Au fil de la Boyer, journal communautaire de St-Charles-de-Bellechasse

 

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Volume 21, numéro 4, mai 2007

SOMMAIRE

Échos de la réunion du 2 avril
Des ruisseaux qui font la rivière Boyer
Éditorial : Pourquoi si peu de transparence?
CPE Le petit Poucet – Quelques statistiques
Le bureau de poste, un lieu de rencontre traditionnel
Un groupe de musique de St-Charles se distingue
Grands champions
Un outil indispensable
De beaux atouts, mais un avenir incertain
Des résultats qui ne surprennent pas
Le plaisir de lire
Bibliothèque Jacques Labrie
Internet
Retour dans le temps
Exposition des fermières, un franc succès
Les loisirs entre bonnes mains

Échos de la réunion du conseil du 2 avril
Par Micheline Paré

Parmi les sujets abordés lors de la réunion du conseil municipal le 2 avril dernier, il convient de retenir les éléments suivants : 

  • La municipalité attend l’approbation du ministère des Transports concernant une nouvelle option qu’elle lui a soumise pour la réfection du pont Picard. Elle consiste à ériger un pont neuf à côté de la structure existante ; la structure neuve reposerait sur des culées faites de caissons en acier atmosphérique (métal pouvant résister une centaine d’années) enfoncés sous le niveau du gel. Le tablier du pont, construit en bois traité, serait d’une largeur de 16 pieds et d’une longueur de 85 pieds (5m x 26m). La charge autorisée serait d’au moins 66 tonnes et la durée de vie de la structure atteindrait au moins 50 ans. Cette nouvelle solution coûterait moins de la moitié du montant évalué pour le projet initial, soit environ 300 000$.
  • La municipalité a reçu un rapport établissant un diagnostic sur l’état de santé des lacs Saint-Charles et Beaumont. Les concentrations en phosphore durant l’été dépassent le critère québécois pour la protection du milieu aquatique. Le seul élément positif est que le fond des lacs ne souffre pas d’un manque d’oxygène. À ce stade, il appert que la présence des installations septiques ne peut être la seule source de problèmes. En plus des actions concernant le traitement des eaux usées, le rapport recommande d’interdire les engrais chimiques et naturels, d’employer du savon exempt de phosphore, surtout ceux des lave-vaisselle, d’interdire les embarcations à moteur, d’assurer la restauration des rives avec la plantation d’arbres et d arbustes sur une largeur d’au moins 5 m, de limiter le développement additionnel lorsque les conditions de terrain sont peu propices à l’épuration des eaux usées et d’encourager la protection des zones naturelles. Tout le secteur nord du lac devrait être restauré (chemin à détourner et drainage à entreprendre) afin de garder intact ce dernier poumon du lac. Le secteur nord du lac Beaumont devrait être laissé en conservation pour tenter de freiner la dégradation de l’état tropique actuel du lac.
  • La déchetterie de la rue de l’Église ouvrira désormais le mercredi de 17 h à 20 h, en plus du samedi de 9 h à midi, à compter du 25 avril.
  • La soumission pour la vente de l’ancienne mairie située au 25 avenue Commerciale a été acceptée au montant de 55 000$ plus taxes. Gestion Gilles Rochefort inc. avait déposé la seule soumission, conditionnellement à l’achat par la municipalité de son garage situé au 201 avenue Boyer, au montant de 175 000$ plus taxes.   
  • La municipalité de Beaumont doit elle aussi adopter en avril une résolution en vue d’une entente avec St-Charles en matière de sécurité incendie. Cette entente vise notamment le partage des services du chef des pompiers.
  • La municipalité a vendu deux autres terrains résidentiels dans le développement Boyer. 
  • Le ministère des Transports a avisé la municipalité qu’il entend procéder à la décontamination des terrains de leur ancien garage de l’avenue Royale, dès le mois de juin 2007. Cet espace et les bâtiments érigés seront ensuite mis en vente. o

Des ruisseaux qui font la rivière Boyer
PAR LE GROUPE DINTERVENTION POUR LA RESTAURATION DE LA BOYER

Le 28 mars dernier, le Groupe d’intervention pour la restauration de la Boyer (GIRB) présentait le bilan du travail réalisé lors de son assemblée générale annuelle à la salle municipale de Saint-Charles. Les citoyens qui se sont déplacés ont pu constater tout ce qui se fait pour améliorer la qualité de la Boyer. Un bref historique suivi d’un aperçu des actions déployées dans le bassin, en collaboration avec les producteurs agricoles et autres partenaires, fut présenté par M. François Lajoie, directeur du GIRB. Ce fut aussi l’occasion de rencontrer les bénévoles qui composent le conseil d’administration de ce comité de bassin, de même que des membres du Comité des citoyens du Parc riverain de la Boyer et du Comité pour la santé du lac Saint-Charles.

Lors de cette rencontre, des postes inoccupés au sein du conseil d’administration du GIRB ont été comblés. Les personnes présentes ont appuyé Mme Christine Boutin, résidente de Saint-Charles et propriétaire de la Fascine, à titre de représentante des citoyens. Monsieur Roger Mercier de Saint-Henri s’est joint à l’équipe au nom du syndicat de base de l’UPA de Kennedy et M. Pierre Labbé de Saint-Charles représentera dorénavant le Comité des citoyens du Parc riverain de la Boyer. Le syndicat de base de l’UPA de Dorchester Nord a délégué monsieur Richard Viens de Saint-Anselme.

Depuis l’adoption de son plan d’action en février 2002, le GIRB a aménagé seize petits barrages ou seuils sur la Boyer sud pour améliorer la qualité de l’eau et des habitats aquatiques. L’aménagement de ces seuils, qui sont de petites digues n’affectant pas le drainage des terres agricoles, a été rendu possible grâce à la collaboration des producteurs agricoles participants et financé par la Fondation de la faune du Québec. Ces aménagements fauniques, en créant une chute, oxygènent l’eau et réduisent l’érosion découlant du redressement des cours d’eau. Les poissons retrouvent alors des conditions plus propices à leur développement.

Depuis 2002, de nombreux élèves des écoles primaires de Saint-Charles et de Honfleur, et secondaires de Saint-Anselme et de Saint-Michel ont planté des arbres et des arbustes pour diversifier les bandes riveraines et les rendre aptes à jouer leur rôle de protéger la qualité de l’eau et des écosystèmes. Grâce à la volonté de ces jeunes qui appuient ces projets chez les producteurs agricoles participants, la Boyer retrouve peu à peu les conditions favorables à la biodiversité et à une meilleure qualité de l’eau. En combinaison avec la plantation par des élèves de la région de près de 10 km de bandes riveraines et plus de 24 km de brise-vent, le GIRB met tout en œuvre pour supporter l’adoption de pratiques bénéfiques en agriculture avec les producteurs agricoles et leurs conseillers, dont les clubs conseil.

En 2008, on comptera sur quatre incubateurs à truites aux écoles primaires à Saint-Gervais et l’Étincelle à Saint-Charles, à la Polyvalente à Saint-Anselme et à l’école secondaire Dina Bélanger à Saint-Michel. D’autres projets comme le Parc riverain de la Boyer en collaboration avec le comité de citoyens du parc riverain de la Boyer, sont aussi supportés par le GIRB et ses membres, dont la municipalité de Saint-Charles.

Si la pêche vous intéresse, celle de la Boyer aura lieu les 9 et 10 juin à l’étang en bas de l’avenue Boyer. Suivez les développements, on prépare une fête au parc!  o

Éditorial
Par PIERRE LEFEBVREPierre Lefebvre, éditorialiste

Pourquoi si peu de transparence?

