duels amicaux qui transcendent le sport.

La semaine dernière, sur le terrain de l’École secondaire de Saint-Charles, les Pionniers de L’Islet, formés d’élèves des écoles Saint-François-Xavier et Jeanne-De Chantal, se frottaient aux Prédateurs, une formation qui compte des élèves de l’école Plein-Soleil de La Durantaye, de l’école de l’Étincelle de Saint-Charles et de quelques élèves de l’école de la Source de Saint-Raphaël.

Les Prédateurs ont remporté l’affrontement face à une équipe encore peu expérimentée, mais fallait voir l’engouement créé tout autour de l’événement. À commencer par les meneuses de claques qui tentaient, malgré le temps glacial, de réchauffer l’atmosphère. Et que dire de la frénésie ressentie sur les lignes de côté alors que certains élèves s’étaient maquillés pour l’occasion. Certains arboraient les couleurs de leur équipe favorite et d’autres agitaient drapeaux, fanions et affiches réalisés à la main.

Directeur à l’école de l’Étincelle et à l’école Plein-Soleil, monsieur André Labrecque se réjouit de l’engouement entourant ces rencontres de football. « Nos jeunes sont fiers de jouer au football parce qu’ils représentent leur école, leur milieu. Cette fierté, on la sent aussi parmi les autres élèves de l’école qui n’hésitent pas à s’engager. En fin de compte, on développe un sentiment d’appartenance qui fait en sorte que tout le monde est gagnant, peu importe ce qui se passe sur le terrain », a-t-il expliqué.

D’ici la fin de l’année scolaire, les Montagnards de Montmagny-Sud, les Prédateurs et les Pionniers complèteront leur mini calendrier de deux matchs : un à domicile et un à l’étranger. Et lorsque les équipes sauteront sur le terrain, une foule considérable y sera pour les encourager, pour célébrer l’événement, pour promouvoir le sport et l’activité physique, pour valoriser l’engagement. Bref, pour vivre une activité dynamique comme seules les écoles publiques savent si bien le faire. o

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