Au fil de la Boyer, journal communautaire de St-Charles-de-Bellechasse

 

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Volume 21, numéro 3, avril 2007

Numéro d'avril 2007 en format PDFSOMMAIRE

Un parc accessible 4 saisons
Agrandissement Résidence Charles-Couillard
La population de St-Charles en baisse de 3,5%
Nos pompiers en action en 2006
Du sirop d'érable à 80 cennes
Vieillir près de chez vous
André Roy du talent à revendre
Journée internationale des femmes
Funérailles de Daniel Gamache
Un geste civique remarquable
Au secours...
Chez les Fermières
Éditorial
Vaccination (suite du mois précédent)
Le plaisir de lire
Internet
Les sports

Un parc accessible 4 saisons!
PAR :COMITÉ DU PARC RIVERAIN DE LA BOYER / GROUPE DINTERVENTION POUR LA RESTAURATION DE LA BOYER

Se promener dans un parc l’hiver ! Découvrir les nuances insoupçonnées de la blancheur de la neige qui nous laisse deviner les rondeurs et les irrégularités des vallons et des champs et les courbes des méandres de la rivière Boyer.

Lors de randonnées exploratoires, en raquettes ou à pied selon la saison, des membres du Comité du Parc Riverain de la rivière Boyer (CPRRB) et du Groupe d’Intervention pour la Restauration de la Boyer (GIRB), ont pu apprécier des paysages magnifiques et variés. Les objectifs de telles randonnées sont de se familiariser avec les différents visages qu’offre le parc au gré des saisons, de mieux connaître les lieux et ses sautes d’humeur pour bien répartir les installations permanentes et les installations saisonnières. Pour les bénévoles qui travaillent à l’implantation du Parc riverain, il est important de mettre en valeur cette zone désignée par la municipalité « d’écologie et de conservation » dans le plus grand respect de son intégrité.

Cette connaissance des lieux et des espaces permettra de mettre en place des activités et des événements qui sauront intéresser la population et dynamiser le milieu. Tout au long de ces explorations, il nous est déjà facile d’imaginer une petite famille qui pique-nique, un couple qui prend sa marche main dans la main, des jeunes qui participent à une activité de découverte, un adulte qui fait de la marche rapide ou de la raquette, un peintre à l’oeuvre ou un groupe qui assiste à une représentation en plein air. On a déjà plein d’idées, faites-nous connaître les vôtres ! Qu’est-ce qui saura intéresser les jeunes, les adultes, les familles, nos aînés ? Le projet mûrit et prend de plus en plus forme.

Pour ceux et celles qui veulent plus d’information, nous donner une tape dans le dos ou un coup de main, vous êtes invités à la « Pêche de la Boyer » organisée par le GIRB en collaboration avec le Comité du parc Riverain de la Boyer avec le support financier de la municipalité de Saint-Charles. Lors de cette activité, nous vous présenterons, entre autres, différentes actions réalisées par le GIRB telles que la plantation d’arbres le long des cours d’eau chez des producteurs agricoles par des jeunes des écoles de la région, l’aménagement de petits barrages (seuils) pour oxygéner l’eau tout en créant des fosses améliorant ainsi l’habitat des poissons. Toutes des actions pour donner un second souffle à cette rivière qui fait partie de notre histoire. C’est un rendez-vous les 8, 9 et 10 juin prochain. Vous pouvez nous écrire à : parcriverain@girboyer.qc.ca. o

Feu vert à l’agrandissement de la résidence Charles-Couillard
PAR PIERRE LEFEBVRE

Aucun citoyen de Saint-Charles-de-Bellechasse ne peut prétendre qu’il ne pourrait pas venir s’installer un jour à la résidence Charles-Couillard. Avec le vieillissement de la population, il est devenu de plus en plus nécessaire d’accroître le nombre d’habitations adaptées aux besoins des aînés.

C’est dans cette perspective que M. Charles-Eugène Blanchet a annoncé récemment que la Société d’habitation du Québec a autorisé le projet d’agrandissement du bâtiment construit en 1982. Aux 41 unités actuelles, se grefferont 16 nouvelles unités de logement, dont 5 de type studio et 11 de type logement avec une chambre à coucher. Elles occuperont une superficie de 1115 pieds carrés, seront construites au deuxième étage et seront reliées au rez-de-chaussée par un escalier et un ascenseur de grandes dimensions.

Le projet implique un investissement d’environ 2 200 000$, incluant une aide financière gouvernementale de 1 570 356$, aux termes du programme Accès logis géré par la Société d’Habitation du Québec. Ce programme permettra même aux personnes les plus pauvres d’avoir accès à cet équipement qui contribuera à l’amélioration de la qualité de vie. Les locataires moins autonomes continueront d’occuper le rez-de-chaussée.

Outre l’ajout de nouvelles unités, les travaux permettront de remettre le bâtiment aux normes de construction d’aujourd’hui, de changer toute la fenestration, d’agrandir le hall d’entrée et la salle à manger, en plus d’ajouter un salon au deuxième plancher.

L’architecte du projet sera M. Damien Laflamme et l’ingénieur M. Pierre Giguère. Au cours des prochains mois, les autorités de la résidence procéderont à la préparation des plans et devis et à l’appel d’offres publiques. Les travaux pourraient débuter en septembre et la livraison des nouvelles unités pourrait se faire avant la fin de 2007.. o

La population de St-Charles en baisse de 3,5 %
PAR PIERRE LEFEBVRE

Statistiques Canada dévoilait le 13 mars dernier les tout premiers résultats du Recensement de 2006; seules quelques données sur la population et les logements ont alors été diffusées.

Pendant que l’ensemble du Canada et du Québec enregistrent une croissance démographique parmi les plus élevées des pays du G8 depuis 2001, soit respectivement 5,4 % et 4,3%, la population de Saint-Charles-de-Bellechasse a diminué de 3,5% au cours de la même période.

Depuis 10 ans, les variations de la population locale s’établissent comme suit : 2 197 en 1996, 2 237 en 2001 et 2 159 en 2006. Pour sa part, le nombre de logements privés est passé de 911 en 2001 à seulement 866 en 2006, dont 834 sont effectivement occupés par des résidents habituels. Il pourrait s’agir là du résultat de la poursuite de l’exode vers les grandes agglomérations.

D’autres données seront diffusées en juillet, septembre et décembre 2007 sur l’âge et le sexe, l’état matrimonial (y compris l’union libre), les familles et les ménages, le logement et les coûts d’habitation (comprenant les caractéristiques du logement), la langue, la mobilité et la migration, l’immigration et la citoyenneté.

Il faudra attendre en mars et même en mai 2008 pour obtenir les données sur le travail (y compris les activités sur le marché du travail, l’industrie et les professions), les lieux de travail, les déplacements entre le domicile et le travail (incluant les modes de transport), la scolarité, la langue (y compris la langue de travail), l’origine ethnique et les minorités visibles, puis enfin les revenus, gains et coûts d’habitation.

Ces données s’avèrent un indice important de l’évolution de notre communauté et peuvent suggérer des pistes d’action en vue d’assurer son développement futur.  o

Nos pompiers en action
PAR PIERRE LEFEBVRE

Dans le cadre du 50e anniversaire de la formation du service incendie de Saint-Charles-de-Bellechasse, Au fil de La Boyer entend mieux faire connaître les activités auxquelles se livrent nos pompiers volontaires. Nous avons puisé dans leur dernier rapport annuel pour illustrer l’importance et la nature de leurs interventions.

À moins de demeurer à proximité de la caserne, sur le parcours habituel des camions d’incendie ou de bien connaître l’un de nos pompiers, personne ne soupçonne le nombre exact, ni les motifs précis de leurs sorties. Sur un total de 49 appels reçus à la centrale 911 de la MRC de Bellechasse en 2006 et affectés aux pompiers de St-Charles, 33% concernent des interventions de décarcération et 16% proviennent de diverses alarmes automatiques. Les appels résultant de problèmes avec les installations électriques et les cheminées comptent pour 8% chacun. Les appels impliquant des résidences ou une vérification suite à des odeurs de fumée s’élèvent à 4% chacun.