Lorsque le conseil municipal de Saint-Charles-de-Bellechasse se réunit le premier lundi du mois, beaucoup de sujets à l’ordre du jour s’avèrent des questions de procédure et visent à ce que les décisions, même celles de routine, soient prises en public, au su des citoyens. À l’occasion, certains dossiers portent plus à conséquences et demanderaient qu’un meilleur éclairage soit donné, non seulement aux spectateurs présents, mais aussi à la majorité des citoyens généralement absents.

 Ce manque de transparence est survenu le 2 avril dernier quand le conseil a autorisé, sans trop d’explications, la vente par soumission de l’ancienne mairie, en même temps que l’achat d’un immeuble pour en faire un garage municipal. Cela a suffit pour qu’un intervenant dénonce ce geste en assemblée en affirmant : «Votre affaire, c’est tout croche!». C’était effectivement la première fois qu’on reliait publiquement la vente de l’ancienne mairie avec le projet d’acquisition d’un nouveau garage pour le service des Travaux publics. Si le lien entre ces deux dossiers était nouveau pour plusieurs personnes présentes, il est alors devenu évident que des tractations privées avaient déjà eu cours à ce sujet, d’où l’impression de grenouillage qui ressortait en entendant le maire négocier devant tous du financement offert en surplus par le soumissionnaire.

 D’entrée de jeu, je précise qu’il n’est pas de mon intention d’affirmer, ni même d’insinuer que le conseil municipal puisse s’adonner à des malversations ou pire encore, que certains individus tentent de s’en mettre plein les poches en profitant de la situation. J’ai la profonde conviction que nos représentants municipaux sont honnêtes et qu’ils font de leur mieux pour assurer le développement de la municipalité. Toutefois, leur manque de transparence, leur faible écoute des citoyens et surtout, leur incapacité chronique à les associer par consensus aux projets collectifs ternissent leurs bonnes intentions.

 L’immeuble du 21 avenue Commercial était devenu un éléphant blanc qui commençait à peser lourd dans le paysage politique local. En effet, devant 125 personnes réunies à l’église Saint-Charles le 25 mars 2002, le maire Charles-Eugène Blanchet avait alors fait part de son optimisme pour la vente de l’ancienne mairie, en vue d’obtenir l’adhésion de la population au projet de rénovation du presbytère. On devait en retirer un montant de 100 000$ qui aurait contribué à réduire la dette engendrée par les travaux de réfection et de transformation du presbytère.

 Après plusieurs tentatives pour vendre la bâtisse inoccupée par l’intermédiaire d’un agent d’immeuble, le conseil municipal s’est résolu le 5 février dernier à l’offrir en vente par soumission publique. La seule offre déposée le 23 mars par Gestion Gilles Rochefort Inc. propose son acquisition au montant de 55 000$ plus les taxes, conditionnellement à l’achat par la municipalité de son garage situé au 201, avenue Boyer, au coût de 175 000$ plus taxes.

 Il ne s’agit pas là d’une simple coïncidence puisque le maire avait déjà parlé, lors de la réunion du 2 octobre 2006, du besoin de mieux loger le service des Travaux publics et de l’intention du conseil d’acquérir à cette fin le garage de l’avenue Boyer. Le conseil avait alors fait préparer le bail qui sera à intervenir entre la municipalité et le locataire actuel d’une partie de cet immeuble. Se comporter comme propriétaire alors que la transaction n’est pas encore autorisée, cela s’appelle mettre la charrue devant les bœufs! Le projet d’achat du garage était alors présenté comme une aubaine, malgré son coût total de 245 000$, puisque l’érection d’une clôture, la mise aux normes et la réfection du toit, des portes et des divisions intérieures s’imposent. Depuis, le locataire actuel ne souhaite plus un bail de cinq ans, mais seulement une location annuelle.

 Le 2 avril dernier, en qualité de citoyen, j’ai demandé si la municipalité avait bien examiné toutes les possibilités d’utilisation de l’ancienne mairie comme outil de développement, en tentant par exemple de l’offrir au nouveau député ou d’attirer des entreprises d’économie sociale tel le GIRB ou autres pour créer des emplois à St-Charles. En effet, aucun organisme desservant la MRC de Bellechasse n’a ses bureaux chez nous. La réaction du conseiller Réjean Lemieux : «votre question est insidieuse et négative»! Et le conseil de s’empresser d’adopter une résolution pour accepter la soumission reçue. Après s’être fait dire que cette décision impliquait aussi un endettement pour l’achat du garage, le maire a rapidement fait accepter un avis de motion concernant le dépôt d’un éventuel règlement d’emprunt au montant de 175 000 $ qui entraînera une hausse de taxes de l’ordre de 0,015$ / 100$ d’évaluation.

 Toute cette précipitation dans ce dossier et la diffusion d’information au compte goutte soulève de nombreuses questions chez les observateurs le moindrement sensibilisés au dossier. Le dépôt d’un règlement d’emprunt le 7 mai prochain constituera la dernière étape permettant aux citoyens, soit d’obtenir des explications complètes et cohérentes avant que la transaction ne se réalise, ou soit de refuser ultérieurement le projet par référendum,  J’ai identifié une quinzaine d’interrogations légitimes qui subsistent.

 (1) Quelle est l’urgence de mieux loger le service des Travaux publics? Le besoin peut sembler évident devant l’exiguïté et la vétusté des locaux actuels, mais la question mérite une réponse pour apprécier cette priorité quand on connaît l’état de délabrement de nos routes.

(2) Qu’adviendra-t-il du terrain et des bâtiments actuels de l’avenue Commerciale? Le maire précise que la municipalité s’en débarrassera, mais le spectre d’un nouvel éléphant blanc demeure car certains espaces sont utilisés par l’aréna et les lieux ne se prêtent guère à d’autres usages.

(3) La décision récente du ministère des Transports de procéder enfin à la décontamination de son terrain au centre du village dès juin 2007 et de le mettre en vente avec les bâtiments qui s’y trouvent ne change-t-elle pas la donne? L’état du bâtiment de l’ancienne Voirie n’est peut-être pas le meilleur, mais aucune évaluation comparée n’a été déposée pour justifier le rejet de cette option. La municipalité pourrait s’y installer temporairement, en vue d’éliminer par la suite cette verrue au milieu d’un quartier résidentiel et d’en faire un lotissement cohérent avec la zone habitée.

(4) En matière d’urbanisme, la localisation d’un garage municipal sur l’avenue Boyer représente-t-elle un bon choix car elle intensifiera la circulation lourde sur la rue Laflamme, en plus d’entraîner l’érection d’une clôture et le maintien d’un parc à machinerie et à matériaux peu esthétique en bordure d’un golf et d’un parc éventuels?

(5) Pourquoi ne pas associer ce projet à celui d’une nouvelle caserne pour les incendies et mettre fin au bail actuel qui coûte 8 000$ par année?

(6) Dans une perspective d’avenir, ne serait-il pas préférable de planifier plutôt un garage multifonctionnel sur un terrain qui ne perturberait pas la vie des résidents?

 (7) Sur le plan financier, quel est le portrait exact du projet d’échange autorisé par le conseil et notamment son impact fiscal? (Il faut savoir que l’achat du terrain du ministère des Transports n’engendrerait aucune perte de l’assiette fiscale.)

(8) La dépense de 70 000 $ requise pour la rénovation et la mise aux normes du nouveau garage est-elle bien évaluée et n’augmente-t-elle pas indûment le coût du projet?

(9) Combien a coûté le maintien de l’ancienne mairie en frais d’entretien, de financement additionnel et de manque à gagner pour les taxes non perçues depuis le déménagement des bureaux municipaux?

(10) Quel sera l’impact réel de ce projet sur les comptes de taxes pour 2007 et pour les années futures?

