Volume 21, numéro 4, mai 2007
SOMMAIRE
Échos de la réunion du 2
avril
Des ruisseaux qui
font la rivière Boyer
Éditorial : Pourquoi si peu de transparence?
CPE Le petit
Poucet – Quelques statistiques
Le
bureau de poste, un lieu de rencontre traditionnel
Un groupe
de musique de St-Charles se distingue
Grands champions
Un outil indispensable
De beaux atouts, mais un avenir incertain
Des résultats qui ne
surprennent pas
Le plaisir de lire
Bibliothèque Jacques Labrie
Internet
Retour dans le temps
Exposition des
fermières, un franc succès
Les loisirs entre bonnes
mains
Par Micheline Paré
Parmi les sujets abordés lors de la
réunion du conseil municipal le 2 avril dernier, il convient de
retenir les éléments suivants :
- La municipalité attend l’approbation du
ministère des Transports concernant une nouvelle option qu’elle lui a
soumise pour la réfection du pont Picard. Elle consiste à ériger un
pont neuf à côté de la structure existante ; la structure neuve
reposerait sur des culées faites de caissons en acier atmosphérique
(métal pouvant résister une centaine d’années) enfoncés sous le niveau
du gel. Le tablier du pont, construit en bois traité, serait d’une
largeur de 16 pieds et d’une longueur de 85 pieds (5m x 26m). La
charge autorisée serait d’au moins 66 tonnes et la durée de vie de la
structure atteindrait au moins 50 ans. Cette nouvelle solution
coûterait moins de la moitié du montant évalué pour le projet initial,
soit environ 300 000$.
- La municipalité a reçu un rapport établissant un
diagnostic sur l’état de santé des lacs Saint-Charles et Beaumont. Les
concentrations en phosphore durant l’été dépassent le critère
québécois pour la protection du milieu aquatique. Le seul élément
positif est que le fond des lacs ne souffre pas d’un manque d’oxygène.
À ce stade, il appert que la présence des installations septiques ne
peut être la seule source de problèmes. En plus des actions concernant
le traitement des eaux usées, le rapport recommande d’interdire les
engrais chimiques et naturels, d’employer du savon exempt de
phosphore, surtout ceux des lave-vaisselle, d’interdire les
embarcations à moteur, d’assurer la restauration des rives avec la
plantation d’arbres et d arbustes sur une largeur d’au moins 5 m, de
limiter le développement additionnel lorsque les conditions de terrain
sont peu propices à l’épuration des eaux usées et d’encourager la
protection des zones naturelles. Tout le secteur nord du lac devrait
être restauré (chemin à détourner et drainage à entreprendre) afin de
garder intact ce dernier poumon du lac. Le secteur nord du lac
Beaumont devrait être laissé en conservation pour tenter de freiner la
dégradation de l’état tropique actuel du lac.
- La déchetterie de la rue de l’Église ouvrira
désormais le mercredi de 17 h à 20 h, en plus du samedi de 9 h à midi,
à compter du 25 avril.
- La soumission pour la vente de l’ancienne mairie
située au 25 avenue Commerciale a été acceptée au montant de 55 000$
plus taxes. Gestion Gilles Rochefort inc. avait déposé la seule
soumission, conditionnellement à l’achat par la municipalité de son
garage situé au 201 avenue Boyer, au montant de 175 000$ plus taxes.
- La municipalité de Beaumont doit elle aussi
adopter en avril une résolution en vue d’une entente avec St-Charles
en matière de sécurité incendie. Cette entente vise notamment le
partage des services du chef des pompiers.
- La municipalité a vendu deux autres terrains
résidentiels dans le développement Boyer.
- Le ministère des Transports a avisé la
municipalité qu’il entend procéder à la décontamination des terrains
de leur ancien garage de l’avenue Royale, dès le mois de juin 2007.
Cet espace et les bâtiments érigés seront ensuite mis en vente.
o
Des ruisseaux qui font
la rivière Boyer
PAR LE
GROUPE D’INTERVENTION POUR LA RESTAURATION DE LA
BOYER
Le 28 mars dernier, le Groupe d’intervention pour la
restauration de la Boyer (GIRB) présentait le bilan du travail réalisé
lors de son assemblée générale annuelle à la salle municipale de
Saint-Charles. Les citoyens qui se sont déplacés ont pu constater tout
ce qui se fait pour améliorer la qualité de la Boyer. Un bref historique
suivi d’un aperçu des actions déployées dans le bassin, en collaboration
avec les producteurs agricoles et autres partenaires, fut présenté par
M. François Lajoie, directeur du GIRB. Ce fut aussi l’occasion de
rencontrer les bénévoles qui composent le conseil d’administration de ce
comité de bassin, de même que des membres du Comité des citoyens du Parc
riverain de la Boyer et du Comité pour la santé du lac Saint-Charles.
Lors de cette rencontre, des postes inoccupés au sein
du conseil d’administration du GIRB ont été comblés. Les personnes
présentes ont appuyé Mme Christine Boutin, résidente de Saint-Charles et
propriétaire de la Fascine, à titre de représentante des citoyens.
Monsieur Roger Mercier de Saint-Henri s’est joint à l’équipe au nom du
syndicat de base de l’UPA de Kennedy et M. Pierre Labbé de Saint-Charles
représentera dorénavant le Comité des citoyens du Parc riverain de la
Boyer. Le syndicat de base de l’UPA de Dorchester Nord a délégué
monsieur Richard Viens de Saint-Anselme.
Depuis l’adoption de son plan d’action en février
2002, le GIRB a aménagé seize petits barrages ou seuils sur la Boyer sud
pour améliorer la qualité de l’eau et des habitats aquatiques.
L’aménagement de ces seuils, qui sont de petites digues n’affectant pas
le drainage des terres agricoles, a été rendu possible grâce à la
collaboration des producteurs agricoles participants et financé par la
Fondation de la faune du Québec. Ces aménagements fauniques, en créant
une chute, oxygènent l’eau et réduisent l’érosion découlant du
redressement des cours d’eau. Les poissons retrouvent alors des
conditions plus propices à leur développement.
Depuis 2002, de nombreux élèves des écoles primaires
de Saint-Charles et de Honfleur, et secondaires de Saint-Anselme et de
Saint-Michel ont planté des arbres et des arbustes pour diversifier les
bandes riveraines et les rendre aptes à jouer leur rôle de protéger la
qualité de l’eau et des écosystèmes. Grâce à la volonté de ces jeunes
qui appuient ces projets chez les producteurs agricoles participants, la
Boyer retrouve peu à peu les conditions favorables à la biodiversité et
à une meilleure qualité de l’eau. En combinaison avec la plantation par
des élèves de la région de près de 10 km de bandes riveraines et plus de
24 km de brise-vent, le GIRB met tout en œuvre pour supporter l’adoption
de pratiques bénéfiques en agriculture avec les producteurs agricoles et
leurs conseillers, dont les clubs conseil.
En 2008, on comptera sur quatre incubateurs à truites
aux écoles primaires à Saint-Gervais et l’Étincelle à Saint-Charles, à
la Polyvalente à Saint-Anselme et à l’école secondaire Dina Bélanger à
Saint-Michel. D’autres projets comme le Parc riverain de la Boyer en
collaboration avec le comité de citoyens du parc riverain de la Boyer,
sont aussi supportés par le GIRB et ses membres, dont la municipalité de
Saint-Charles.
Si la pêche vous intéresse, celle de la Boyer aura
lieu les 9 et 10 juin à l’étang en bas de l’avenue Boyer. Suivez les
développements, on prépare une fête au parc! o
Éditorial
Par PIERRE LEFEBVRE
P ourquoi si peu de transparence?