Il n’y a pas de période de vacances annuelles pour les pompiers. En 2006, seuls les mois de mai et de décembre n’indiquent aucune sortie. Février rassemble le plus grand nombre d’appels durant l’année (11), soit presque le double que pour les mois de janvier et de novembre (6 appels chacun).

Fait cocasse, les incendies maîtrisés en 2006 affichent une répartition plutôt inusitée au cours de la semaine. Ainsi, les appels sont deux fois plus nombreux le dimanche et le jeudi, soit une dizaine pour chacun de ces deux jours. Sept appels sont recensés respectivement un lundi et un jeudi, alors que seulement cinq appels ont été enregistrés les autres jours de la semaine. Rien n’explique cette répartition; il ne faudrait pas croire cependant qu’un incendie est moins susceptible d’éclater certains jours particuliers. Les statistiques démontrent par ailleurs que les appels d’aide sont reçus par les pompiers à tous les moments de la journée. Ils sont toutefois deux fois plus nombreux entre 11h et 18h, de même que vers minuit. o

  Du sirop d’érable à 80 cennes le gallon!
PAR PIERRE LEFEBVRE

Les plus belles forêts de Saint-Charles-de-Bellechasse sont sans contredit ses érablières, localisées le plus souvent à l’extrémité des terres et qui, le printemps venu, sont exploitées pour la production de sirop d’érable.

La saison des sucres constitue une période sacrée pour plusieurs propriétaires d’érablière. En même temps que la sève commence à circuler sous l’écorce, depuis les racines jusqu’au faîte des arbres, ils sont nombreux dans les rangs à s’activer pour poursuivre des traditions qui remontent à plusieurs générations. L’exemple de la famille Mercier du rang Nord-Est est très éloquent à cet égard : Eugène, Edmond, Marcel et Richard, puis maintenant Jean-Philippe, ont à tour de rôle ou ensemble partagé la passion de «faire les sucres».

En 1937, M. Eugène Mercier se porta acquéreur de l’érablière de M. Arthur Prévost qui couvrait une douzaine d’arpents; celle-ci demeure encore aujourd’hui exploitée par trois générations de la même famille. Il fallait alors travailler dur, car tout se faisait à la main, depuis l’ouverture des chemins avec la pelle, l’entaillage au vilebrequin, la pose des chaudières, jusqu’à l’alimentation en bois de l’évaporateur. Au début, un boeuf était attelé à un traîneau pour apporter la sève jusqu’à la cabane à sucre dans un baril de bois. À cette époque, le sirop se vendait 0,80 $ le gallon, livré à Lévis… Plus tard, un cheval fut utilisé et enfin, le tracteur.

Après qu’il eut pris la relève de son père en 1952, M. Edmond Mercier rappelle que les méthodes de travail sont longtemps demeurées très artisanales, avec quelque 1125 entailles et autant de chaudières, de chalumeaux et de couvercles. Bien que le sirop   o

Vieillir près de chez vous
PAR :MARCEL PLOUFFE

Bien implantée dans le paysage de Saint-Charles-de-Bellechasse depuis décembre 1982, la Résidence Charles-Couillard est un établissement privé qui accueille quelque 42 personnes âgées entre 67 et 97 ans, parmi lesquelles on compte seulement un couple. Les trois quarts sont autonomes ou semi-autonomes. Trois personnes sur quatre viennent de la municipalité et quelques-unes de St-Henri, Lévis et Montmagny. Une liste d’attente d’une vingtaine de noms est mise à jour régulièrement. Parents et amis visitent assidûment les résidents, parfois tous les jours. Seulement six personnes nécessitant des soins prolongés sont subventionnées par le gouvernement depuis 2003 pour habiter la résidence.

La direction de ce foyer pour les aînés est assumée depuis dix ans par Mme Michelle Leblanc-Patry. Originaire du village, elle veille à la bonne marche administrative de l’établissement. Après avoir oeuvré en gestion de personnel et en comptabilité et après avoir étudié en gérontologie, elle s’occupe maintenant de vingt-cinq employés, dont 75 % sont à temps plein. «Une infirmière fraîchement diplômée», précise la directrice, vient de s’ajouter au personnel; elle assure ses services tous les avant-midi, du lundi au vendredi.

Mme Leblanc peut compter sur l’appui d’un conseil d’administration composé de sept personnes, dont Mme Hélène Mercier-Côté, M. Charles-Eugène Blanchet et M. Jean-Marie Ruel, tous membres depuis l’origine. Mme Leblanc souligne que «Mme Mercier-Côté a été la première à promouvoir le projet de cette résidence à St-Charles».

À la résidence, la vie de tous les jours se déroule à peu près comme suit : lever libre et déjeuner à la salle à manger entre 7 h et 8 h. Avant-midi : toilette du matin, activités libres et collation. Dîner à partir de 11 h 20 et repos au début de l’après-midi. Les repas sont apprêtés sur place. La résidence s’occupe également de la popote roulante en préparant et distribuant, dans la région proche, une douzaine de dîners quatre fois par semaine. «Quelques autres personnes pourraient encore bénéficier de ce service» précise la directrice. Après-midi : deux à trois tables de cartes se forment régulièrement. Des activités hebdomadaires sont organisées par la direction (bingo, jeu de quilles, poule aux oeufs d’or, jeu de poches, spectacle musical), ainsi que des événements saisonniers comme la partie de sucre et la dégustation de crème glacée. Des prix sont alors distribués aux gagnants. Souper à partir de 16 h 30 et activités libres en soirée. Coucher libre. La messe est célébrée deux fois par semaine à la chapelle.

La résidence Charles-Couillard reçoit l’appui d’une vingtaine de bénévoles qui proviennent tous de St-Charles. Cependant, le manque d’effectifs se fait sentir, car pour certaines activités, 12 à 13 personnes sont nécessaires pour seconder certains de nos aînés. Une bénévole, Mme Madeleine St-Pierre-Turgeon, est particulièrement responsable de décorer la résidence à l’occasion des grandes fêtes thématiques de l’année : Halloween, Noël, St-Valentin, Pâques, etc.

Avec l’annonce récente de l’agrandissement de la résidence, il est enfin permis d’espérer que les demandes en attente pourront être satisfaites avant la fin de 2007. .o

André Roy : du talent à revendre
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AR SUZANNE BONNEAU EN COLLABORATION AVEC MME THÉRÈSE POULIOT, SON ÉPOUSE.

Je voudrais souligner aujourd’hui l’audace et le talent de M. André Roy. À 75 ans, il a réalisé son rêve de faire un disque de musique canadienne au son de son accordéon. Depuis son tout jeune âge, il a entretenu son goût pour cet instrument et en l’absence de son frère Albert, qui avait un accordéon Trois Sapins, il aimait beaucoup pratiquer et réussir à faire vibrer quelques notes.

Avec les années, il s’est fait une réputation à lui et il a beaucoup joué dans les mariages, retours de noces, soirées d’élections, fêtes de familles, enterrements de vies de jeunesse ainsi que dans les maisons privées. Le Jardin de Capri est l’un des endroits où il a joué souvent. Le théâtre Alouette de Saint-Charles et la plage de Saint- Michel en été, lui donnaient aussi l’occasion de se produire et de faire danser les gens.

M. Roy souhaitait faire un disque compact de musique canadienne et ce rêve s’est réalisé il y a quelques mois, avec la collaboration de sa famille. Il en est très fier, et se dit qu’il pourra ainsi faire danser encore bien du monde avec cette musique qu’il aime tant.

Fondateur de Roy Mini-moteur inc., ce mécanicien patenteux a passé 40 ans de sa vie à vous servir et ça se continue avec son fils Serge qui est propriétaire depuis 12 ans. Il apprécie aussi beaucoup l’encouragement que les gens lui témoignent et les en remercie grandement. Si vous voulez le rejoindre à la maison, il faut signaler 887-6200.