(11) Quelles sont la pertinence, l’importance et surtout l’assurance de revenus de location d’une partie du garage convoité?

(12) Quels sont les termes du financement proposé par le soumissionnaire et pourquoi sa proposition serait-elle plus avantageuse pour les contribuables?

(13) Quel impact la priorité accordée au garage municipal aura-t-elle sur le financement des autres projets majeurs de la municipalité, tels la réfection de l’avenue Royale et de certaines routes, du réservoir d’eau potable ou celle du pont Picard?

 (14) La municipalité sera-t-elle éligible à des subventions gouvernementales pour ce projet? Enfin, (15) quel est l’intérêt de la municipalité à payer pour les installations de vente de carburant présentes sur le terrain? A-t-on la certitude que le sol n’y est pas contaminé et combien coûterait leur enlèvement?

 Les interrogations soulevées dans ce dossier sont certes nombreuses, mais elles ne se veulent ni alarmistes, ni superflues. Elles sont engendrées par le manque d’information à toute la population. Ce n’est pas en donnant quelques bribes de renseignements à une trentaine de personnes présentes aux réunions du conseil que le besoin de transparence sera satisfait pour l’ensemble des 2 159 citoyens. Si le conseil n’offre pas plus d’éclairage lors du dépôt d’un projet de règlement d’emprunt, il ne restera plus aux citoyens qu’à y faire obstacle en exigeant la tenue d’un référendum. Le conseil n’aura ainsi d’autre choix que d’expliquer en détail les avantages et inconvénients de son projet. Ce sera peut-être la meilleure façon de s’assurer que les citoyens font bloc avec leur conseil municipal sur ce dossier et que leurs appréhensions et objections ont été prises en compte. Il est reconnu que quand les décisions communautaires sont prises par consensus, cela génère des solutions qui s’avèrent non seulement plus justes, mais aussi plus efficientes, mieux éclairées et plus stables que celles prises en catimini.  o

CPE Le petit Poucet – Quelques statistiques
PAR FRANÇOIS BERNIER

Le mois dernier, la Boyer a publié des statistiques sur le développement économique de St-Charles. Voici quelques chiffres qui illustrent l’apport du CPE Le petit Poucet dans Bellechasse.

Le CPE Le Petit Poucet compte 25 employés habitant pour la plupart Bellechasse et avait jusqu’à juin dernier 7 responsables de garde en milieu familial qui lui étaient attitrées. Au cours de notre année financière 2005-06, des salaires de 395 000 $ ont été versés aux employés de notre comté tandis qu’un montant de 110 600 $ était remis aux responsables en milieu familial à titre de subvention, encore spécifiquement pour les résidentes de Bellechasse seulement.

Des dépenses non salariales d’environ 31 000 $ ont été réalisées dans Bellechasse et une bonne part de celles-ci à St-Charles même, auprès de commerces et d’entrepreneurs locaux que nous tenons à encourager en premier lieu.

Le CPE accueille régulièrement des stagiaires des Cegeps de Lévis et de la Rive Nord qui viennent parfaire leurs connaissances. Les enfants (57 par jour) qui fréquentent le CPE proviennent majoritairement de St-Charles, mais également de plusieurs municipalités avoisinantes, ainsi que de Lévis et même au-delà, ce qui crée un apport économique non quantifiable mais bien réel pour St-Charles.

Enfin, depuis environ six ans, les CPE sont reconnus entreprises d’économie sociale par le ministère de la Famille, des Aînés et de la Condition féminine. o

Le bureau de poste, un lieu de rencontre traditionnel
PAR
MARCEL PLOUFFE

Il n’est pas si loin encore le temps où des villageois demandaient que le maître de poste leur fournisse des bancs et leur permette de fumer en attendant que le courrier soit distribué dans les casiers. À une certaine époque, des résidants ne voyaient même pas la nécessité de fournir une adresse complète à leurs correspondants car pour eux, «Jos Bleau, St-Charles» était suffisant…

Le bureau de poste du code G0R 2T0 a bien changé aujourd’hui. Chaque jour, entre 1200 et 1500 lettres, 500 à 600 revues et journaux ainsi que de 15 à 20 colis y sont triés pour distribution. Les deux tiers du courrier vont dans la zone urbaine et le reste est livré en milieu rural. Pendant longtemps, on a observé une hausse constante de la clientèle et du courrier, mais avec l’arrivée d’Internet, une baisse est maintenant remarquée.

De plus en plus de gens règlent leurs factures avec leur ordinateur, utilisent le dépôt automatique pour leur salaire ou certains autres revenus (RRQ, régimes de pension, solidarité sociale, assurance-emploi) et reçoivent aussi moins de cartes à Noël.

Chaque matin, le camion de la poste arrive habituellement entre 8 h 30 et 9 h 30. Le maître de poste fait alors un premier tri du courrier en deux catégories : village et rural. Il distribue ensuite le courrier urbain dans quelque 600 casiers des clients, tandis que la factrice (des boîtes rurales) prépare le sien pour la distribution qui commencera une heure après. Vers midi ou 13 h, le parcours des routes rurales est terminé. Depuis que le courrier arrive déjà classé selon un système alpha-numérique, avec les adresses de rues par ordre alphabétique et de numéro civique, sa répartition a été grandement accélérée. Trois employés s’occupent du courrier : M. René Fournier, le maître de poste (plein temps), Mme Guylaine Robichaud, l’adjointe, et Mme Renée Asselin-Labrecque, la «F.F.R.S.» ou factrice du service rural.

M. Fournier est maître de poste à St-Charles depuis 22 ans; il a déjà travaillé pour Postes Canada à St-Raphaël, comme maître de poste, à Montmagny et à La Pocatière. Au cours de ses nombreuses années de service, les principales difficultés reliées à son métier de maître de poste provenaient de petits conflits avec les employés et les usagers. En matière de gestion du personnel, il s’avère parfois difficile de concilier compétence et ancienneté. Les situations conflictuelles avec des clients viennent en général quand le maître de poste est pris entre l’arbre et l’écorce. En effet, les règlements établis par Postes Canada entrent parfois en contradiction avec les attentes et les habitudes des usagers. Par exemple, les clients qui oublient de changer leur adresse recevront leur courrier à l’ancienne adresse, ce qui provoque des incidents vécus de façon désagréable de part et d’autre.

Malgré la routine inévitable, M. Fournier retire encore de nombreuses satisfactions de son travail; il souligne en particulier : la période de sa vie où il fut maître de poste support et surveillant. Il parcourait alors la région pour assurer la bonne marche d’une vingtaine de bureaux de poste.

Il y a deux ans, un nouveau défi s’est présenté : l’apprentissage de l’informatique pour la gestion des stocks permanents. Ses tâches se font maintenant plus facilement.

Enfin, entretenir de bonnes relations avec les clients au comptoir constitue toujours sa préoccupation. Encore aujourd’hui, en venant chercher leur courrier, les usagers ont l’occasion de se rencontrer, d’échanger et d’apprendre les «p’tites dernières». Il n’y a plus de banc à leur disposition toutefois! Comme il y a encore beaucoup à écrire sur la poste, notre prochaine chronique de juin aura pour sujet « Factrice du service rural de père, en mère, en fille ». q

Un groupe de musique de St-Charles se distingue
PAR PIERRE LEFEBVRE

Un groupe formé de quatre étudiants de l’École secondaire St-Charles s’est mérité deux prix lors de la finale "Secondaire en spectacle", qui s’est tenue le 13 avril dernier à l’école secondaire Pointe-Lévy, pour la région de Chaudière-Appalaches.