Lorsque le conseil municipal de
Saint-Charles-de-Bellechasse se réunit le premier lundi du mois,
beaucoup de sujets à l’ordre du jour s’avèrent des questions de
procédure et visent à ce que les décisions, même celles de routine,
soient prises en public, au su des citoyens. À l’occasion, certains
dossiers portent plus à conséquences et demanderaient qu’un meilleur
éclairage soit donné, non seulement aux spectateurs présents, mais aussi
à la majorité des citoyens généralement absents.
Ce manque de transparence est
survenu le 2 avril dernier quand le conseil a autorisé, sans trop
d’explications, la vente par soumission de l’ancienne mairie, en même
temps que l’achat d’un immeuble pour en faire un garage municipal. Cela
a suffit pour qu’un intervenant dénonce ce geste en assemblée en
affirmant : «Votre affaire, c’est tout croche!». C’était effectivement
la première fois qu’on reliait publiquement la vente de l’ancienne
mairie avec le projet d’acquisition d’un nouveau garage pour le service
des Travaux publics. Si le lien entre ces deux dossiers était nouveau
pour plusieurs personnes présentes, il est alors devenu évident que des
tractations privées avaient déjà eu cours à ce sujet, d’où l’impression
de grenouillage qui ressortait en entendant le maire négocier devant
tous du financement offert en surplus par le soumissionnaire.
D’entrée de jeu, je précise
qu’il n’est pas de mon intention d’affirmer, ni même d’insinuer que le
conseil municipal puisse s’adonner à des malversations ou pire encore,
que certains individus tentent de s’en mettre plein les poches en
profitant de la situation. J’ai la profonde conviction que nos
représentants municipaux sont honnêtes et qu’ils font de leur mieux pour
assurer le développement de la municipalité. Toutefois, leur manque de
transparence, leur faible écoute des citoyens et surtout, leur
incapacité chronique à les associer par consensus aux projets collectifs
ternissent leurs bonnes intentions.
L’immeuble du 21 avenue
Commercial était devenu un éléphant blanc qui commençait à peser lourd
dans le paysage politique local. En effet, devant 125 personnes réunies
à l’église Saint-Charles le 25 mars 2002, le maire Charles-Eugène
Blanchet avait alors fait part de son optimisme pour la vente de
l’ancienne mairie, en vue d’obtenir l’adhésion de la population au
projet de rénovation du presbytère. On devait en retirer un montant de
100 000$ qui aurait contribué à réduire la dette engendrée par les
travaux de réfection et de transformation du presbytère.
Après plusieurs tentatives pour
vendre la bâtisse inoccupée par l’intermédiaire d’un agent d’immeuble,
le conseil municipal s’est résolu le 5 février dernier à l’offrir en
vente par soumission publique. La seule offre déposée le 23 mars par
Gestion Gilles Rochefort Inc. propose son acquisition au montant de
55 000$ plus les taxes, conditionnellement à l’achat par la municipalité
de son garage situé au 201, avenue Boyer, au coût de 175 000$ plus
taxes.
Il ne s’agit pas là d’une
simple coïncidence puisque le maire avait déjà parlé, lors de la réunion
du 2 octobre 2006, du besoin de mieux loger le service des Travaux
publics et de l’intention du conseil d’acquérir à cette fin le garage de
l’avenue Boyer. Le conseil avait alors fait préparer le bail qui sera à
intervenir entre la municipalité et le locataire actuel d’une partie de
cet immeuble. Se comporter comme propriétaire alors que la transaction
n’est pas encore autorisée, cela s’appelle mettre la charrue devant les
bœufs! Le projet d’achat du garage était alors présenté comme une
aubaine, malgré son coût total de 245 000$, puisque l’érection d’une
clôture, la mise aux normes et la réfection du toit, des portes et des
divisions intérieures s’imposent. Depuis, le locataire actuel ne
souhaite plus un bail de cinq ans, mais seulement une location annuelle.
Le 2 avril dernier, en qualité
de citoyen, j’ai demandé si la municipalité avait bien examiné toutes
les possibilités d’utilisation de l’ancienne mairie comme outil de
développement, en tentant par exemple de l’offrir au nouveau député ou
d’attirer des entreprises d’économie sociale tel le GIRB ou autres pour
créer des emplois à St-Charles. En effet, aucun organisme desservant la
MRC de Bellechasse n’a ses bureaux chez nous. La réaction du conseiller
Réjean Lemieux : «votre question est insidieuse et négative»! Et le
conseil de s’empresser d’adopter une résolution pour accepter la
soumission reçue. Après s’être fait dire que cette décision impliquait
aussi un endettement pour l’achat du garage, le maire a rapidement fait
accepter un avis de motion concernant le dépôt d’un éventuel règlement
d’emprunt au montant de 175 000 $ qui entraînera une hausse de taxes de
l’ordre de 0,015$ / 100$ d’évaluation.
Toute cette précipitation dans
ce dossier et la diffusion d’information au compte goutte soulève de
nombreuses questions chez les observateurs le moindrement sensibilisés
au dossier. Le dépôt d’un règlement d’emprunt le 7 mai prochain
constituera la dernière étape permettant aux citoyens, soit d’obtenir
des explications complètes et cohérentes avant que la transaction ne se
réalise, ou soit de refuser ultérieurement le projet par référendum,
J’ai identifié une quinzaine d’interrogations légitimes qui subsistent.
(1) Quelle est l’urgence de
mieux loger le service des Travaux publics? Le besoin peut sembler
évident devant l’exiguïté et la vétusté des locaux actuels, mais la
question mérite une réponse pour apprécier cette priorité quand on
connaît l’état de délabrement de nos routes.
(2) Qu’adviendra-t-il du terrain
et des bâtiments actuels de l’avenue Commerciale? Le maire précise que
la municipalité s’en débarrassera, mais le spectre d’un nouvel éléphant
blanc demeure car certains espaces sont utilisés par l’aréna et les
lieux ne se prêtent guère à d’autres usages.
(3) La décision récente du
ministère des Transports de procéder enfin à la décontamination de son
terrain au centre du village dès juin 2007 et de le mettre en vente avec
les bâtiments qui s’y trouvent ne change-t-elle pas la donne? L’état du
bâtiment de l’ancienne Voirie n’est peut-être pas le meilleur, mais
aucune évaluation comparée n’a été déposée pour justifier le rejet de
cette option. La municipalité pourrait s’y installer temporairement, en
vue d’éliminer par la suite cette verrue au milieu d’un quartier
résidentiel et d’en faire un lotissement cohérent avec la zone habitée.
(4) En matière d’urbanisme, la
localisation d’un garage municipal sur l’avenue Boyer représente-t-elle
un bon choix car elle intensifiera la circulation lourde sur la rue
Laflamme, en plus d’entraîner l’érection d’une clôture et le maintien
d’un parc à machinerie et à matériaux peu esthétique en bordure d’un
golf et d’un parc éventuels?
(5) Pourquoi ne pas associer ce
projet à celui d’une nouvelle caserne pour les incendies et mettre fin
au bail actuel qui coûte 8 000$ par année?
(6) Dans une perspective
d’avenir, ne serait-il pas préférable de planifier plutôt un garage
multifonctionnel sur un terrain qui ne perturberait pas la vie des
résidents?
(7) Sur le plan financier, quel
est le portrait exact du projet d’échange autorisé par le conseil et
notamment son impact fiscal? (Il faut savoir que l’achat du terrain du
ministère des Transports n’engendrerait aucune perte de l’assiette
fiscale.)
(8) La dépense de 70 000 $
requise pour la rénovation et la mise aux normes du nouveau garage
est-elle bien évaluée et n’augmente-t-elle pas indûment le coût du
projet?
(9) Combien a coûté le maintien
de l’ancienne mairie en frais d’entretien, de financement additionnel et
de manque à gagner pour les taxes non perçues depuis le déménagement des
bureaux municipaux?
(10) Quel sera l’impact réel de
ce projet sur les comptes de taxes pour 2007 et pour les années futures?
(11) Quelles sont la pertinence,
l’importance et surtout l’assurance de revenus de location d’une partie
du garage convoité?