Son épouse, ses enfants et nous-mêmes avons voulu lui rendre hommage pour sa ténacité et son amour de la musique. o

Les témoins importants du mariage
PAR : CONRAD PARÉ

Abbé Antoine Bernardin Robert, supérieur du Séminaire de Québec au temps de Jacques Labrie, médecin natif de Saint-Charles. Dame Marie-Agnès Papineau, mère du marié et tante de l’honorable Louis-Joseph Papineau. Dame Geneviève Turgeon,épouse et cousine du seigneur Louis Turgeon. Aussi, soeur de demoiselle Marguerite Turgeon, qui fut longtemps l’occupante du manoir seigneurial de Saint-Charles, en l’absence de son neveu Louis-Pierre-Hubert Turgeon, dernier Turgeon comme seigneur de Beaumont, habitant à L’Assomption.

Louis Turgeon, seigneur de Beaumont. Ayant hérité d’une partie de la seigneurie de sa mère, Marie-Françoise Couillard, fille du premier seigneur Charles Couillard de Beaumont, et ayant acquis le reste de la seigneurie par la suite.

Il était le frère cosanguin de l’Évêque de Québec, Pierre-Flavien Turgeon. Après avoir été admis à la pratique du notariat le 25 septembre 1792, il établit son étude et sa résidence à Saint-Charles. Il fut député du comté de (Hereford) Bellechasse de 1804 à 1809 et de 1816 à 1818, avant d’être nommé membre du Conseil Exécutif Législatif. Il décéda le 26 septembre 1827 et fut inhumé sous la nef de l’église, trois ans après son épouse Geneviève.

Marie-Hermine Turgeon, fille du seigneur Louis Turgeon, la mariée. Elle est fille unique et habite le manoir seigneurial avec ses parents et ses deux frères.

Louis-Marie Viger, fils, avocat domicilié dans la ville de Montréal. On note qu’il n’y avait qu’une seule paroisse, celle de Notre-Dame, dans la ville de Montréal à cette date. À mesure que la ville se développait, la Banque de Montréal vit s’établir une concurrente. Ainsi, en 1835 fut établie la Viger, De Witt et Compagnie, qui portait les noms des deux promoteurs : Louis-Michel Viger et Jacob DeWitt. La clientèle de l’entreprise se composait surtout d’artisans et de cultivateurs qui souhaitaient emprunter de l’argent. Pendant la rébellion de 1837-1838, les autorités coloniales soupçonnèrent cette banque d’avancer des crédits aux rebelles. Viger fut accusé de haute trahison et passa neuf mois derrière les barreaux. L’entreprise survécut quand même et les deux promoteurs et leurs 10 associés obtinrent l’incorporation de leur entreprise sous le nom de la Banque du Peuple. Louis-Michel Viger a siégé à la Chambre d’assemblée sous l’Union en 1842.

Denis-Benjamin Viger, orateur et avocat. Il était cousin de Louis-Joseph Papineau et cousin de Jacques Viger, premier maire de Montréal. Aussi cousin de Monseigneur Lartigue, Denis-Benjamin Viger offrit pour la construction d’une première cathédrale à Montréal un vaste terrain situé à l’angle des rues Saint-Denis et Sainte-Catherine. Lorsque La Minerve dont le fondateur et directeur politique est Auguste-Norbert Morin et le propriétaire, Ludger Duvernay, fut interdit de parution en novembre 1837, c’est grâce à l’appui financier de Denis-Benjamin Viger et du libraire Edouard-Raymond Fabre que le journal put refaire surface. Il présida le banquet d’inauguration de la Société Saint-Jean Baptiste, fondée par Duvernay le 24 juin 1834 et participa à l’établissement de la première loi municipale en 1845.

Jacques Viger, était cousin de Denis-Benjamin Viger et de Louis-Joseph Papineau. Le 22 mai 1823, on bénissait la première pierre de la cathédrale qui reçut un souverain d’or à l’effigie de George IV et une médaille du couronnement du même souverain, don de Jacques Viger qui allait devenir le premier maire de Montréal. C’est le 5 juin 1833 qu’eut lieu la première séance du conseil et le choix du premier maire, Jacques Viger.

C’était un personnage industrieux et érudit. Il avait participé à la défense des frontières des deux Canada lors de la guerre de 1812-1814 et en 1829, avait reçu le commandement du 6ième bataillon de la milice du comté de Montréal, avec le grade de lieutenant-colonel . Fonctionnaire attentif et soigneux, il s’était acquitté avec Louis Guy, en 1825 du recensement de l’île de Montréal. Il fut nommé à sept reprises commissaire pour l’amélioration des chemins publics et huit fois officier rapporteur d’élections. À côté de l’exercice de ses mandats, Jacques Viger trouvait le temps de s’adonner à la recherche. En mourant, il laissait sa précieuse Saberdache, composée de 28 volumes in-quarto et d’une collection in-octavo, résultat de ses travaux d’archiviste volontaire. C’est en 1858 que quatre chercheurs érudits fondèrent La Société historique de Montréal; l’un d’eux était nul autre que le premier maire de Montréal, Jacques Viger.

Le premier acte de recours aux armes par les rebelles remonte en novembre 1837. À ce moment, Gosford offre des récompenses pour capturer les chefs de file des Patriotes. Les docteurs Joseph-François Davignon et Pierre-Paul Desmarais furent capturés par des soldats, menottés et amenés vers Montréal. La nouvelle se répand vite dans la région. Bonaventure Viger, proche parent de Jacques Viger rassemble en hâte des hommes de Boucherville, de Longueuil et de Chambly et prépare une embuscade. Quand le convoi se présente, quelques coups de feu dispersent les cavaliers et les hommes de Viger délivrent les prisonniers que l’on conduit chez un forgeron qui les débarrasse du bracelet métallique les retenant l’un à l’autre. Le château de Ramezay conserve cette menotte dans ses collections.

Abraham Turgeon, notaire, cousin du seigneur et frère de Geneviève, fut député de Bellechasse. En 1831, il fut aussi un des syndics pour l’établissement d’écoles dans chacun des arrondissements de la paroisse de Saint-Gervais. On le nomma premier maire de Saint-Gervais. Joseph Planté, député de Hampshire ou Portneuf. Charles Langevin, député et ami de la famille Turgeon.

Abbé Louis Raby, allié par sa mère à la famille Turgeon et beau-frère de Auguste Amiot. Il était le confrère de classe de Philippe-Aubert de Gaspé et de Pierre-Flavien Turgeon au collège de Montréal. Curé de Saint-Antoine de Tilly, il devint plus tard curé de Beaumont.

Louis Turgeon,fils, reçu au notariat le 15 novembre 1820, décéda à Saint-Charles en juillet 1826, quelques mois avant son père, à l’âge de 27 ans.

Hubert Turgeon, deuxième fils de Louis Turgeon. Né le 15 février 1805, reçu au notariat le 21 octobre 1826 et décédé le 15 juillet 1828. Il était marié à Archange Amyot, fille du célèbre patriote Pierre Amyot. Il laissait un fils né quelques jours avant sa mort. Ce fils fut élevé par le tuteur Louis-Marie Viger à Montréal et fut le dernier seigneur Turgeon de la seigneurie de Beaumont. Il ne résida jamais dans sa seigneurie et s’établit à Joliette. Décéda à Montréal le 26 septembre 1891.

Ce grand mariage fut célébré dans la première église de Saint-Charles, quatre années avant son agrandissement.

Comme corollaires à ces notes historiques sur Saint-Charles, il faut se rappeler que le docteur Labrie a été confrère de classe de Louis-Joseph Papineau et de Antoine Parent au collège de Montréal.

Dans la classe voisine de celle de Jacques Labrie, on rapporte les noms de Philippe- Aubert de Gaspé, de Pierre-Flavien Turgeon et de Louis Raby.