Secondaire en Spectacle est un programme de développement culturel et artistique des jeunes des écoles secondaires du Québec axé sur l’expérimentation, l’apprentissage et la formation. Il représente ce que les jeunes ont de plus beau à offrir : talent, créativité, enthousiasme et dynamisme. Il leur donne l’occasion de découvrir, d’expérimenter et de laisser éclater leur talent!

Le premier prix attribué consiste en une session d’enregistrement au studio M.G.Cloutier de St-Georges-est. Le second prix, un montant de 100 $, leur a été accordé pour la qualité de la langue française par la Société Nationale des Québécois (SNQ), dans la catégorie auteur compositeur interprète.

Le groupe de musique est formé de Dominique Aubé (batterie), Bernard Gamache (guitare), Alexandre Godbout (chanteur) et Simon Prévost (basse), tous résidants de la municipalité. Ces jeunes de niveau Secondaire 4 s’étaient démarqués une première fois lors de la finale locale tenue le 22 février 2007 à St-Charles.

Les gagnants des différentes catégories aux finales régionales devaient être conviés au «Rendez-vous panquébécois»; celui-ci constitue l’événement ultime, la récompense pour tous les lauréats et les lauréates qui peuvent ainsi se produire sur scène dans un cadre professionnel. Habituellement prévue au mois de mai, cette rencontre fait toutefois relâche cette année pour revenir sous une forme renouvelée en mai 2008.  o

  Grands champions
PAR DANY BOURgET

Les improvisateurs de l’École secondaire St-Charles

C’est sous le soleil printanier du 21 avril dernier qu’avait lieu la finale du tournoi d’improvisation Éduc’alcool à L’Esperanto de Lévis. Le résultat prouve une fois de plus que le talent combiné à un travail sérieux porte fruit. Les quatre improvisateurs de l’école Saint-Charles y sont allés d’une performance brillante qui leur a valu le titre de grands champions. Forts d’une expérience qui grandit à pas de géant depuis la mise sur pied de l’équipe et fiers des réussites de cette année, les joueurs de l’ESSCouade ont terminé en tête du classement des huit équipes. Après un succès admirable en demi-finale à Montmagny, les élèves faisaient cette fois-ci face à une compétition plus féroce venant du Lac-Saint-Jean, de Baie-Comeau et de Bergeronnes. D’ailleurs, ils n’ont devancé le Patro de Lévis que par un seul petit point et L’Esperanto, vainqueur l’an dernier, par treize points.

Kelly Laflamme de Saint-Gervais, Kristina Bergeron de Beaumont, Alexandre Godbout de Saint-Charles et Maxime Pouliot de Saint-Henri, tous les quatre composent cette équipe qui a mérité le privilège de participer au festival Juste pour rire, cet été à Montréal. À cette occasion, les improvisateurs pourront rivaliser d’intelligence avec la meilleure équipe juvénile de l’Ouest du Québec ainsi qu’avec les joueurs professionnels qui parrainent le tournoi Éduc’alcool. Face à une Édith Cochrane ou à un Réal Bossé, munis de micro-casques et de leur vivacité d’esprit, au centre de la patinoire du Mondial d’improvisation Juste pour rire, entourés par la foule de spectateurs, nul doute que ces adolescents de notre région vivront là des heures inoubliables.

Entraînés par leur enseignant Dany Bourget depuis le début de l’année scolaire, les improvisateurs savent charmer, émouvoir et captiver le public. L’une fait preuve d’une répartie peu commune, l’autre maîtrise les personnages, le joueur suivant excelle dans l’interprétation d’animaux et l’art de faire voir l’univers qu’il crée, un autre encore possède une culture générale impressionnante. Et tous savent mettre à profit les nombreuses compétences dont ils sont dotés parmi lesquelles l’éthique de travail, le désir d’apprendre et le sens des valeurs véhiculées ne sont pas les moindres. Le tout, saupoudré d’un esprit d’équipe hors pair, a permis à cette équipe championne de prouver qu’on trouve de véritables bijoux au coeur de chez nous… o

Un outil indispensable
PAR JACINTHE VIEL, ORGANISATRICE COMMUNAUTAIRE

Le 24 avril, les membres de la Table de concertation pour les personnes en perte d’autonomie et leurs proches de Bellechasse ont procédé au lancement d’une fiche unique d’information pour la population de Bellechasse.

Cette fiche, destinée aux personnes en perte d’autonomie, vise à informer la population sur les ressources existantes dans leur région pour les différents services offerts par ces organismes. «La Table de concertation est composée de représentants d’organismes qui ont pour mission d’améliorer la qualité de vie de ces personnes», de mentionner Johanne Audet, coordonnatrice du Regroupement des proches aidants de Bellechasse et maître d’oeuvre du projet.

Les préoccupations de la Table de concertation visent, entre autres, à faciliter le soutien à domicile, à accroître l’accessibilité aux services et à informer la clientèle sur les ressources existantes dans leur milieu.

La fiche d’information, distribuée essentiellement aux professionnels du réseau de la santé et des services sociaux et autres partenaires du milieu, se veut facile d’utilisation et simple à consulter.

De présentation soignée, la fiche informe, à l’aide de mots-clés, sur les différents services offerts par les organismes et indique les numéros de téléphone pour communiquer avec eux. «Il nous apparaissait important que notre fiche d’information soit simple d’utilisation afin de faciliter son utilisation pour la clientèle ciblée» de préciser Pierre Auger, adjoint à l’administration du Centre d’action bénévole-SERS. Il existait plusieurs types de répertoires, d’annuaires répertoriant des organismes mais rien encore n’existait qui rassemblait uniquement des organismes voués aux personnes en perte d’autonomie.

On prévoit, dans la région de Bellechasse, une augmentation de plus de 35% des personnes âgées de 65 ans et plus d’ici les dix prochaines années. «L’outil d’information sur les organismes du milieu contribuera à l’atteinte de nos objectifs dont celui des services directs à la population par une intervention plus ciblée vers les clientèles vulnérables» de dire Monsieur José Lortie, chef aux programmes Personnes en perte d’autonomie liée au vieillissement et déficience physique du Centre de Santé et de Services Sociaux du Grand Littoral (CSSSGL), secteur Bellechasse et Nouvelle-Beauce.

«Le vieillissement de la population est un enjeu majeur car celui-ci est étroitement lié à la croissance des besoins», précisait Monsieur Lortie.

«Grâce à ce projet, nous souhaitons que les personnes en perte d’autonomie et leurs proches aidants développent une meilleure connaissance des ressources mises à leur disposition sur le territoire de Bellechasse», de conclure Johanne Audet. o

Les deux lacs de St-Charles, de beaux atouts, mais un avenir incertain...
Par Pierre Lefebvre,
Synthèse du rapport soumis par le Groupe Hémisphères

La municipalité de Saint-Charles-deBellechasse a le privilège de compter deux lacs naturels sur son territoire, les lacs Saint-Charles et Beaumont. Ce sont des atouts d’une grande valeur du fait de leur rareté et de l’importance que les gens accordent à leur utilisation pour des activités nautiques, de plein air ou de villégiature.

 À la demande du Gouvernement du Québec, la municipalité a commandé en août 2006 une étude pour mieux caractériser le milieu naturel de ces lacs. Au fil de La Boyer trouve important de sensibiliser ses lecteurs à leur conservation à long terme. Le présent dossier présente donc un résumé vulgarisé du rapport remis à la municipalité en mars 2007.

 Le pourquoi d’une étude

 Les lacs Saint-Charles et Beaumont sont des lacs de villégiature dont le bassin versant très restreint se situe en grande partie dans la municipalité de St-Charles; une faible portion du bassin du lac Beaumont se retrouve dans Beaumont et Lévis. Les lacs font partie de la Plée de Saint-Charles, une tourbière alimentée par de l’eau de pluie et dominée par des plantes typiques, les sphaignes et les éricacées. Elle est juste en bordure de la Grande Plée Bleue, une autre zone de tourbières sise plus à l’ouest.