(12) Quels sont les termes du
financement proposé par le soumissionnaire et pourquoi sa proposition
serait-elle plus avantageuse pour les contribuables?
(13) Quel impact la priorité
accordée au garage municipal aura-t-elle sur le financement des autres
projets majeurs de la municipalité, tels la réfection de l’avenue Royale
et de certaines routes, du réservoir d’eau potable ou celle du pont
Picard?
(14) La municipalité
sera-t-elle éligible à des subventions gouvernementales pour ce projet?
Enfin, (15) quel est l’intérêt de la municipalité à payer pour les
installations de vente de carburant présentes sur le terrain? A-t-on la
certitude que le sol n’y est pas contaminé et combien coûterait leur
enlèvement?
Les interrogations soulevées
dans ce dossier sont certes nombreuses, mais elles ne se veulent ni
alarmistes, ni superflues. Elles sont engendrées par le manque
d’information à toute la population. Ce n’est pas en donnant quelques
bribes de renseignements à une trentaine de personnes présentes aux
réunions du conseil que le besoin de transparence sera satisfait pour
l’ensemble des 2 159 citoyens. Si le conseil n’offre pas plus
d’éclairage lors du dépôt d’un projet de règlement d’emprunt, il ne
restera plus aux citoyens qu’à y faire obstacle en exigeant la tenue
d’un référendum. Le conseil n’aura ainsi d’autre choix que d’expliquer
en détail les avantages et inconvénients de son projet. Ce sera
peut-être la meilleure façon de s’assurer que les citoyens font bloc
avec leur conseil municipal sur ce dossier et que leurs appréhensions et
objections ont été prises en compte. Il est reconnu que quand les
décisions communautaires sont prises par consensus, cela génère des
solutions qui s’avèrent non seulement plus justes, mais aussi plus
efficientes, mieux éclairées et plus stables que celles prises en
catimini.
o
CPE Le petit
Poucet – Quelques statistiques
PAR FRANÇOIS BERNIER
Le mois dernier, la Boyer a publié des statistiques
sur le développement économique de St-Charles. Voici quelques chiffres
qui illustrent l’apport du CPE Le petit Poucet dans Bellechasse.
Le CPE Le Petit Poucet compte 25 employés habitant
pour la plupart Bellechasse et avait jusqu’à juin dernier 7 responsables
de garde en milieu familial qui lui étaient attitrées. Au cours de notre
année financière 2005-06, des salaires de 395 000 $ ont été versés aux
employés de notre comté tandis qu’un montant de 110 600 $ était remis
aux responsables en milieu familial à titre de subvention, encore
spécifiquement pour les résidentes de Bellechasse seulement.
Des dépenses non salariales d’environ 31 000 $ ont
été réalisées dans Bellechasse et une bonne part de celles-ci à
St-Charles même, auprès de commerces et d’entrepreneurs locaux que nous
tenons à encourager en premier lieu.
Le CPE accueille régulièrement des stagiaires des
Cegeps de Lévis et de la Rive Nord qui viennent parfaire leurs
connaissances. Les enfants (57 par jour) qui fréquentent le CPE
proviennent majoritairement de St-Charles, mais également de plusieurs
municipalités avoisinantes, ainsi que de Lévis et même au-delà, ce qui
crée un apport économique non quantifiable mais bien réel pour
St-Charles.
Enfin, depuis environ six ans, les CPE sont reconnus
entreprises d’économie sociale par le ministère de la Famille, des Aînés
et de la Condition féminine. o
Le
bureau de poste, un lieu de rencontre traditionnel
PAR MARCEL
PLOUFFE
Il n’est pas si loin encore le temps où des
villageois demandaient que le maître de poste leur fournisse des bancs
et leur permette de fumer en attendant que le courrier soit distribué
dans les casiers. À une certaine époque, des résidants ne voyaient même
pas la nécessité de fournir une adresse complète à leurs correspondants
car pour eux, «Jos Bleau, St-Charles» était suffisant…
Le bureau de poste du code G0R 2T0 a bien changé
aujourd’hui. Chaque jour, entre 1200 et 1500 lettres, 500 à 600 revues
et journaux ainsi que de 15 à 20 colis y sont triés pour distribution.
Les deux tiers du courrier vont dans la zone urbaine et le reste est
livré en milieu rural. Pendant longtemps, on a observé une hausse
constante de la clientèle et du courrier, mais avec l’arrivée
d’Internet, une baisse est maintenant remarquée.
De plus en plus de gens règlent leurs factures avec
leur ordinateur, utilisent le dépôt automatique pour leur salaire ou
certains autres revenus (RRQ, régimes de pension, solidarité sociale,
assurance-emploi) et reçoivent aussi moins de cartes à Noël.
Chaque matin, le camion de la poste arrive
habituellement entre 8 h 30 et 9 h 30. Le maître de poste fait alors un
premier tri du courrier en deux catégories : village et rural. Il
distribue ensuite le courrier urbain dans quelque 600 casiers des
clients, tandis que la factrice (des boîtes rurales) prépare le sien
pour la distribution qui commencera une heure après. Vers midi ou 13 h,
le parcours des routes rurales est terminé. Depuis que le courrier
arrive déjà classé selon un système alpha-numérique, avec les adresses
de rues par ordre alphabétique et de numéro civique, sa répartition a
été grandement accélérée. Trois employés s’occupent du courrier : M.
René Fournier, le maître de poste (plein temps), Mme Guylaine Robichaud,
l’adjointe, et Mme Renée Asselin-Labrecque, la «F.F.R.S.» ou factrice du
service rural.
M. Fournier est maître de poste à St-Charles depuis
22 ans; il a déjà travaillé pour Postes Canada à St-Raphaël, comme
maître de poste, à Montmagny et à La Pocatière. Au cours de ses
nombreuses années de service, les principales difficultés reliées à son
métier de maître de poste provenaient de petits conflits avec les
employés et les usagers. En matière de gestion du personnel, il s’avère
parfois difficile de concilier compétence et ancienneté. Les situations
conflictuelles avec des clients viennent en général quand le maître de
poste est pris entre l’arbre et l’écorce. En effet, les règlements
établis par Postes Canada entrent parfois en contradiction avec les
attentes et les habitudes des usagers. Par exemple, les clients qui
oublient de changer leur adresse recevront leur courrier à l’ancienne
adresse, ce qui provoque des incidents vécus de façon désagréable de
part et d’autre.
Malgré la routine inévitable, M. Fournier retire
encore de nombreuses satisfactions de son travail; il souligne en
particulier : la période de sa vie où il fut maître de poste support et
surveillant. Il parcourait alors la région pour assurer la bonne marche
d’une vingtaine de bureaux de poste.
Il y a deux ans, un nouveau défi s’est présenté :
l’apprentissage de l’informatique pour la gestion des stocks permanents.
Ses tâches se font maintenant plus facilement.
Enfin, entretenir de bonnes relations avec les
clients au comptoir constitue toujours sa préoccupation. Encore
aujourd’hui, en venant chercher leur courrier, les usagers ont
l’occasion de se rencontrer, d’échanger et d’apprendre les «p’tites
dernières». Il n’y a plus de banc à leur disposition toutefois! Comme il
y a encore beaucoup à écrire sur la poste, notre prochaine chronique de
juin aura pour sujet « Factrice du service rural de père, en mère, en
fille ». q
Un groupe
de musique de St-Charles se distingue
PAR
PIERRE LEFEBVRE
Un groupe formé de quatre étudiants de l’École
secondaire St-Charles s’est mérité deux prix lors de la finale
"Secondaire en spectacle", qui s’est tenue le 13 avril dernier à l’école
secondaire Pointe-Lévy, pour la région de Chaudière-Appalaches.
Secondaire en Spectacle est un programme de
développement culturel et artistique des jeunes des écoles secondaires
du Québec axé sur l’expérimentation, l’apprentissage et la formation. Il
représente ce que les jeunes ont de plus beau à offrir : talent,
créativité, enthousiasme et dynamisme. Il leur donne l’occasion de
découvrir, d’expérimenter et de laisser éclater leur talent!