Les fils et la fille de Louis Turgeon et de Geneviève Turgeon étaient contemporains de Auguste-Norbert Morin, né en 1803 à Saint-Michel.

Le célébrant de ce grand mariage fut l’abbé Jean-Baptiste Perras, curé de Saint-Charles de 1799 jusqu’en 1837.

Sources principales : Certificat de mariage, Fabrique de Saint-Charles, Robert Prévost de Montréal, l’abbé Auguste Gosselin, le docteur Labrie, 1907. o

Journée internationale des femmes et les élections
PAR PIERRE LEFEBVRE

Le 8 mars dernier, à l’occasion de la Journée internationale des femmes, le Centre-femmes de Bellechasse et la corporation de Développement Communautaire ont organisé un déjeuner café-croissant sous le thème de l’égalité.

La campagne électorale a servi de prétexte pour inviter la population à venir entendre les candidats des différents partis aux élections du 26 mars, sur les préoccupations actuelles dans le réseau communautaire et sur la condition féminine. Le local des Frigos Pleins de Bellechasse, situé au Collège de Saint-Damien, a accueilli une cinquantaine de personnes pour l’événement.

À tour de rôle, Mme Dominique Vien, candidate du Parti Libéral du Québec et députée sortante, Mme Sylvie Vallières, candidate du Parti Québécois, M. Jean Domingue candidat de l’ADQ et M. Colin Perreault candidat du Parti Québec Solidaire ont pris la parole sur les mêmes trois thèmes et répondu aux questions de l’assemblée.

Les thèmes concernaient la situation quant à l’égalité pour les femmes, l’équité interrégionale du financement en matière d’action communautaire et la lutte à la pauvreté et à l’exclusion sociale. Les candidates et candidats invités ont fait état de leurs valeurs personnelles en matière de condition féminine et décrit les réalisations ou engagements de leurs partis politiques respectifs à cet égard.

Tous les intervenants ont fait remarquer que l’égalité est maintenant bien établie en droit, mais qu’il y a encore beaucoup à réaliser dans les faits pour éliminer toute discrimination à l’égard des femmes. Toutefois, si l’égalité des sexes demeure d’actualité, elle n’est pas apparue comme un enjeu électoral. Les candidats présents n’ont pu s’empêcher de livrer leur message politique, campagne électorale oblige!

Il est heureux de constater que les électeurs de Bellechasse se voient offrir la chance de choisir entre un nombre égal de femmes et d’hommes, une parité que l’on ne rencontre pas souvent aux élections provinciales et municipales.

Le Centre-Femmes de Bellechasse réalise des projets relatifs à la violence aux femmes depuis son ouverture en 2000. o

Funérailles du jeune Daniel Gamache
PAR : PIERRE LEFEBVRE

De nombreuses personnes de Saint-Charles-de-Bellechasse sont venues exprimer leur peine et leur sympathie lors du service religieux organisé le 5 mars dernier en l’église de Saint-Charles, à la suite du décès du jeune Daniel Gamache, 20 ans. Il avait trouvé la mort dans des circonstances tragiques samedi, le 24 février.

Les parents et amis de la famille étaient nombreux à participer au rassemblement à l’église, cachant difficilement les sentiments qui les affligeaient. Daniel aurait eu 21 ans le 4 mars et sa mort apparaît comme un non-sens puisqu’il commençait à peine sa vie adulte. Même si certains jeunes présents ne l’avaient pas connu personnellement, ils étaient venus pour témoigner leur sympathie aux autres enfants de la famille.

Lors de la cérémonie funéraire, l’abbé André Garneau a souligné que «Daniel s’est montré quelqu’un de dérangeant jusqu’à la fin, mettant en branle plusieurs membres de la communauté pour sa recherche après sa disparition. C’est un jeune qui parlait énormément et auquel personne ne pouvait être indifférent. C’était quelqu’un à qui on s’attachait et qui posait souvent une question qui l’intriguait, à savoir qu’arrive-t-il après la mort ? Il a encore dérangé en suggérant cette même question à l’assemblée.» Le jeune Gamache était le fils de Mme Line Bernier et de M. Jean Gamache qui habitent au 6 de la rue Dion. En plus de ses parents, il laisse dans le deuil sa soeur Marie-Claude 19 ans et son frère Bernard 16 ans. Son père s’est montré très touché par le support et les témoignages de condoléances que la famille a reçus de la communauté. C’est encore davantage dans des circonstances douloureuses comme la mort de son enfant, que les expressions de sympathie prennent tout leur sens. o

Un geste civique remarquable
PAR : PIERRE LEFEBVRE

Au cours des dernières décennies, quiconque est passé à la jonction du rang Nord-est et de la route Picard à Saint-Charles-de-Bellechasse ne pouvait que remarquer l’état de délabrement d’un terrain en coin qui s’étend jusqu’au chemin de fer. Ce site a appartenu pendant plus de 50 ans au légendaire Charles Picard; il a été utilisé à des fins commerciale et résidentielle, jusqu’à son décès survenu le 22 mai 2006. Au surplus, le toit du garage s’était effondré sous le poids de la neige l’hiver précédent, ce qui n’améliorait en rien l’état de désolation des lieux. Les pressions de la municipalité n’avaient jamais permis de forcer le propriétaire à compléter le nettoyage du terrain.

Tout a changé à partir du 3 août 2006, quand M. Simon Bélanger du rang Nord-est s’est porté acquéreur de la propriété. Cette transaction n’avait rien d’irréfléchi. M. Bélanger avoue que «ce garage, je le voulais depuis l’âge de 8 ans; souvent, j’ai rêvé comment je pourrais un jour remettre le terrain en état.» À force de patience, de ténacité et comptant sur l’aide de ses voisins, d’amis et de bénévoles de St-Charles, il a réussi en l’espace de quatre mois à compléter une opération majeure de nettoyage.

Des découvertes, il y en a eues certes, mais aucun trésor n’a été mis à jour! Huit gros conteneurs ont été requis pour récupérer quelque 120 000 livres de métal, dont 15 moteurs d’automobile, 18 différentiels et 50 vieux réservoirs à eau chaude. Onze «banneaux» de bois d’allumage furent recueillis et distribués aux alentours. Dans le garage même, il a fallu ressortir la dernière camionnette de M. Picard et faire le tri dans un amoncellement de matériaux divers d’une hauteur de 18 pieds. Dans les ruines de la résidence incendiée, on a retrouvé des éléments de vaisselle antique, dont un magnifique vase en verre.

M. Bélanger n’a pas eu d’autre choix que d’abattre tous les arbres car ils étaient soit malades ou soit entremêlés de pièces de métal, tel un pare-chocs d’automobile. Il compte bien en replanter quelques uns. Les souches, les roches et les débris de béton ont été recueillis et enfouis à proximité. Plusieurs débris furent brûlés avec l’autorisation des pompiers. Il ne reste plus maintenant que les fondations des anciens bâtiments et une bonne terre enrichie par plusieurs épaisseurs de feuilles mortes. Au printemps, des analyses de sol seront effectuées pour s’assurer que le terrain n’est pas contaminé.

Alors que le projet initial de M. Bélanger était de construire une maison sur les fondations existantes, la municipalité lui en a signifié l’interdiction en raison du zonage agricole; en effet, la multiplication d’habitations y est sévèrement contrôlée pour éviter les conflits de voisinage. Le seul droit acquis qui a été reconnu est de nature commerciale.

Le geste de M. Bélanger est très remarquable car il témoigne d’un sens civique tout à fait exceptionnel. Au nom de toute la communauté, bravo et merci pour avoir contribué à améliorer la qualité de notre environnement. o

Au secours... J’ai besoin de vous!
PAR JULIE LAMONTAGNE

Bonjour, mon nom est Julie Lamontagne et j’étudie présentement au Collège Dina-Bélanger de St-Michel en secondaire 2. Dans le cadre d’un projet missionnaire en République Dominicaine, j’ai été choisie parmi un groupe d’une trentaine de garçons et filles pour faire partie de ce voyage. Il ne fallait que 8 garçons et 6 filles.