 Or, les deux lacs ont montré au cours des dernières années des signes de vieillissement; les riverains ont noté un envasement et une prolifération de plantes aquatiques, liés à un réchauffement de la température de l’eau des lacs. Un phénomène de prolifération excessive d’algues aurait de plus été observé au lac Saint-Charles en septembre 2005.

Dans le contexte où des terrains demeurent disponibles au développement de la villégiature en périphérie des deux lacs, le ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs a demandé à la municipalité de documenter les connaissances de base sur ces milieux aquatiques et leur pourtour, d’autant plus que certaines plantes susceptibles d’être désignées menacées ou vulnérables au Québec ont été recensées à proximité. Il était particulièrement important de savoir si les deux sites de développement envisagés pour chacun des deux lacs possèdent les caractéristiques de milieux humides avant d’autoriser leur lotissement.

 Le conseil municipal a donc retenu les services professionnels de Groupe Hémisphères, des conseillers en environnement de Beaumont, pour recueillir les connaissances essentielles permettant de poser un diagnostic approprié sur l’état de santé des lacs et, à l’échelle de leur bassin versant, d’évaluer leur capacité de support, afin de proposer les solutions les plus appropriées quant à la nature et à l’ampleur d’éventuels développements pour la villégiature. Il s’agissait de plus d’évaluer les impacts de nouveaux projets de développement sur l’intégrité des écosystèmes terrestres.

 Les lacs sont influencés par l’être humain

 Historiquement, comme ce fut le cas de nombreux milieux humides, le bassin versant des lacs Saint-Charles et Beaumont a été grandement modifié, notamment par le drainage  et par la construction résidentielle qui en ont réduit le périmètre.

 Le lac Saint-Charles est alimenté de quelques ruisseaux, la plupart redressés dans les années 1970, en plus de l’être par ruissellement et par les eaux souterraines. C’est ce lac qui a connu le plus grand développement résidentiel depuis les années 1950, et dont l’occupation permanente compte pour environ 40 % des propriétés présentes. Le lac, de faible profondeur moyenne, fait partie du bassin versant de la rivière Boyer. Un  petit barrage de béton, installé à sa déchaRge en 1967, en contrôle le niveau. Une zone vouée à la conservation est identifiée au nord du lac. Depuis 1994, la municipalité recueille certaines données sur les caractéristiques de l’eau, notamment en matière de contamination bactériologique. Le comité de survie de l’Association des Propriétaires de Place Laval Ruel inc. réalise pour sa part depuis 2004 un suivi de la qualité de l’eau du lac dans le cadre du Réseau de surveillance volontaire des lacs. Le Club Borromée est aussi un regroupement de propriétaires qui s’occupe entre autres de l’entretien du réseau de chemins privés.

Le lac Beaumont, pour sa part alimenté surtout par ruissellement et par les eaux souterraines, possède un exutoire se déversant dans le ruisseau Beaumont, puis le fleuve Saint-Laurent; cet exutoire aurait été aménagé il y a plusieurs années de main d’homme, possiblement pour assécher les propriétés riveraines ou pour permettre la construction de la voie ferrée qui a créé deux milieux aquatiques distincts, bien que reliés par un ponceau. Il semble selon des résidents du secteur que ce ponceau ait été bloqué à l’été 2006 afin de favoriser l’assèchement de la partie ouest du lac. Le chemin de fer est principalement utilisé pour le transport de produits pétroliers. Le secteur a d’ailleurs connu deux déraillements en 1999 et 2004, possiblement causés par un affaissement du sol composé de tourbe directement sous la voie. Une zone vouée à la conservation est présente sur la rive nord du lac.

 Une proportion importante des rives est ornementale, parce que la marge de recul qui devrait normalement être laissée à l’état naturel s’avère absente; des murets de soutènement, du gazon ou d’autres aménagements incompatibles occupent le bord de l’eau. L’artificialisation des rives compte beaucoup pour l’état de santé d’un plan d’eau. La rive est une zone de transition entre l’eau et la terre; sans végétation spécialisée, elle ne peut se protéger contre l’érosion, donner de l’ombre et capter les éléments nutritifs de la nappe phréatique, avant qu’ils n’atteignent le lac. Heureusement, on peut corriger cette situation  par un reboisement judicieux.

Bilan de santé inquiétant pour l’avenir 

Pour évaluer l’état de santé des lacs, on a procédé à l’examen de quelques paramètres ou indicateurs comme la transparence de l’eau, son acidité, sa conductivité, la présence d’azote, de phosphore, de carbone organique, de chlorophylle, de fer et de bactéries coliformes. Voici un résumé des principales observations consignées dans le rapport :

Transparence : faible due à la prolifération de végétaux.

Acidité : neutre à faiblement acide à cause des tourbières.

Conductivité : faible, donc signe d’une eau douce.

Azote : peu abondant, en l’absence de pollution agricole. Certaines pratiques horticoles sont à risques (ex. gazon).

Phosphore : concentration très élevée et inquiétante.

Carbone organique : présence élevée avec pigments de chlorophylle.

Fer : supérieur à la moyenne régionale, mais non nocive.

Micro-organismes : pas de coliformes fécaux, donc eau propice à la baignade.

La transparence de l’eau renseigne sur la turbidité et la couleur de l’eau, ainsi que sur la quantité de micro organismes en suspension; elle est faible pour les deux lacs, conséquence de leur vieillissement avec la prolifération des végétaux. Pour le lac Saint-Charles, il semble y avoir une faible amélioration de la transparence au cours des dernières années. 

La majorité des résultats du lac Beaumont montrent une concentration élevée de phosphore; celle-ci dépasse largement le critère au delà duquel on observe une croissance excessive d’algues et de plantes, en plus d’une détérioration de la vie aquatique. Pour le lac Saint-Charles, il y a eu aussi des épisodes de concentration élevée de phosphore.

 Le nombre de coliformes fécaux classe le lac Saint-Charles dans la catégorie A pour la baignade. Ceci laisse supposer que les sources potentielles de contamination sont généralement contrôlées, sans pour autant être tout à fait satisfaisantes quant à leur  conformité aux normes.

 En théorie, les lacs ont une durée de vie limitée et, comme les espèces vivantes, ils sont voués à plus ou moins brève échéance à cesser d’exister. Durant la vie d’un lac, sa flore et sa faune évoluent en parallèle avec la diminution de la profondeur de l’eau. La raison d’un tel bouleversement s’explique du fait que la productivité biologique augmente beaucoup en eau peu profonde et riche en matières nutritives. Ainsi, après des centaines ou milliers d’années, les lacs deviennent marécageux. Il existe plusieurs stades de vieillissement qui s’amplifient selon les conditions du bassin versant, le climat, la géologie et la biologie. Le processus entier s’appelle «eutrophisation» et il est malheureusement irréversible.

Des lacs qui vieillissent de façon irréversible

 Malgré le fait que les lacs au Québec soient nés de l’action des glaciers, il y a neuf à douze mille ans, beaucoup sont demeurés dans un état relativement jeune. Cependant, on retrouve davantage de lacs anormalement vieillis près des villes en raison de l’apport excessif de substances nutritives (eaux usées, engrais, érosion) ou de l’artificialisation exagérée des rives et de l’encadrement forestier.

 De ces substances nutritives, les composés phosphorés et azotés sont généralement considérés comme tenant le rôle-chef dans l’eutrophisation. Selon les mesures contenues dans le rapport, le lac Saint-Charles doit être considéré comme eutrophes ou vieux, et le lac Beaumont comme moyennement vieux.