Le premier prix attribué consiste en une session
d’enregistrement au studio M.G.Cloutier de St-Georges-est. Le second
prix, un montant de 100 $, leur a été accordé pour la qualité de la
langue française par la Société Nationale des Québécois (SNQ), dans la
catégorie auteur compositeur interprète.
Le groupe de musique est formé de Dominique Aubé
(batterie), Bernard Gamache (guitare), Alexandre Godbout (chanteur) et
Simon Prévost (basse), tous résidants de la municipalité. Ces jeunes de
niveau Secondaire 4 s’étaient démarqués une première fois lors de la
finale locale tenue le 22 février 2007 à St-Charles.
Les gagnants des différentes catégories aux finales
régionales devaient être conviés au «Rendez-vous panquébécois»; celui-ci
constitue l’événement ultime, la récompense pour tous les lauréats et
les lauréates qui peuvent ainsi se produire sur scène dans un cadre
professionnel. Habituellement prévue au mois de mai, cette rencontre
fait toutefois relâche cette année pour revenir sous une forme
renouvelée en mai 2008.
o

Grands champions
PAR
DANY BOURgET
Les improvisateurs de l’École secondaire St-Charles
C’est sous le soleil printanier du 21 avril dernier
qu’avait lieu la finale du tournoi d’improvisation Éduc’alcool à
L’Esperanto de Lévis. Le résultat prouve une fois de plus que le talent
combiné à un travail sérieux porte fruit. Les quatre improvisateurs de
l’école Saint-Charles y sont allés d’une performance brillante qui leur
a valu le titre de grands champions. Forts d’une expérience qui grandit
à pas de géant depuis la mise sur pied de l’équipe et fiers des
réussites de cette année, les joueurs de l’ESSCouade ont terminé en tête
du classement des huit équipes. Après un succès admirable en demi-finale
à Montmagny, les élèves faisaient cette fois-ci face à une compétition
plus féroce venant du Lac-Saint-Jean, de Baie-Comeau et de Bergeronnes.
D’ailleurs, ils n’ont devancé le Patro de Lévis que par un seul petit
point et L’Esperanto, vainqueur l’an dernier, par treize points.
Kelly Laflamme de Saint-Gervais, Kristina Bergeron de
Beaumont, Alexandre Godbout de Saint-Charles et Maxime Pouliot de
Saint-Henri, tous les quatre composent cette équipe qui a mérité le
privilège de participer au festival Juste pour rire, cet été à Montréal.
À cette occasion, les improvisateurs pourront rivaliser d’intelligence
avec la meilleure équipe juvénile de l’Ouest du Québec ainsi qu’avec les
joueurs professionnels qui parrainent le tournoi Éduc’alcool. Face à une
Édith Cochrane ou à un Réal Bossé, munis de micro-casques et de leur
vivacité d’esprit, au centre de la patinoire du Mondial d’improvisation
Juste pour rire, entourés par la foule de spectateurs, nul doute que ces
adolescents de notre région vivront là des heures inoubliables.
Entraînés par leur enseignant Dany Bourget depuis le
début de l’année scolaire, les improvisateurs savent charmer, émouvoir
et captiver le public. L’une fait preuve d’une répartie peu commune,
l’autre maîtrise les personnages, le joueur suivant excelle dans
l’interprétation d’animaux et l’art de faire voir l’univers qu’il crée,
un autre encore possède une culture générale impressionnante. Et tous
savent mettre à profit les nombreuses compétences dont ils sont dotés
parmi lesquelles l’éthique de travail, le désir d’apprendre et le sens
des valeurs véhiculées ne sont pas les moindres. Le tout, saupoudré d’un
esprit d’équipe hors pair, a permis à cette équipe championne de prouver
qu’on trouve de véritables bijoux au coeur de chez nous… o
Un outil indispensable
PAR JACINTHE
VIEL,
ORGANISATRICE COMMUNAUTAIRE
Le 24 avril, les membres de la Table de concertation
pour les personnes en perte d’autonomie et leurs proches de Bellechasse
ont procédé au lancement d’une fiche unique d’information pour la
population de Bellechasse.
Cette fiche, destinée aux personnes en perte
d’autonomie, vise à informer la population sur les ressources existantes
dans leur région pour les différents services offerts par ces
organismes. «La Table de concertation est composée de représentants
d’organismes qui ont pour mission d’améliorer la qualité de vie de ces
personnes», de mentionner Johanne Audet, coordonnatrice du Regroupement
des proches aidants de Bellechasse et maître d’oeuvre du projet.
Les préoccupations de la Table de concertation
visent, entre autres, à faciliter le soutien à domicile, à accroître
l’accessibilité aux services et à informer la clientèle sur les
ressources existantes dans leur milieu.
La fiche d’information, distribuée essentiellement
aux professionnels du réseau de la santé et des services sociaux et
autres partenaires du milieu, se veut facile d’utilisation et simple à
consulter.
De présentation soignée, la fiche informe, à l’aide
de mots-clés, sur les différents services offerts par les organismes et
indique les numéros de téléphone pour communiquer avec eux. «Il nous
apparaissait important que notre fiche d’information soit simple
d’utilisation afin de faciliter son utilisation pour la clientèle
ciblée» de préciser Pierre Auger, adjoint à l’administration du Centre
d’action bénévole-SERS. Il existait plusieurs types de répertoires,
d’annuaires répertoriant des organismes mais rien encore n’existait qui
rassemblait uniquement des organismes voués aux personnes en perte
d’autonomie.
On prévoit, dans la région de Bellechasse, une
augmentation de plus de 35% des personnes âgées de 65 ans et plus d’ici
les dix prochaines années. «L’outil d’information sur les organismes du
milieu contribuera à l’atteinte de nos objectifs dont celui des services
directs à la population par une intervention plus ciblée vers les
clientèles vulnérables» de dire Monsieur José Lortie, chef aux
programmes Personnes en perte d’autonomie liée au vieillissement et
déficience physique du Centre de Santé et de Services Sociaux du Grand
Littoral (CSSSGL), secteur Bellechasse et Nouvelle-Beauce.
«Le vieillissement de la population est un enjeu
majeur car celui-ci est étroitement lié à la croissance des besoins»,
précisait Monsieur Lortie.
«Grâce à ce projet, nous souhaitons que les personnes
en perte d’autonomie et leurs proches aidants développent une meilleure
connaissance des ressources mises à leur disposition sur le territoire
de Bellechasse», de conclure Johanne Audet. o

Les deux lacs de St-Charles, de beaux atouts, mais un avenir
incertain...
Par Pierre Lefebvre,
Synthèse du rapport soumis par le Groupe Hémisphères
La municipalité de
Saint-Charles-deBellechasse a le privilège de compter deux lacs naturels
sur son territoire, les lacs Saint-Charles et Beaumont. Ce sont des
atouts d’une grande valeur du fait de leur rareté et de l’importance que
les gens accordent à leur utilisation pour des activités nautiques, de
plein air ou de villégiature.
À la demande du
Gouvernement du Québec, la municipalité a commandé en août 2006 une
étude pour mieux caractériser le milieu naturel de ces lacs. Au fil de
La Boyer trouve important de sensibiliser ses lecteurs à leur
conservation à long terme. Le présent dossier présente donc un résumé
vulgarisé du rapport remis à la municipalité en mars 2007.
Le pourquoi
d’une étude
Les lacs
Saint-Charles et Beaumont sont des lacs de villégiature dont le bassin
versant très restreint se situe en grande partie dans la municipalité de
St-Charles; une faible portion du bassin du lac Beaumont se retrouve
dans Beaumont et Lévis. Les lacs font partie de la Plée de
Saint-Charles, une tourbière alimentée par de l’eau de pluie et dominée
par des plantes typiques, les sphaignes et les éricacées. Elle est juste
en bordure de la Grande Plée Bleue, une autre zone de tourbières sise
plus à l’ouest.