Le voyage a pour but d’aider des pauvres gens afin de leur construire soit une maison, soit une école. Notre départ est prévu pour février 2008. Ma soeur Meggie a fait ce voyage l’an passé et en est revenue tout époustouflée! Comme vous le savez, un tel voyage coûte très cher, il faut donc solliciter beaucoup de gens afin de nous aider. Comment? Nous devons, chaque semaine ramasser des cannettes vides et des bouteilles de plastique recyclables, afin d’amasser des fonds, cela nous rapportera 0,07$ au lieu de 0,05$. Ainsi, les gens généreux qui accepteront de m’aider contribueront directement à acheter les matériaux nécessaires à la construction. Lorsque vous aurez accumulé des sacs qui traîneront quelque part chez vous et si l’idée d’aider une jeune fille pleine de rêves et d’ambition afin de réaliser une telle mission vous plaît, c’est avec grand plaisir que j’irai chercher ce dont vous aurez si gentiment ramassé pour moi. Un grand merci à l’avance de votre encouragement, de votre don de générosité. Peut-être est-ce un détail pour vous mais, pour moi, il s’agit vraiment de quelque chose de sérieux et d’un rêve à réaliser que d’aider des plus démunis. L’expérience d’une vie! Julie Lamontagne 887-3162.  o

Chez les Fermières de St-Charles
PAR DIANE ROBIN, RESPONSABLE DES COMMUNICATIONS

Puisque dame Nature en a décidé autrement, les membres du Cercle de Fermières de St-Charles ont pu fêter la St-Valentin le 21 février dernier. Au total, 27 personnes ont porté fièrement une touche de rouge pour cette journée spéciale. De plus, Mme Camille Dumoulin de la Maison Accueil-Sérénité de Bellechasse nous a fait partager son expérience de vie comme épouse, mère de famille et accompagnatrice d’une personne chère atteinte de cancer : son conjoint. Quel vibrant témoignage! Elle en a touché plus d’une au coeur.  Le 14 mars dernier, par une immense brume, se tenait notre rencontre mensuelle du Cercle de Fermières de St-Charles. 24 personnes se sont déplacées afin de souligner la journée de la femme. Pour la circonstance, nous avions choisi notre invitée spéciale : une femme de notre paroisse, une mère de famille exemplaire, une femme de coeur qui malgré les embûches de la vie et les diverses responsabilités quotidiennes a su s’impliquer corps et âme dans son milieu pendant plusieurs années et encore aujourd’hui. Vous l’aurez reconnue, évidemment, notre invitée était Mme Suzanne Bonneau. Merci Mme Bonneau de nous avoir fait le récit de votre parcours, de votre vie! Eh ! non, nous ne savions pas tout de vous, nous en avons encore appris! Prochaine rencontre le 11 avril 2007 avec une invitée de la Fromagerie du terroir de Bellechasse Inc.  o

Éditorial
Par PIERRE LEFEBVREPierre Lefebvre, éditorialiste

Activité économique à Saint-Charles : la croissance se fait attendre!

La vitalité économique de Saint-Charles-de-Bellechasse s’exprime autant par la quantité et la diversité des biens produits et des services offerts, que par le nombre d’emplois, d’entreprises et de commerces actifs. Avec un taux de chômage relativement bas (4,2% en 2001), la croissance se fait pourtant attendre. Pour comprendre la situation, il faut aligner beaucoup des chiffres et en faire une bonne lecture.

Le profil statistique local le plus récent révèle que sur une population de 2 237 habitants en 2001 (en baisse à 2159 pour 2006), 1170 personnes ont déclaré des revenus de travail, dont 670 à temps plein. Au total, 12,6 % des gens travaillaient à leur domicile, soit deux fois plus que pour l’ensemble du Québec. La population active de St-Charles (1045 personnes) se répartissait dans les secteurs suivants : agriculture (15,3 %), industrie de fabrication et construction (24,9 %),  commerce (10%), finances (7,6 %), soins de santé et enseignement (17,7 %), services commerciaux (9,6%) et autres (15,8 %). 

Le secteur agricole compte parmi les activités les plus visibles en raison des immenses superficies qui lui sont consacrées et de son chiffre d’affaires, soit 21 millions $ annuellement. On ne dénombre pourtant que 71 agriculteurs qui se consacrent aux productions laitière (34), porcine (15), céréalière (26), acéricole (18), avicole (3) ou horticole (10). Ces exploitations de type familial fournissent en moyenne 2 emplois chacune. Parmi les activités connexes, on retrouve deux meuneries et trois entreprises d’excavation, mais aucun atelier de réparation spécialisé en machinerie agricole, ni aucun commerce qui en fait la vente.

Le secteur des services n’est pas en manque avec deux établissements financiers (17 emplois), cinq ateliers de réparation mécanique (14 emplois), deux quincailleries (20 emplois), sept salons de coiffure et une pharmacie (9 emplois). Aucun commerce ne se spécialise dans la vente de vêtements, de chaussures ou de mobilier. De nombreuses petites et moyennes entreprises ont leur base d’opération chez nous : construction domiciliaire, transport lourd, vin artisanal, usinage, scierie, exploitation de la tourbe, ébénisterie, porte et châssis, rembourrage… On ne trouve pas de données sur les entreprises individuelles qui opèrent parfois de façon clandestine, mais qui n’en génèrent pas moins des revenus d’appoint pour plusieurs citoyens : fabrication de meubles, ateliers de réparation, couture, etc. 

Le secteur de l’alimentation semble pour sa part en régression. Une seule entreprise agroalimentaire bien connue demeure en opération avec ses 13 employés. Il ne reste plus qu’une épicerie (12 emplois) et nous venons de perdre notre boucherie légendaire. Aucun dépanneur ne dessert le cœur du village; la boulangerie a aussi disparu. Enfin, la restauration se limite à deux établissements de type casse-croûte, ouverts au surplus de façon discontinue ou saisonnière. Pour manger au restaurant ou simplement y prendre un café, il faut sortir du village.

Les services publics exercent un impact significatif avec la fonction publique municipale (8 emplois, salaires versés de 350 000$), les écoles primaire et secondaire (63 emplois, incluant 40 enseignants, et des dépenses annuelles de 4 millions $, dont 3,5 millions $ en salaires) et le bureau local du ministère des Transports (8 employés au bureau et plusieurs emplois saisonniers). Le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation a fermé son bureau local depuis quelques années déjà. À part le Bureau de postes (4 emplois), aucun autre organisme public n’est présent à St-Charles. Dans le secteur de la santé, deux médecins, quatre pharmaciens, un dentiste, un chiropraticien et quatre ambulanciers travaillent au service de la population. Les entreprises d’économie sociale sont à peu près inexistantes sur le territoire. En effet, c’est à Saint-Raphaël, Saint-Gervais, Saint-Lazare et Saint-Damien que se sont installés les services dispensés à l’ensemble de la MRC. 

Une seule entreprise occupe le secteur industriel. Comme dans beaucoup de villages mono industriels du Québec, cette situation perdure depuis de nombreuses années et pourrait s’avérer catastrophique en cas de fermeture. Le Meuble Idéal fournit quelque 205 emplois, alors qu’il en comptait 250 il y a peu de temps. Cette entreprise verse des millions $ en salaires et sa survie demeure toujours préoccupante avec la concurrence internationale. Même si elle s’avère le plus gros employeur, le quart seulement de sa main-d’œuvre habite effectivement St-Charles.

La localisation excentrique de certains services et commerces (pharmacie, dentiste, médecin, épicerie) représente un obstacle sérieux pour leur accès par les personnes aux études, âgées ou à faible mobilité; heureusement, un service de livraison est offert dans certains établissements. Mentionnons qu’une forte proportion de résidents effectue leurs achats réguliers à Lévis ou à Québec, où ils trouvent un meilleur choix et des prix plus compétitifs. Il serait difficile de mesurer cette perte d’achalandage, mais chose certaine, ce phénomène n’aide en rien l’économie locale.