 Le phosphore limite la capacité de support

 Le potentiel de développement des lacs est habituellement fondé sur la quantité de phosphore, un facteur limitant de leur productivité biologique. Un modèle a été utilisé pour identifier les sources naturelles et d’origine humaine de phosphore. Il n’a été appliqué qu’au lac Saint-Charles car le lac Beaumont a des conditions hydrologiques complexes.

 Le calcul de la capacité de support consiste à déterminer la quantité maximale de phosphore pouvant être tolérée par un lac. Le résultat dépend des apports de phosphore acheminés jusqu’à l’eau et se calcule en fonction des différentes affectations, activités et caractéristiques du bassin versant (superficies, profondeur moyenne, temps de résidence, etc.).  La carte ci-contre montre l’utilisation du sol pour le bassin versant actuel des lacs.  

Le rapport s’est par ailleurs penché sur les installations septiques individuelles des propriétés situées en bordure des lacs. Au lac Saint-Charles, 56 des 96 propriétés sont utilisées de façon saisonnière (58 %) alors que 40 d’entre elles sont des résidences permanentes (42 %); les résidences au lac Beaumont sont toutes saisonnières. Mentionnons qu’un bon nombre des résidences saisonnières sont parfois utilisées à l’année, les fins de semaine.

 L’examen des résultats compilés fait ressortir les éléments problématiques suivants reliés au traitement des eaux usées :

 ► les 17 propriétés munies d’un puisard ancien ou qui ne comportent aucun dispositif de traitement secondaire (champ d’épuration) seraient localisées au niveau de la nappe phréatique; ils constituent ainsi une source de contamination indirecte en nutriments au lac;

 ► les propriétés munies d’une fosse de rétention conforme, avec vidange totale (21) ou périodique (70), ont l’avantage de ne pas générer de phosphore aux lacs; c’est pourquoi le taux d’occupation calculé ne tient pas compte des propriétés munies de telles fosses.

 Règle générale, les sols naturels présents autour des lacs sont de nature organique, donc moins propices à l’épuration des eaux usées. Ces sols ont une faible capacité de retenir le phosphore. Il est donc essentiel que les systèmes d’épuration soient bien conçus et bien construits dans ces sols.

 Certains secteurs en bordure des lacs sont davantage problématiques, car la nappe phréatique élevée réduit l’efficacité des champs d’épuration présents. Notons par ailleurs que la plupart des propriétés en bordure des lacs ont été construites sur du sol de remblai, ce qui constitue un autre élément fragilisant, sans oublier les vices de construction possibles.

Faible possibilité de développement pour la villégiature

L’exercice de modélisation a eu le bénéfice d’identifier les sources de phosphore des lacs; elles sont principalement d’origine naturelle (près de 60 %), surtout des milieux humides, les autres apports étant majoritairement d’origine humaine, soit 40 %. À la lumière des résultats obtenus, le lac Saint-Charles a non seulement atteint sa concentration maximale en phosphore admissible, sa capacité la dépasse même de 10 %. Un temps de renouvellement court de la masse d’eau diminue notamment le pouvoir de rétention du phosphore.

 Le milieu naturel des bassins versants est passablement perturbé, notamment du fait du drainage qui a modifié les conditions hydrologiques avec la tourbière environnante, et aussi par la présence du chemin de fer, de la route 279 et des chemins de desserte construits.

 Les pressions de développement en bordure des lacs  a certainement contribué à dénaturer les beRges et pourraient contribuer à enrichir les eaux. Depuis quelques années, l’augmentation importante de la valeur foncière dans l’environnement d’un lac entraîne une hausse de taxes, ce qui peut inciter les propriétaires à altérer les milieux humides au détriment de leur conservation. C’est ce qui s’est produit entre autres dans le secteur nord du lac Saint-Charles, où la tourbière va progressivement s’assécher et perdre ses caractéristiques écologiques à cause des travaux de drainage réalisés depuis trois ans.

 Le rapport démontre hors de tout doute que tous les secteurs visés par le développement ont une ou plusieurs caractéristiques des milieux humides. Puisqu’ils ont été drainés et que la qualité des sols permet minimalement la construction de nouvelles installations septiques, les secteurs sud des deux lacs pourraient néanmoins être consolidés en termes de nouvelles résidences, mais en concentrations négligeables.

Conclusions et recommandations

 Les résultats conjugués du calcul de l’état de vieillissement des lacs et de la modélisation du phosphore démontrent que des actions préventives sont essentielles, si on veut continuer le développement dans le bassin versant des lacs. Dans cette perspective, les auteurs du rapport ont élaboré deux groupes de recommandations visant  à améliorer le traitement des eaux usées pour réduire les apports en phosphore et à protéger l’état des lacs pour freiner leur dégradation.

On en trouvera un résumé ci-dessous. Leur application dépendra toutefois de l’engagement volontaire ferme de tous les résidents riverains ou, à défaut, d’un resserrement éventuel du contrôle municipal et de l’implication des élus.

Profil des lacs                     

Caractéristiques               Saint-Charles    Beaumont

                           

Superficie du lac en ha                            62,3               50,4

Superficie du bassin versant en km2    4,96                2,177

Volume d’eau en m3                             598 080       461 250

Profondeur moyenne en m                     0,96         0,75 à 1,2

Profondeur maximum en m                        1,8                 n.d.

Temps de rétention de l’eau en jours      58                53 à 80
Température de l’eau en été en oC          22 22,6

Recommandations du rapport

 Améliorer le traitement des eaux usées pour réduire les apports en phosphore : 

  • Corriger progressivement les systèmes déficients.

  • Faire concevoir les nouveaux systèmes par un professionnel.

  • Assurer la construction de systèmes par un entrepreneur qualifié.

  • Utiliser et entretenir convenablement les installations septiques.

 Protéger l’état des lacs pour freiner leur dégradation :

  • Interdire les engrais chimiques et naturels.

  • Sensibiliser les citoyens à l’emploi de savon sans phosphore.

  • Interdire les véhicules à moteur ou limiter la vitesse des embarcations sur les lacs.

  • Renaturaliser les rives avec des arbres et des arbustes.

  • Laisser en place les murets de bois ou de béton sur les rives et y planter des végétaux.

  • Limiter le développement additionnel quand les terrains sont peu propices.

  • Éviter la fragmentation, la dégradation, le drainage et la destruction des milieux humides existants.

  • Encourager la protection des zones naturelles. o

Des résultats qui ne surprennent pas
PAR THIERRY GROS

Contrairement à la municipalité, plusieurs résidants du lac Saint-Charles n’ont pas attendu après des directives gouvernementales pour se soucier de sa santé. Bien placée pour se rendre compte que le lac subit des changements anormaux depuis quelques années, l’Association des Propriétaires de Place Laval Ruel inc. (APPLRI) est active depuis plusieurs décennies. L’an passé, un Comité pour la santé du lac a été formé. Il est passé à l’action en commençant par sensibiliser tous les riverains, sans exception, à l’aide d‘un petit journal d’information : « LE CANARD DU COIN-coin » qui circule par voie postale en rapportant toutes sortes de conseils pour protéger l’état du lac et freiner sa dégradation... Tiens! Voilà justement ce que recommande le rapport du Groupe Hémisphères.

Toujours, l’année dernière, le comité a organisé une rencontre « amicale » avec les inspecteurs de la MRC et de la municipalité, ainsi qu’avec M. Jean-Marc Mercier, conseiller municipal, pour tenter de voir si une collaboration plus étroite était envisageable, afin de mieux faire respecter le peu de règlements locaux existants sur la protection de l’environnement.

Enfin, pour cette année, une activité particulière sera organisée afin d’inciter les résidants à poser un geste concret pour le lac.