Or, les deux lacs
ont montré au cours des dernières années des signes de vieillissement;
les riverains ont noté un envasement et une prolifération de plantes
aquatiques, liés à un réchauffement de la température de l’eau des lacs.
Un phénomène de prolifération excessive d’algues aurait de plus été
observé au lac Saint-Charles en septembre 2005.
Dans le contexte où
des terrains demeurent disponibles au développement de la villégiature
en périphérie des deux lacs, le ministère du Développement durable, de
l’Environnement et des Parcs a demandé à la municipalité de documenter
les connaissances de base sur ces milieux aquatiques et leur pourtour,
d’autant plus que certaines plantes susceptibles d’être désignées
menacées ou vulnérables au Québec ont été recensées à proximité. Il
était particulièrement important de savoir si les deux sites de
développement envisagés pour chacun des deux lacs possèdent les
caractéristiques de milieux humides avant d’autoriser leur lotissement.
Le conseil municipal a donc
retenu les services professionnels de Groupe Hémisphères, des
conseillers en environnement de Beaumont, pour recueillir les
connaissances essentielles permettant de poser un diagnostic approprié
sur l’état de santé des lacs et, à l’échelle de leur bassin versant,
d’évaluer leur capacité de support, afin de proposer les solutions les
plus appropriées quant à la nature et à l’ampleur d’éventuels
développements pour la villégiature. Il s’agissait de plus d’évaluer les
impacts de nouveaux projets de développement sur l’intégrité des
écosystèmes terrestres.
Les lacs
sont influencés par l’être humain
Historiquement,
comme ce fut le cas de nombreux milieux humides, le bassin versant des
lacs Saint-Charles et Beaumont a été grandement modifié, notamment par
le drainage et par la construction résidentielle qui en ont réduit
le périmètre.
Le lac Saint-Charles
est alimenté de quelques ruisseaux, la plupart redressés dans les années
1970, en plus de l’être par ruissellement et par les eaux souterraines.
C’est ce lac qui a connu le plus grand développement résidentiel depuis
les années 1950, et dont l’occupation permanente compte pour environ 40
% des propriétés présentes. Le lac, de faible profondeur moyenne, fait
partie du bassin versant de la rivière Boyer. Un petit barrage de
béton, installé à sa déchaRge en 1967, en contrôle le niveau. Une zone
vouée à la conservation est identifiée au nord du lac. Depuis 1994, la
municipalité recueille certaines données sur les caractéristiques de
l’eau, notamment en matière de contamination bactériologique. Le comité
de survie de l’Association des Propriétaires de Place Laval Ruel inc.
réalise pour sa part depuis 2004 un suivi de la qualité de l’eau du lac
dans le cadre du Réseau de surveillance volontaire des lacs. Le Club
Borromée est aussi un regroupement de propriétaires qui s’occupe entre
autres de l’entretien du réseau de chemins privés.
Le lac Beaumont, pour
sa part alimenté surtout par ruissellement et par les eaux souterraines,
possède un exutoire se déversant dans le ruisseau Beaumont, puis le
fleuve Saint-Laurent; cet exutoire aurait été aménagé il y a plusieurs
années de main d’homme, possiblement pour assécher les propriétés
riveraines ou pour permettre la construction de la voie ferrée qui a
créé deux milieux aquatiques distincts, bien que reliés par un ponceau.
Il semble selon des résidents du secteur que ce ponceau ait été bloqué à
l’été 2006 afin de favoriser l’assèchement de la partie ouest du lac. Le
chemin de fer est principalement utilisé pour le transport de produits
pétroliers. Le secteur a d’ailleurs connu deux déraillements en 1999 et
2004, possiblement causés par un affaissement du sol composé de tourbe
directement sous la voie. Une zone vouée à la conservation est présente
sur la rive nord du lac.
Une proportion
importante des rives est ornementale, parce que la marge de recul qui
devrait normalement être laissée à l’état naturel s’avère absente; des
murets de soutènement, du gazon ou d’autres aménagements incompatibles
occupent le bord de l’eau. L’artificialisation des rives compte beaucoup
pour l’état de santé d’un plan d’eau. La rive est une zone de transition
entre l’eau et la terre; sans végétation spécialisée, elle ne peut se
protéger contre l’érosion, donner de l’ombre et capter les éléments
nutritifs de la nappe phréatique, avant qu’ils n’atteignent le lac.
Heureusement, on peut corriger cette situation par un reboisement
judicieux.
Bilan
de santé inquiétant pour l’avenir
Pour évaluer l’état
de santé des lacs, on a procédé à l’examen de quelques paramètres ou
indicateurs comme la transparence de l’eau, son acidité, sa
conductivité, la présence d’azote, de phosphore, de carbone organique,
de chlorophylle, de fer et de bactéries coliformes. Voici un résumé des
principales observations consignées dans le rapport :
Transparence :
faible due à la
prolifération de végétaux.
Acidité : neutre à faiblement acide
à cause des tourbières.
Conductivité :
faible, donc
signe d’une eau douce.
Azote : peu abondant, en l’absence
de pollution agricole. Certaines pratiques horticoles sont à risques
(ex. gazon).
Phosphore :
concentration
très élevée et inquiétante.
Carbone organique : présence élevée avec
pigments de chlorophylle.
Fer : supérieur à la moyenne
régionale, mais non nocive.
Micro-organismes :
pas de
coliformes fécaux, donc eau propice à la baignade.
La transparence de
l’eau renseigne sur la turbidité et la couleur de l’eau, ainsi que sur
la quantité de micro organismes en suspension; elle est faible pour les
deux lacs, conséquence de leur vieillissement avec la prolifération des
végétaux. Pour le lac Saint-Charles, il semble y avoir une faible
amélioration de la transparence au cours des dernières années.
La majorité des
résultats du lac Beaumont montrent une concentration élevée de
phosphore; celle-ci dépasse largement le critère au delà duquel on
observe une croissance excessive d’algues et de plantes, en plus d’une
détérioration de la vie aquatique. Pour le lac Saint-Charles, il y a eu
aussi des épisodes de concentration
élevée de phosphore.
Le nombre de
coliformes fécaux classe le lac Saint-Charles dans la catégorie A pour
la baignade. Ceci laisse supposer que les sources potentielles de
contamination sont généralement contrôlées, sans pour autant être tout à
fait satisfaisantes quant à leur conformité aux normes.
En théorie, les lacs ont
une durée de vie limitée et, comme les espèces vivantes, ils sont voués
à plus ou moins brève échéance à cesser d’exister. Durant la vie d’un
lac, sa flore et sa faune évoluent en parallèle avec la diminution de la
profondeur de l’eau. La raison d’un tel bouleversement s’explique du
fait que la productivité biologique augmente beaucoup en eau peu
profonde et riche en matières nutritives. Ainsi, après des centaines ou
milliers d’années, les lacs deviennent marécageux. Il existe plusieurs
stades de vieillissement qui s’amplifient selon les conditions du bassin
versant, le climat, la géologie et la biologie. Le processus entier
s’appelle «eutrophisation» et il est malheureusement irréversible.
Des
lacs qui vieillissent de façon irréversible
Malgré le fait que
les lacs au Québec soient nés de l’action des glaciers, il y a neuf à
douze mille ans, beaucoup sont demeurés dans un état relativement jeune.
Cependant, on retrouve davantage de lacs anormalement vieillis près des
villes en raison de l’apport excessif de substances nutritives (eaux
usées, engrais, érosion) ou de l’artificialisation exagérée des rives et
de l’encadrement forestier.
De ces substances
nutritives, les composés phosphorés et azotés sont généralement
considérés comme tenant le rôle-chef dans l’eutrophisation. Selon les
mesures contenues dans le rapport, le lac Saint-Charles doit être
considéré comme eutrophes ou vieux, et le lac Beaumont comme moyennement
vieux.