Ce bref tableau de l’activité économique à St-Charles montre que le niveau d’emplois demeure préoccupant et qu’aucun secteur n’est en croissance. Pourtant située à 15 minutes de Lévis, force est de constater que notre municipalité a perdu 3,5% de ses habitants depuis 5 ans, pendant que ses voisines Saint-Gervais, Beaumont, St-Michel et surtout St-Henri ont connu des croissances respectives de population de 0,8%, 1,3%, 2,2% et 7,5% depuis 2001. Pas surprenant que la construction domiciliaire progresse peu et que le nombre de commerces diminue. Or c’est un fait que partout au Canada, on observe une augmentation de population dans les banlieues des grandes villes comme Lévis.

 S’il s’avère difficile de créer de nouveaux emplois, on pourrait au moins tenter de stimuler l’activité économique en s’attaquant à l’exode démographique. Un premier geste serait d’intéresser les personnes de l’extérieur qui travaillent à St-Charles à venir s’établir ici. Un accroissement de la population serait le premier jalon pour attirer de nouveaux commerces et services qui manquent à la communauté. Mais pour attirer de nouveaux résidents, il faudrait plus que les infrastructures existantes et quelques lots à construire. Nous devons aussi miser sur l’amélioration de la qualité du milieu de vie et de la beauté de notre environnement. Beaucoup de gens recherchent les avantages de la campagne à proximité de la ville; St-Charles a énormément à offrir de ce côté avec ses deux lacs et sa verdoyante vallée de la Boyer. Mais où sont les projets concrets à cet égard?  o

L’ADQ obtient 55,4% du vote à St-Charles
PAR
PIERRE LEFEBVRE

Lors de l’élection du 26 mars dernier, les électeurs résidant à St-Charles ont contribué à la victoire du candidat de l’Action démocratique du Québec, Jean Domingue, dans la circonscription électorale de Bellechasse. Parmi les 1687 électeurs inscrits sur les listes électorales, quelque 1277 personnes se sont prévalues de leur droit de vote, soit un taux de participation de 75,7%.Pour St-Charles seulement, le décompte officiel des bulletins de vote indique la répartition suivante des candidats : M. Ghyslain Gaulin, Parti vert du Québec (23 votes, 1,8%), M. Jean Domingue, Action démocratique du Québec (707 votes, 55,4%) ÉLU, M. Collin Perreault, Québec solidaire (24 votes, 1,9%), Mme Sylvie Vallières, Parti Québécois (156 votes, 12,2%), et Mme Dominique Vien, Parti libéral du Québec (367 votes, 28,7%).

Le 14 avril 2003, le résultat des élections pour St-Charles même marquait déjà une préférence pour l’ADQ, avec 506 votes ou 39% des suffrages exprimés. Pour les autres partis, le restant des votes se répartissait alors comme suit : PLQ 428 / 33%, PQ 327 / 25%, Parti vert 13 / 1% et Union des forces progressistes 11 / 1%.   o

Vaccination (suite du mois de mars)
PAR ROGER PATRYRoger Patry

Dans le dernier numéro du journal Au Fil de la Boyer, iI était question des maladies qui attaquaient les ancêtres. Je continue mon récit en vous parlant de maladies plus proches de nous. Quand les aînés étaient jeunesses, une maladie faisait des ravages assez importants, c’était la syphilis, maladie vénérienne, qui résultait, le plus souvent de contact sexuel. Beaucoup moins mortelle que le Sida, elle pouvait se guérir par des médications appropriées.

Bien avant sa découverte, une maladie faisait des ravages dans les rangs des paroissiens, c’était la polio qui laissa des marques indélébiles, paralysie pour plusieurs, quand ce n’était pas difformité. Finalement, des chercheurs réussirent à circonscrire cette maladie avec un vaccin nommé Salk, vaccin testé sur des singes portant ce nom.

En l’an 2000, d’autres virus s’ingénient à reprendre vie, immunisés par la nature, ils sont plus virulents que leurs prédécesseurs. Les craintes de pandémie sont omniprésentes dans nos vies, quelques virus font des ravages dans quelques pays, ce sont, la C-difficile, le Sida ( maladie de type sexuel ) et la grippe aviaire qui ont déjà fait des victimes en Chine et en Afrique. Nuit et jour, les chercheurs essaient de contrer ces malaises. L’espoir nous habite.

J’oubliais, iI y a le cancer qui guette beaucoup de gens, il n’y a pratiquement pas de famille qui n’a pas vu des siens atteints de ce mal, mal que des chercheurs s’évertuent à combattre, essayant maintes et maintes fois des vaccins expérimentaux. Malgré les campagnes de sensibilisation, les gens ne craignent pas ce mal sournois. Tous, nous savons que le cancer des poumons guette les fumeurs, mais ces drogués de la cigarette, se pensant immunisés, ne semblent pas croire ce que disent les spécialistes.

Un semblant de remède semble pointer à l’horizon. Il y a toujours les produits naturels mais les chercheurs n’ont pas encore trouvé la bonne plante. Plusieurs cures ont été essayées laissant la place aux naturistes.

Ce qui revient à dire que les vaccins ont fait leurs preuves dans le combat contre les infiniment petits. Reste à trouver la formule magique qui apportera un répit dans les recherches de milliers de spécialistes. o

Bibliothèque
Louise MercierPar LOUISE MERCIER

Nouveaux livres

Romans adultes


Les accoucheuses Anne-Marie Sicotte
Le rêve de Mady Agnès Ruiz
Forteresse digitale Dan Brown
Série « Le petit monde de St-Anselme Michel David
- L’enracinement
- Le temps de épreuves
- Les héritiers
Un clocher dans la forêt, biographie de la série « La saga des Grégoire » Hélène Jolicoeur

Romans jeunes

Les métamorphoses Série « Darham » tome 4
Série « Le journal d’Aurélie Laflamme
Journal d’une princesse
Série Mini Atomix

Bandes dessinées

Les nombrils tome 2

Dates à retenir

•  Salon du livre du 11 à 15 avril 2007
•  Semaine de l’action bénévole du 16 au 20 avril 2007
•  Journée internationale du livre et du droit d’auteur le 23 avril 2007.

Origine de la journée internationale du livre et du droit d’auteur

La journée mondiale du livre et du droit d’auteur tire son origine de la superposition de deux événements. Depuis le Moyen âge, la fête de la Saint-Georges est célébrée le 23 avril, en Espagne, à la mémoire du légendaire chevalier Jordi qui délivra une princesse des griffes du dragon. D’un geste, il trancha la tête de l’animal et une pluie de roses s’en écoula. En 1926, un éditeur de Barcelone crée une fête à la mémoire de Cervantès, célèbre auteur de Don quichotte, mort un 23 avril.

Horaire de Pâques

La bibliothèque sera fermée le samedi 7 avril.  
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Le plaisir de lire
Louise CantinPar LOUISE CANTIN

GODBOUT, Jacques
La concierge du Panthéon

Paris, Édit du Seuil, 2006, 148p.              (roman)        Cote : 3/5

Julien Mackay, météorologue, décide de prendre une retraite anticipée pour aller à Paris et écrire un roman. Il part tout confiant dans cette ville qui semble vouloir l'inspirer.  Il se rend compte que graduellement les rencontres qu'il fait, la vie à Paris, tout semble l'emballer mais l'écriture ne vient pas si facilement qu'il le pensait. C'est plaisant cette vie de bohème, ces rencontres dans les cafés, les visites des musées, les rencontres de jeunes qui vivent dans la rue, mais avec le temps, la vie quotidienne semble plus difficile que prévue.  Il n'aura peut-être pas d'autre choix que de repenser à revoir sa décision et de prendre des actions de retour dans son milieu pour  être plus heureux. Bon roman.