Il faut bien avouer que tous ces efforts se font envers et malgré la municipalité de Saint-Charles-de-Bellechasse, laquelle, par la voie de son maire Charles-Eugène Blanchet, n’a jamais voulu montrer un intérêt notable pour ce secteur à ce jour. Mais nous avons la certitude que l’environnement est l’affaire de tous et qu’elle doit être une préoccupation majeure que chacun doit regarder en face. À la santé du lac!    o

Le plaisir de lire
Louise CantinPar LOUISE CANTIN
 

CLÉMENT, Isabelle. Le sens de la vie. Québec, Édit Fides, 2006, 125p. (documentaire.) Cote : 3.5/5

Plusieurs personnes ont pris la plume et montrent de quelle façon elles voient la vie à leur façon selon les jours et les évènements qui s’y déroulent.

Il y en a 46 qui se sont prêtées à ce jeu, autant des personnalités connues qu’inconnues, des poètes, des chanteurs, des écrivains, des cinéastes, des philosophes, des comédiens, des humoristes, des travailleurs et plusieurs autres…

On y voit leur façon de voir la vie de différentes manières, le questionnement de certains sur l’environnement, l’importance de bien vivre le quotidien à leur façon, la richesse de l’amitié, les rencontres imprévues qui changent parfois notre vie, l’importance des animaux qui vivent et évoluent sur la terre, etc. Très beau livre et de très belles photos qui agrémentent la lecture.

Selon Jacques Languirand « le sens prend de nombreux visages au cours de la vie et pour Micheline Lanctôt, «Il y a des jours où elle en a, des jours où elle n’en a pas.»

DAVID, Michel. À l’ombre du clocher : * Les années folles. Québec, Édit : HMH, 2006, 575p. (roman) Cote : 3/5

Le village de Saint-Jacques-de-la-Rive essaie de vivre une vie un peu plus tranquille depuis la fin de la première guerre mondiale et suite à l’épidémie de la grippe espagnole. Le curé tient la population sous sa gouverne et tout semble bien se dérouler. Il y a une commère du village qui semble prendre un malin plaisir à colporter les nouvelles. La population vit avec ses petites chicanes de voisins, et dans les rangs, il y a des familles qui ne semblent pas trop se voisiner à cause de conflits qui durent avec les années. Mais les choses changeront quand le fils du voisin tombera en amour avec la petite voisine, ce qui n’aura pas l’air de plaire aux deux pères qui ne semblent pas vouloir enterrer leurs rivalités qui datent de bien longtemps.

Mais l’amour des jeunes va changer bien des choses. Il y a aussi de l’entraide entre voisins quand certains sont mal en point, la servante du curé qui vieillit et voudrait bien avoir une assistante pour adoucir son travail qui se fait de plus en plus difficile avec l’âge. Voilà ce que l’auteur nous montre dans ce premier épisode de cette saga qui semble assez intéressante. Très bon livre qui montre la vie après la première guerre à la campagne avec ses hauts et ses bas. J’ai lu de cet auteur une autre saga : La poussière du temps.

SCHMITT, Eric-Emmanuel, Odette Toulemonde et autres histoires, Paris, Édit : Albin Michel, 2006, 281p. (roman) Cote : 3.5/5

Dans ce recueil de nouvelles, plusieurs femmes sont à la quête du bonheur. Certaines se contentent de peu, apprécient la vie comme elle se présente, d’autres n’y croient pas trop et semblent lasses de la quête du bonheur. Parfois d’autres imaginent et vivent dans une réalité autre, en vivant avec la maladie d’Alzheimer, il y en a d’autres où ce sera la rupture, car l’amant a décidé de retourner avec son épouse, en laissant un tableau comme consolation.

Eric-Emmanuel Schmitt montre des femmes ambitieuses, malheureuses, certaines blasées, d’autres qui ont de la difficulté à apprécier et à croire au bonheur, d’autres voudraient être heureuses mais la vie en a décidé autrement. De très belles histoires qui montrent la vie et les contradictions qui s’y jouent à différents moments. o

Bibliothèque Jacques Labrie
Louise MercierPar LOUISE MERCIER

Nouveaux livres

Romans adultes

  • Edna, Irma -Denise Bombardier

  • Maudit que le bonheur coûte cher -Francine Ruel

  • Évangéline et Gabriel-Pauline Gill

  • D’un silence à l’autre - Micheline Duff

  • La fille d’un pasteur -Sonia Marmen

  • La fille du Cardinal, tome III -Nadine Grelet

  • Le bien des miens -Janette Bertrand.

Romans jeunes

  • Un été chez ma grand-mère, tome III de la collection Aurélie Laflamme

  • Eragon

DVD

  • Astérix et la surprise de César

  • Astérix chez les Bretons

  • Canada la grande aventure

Heure du conte

Samedi le 5 mai, de 13 heures à 14 heures, aura lieu à la bibliothèque la dernière heure du conte avant les vacances d’été. Nous vous attendons en grand nombre.   o

Internet
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Réjean BlaisDeviens peintre de grand talent!

Lopart va bien au-delà d’un simple logiciel de dessin. Les outils de création virtuels donnent des textures qui rappellent celles des vrais : pinceaux, cire, aquarelle, fusain, etc. Tu auras l’impression d’être Picasso! Ensuite, publie tes plus belles œuvres sur Internet en créant ta galerie personnelle dans le Musée Lopart. Le logiciel est gratuit en version d’essai (PC ou Mac). http://lopart.net

Deviens D.J. pour baleines!

Les baleines communiquent grâce à leur chant. Ce site te propose de créer ton propre "mix" de chants de baleines afin de sensibiliser tes amis à la cause des cétacés. Prêt ou prête à composer? Clique sur les notes du piano (ou appuie sur les touches ASDFGHJK de ton clavier) et en avant la musique! Amuse-toi à superposer rythmes de fond, cris de baleines et cris d’autres animaux pour créer toute une symphonie! Tu devras t’enregistrer pour télécharger ta création. http://www.stopwhaling.oRg/site/lookup.asp?c=hhltkopdlqf&p=1389073

Deviens réalisateur d’un film d’animation!

Avec La Cartoonerie, tu crées tes propres films d’animation. Après avoir ouvert un compte à ton nom, commence par créer tes personnages, puis tes décors. Imagines-en autant que tu veux. Ensuite, tourne ton film en déplaçant les personnages dans tes décors à ta guise, scène par scène. Les résultats sont vraiment impressionnants! Tu peux aussi regarder les films des autres utilisateurs. http://lacartoonerie.com

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Connais-tu bien tes aliments que tu avales? Sais-tu déchiffrer les étiquettes des emballages? Apprends à composer des repas équilibrés pour bien t’alimenter et... peter de santé! As-tu de bons réflexes alimentaires? Vérifie-les en rangeant l’épicerie au bon endroit. Bon appétit!  http://www.coolfoodplanet.oRg/fr/home.htm

ScienTlC

En panne d’idées pour participer à la prochaine expo-sciences? Une visite dans le labo du prof Albert saura titiller tes neurones. Un rapport d’expériences scientifiques à rédiger ? Inspire-toi des travaux réalisés en classe par des élèves. Utilise le moteur de recherche pour trouver un article sur le sujet de ton choix.www.csdeschenes.qc.ca/scientic/

Patience et réflexes!

Donne un coup de main aux pompiers ou combats des abeilles géantes à dos de dino ! Engage-toi dans une course de bateaux, échappe à de vilains virus ou joue au ballon-panier. En tout, huit mini jeux pour aiguiser tes réflexes et exercer ta patience... http://www.rtl.fr/jeux/  o

Retour dans le temps
Roger PatryPAR ROGER PATRY
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Vous est-il arrivé de vous poser des questions sur ce qui fait notre vie d’aujourd’hui? Quand nous regardons ce qui nous entoure, il est presque impensable que les objets qui font notre vie, aient pu ne pas exister. Il ne faut pas oublier que nos ancêtres ne connaissaient pas la presque totalité de ce qui a fait notre vécu.