Le
phosphore limite la capacité de support
Le potentiel de
développement des lacs est habituellement fondé sur la quantité de
phosphore, un facteur limitant de leur productivité biologique. Un
modèle a été utilisé pour identifier les sources naturelles et d’origine
humaine de phosphore. Il n’a été appliqué qu’au lac Saint-Charles car le
lac Beaumont a des conditions hydrologiques complexes.
Le calcul de la
capacité de support consiste à déterminer la quantité maximale de
phosphore pouvant être tolérée par un lac. Le résultat dépend des
apports de phosphore acheminés jusqu’à l’eau et se calcule en fonction
des différentes affectations, activités et caractéristiques du bassin
versant (superficies, profondeur moyenne, temps de résidence, etc.).
La carte ci-contre montre l’utilisation du sol pour le bassin versant
actuel des lacs.
Le rapport s’est par
ailleurs penché sur les installations septiques individuelles des
propriétés situées en bordure des lacs. Au lac Saint-Charles, 56 des 96
propriétés sont utilisées de façon saisonnière (58 %) alors que 40
d’entre elles sont des résidences permanentes (42 %); les résidences au
lac Beaumont sont toutes saisonnières. Mentionnons qu’un bon nombre des
résidences saisonnières sont parfois utilisées à l’année, les fins de
semaine.
L’examen des
résultats compilés fait ressortir les éléments problématiques suivants
reliés au traitement des eaux usées :
► les 17 propriétés
munies d’un puisard ancien ou qui ne comportent aucun dispositif de
traitement secondaire (champ d’épuration) seraient localisées au niveau
de la nappe phréatique; ils constituent ainsi une source de
contamination indirecte en nutriments au lac;
► les propriétés
munies d’une fosse de rétention conforme, avec vidange totale (21) ou
périodique (70), ont l’avantage de ne pas générer de phosphore aux lacs;
c’est pourquoi le taux d’occupation calculé ne tient pas compte des
propriétés munies de telles fosses.
Règle générale, les
sols naturels présents autour des lacs sont de nature organique, donc
moins propices à l’épuration des eaux usées. Ces sols ont une faible
capacité de retenir le phosphore. Il est donc essentiel que les systèmes
d’épuration soient bien conçus et bien construits dans ces sols.
Certains secteurs en
bordure des lacs sont davantage problématiques, car la nappe phréatique
élevée réduit l’efficacité des champs d’épuration présents. Notons par
ailleurs que la plupart des propriétés en bordure des lacs ont été
construites sur du sol de remblai, ce qui constitue un autre élément
fragilisant, sans oublier les vices de construction possibles.
Faible possibilité de développement pour la villégiature
L’exercice de
modélisation a eu le bénéfice d’identifier les sources de phosphore des
lacs; elles sont principalement d’origine naturelle (près de 60 %),
surtout des milieux humides, les autres apports étant majoritairement
d’origine humaine, soit 40 %. À la lumière des résultats obtenus, le lac
Saint-Charles a non seulement atteint sa concentration maximale en
phosphore admissible, sa capacité la dépasse même de 10 %. Un temps de
renouvellement court de la masse d’eau diminue notamment le pouvoir de
rétention du phosphore.
Le milieu naturel
des bassins versants est passablement perturbé, notamment du fait du
drainage qui a modifié les conditions hydrologiques avec la tourbière
environnante, et aussi par la présence du chemin de fer, de la route 279
et des chemins de desserte construits.
Les pressions de
développement en bordure des lacs a certainement contribué à
dénaturer les beRges et pourraient contribuer à enrichir les eaux.
Depuis quelques années, l’augmentation importante de la valeur foncière
dans l’environnement d’un lac entraîne une hausse de taxes, ce qui peut
inciter les propriétaires à altérer les milieux humides au détriment de
leur conservation. C’est ce qui s’est produit entre autres dans le
secteur nord du lac Saint-Charles, où la tourbière va progressivement
s’assécher et perdre ses caractéristiques écologiques à cause des
travaux de drainage réalisés depuis trois ans.
Le rapport démontre
hors de tout doute que tous les secteurs visés par le développement ont
une ou plusieurs caractéristiques des milieux humides. Puisqu’ils ont
été drainés et que la qualité des sols permet minimalement la
construction de nouvelles installations septiques, les secteurs sud des
deux lacs pourraient néanmoins être consolidés en termes de nouvelles
résidences, mais en concentrations négligeables.
Conclusions et
recommandations
Les résultats
conjugués du calcul de l’état de vieillissement des lacs et de la
modélisation du phosphore démontrent que des actions préventives sont
essentielles, si on veut continuer le développement dans le bassin
versant des lacs. Dans cette perspective, les auteurs du rapport ont
élaboré deux groupes de recommandations visant à améliorer le
traitement des eaux usées pour réduire les apports en phosphore et à
protéger l’état des lacs pour freiner leur dégradation.
On en trouvera un résumé ci-dessous. Leur application dépendra toutefois
de l’engagement volontaire ferme de tous les résidents riverains ou, à
défaut, d’un resserrement éventuel du contrôle municipal et de
l’implication des élus.
Profil des lacs
Caractéristiques
Saint-Charles Beaumont
Superficie du lac en
ha
62,3
50,4
Superficie du bassin
versant en km2
4,96
2,177
Volume d’eau en m3
598 080 461 250
Profondeur moyenne en
m
0,96 0,75 à 1,2
Profondeur maximum en
m
1,8
n.d.
Temps de rétention de
l’eau en jours 58
53 à 80
Température de
l’eau en été en oC
22 22,6
Recommandations du rapport
Améliorer le traitement des
eaux usées pour réduire les apports en phosphore :
-
Corriger
progressivement les systèmes déficients.
-
Faire concevoir les
nouveaux systèmes par un professionnel.
-
Assurer la
construction de systèmes par un entrepreneur qualifié.
-
Utiliser et
entretenir convenablement les installations septiques.
Protéger l’état des lacs
pour freiner leur dégradation :
-
Interdire les
engrais chimiques et naturels.
-
Sensibiliser les
citoyens à l’emploi de savon sans phosphore.
-
Interdire les
véhicules à moteur ou limiter la vitesse des embarcations sur les
lacs.
-
Renaturaliser les
rives avec des arbres et des arbustes.
-
Laisser en place
les murets de bois ou de béton sur les rives et y planter des
végétaux.
-
Limiter le
développement additionnel quand les terrains sont peu propices.
-
Éviter la
fragmentation, la dégradation, le drainage et la destruction des
milieux humides existants.
-
Encourager la
protection des zones naturelles.
o

Des résultats qui ne
surprennent pas
PAR THIERRY
GROS
Contrairement à la municipalité, plusieurs résidants
du lac Saint-Charles n’ont pas attendu après des directives
gouvernementales pour se soucier de sa santé. Bien placée pour se rendre
compte que le lac subit des changements anormaux depuis quelques années,
l’Association des Propriétaires de Place Laval Ruel inc. (APPLRI) est
active depuis plusieurs décennies. L’an passé, un Comité pour la santé
du lac a été formé. Il est passé à l’action en commençant par
sensibiliser tous les riverains, sans exception, à l’aide d‘un petit
journal d’information : « LE CANARD DU COIN-coin » qui circule par voie
postale en rapportant toutes sortes de conseils pour protéger l’état du
lac et freiner sa dégradation... Tiens! Voilà justement ce que
recommande le rapport du Groupe Hémisphères.
Toujours, l’année dernière, le comité a organisé une
rencontre « amicale » avec les inspecteurs de la MRC et de la
municipalité, ainsi qu’avec M. Jean-Marc Mercier, conseiller municipal,
pour tenter de voir si une collaboration plus étroite était
envisageable, afin de mieux faire respecter le peu de règlements locaux
existants sur la protection de l’environnement.