MAILLET, Antonine
Pierre Bleu

Québec, Édit: Leméac, 2006, 281p.                            (roman)            Cote: 4/5

Pierre Bleu, le bossu,  le fou du village, est important dans son milieu; en touchant sa bosse les gens malades se sentent guéris. Il aime beaucoup une jeune fille, Bibiane, car elle s'intéresse à ses histoires sur l'origine de son milieu. Pierre Bleu s'émerveille des mots  qu'elle invente pour redire à sa façon ce qu'il lui narre. Bibiane voudrait bien se marier mais les prêtres voient en elle quelqu'un qui peut les aider dans l'accomplissement des rêves de l'église, soit  de créer des couvents et de convertir de plus en plus de gens. Bien des choses arriveront dans ce village acadien de Grand-Petit-Havre, en train d'évoluer, d'aller de l'avant, d'entrer dans la modernité et d'essayer d'oublier la déportation. Très bon roman d'Antonine Maillet qui montre la ténacité d'un peuple pour accéder à une visibilité plus grande. À lire.

NOTHOMB, Amélie
Journal d'Hirondelle

Paris, Édit: Albin Michel, 2006, 136p.                         (roman)            Cote: 3.5/5

 Un jeune homme qui a une peine d'amour perd son emploi après avoir renversé une personne âgée. Il se retrouve sans énergie avec des idées négatives. Il décide d'aller jouer au billard et rencontre un étranger qui le met en contact avec  un homme qui a des idées très arrêtées sur certaines personnes à éliminer. Au début, tuer pour lui ne semble pas un problème, il vit dans un autre monde, déconnecté de tout. Il tuera de plus en plus de personnes, mais ça ne semble pas le déranger. On dirait qu'il vit en dehors des normes, il est chargé d'exécuter des gens et il le fait, il gagne son argent de cette façon et tout semble bien aller jusqu'au jour où il devra tuer toute une famille. Au départ, il semble un peu en désaccord avec cette idée mais peu à peu il décide qu'il va exécuter le travail. Cette rencontre avec ces gens et ces exécutions changeront tout dans son comportement et ce qu'il fera dans le futur. Que s'est-il passé pour que maintenant sa vie soit changée à ce point ? À lire.   o

Internet
Réjean BlaisPar RÉJEAN BLAIS

L’Aviation avant 1914

Ce site te présente les appareils saugrenus et les inventions folles qui ont mené à la création des avions. Fais la connaissance de pilotes célèbres et surtout, jette un coup d’oeil à la galerie des appareils bizarres. Dommage qu’il y ait des bannières publicitaires. www.chez.com/avion/

Géospaceconstruire

Fabrique ta propre navette spatiale en papier. Ce site te propose également des modèles d’avions et de sondes spa-tiales. (Instruction en anglais pour les pièces à découper). www.geospace-online.com/gol-fr/sav/enf/sav-enf-manip-fr.htm

Mon oeil sur la nature

la bernache

La chronique nature du site des Débrouillards te présente cette cousine des oies et te propose des liens pour en savoir plus. http://www.lesdebrouillards.qc.ca/applicationWeb/pages/publique/archives/index.php?Type_Items=0&ID=143

Snowfight

Un superbe jeu en 3D pour faire une belle bataille de boules de neige en toute sécurité et sans se geler les mains! Haute-vitesse recommandée. www.robotduck.com/cgi-bin/main/load.pl?id=snowfight

Internet la neige

Qu’est-ce que la neige? Comment se forme-t-elle ? Des explications simples sur ces précipitations glacées très appréciées des amateurs de ski. Apprends à reconnaître les nuages qui annoncent la neige et découvre les différents types de flocons et de neige. http://galileo.cyberscol.qc.ca/InterMet/precipitation/neige_definition.htm

Snow crystals

Pour admirer les cristaux de neige dans toute leur splendeur. Ce site offre de superbes collections de flocons et de givre vues sous l’oeil du microscope. Dégivrant!

(En anglais) www.its.caltech.edu/~atomic/snowcrystals/photos/photos.htm

BDSelection

Chaque semaine, les amateurs de bandes dessinées trouveront des bédés en ligne, des critiques des albums les plus récents, des liens, des fonds d’écran, des entrevues avec des dessinateurs. Tu peux aussi donner ton avis. www.bdselection.com/

Elbakin

Pour les fans de Frodo, de Gandalf, d’Aragorn ou de J.R.R. Tolkien, leur créateur. Ce site te renseigne sur la vie de l’écrivain, les livres qu’il a écrits et le monde qu’il a créé. Une section est consacrée au film Le Seigneur des anneaux. En plus des photos, tu y trouveras des entrevues, des repor-tages et les dernières nouvelles concernant la réalisation du film. Tu peux visionner les bandes-annonces, télécharger des polices (fonts) elfiques ou des fonds d’écrans. Ou encore, lis les critiques des jeux vidéo inspirés du monde de Tolkien. Sois patient, le chargement est assez lent ! www.elbakin.com/

Karaoké sur votre PC *

Un karaoké gratuit pour chanter en famille. Pendant que tu chantes, les paroles défilent à l’écran de ton ordinateur au rythme de la musique. Britney Spears, La Chicane, Madonna, Céline Dion ou chansons de Noël, il y en a pour tous les goûts! www.espace-francophone.com/karaoke/index.html. o

L’ancienne mairie sera échangée pour un garage municipal et une facture de 120 000$
P
IERRE LEFEBVRE

Le 23 mars dernier, le directeur général de la municipalité de Saint-Charles-de-Bellechasse, Denis Labbé, a procédé à l’ouverture de la seule soumission reçue suite aux avis publiés pour la vente des anciens bureaux municipaux par soumission publique. L’immeuble situé au 25, avenue Commerciale, inoccupé depuis 2002, était évalué à 154 000$ au moment du déménagement au presbytère rénové.

Toute soumission devait être supérieure à 54 900$ pour recevoir considération. La soumission déposée par Gestion Gilles Rochefort Inc. propose son acquisition au montant de 55 000$ plus les taxes, conditionnellement à l’achat par la municipalité du garage situé au 201, avenue Boyer, au coût de 175 000$ plus taxes. Selon les dispositions de l’avis public, le conseil n’était pas tenu d’accepter les conditions de la proposition examinée. Lors de la réunion du conseil le 2 avril 2007, les membres ont néanmoins accepté cette proposition en vue de relocaliser le garage des Travaux publics de la municipalité.

Il convient de rappeler que la vente de l’ancienne mairie au coût d’environ 100 000$ avait été évoquée par le maire Charles-Eugène Blanchet, lors d’une réunion publique le 25 mars 2002, comme argument pour obtenir l’adhésion de la population au projet de rénovation du presbytère. En acceptant la soumission, la municipalité devra assumer une perte en capital importante, sans compter les frais additionnels de financement et d’entretien payés depuis près de cinq ans, de même que le manque à gagner au chapitre des taxes non perçues sur cet immeuble. À la réunion du 2 avril, le conseil a déposé un avis de motion en vue d’obtenir le financement requis pour l’acquisition et la rénovation du garage, lesquelles engendreront une augmentation du compte de taxes de l’ordre de 0,015$/100$ d’évaluation pour 2008 et les années suivantes.  o

laboyer.com s’impose graduellement
PAR :PIERRE LEFEBVRE

Lancé à la mi-octobre 2006, le site Internet du journal Au fil de La Boyer accroît graduellement son auditoire. On dénombre maintenant une moyenne de 18 visiteurs par jour; les derniers numéros publiés en format PDF comptent parmi les pages les plus consultées. Les lecteurs des numéros virtuels ont la chance de voir une publication dont même les photographies intérieures apparaissent en couleur.

Outre l’accès au dernier numéro du journal offert en format électronique, le site Internet offre des avantages incontestables qui font le plaisir des internautes : des nouvelles de dernière minute concernant la communauté et mises à jour régulièrement, la météo instantanée à St-Charles, l’accès aux archives d’une trentaine de numéros publiés depuis 2004, un sondage mensuel, etc.