Un retour dans le temps, nous montre les débuts du 20e siècle, débuts qui allaient changer leurs vies et la nôtre par surcroît. Si l’on se reporte en 1900, nous voyons l’arrivée d’inventions révolutionnaires pour le temps…

Laissez-moi vous montrer quelques-unes de ces inventions. 1901 voyait l’invention du cellophane. Ce simple papier transparent était pour eux une révolution, papier qui laissait voir ce qui est enveloppé.

1903 nous faisait voir le début de l’aviation. Voler comme des oiseaux leur semblait impossible, ils durent se rendre à l’évidence, c’était possible. 1908 voyait l’auto s’implanter dans la région. Pour eux, c’était révolutionnaire, circuler sur les routes sans les chevaux. Les garagistes travaillaient à la confection du premier « ski-doo » (1910).

Pour voir les inventions reliées à l’électricité, nos ancêtres devaient aller à la ville, parce qu’elle n’était pas encore arrivée dans notre paroisse. Un voyage dans les villes leur montrait déjà quelques nouveautés, tels les premiers néons (1905) le premier grille-pain (1908) les premiers frigidaires et les premiers postes de radios (1913).

L’arrivée de l’électricité dans notre région, voyait apparaître les débuts de la télévision (1926), de même que plusieurs recherches qui aboutirent à ce que nous avons aujourd’hui. Les premières télévisions apparurent dans notre région au début des années 1950, moins sophistiquées que celles d’aujourd’hui, il était nécessaire de poser une antenne pour capter les ondes qui arrivaient de Québec. Pas beaucoup de canaux, trois tout au plus, en noir et blanc s’il vous plaît. Encore une révolution pour les aînés, pouvoir regarder les gens dans une boîte de bois.

Les micro-ondes (1947), le radar (1934), le transistor (1948) l’ordinateur 2ième génération (1958) Il ne faut pas oublier les petits plaisirs de la vie. Les familles ne furent pas oubliées: (1921) découverte de l’insuline et des serviettes hygiéniques. (1925) les débuts de la pénicilline. (1937) découverte du nylon et du café « instantané ». Le stylo à bille devait suivre quelques mois plus tard (1938). La poupée Barbie vit le jour en (1959) la photo couleur débutait en (1914).

Les travailleurs voyaient leur condition de vie améliorée. (1936) semaine de 40 heures et vacances payées, sans oublier les progrès de la médecine : vaccin contre la polio (1954), structure de l’ADN (1953) et première transplantation d’un cœur humain(1967). En 1925, les femmes obtenaient le droit de voter.

Ce récit n’est qu’un pâle aperçu de ce qu’ont vécu nos ancêtres et les «Bébés Boomers» d’aujourd’hui. À vous maintenant, les nouveaux adultes, de faire mieux. o

Exposition des Fermières, un franc succès
PAR
DIANE ROBIN, RESPONSABLE DES COMMUNICATIONS

Notre rencontre mensuelle a eu lieu le mercredi 11 avril 2007. À cette rencontre, Mme Anne-Marie Girard de la Fromagerie du Terroir de Bellechasse est venue nous expliquer les secrets de conservation du fromage. De plus, elle nous a remis quelques recettes avec lesquelles nous pouvions agencer certaines sortes de fromage.

Au total, 33 personnes se sont montrées très intéressées par cette conférence.

Le 15 avril dernier, se tenait en collaboration avec l’École secondaire St-Charles, notre exposition des Fermières. Les membres du Cercle de Fermières de St-Charles qui ont participé à cette exposition ainsi que le conseil d’administration local ont pu, par cet événement, faire connaître leurs produits ainsi que les activités organisées tout au long de l’année.

Merci à toutes les personnes qui sont venues nous rencontrer et nous encourager. Prochaine rencontre le 9 mai 2007.  o

Les loisirs entre bonnes mains
PAR PIERRE LEFEBVRE

Le conseil d’administration du Charolais Champêtre a présenté des états financiers fort encourageants lors de l’assemblée générale annuelle tenue le 10 avril dernier.

Rappelons que cet organisme sans but lucratif est administré par des bénévoles et s’occupe de l’exploitation de l’aréna, en plus de la gestion des loisirs à Saint-Charles-de-Bellechasse. Malgré une invitation lancée à toute la population, seulement 19 personnes ont participé à cette rencontre, incluant les sept membres du conseil d’administration.

L’assemblée a pu être épargnée des nombreux problèmes d’organisation et de gestion financière qui étaient soulevés dans le passé. Le conseil d’administration semble désormais bien diriger les activités de l’organisme et peut se consacrer davantage au développement du loisir local.

Bilan des activités

Au cours de l’année 2006, le Charolais Champêtre a permis la réalisation de nombreuses activités dont le tournoi Provincial Junior, le tournoi Interrégional Novice-Atome, la conférence chasse et pêche, MultiArts Bellechasse, le Marché aux puces, la Fête nationale, le terrain de jeu, le soccer, la programmation de loisirs automne-hiver (badminton, ballet-jazz, hockey cosom, volley-ball, etc.), le déjeuner cognac, le tournoi de hockey Olympique et la Soirée des bénévoles (partie du Junior AA).

Rapport financier 2006 : un nouveau surplus

Les états financiers pour l’exercice se terminant le 31 décembre 2006 montrent des revenus de 459 227 $ et des dépenses de 407 047 $, laissant un surplus de 52 180 $, soit plus du double que pour l’exercice précédent. Par rapport à 2005, les revenus ont connu une hausse de 9 % et les dépenses une augmentation de seulement 2,5 %.

L’exploitation de la patinoire a généré environ le tiers des revenus de l’organisation. Maintenant opéré par un concessionnaire, le restaurant a renoué avec la rentabilité, tout en occasionnant moins de soucis aux gestionnaires. Par contre, le salon MultiArts Bellechasse a engendré un déficit de près de 6 000 $, d’où la nouvelle formule élaborée pour 2007.

La municipalité a versé officiellement au Charolais Champêtre des subventions de fonctionnement totalisant 84 738 $ en 2006, comparativement à 81 054 $ en 2005. Cette aide financière couvre l’aréna, le hockey mineur et junior, la piscine et les terrains de jeux, de balle et de soccer.

Grâce aux immobilisations réalisées par la municipalité, il a été possible d’améliorer grandement le confort des spectateurs. Un budget de 175 000 $ a été consacré pour la ventilation de l’aréna, la déshumidification de l’air, le remplacement de l’évaporateur et l’installation d’un nouveau plafond réfléchissant.

Deux membres réélus au conseil d’administration

Le président du conseil d’administration du Charolais Champêtre, Yvon Bernier, demeurera en poste pour encore une année, tout comme les autres membres élus, Rémi Boutin et Denise Prévost.

L’assemblée a par ailleurs reconduit par acclamation, pour une période de deux ans, le mandat des administrateurs Jean-François Blais et Gaétan Esculier.

Deux administrateurs sont désignés d’office par la municipalité, soit MM. Martin Lacasse et Denis Lamontagne.

Le directeur des loisirs reste en place

En poste depuis mai 2006, Pascal Gonthier occupe la fonction de directeur des loisirs pour la municipalité. Il se plaît à affirmer que les onze derniers mois lui auront valu au moins trois ans d’expérience.

Contrairement à ses deux prédécesseurs, il compte poursuivre son mandat pendant encore quelques années; il entend notamment augmenter le nombre d’activités offertes à la population et continuer de diversifier la programmation de loisirs. o

 

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