Enfin, pour cette année, une activité particulière
sera organisée afin d’inciter les résidants à poser un geste concret
pour le lac.
Il faut bien avouer que tous ces efforts se font
envers et malgré la municipalité de Saint-Charles-de-Bellechasse,
laquelle, par la voie de son maire Charles-Eugène Blanchet, n’a jamais
voulu montrer un intérêt notable pour ce secteur à ce jour. Mais nous
avons la certitude que l’environnement est l’affaire de tous et qu’elle
doit être une préoccupation majeure que chacun doit regarder en face. À
la santé du lac! o
Le plaisir de lire
Par LOUISE CANTIN
CLÉMENT, Isabelle. Le sens de la vie. Québec, Édit Fides, 2006,
125p. (documentaire.) Cote : 3.5/ 5
Plusieurs personnes ont pris la plume et montrent de
quelle façon elles voient la vie à leur façon selon les jours et les
évènements qui s’y déroulent.
Il y en a 46 qui se sont prêtées à ce jeu, autant des
personnalités connues qu’inconnues, des poètes, des chanteurs, des
écrivains, des cinéastes, des philosophes, des comédiens, des
humoristes, des travailleurs et plusieurs autres…
On y voit leur façon de voir la vie de différentes
manières, le questionnement de certains sur l’environnement,
l’importance de bien vivre le quotidien à leur façon, la richesse de
l’amitié, les rencontres imprévues qui changent parfois notre vie,
l’importance des animaux qui vivent et évoluent sur la terre, etc. Très
beau livre et de très belles photos qui agrémentent la lecture.
Selon Jacques Languirand « le sens prend de nombreux
visages au cours de la vie et pour Micheline Lanctôt, «Il y a des jours
où elle en a, des jours où elle n’en a pas.»
DAVID, Michel. À l’ombre du clocher : * Les années
folles. Québec, Édit : HMH, 2006, 575p. (roman) Cote : 3/5
Le village de Saint-Jacques-de-la-Rive essaie de
vivre une vie un peu plus tranquille depuis la fin de la première guerre
mondiale et suite à l’épidémie de la grippe espagnole. Le curé tient la
population sous sa gouverne et tout semble bien se dérouler. Il y a une
commère du village qui semble prendre un malin plaisir à colporter les
nouvelles. La population vit avec ses petites chicanes de voisins, et
dans les rangs, il y a des familles qui ne semblent pas trop se voisiner
à cause de conflits qui durent avec les années. Mais les choses
changeront quand le fils du voisin tombera en amour avec la petite
voisine, ce qui n’aura pas l’air de plaire aux deux pères qui ne
semblent pas vouloir enterrer leurs rivalités qui datent de bien
longtemps.
Mais l’amour des jeunes va changer bien des choses.
Il y a aussi de l’entraide entre voisins quand certains sont mal en
point, la servante du curé qui vieillit et voudrait bien avoir une
assistante pour adoucir son travail qui se fait de plus en plus
difficile avec l’âge. Voilà ce que l’auteur nous montre dans ce premier
épisode de cette saga qui semble assez intéressante. Très bon livre qui
montre la vie après la première guerre à la campagne avec ses hauts et
ses bas. J’ai lu de cet auteur une autre saga : La poussière du temps.
SCHMITT, Eric-Emmanuel, Odette Toulemonde et
autres histoires, Paris, Édit : Albin Michel, 2006, 281p. (roman) Cote :
3.5/5
Dans ce recueil de nouvelles, plusieurs femmes sont à
la quête du bonheur. Certaines se contentent de peu, apprécient la vie
comme elle se présente, d’autres n’y croient pas trop et semblent lasses
de la quête du bonheur. Parfois d’autres imaginent et vivent dans une
réalité autre, en vivant avec la maladie d’Alzheimer, il y en a d’autres
où ce sera la rupture, car l’amant a décidé de retourner avec son
épouse, en laissant un tableau comme consolation.
Eric-Emmanuel Schmitt montre des femmes ambitieuses,
malheureuses, certaines blasées, d’autres qui ont de la difficulté à
apprécier et à croire au bonheur, d’autres voudraient être heureuses
mais la vie en a décidé autrement. De très belles histoires qui montrent
la vie et les contradictions qui s’y jouent à différents moments.
o
Bibliothèque Jacques Labrie
Par LOUISE MERCIER
Nouveaux livres
Romans adultes
-
Edna, Irma -Denise Bombardier
-
Maudit que le bonheur coûte cher -Francine Ruel
-
Évangéline et Gabriel-Pauline Gill
-
D’un silence à l’autre - Micheline Duff
-
La fille d’un pasteur -Sonia Marmen
-
La fille du Cardinal, tome III -Nadine Grelet
-
Le bien des miens -Janette Bertrand.
Romans jeunes
DVD
Heure du conte
Samedi le 5 mai, de 13 heures à 14 heures, aura lieu
à la bibliothèque la dernière heure du conte avant les vacances d’été.
Nous vous attendons en grand nombre.
o
Internet
Par RÉJEAN BLAIS
Deviens peintre de grand
talent!
Lopart va bien au-delà d’un simple logiciel de
dessin. Les outils de création virtuels donnent des textures qui
rappellent celles des vrais : pinceaux, cire, aquarelle, fusain, etc. Tu
auras l’impression d’être Picasso! Ensuite, publie tes plus belles
œuvres sur Internet en créant ta galerie personnelle dans le Musée
Lopart. Le logiciel est gratuit en version d’essai (PC ou Mac).
http://lopart.net
Deviens D.J. pour baleines!
Les baleines communiquent grâce à leur chant. Ce site te
propose de créer ton propre "mix" de chants de baleines afin de
sensibiliser tes amis à la cause des cétacés. Prêt ou prête à composer?
Clique sur les notes du piano (ou appuie sur les touches ASDFGHJK de ton
clavier) et en avant la musique! Amuse-toi à superposer rythmes de fond,
cris de baleines et cris d’autres animaux pour créer toute une
symphonie! Tu devras t’enregistrer pour télécharger ta création.
http://www.stopwhaling.oRg/site/lookup.asp?c=hhltkopdlqf&p=1389073
Deviens réalisateur d’un film d’animation!
Avec La Cartoonerie, tu crées tes propres films
d’animation. Après avoir ouvert un compte à ton nom, commence par créer
tes personnages, puis tes décors. Imagines-en autant que tu veux.
Ensuite, tourne ton film en déplaçant les personnages dans tes décors à
ta guise, scène par scène. Les résultats sont vraiment impressionnants!
Tu peux aussi regarder les films des autres utilisateurs.
http://lacartoonerie.com
À la bouffe !
Connais-tu bien tes aliments que tu avales? Sais-tu
déchiffrer les étiquettes des emballages? Apprends à composer des repas
équilibrés pour bien t’alimenter et... peter de santé! As-tu de bons
réflexes alimentaires? Vérifie-les en rangeant l’épicerie au bon
endroit. Bon appétit! http://www.coolfoodplanet.oRg/fr/home.htm
ScienTlC
En panne d’idées pour participer à la prochaine
expo-sciences? Une visite dans le labo du prof Albert saura titiller tes
neurones. Un rapport d’expériences scientifiques à rédiger ? Inspire-toi
des travaux réalisés en classe par des élèves. Utilise le moteur de
recherche pour trouver un article sur le sujet de ton
choix.www.csdeschenes.qc.ca/scientic/
Patience et réflexes!
Donne un coup de main aux pompiers ou combats des
abeilles géantes à dos de dino ! Engage-toi dans une course de bateaux,
échappe à de vilains virus ou joue au ballon-panier. En tout, huit mini
jeux pour aiguiser tes réflexes et exercer ta patience...
http://www.rtl.fr/jeux/
o
Retour dans le temps
PAR
ROGER PATRY.
Vous est-il arrivé de vous poser des questions sur ce
qui fait notre vie d’aujourd’hui? Quand nous regardons ce qui nous
entoure, il est presque impensable que les objets qui font notre vie,
aient pu ne pas exister. Il ne faut pas oublier que nos ancêtres ne
connaissaient pas la presque totalité de ce qui a fait notre vécu.
Un retour dans le temps, nous montre les débuts du
20e siècle, débuts qui allaient changer leurs vies et la nôtre par
surcroît. Si l’on se reporte en 1900, nous voyons l’arrivée d’inventions
révolutionnaires pour le temps…
Laissez-moi vous montrer quelques-unes de ces
inventions. 1901 voyait l’invention du cellophane. Ce simple papier
transparent était pour eux une révolution, papier qui laissait voir ce
qui est enveloppé.
1903 nous faisait voir le début de l’aviation. Voler
comme des oiseaux leur semblait impossible, ils durent se rendre à
l’évidence, c’était possible. 1908 voyait l’auto s’implanter dans la
région. Pour eux, c’était révolutionnaire, circuler sur les routes sans
les chevaux. Les garagistes travaillaient à la confection du premier «
ski-doo » (1910).
Pour voir les inventions reliées à l’électricité, nos
ancêtres devaient aller à la ville, parce qu’elle n’était pas encore
arrivée dans notre paroisse. Un voyage dans les villes leur montrait
déjà quelques nouveautés, tels les premiers néons (1905) le premier
grille-pain (1908) les premiers frigidaires et les premiers postes de
radios (1913).
L’arrivée de l’électricité dans notre région, voyait
apparaître les débuts de la télévision (1926), de même que plusieurs
recherches qui aboutirent à ce que nous avons aujourd’hui. Les premières
télévisions apparurent dans notre région au début des années 1950, moins
sophistiquées que celles d’aujourd’hui, il était nécessaire de poser une
antenne pour capter les ondes qui arrivaient de Québec. Pas beaucoup de
canaux, trois tout au plus, en noir et blanc s’il vous plaît. Encore une
révolution pour les aînés, pouvoir regarder les gens dans une boîte de
bois.
Les micro-ondes (1947), le radar (1934), le
transistor (1948) l’ordinateur 2 ième
génération (1958) Il ne faut pas oublier les petits
plaisirs de la vie. Les familles ne furent pas oubliées: (1921)
découverte de l’insuline et des serviettes hygiéniques. (1925) les
débuts de la pénicilline. (1937) découverte du nylon et du café «
instantané ». Le stylo à bille devait suivre quelques mois plus tard
(1938). La poupée Barbie vit le jour en (1959) la photo couleur débutait
en (1914).
Les travailleurs voyaient leur condition de vie
améliorée. (1936) semaine de 40 heures et vacances payées, sans oublier
les progrès de la médecine : vaccin contre la polio (1954), structure de
l’ADN (1953) et première transplantation d’un cœur humain(1967). En
1925, les femmes obtenaient le droit de voter.
Ce récit n’est qu’un pâle aperçu de ce qu’ont vécu
nos ancêtres et les «Bébés Boomers» d’aujourd’hui. À vous maintenant,
les nouveaux adultes, de faire mieux.
o
Exposition des
Fermières, un franc succès
PAR DIANE ROBIN,
RESPONSABLE DES COMMUNICATIONS
Notre rencontre mensuelle a eu lieu le mercredi 11
avril 2007. À cette rencontre, Mme Anne-Marie Girard de la Fromagerie du
Terroir de Bellechasse est venue nous expliquer les secrets de
conservation du fromage. De plus, elle nous a remis quelques recettes
avec lesquelles nous pouvions agencer certaines sortes de fromage.
Au total, 33 personnes se sont montrées très
intéressées par cette conférence.
Le 15 avril dernier, se tenait en collaboration avec
l’École secondaire St-Charles, notre exposition des Fermières. Les
membres du Cercle de Fermières de St-Charles qui ont participé à cette
exposition ainsi que le conseil d’administration local ont pu, par cet
événement, faire connaître leurs produits ainsi que les activités
organisées tout au long de l’année.
Merci à toutes les personnes qui sont venues nous
rencontrer et nous encourager. Prochaine rencontre le 9 mai 2007.
o
Les loisirs entre bonnes mains
PAR PIERRE LEFEBVRE
Le conseil d’administration du Charolais Champêtre a
présenté des états financiers fort encourageants lors de l’assemblée
générale annuelle tenue le 10 avril dernier.
Rappelons que cet organisme sans but lucratif est
administré par des bénévoles et s’occupe de l’exploitation de l’aréna,
en plus de la gestion des loisirs à Saint-Charles-de-Bellechasse. Malgré
une invitation lancée à toute la population, seulement 19 personnes ont
participé à cette rencontre, incluant les sept membres du conseil
d’administration.
L’assemblée a pu être épargnée des nombreux problèmes
d’organisation et de gestion financière qui étaient soulevés dans le
passé. Le conseil d’administration semble désormais bien diriger les
activités de l’organisme et peut se consacrer davantage au développement
du loisir local.
Bilan des activités
Au cours de l’année 2006, le Charolais Champêtre a
permis la réalisation de nombreuses activités dont le tournoi Provincial
Junior, le tournoi Interrégional Novice-Atome, la conférence chasse et
pêche, MultiArts Bellechasse, le Marché aux puces, la Fête nationale, le
terrain de jeu, le soccer, la programmation de loisirs automne-hiver
(badminton, ballet-jazz, hockey cosom, volley-ball, etc.), le déjeuner
cognac, le tournoi de hockey Olympique et la Soirée des bénévoles
(partie du Junior AA).
Rapport financier 2006 : un nouveau surplus
Les états financiers pour l’exercice se terminant le
31 décembre 2006 montrent des revenus de 459 227 $ et des dépenses de
407 047 $, laissant un surplus de 52 180 $, soit plus du double que pour
l’exercice précédent. Par rapport à 2005, les revenus ont connu une
hausse de 9 % et les dépenses une augmentation de seulement 2,5 %.
L’exploitation de la patinoire a généré environ le
tiers des revenus de l’organisation. Maintenant opéré par un
concessionnaire, le restaurant a renoué avec la rentabilité, tout en
occasionnant moins de soucis aux gestionnaires. Par contre, le salon
MultiArts Bellechasse a engendré un déficit de près de 6 000 $, d’où la
nouvelle formule élaborée pour 2007.
La municipalité a versé officiellement au Charolais
Champêtre des subventions de fonctionnement totalisant 84 738 $ en 2006,
comparativement à 81 054 $ en 2005. Cette aide financière couvre
l’aréna, le hockey mineur et junior, la piscine et les terrains de jeux,
de balle et de soccer.
Grâce aux immobilisations réalisées par la
municipalité, il a été possible d’améliorer grandement le confort des
spectateurs. Un budget de 175 000 $ a été consacré pour la ventilation
de l’aréna, la déshumidification de l’air, le remplacement de
l’évaporateur et l’installation d’un nouveau plafond réfléchissant.
Deux membres réélus au conseil d’administration
Le président du conseil d’administration du Charolais
Champêtre, Yvon Bernier, demeurera en poste pour encore une année, tout
comme les autres membres élus, Rémi Boutin et Denise Prévost.
L’assemblée a par ailleurs reconduit par acclamation,
pour une période de deux ans, le mandat des administrateurs
Jean-François Blais et Gaétan Esculier.
Deux administrateurs sont désignés d’office par la
municipalité, soit MM. Martin Lacasse et Denis Lamontagne.
Le directeur des loisirs reste en place
En poste depuis mai 2006, Pascal Gonthier occupe la
fonction de directeur des loisirs pour la municipalité. Il se plaît à
affirmer que les onze derniers mois lui auront valu au moins trois ans
d’expérience.
Contrairement à ses deux prédécesseurs, il compte
poursuivre son mandat pendant encore quelques années; il entend
notamment augmenter le nombre d’activités offertes à la population et
continuer de diversifier la programmation de loisirs.
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