Comme le format papier n’est diffusé que mensuellement, la disponibilité sur Internet de nouvelles récentes s’avère fort intéressante, notamment pour les activités sportives locales, les décisions du conseil municipal, les décès, et bien d’autres.

Plusieurs nouveautés se sont ajoutées dernièrement. Une nouvelle page regroupe maintenant une liste de dossiers thématiques qui ont été archivés pour en faciliter la consultation; les différents thèmes font référence aux articles publiés sur le sujet dans les numéros précédents. Le calendrier des activités constitue l’agenda communautaire le plus complet pour St-Charles; il peut être consulté sur une période de plusieurs mois. Une galerie de photographies présente aussi des images exceptionnelles de notre milieu de vie.

Un annuaire téléphonique électronique publie maintenant en exclusivité l’information concernant les abonnés de St-Charles; on peut même y ajouter son adresse courriel et la photographie de sa maison ou de son commerce, des atouts intéressants offerts à un coût avantageux.

Enfin, un blogue sera bientôt mis à la disposition des visiteurs pour stimuler la communication au sein de la communauté, en complément du forum et du clavardage existants.

Malgré tous ses avantages, le site Internet du journal n’est pas prêt de remplacer le format papier dont la notoriété ne dément pas au sein de la population.

Pour les personnes qui ne reçoivent pas le journal dans leur Publi-Sac, laboyer.com est la meilleure solution pour demeurer au fait de l’actualité à Saint-Charles-de-Bellechasse.  o

Les sports
Les Forestiers de St-Phamphile champions 2006-2007!
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ICHARD POULIN, LHBBF, PIERRE LEFEBVRE

Les Forestiers de St-Pamphile n’auront eu besoin que de 5 rencontres pour disposer des Éperviers de St-Charles dans le cadre de la finale de la Ligue de Hockey Beauce Bellechasse Frontenac. Avec une avance de 2 à 1 dans la série, les Forestiers ont ajouté deux autres victoires les 30 mars et premier avril, pour ainsi être sacrés champions des séries de la saison 2006-2007.

Pourtant, vendredi le 30 mars, devant 478 spectateurs réunis à l’aréna de St-Charles, les Éperviers ont bien failli créer l’égalité dans la série. C’est Léopold Gagné qui a tranché à 4 minutes et 24 secondes en prolongation, et ce en désavantage numérique, pour ainsi donner la victoire aux Forestiers par la marque de 3 à 2. Avec cette victoire, les Forestiers ont alors pris le devant 3 à 1 dans cette série finale.

C’est à St-Pamphile le dimanche 1er avril, devant 625 spectateurs, que les Forestiers ont porté le coup de grâce aux Éperviers de St-Charles avec une victoire de 8 à 3. Si après deux périodes de jeu la marque était de 3 à 3, les Forestiers ont explosé en troisième avec 5 buts, dont deux de Martin Roy. Celui-ci a marqué coup-sur-coup en début de troisième, le premier à 38 secondes et le second à une minute et 38 secondes, pour porter la marque à 5 à 3. En toute fin de troisième, les Forestiers devaient ajouter trois autres buts. Les Forestiers sont ainsi devenus champions des séries de la saison 2006-2007 avec un total de 27 points, contre 19 pour leurs adversaires.

Précisons qu’il s’agit d’une certaine revanche pour les Forestiers qui avaient été vaincus en finale l’année dernière par les Éperviers. Le joueur Olivier Dumais des Éperviers s’est néanmoins classé en tête des meilleurs pointeurs de la ligue, totalisant 10 buts et 15 assistances en 17 parties jouées.

La direction de la LHBBF tient à féliciter les Forestiers de St-Pamphile, ainsi que toutes les formations du circuit pour la saison 2006-2007. Elle remercie également les amateurs qui ont appuyé leur formation tout au cours de la dernière saison et donne rendez-vous l’automne prochain pour une autre saison de la LHBBF.  o

Louis-Denis LétourneauReprise de l’an dernier
PAR LS-DENIS LÉTOURNEAU

Les deux demi-finales de la LHBBF étaient une reprise de celles de l’an passé. Les Éperviers affrontaient les Justiciers de St-Joseph et St-Pamphile était opposé à St-Damien. La série qui nous intéressait a débuté le 23 février à St-Joseph. Il a fallu attendre la fin du premier engagement pour voir les premiers buts s’inscrire. Patrick Gosselin a ouvert la marque pour les visiteurs quand il a complété le jeu de Philippe Veilleux et de Jérôme Audet. Patrick Cyr a égalé la marque avec 50 secondes à faire à la période.

Un seul but a été marqué au second tiers. Jean-Philippe Lacroix a déjoué Éric Poulin à la suite d’un jeu préparé par Olivier Dumais et Jérôme Couture.

Les Éperviers ont explosé au troisième vingt avec quatre buts. Jean Philippe Lacroix a marqué à la septième minute sur des aides de Steve Vachon et d’Olivier Dumais. Steve Vachon a ajouté la quatrième but des siens. Jean-Philippe Lacroix et Olivier Dumais ont été ses complices. Ce dernier a complété la jeu de Patrick Gosselin et de Dominic Gagnon pour marquer le cinquième des siens. Dominic Gagnon a complété la marque sans aide.

Sylvain Lamontagne a accordé un but sur 32 lancers. Les trois étoiles ont été décernées dans l’ordre Jean-Philippe Lacroix, Patrick Gosselin et Olivier Dumais.

Défaite serrée

Le lendemain, la série se transportait à St-Charles. Les visiteurs ont marqué les deux premiers buts du match. François Poulin a déjoué Sylvain Lamontagne au cours du premier tiers. Alex Drouin l’a imité au second.

Louis-Frédéric Trottier a marqué le premier but des Éperviers avec un peu plus de 5 minutes au match. Le gardien joselois a toutefois fermé la porte en fin de match pour permettre à son équipe de remporter le match 2 à 1 et d’égaler la série.

Sylvain Lamontagne a cédé deux fois sur 28 lancers. Louis-Frédéric Trottier a reçu la troisième étoile.

La défensive toujours à l’honneur

La série se poursuivait le 3 mars à St-Joseph. Les visiteurs ont ouvert la marque rapidement au début du match. Sébastien Asselin a déjoué Éric Poulin à la suite d’un jeu de Steve Vachon et de Jean-Philippe Lacroix.

Il a fallu attendre la fin du troisième tiers pour voir les Justiciers égaler la marque avec le but de François Poulin. Ce but a forcé la présentation d’une période de prolongation.

Guillaume Létourneau a donné la victoire à l’équipe de la Beauce à 5 minutes 11 s. de la première période de surtemps. Cette victoire permettait aux Justiciers de prendre les devants dans la série 2 à 1.

Sylvain Roy était devant le filet des Éperviers et a repoussé 23 des 25 lancers dirigés vers lui.

Les Éperviers s’éclatent à St-Joseph

Dimanche le 4 mars, la série se poursuit à St-Joseph. Ce match est la reprise de celui du 2 mars remis à cause de la tempête. Les Éperviers ont ouvert la marque, pendant un avantage numérique, par l’entremise de François Auger qui a redirigé une passe d’Olivier Dumais derrière le gardien de St-Joseph. Steve Vachon a amassé l’autre aide. Alex Drouin a égalé la marque, lui aussi pendant un avantage numérique, moins de 5 minutes plus tard.

Philippe Veilleux a profité du début du deuxième engagement pour redonner les devants aux siens. Patrick Gosselin et Jean-Philippe Lacroix ont été ses complices. Francois Poulin a égalé à nouveau la marque pour les Justiciers en avantage numérique.

La troisième période a été celle des Éperviers qui ont marqué six buts sans réplique. Patrick Gosselin a été le premier à marquer à la deuxième minute de l’engagement. Philippe Veilleux s’est mérité une mention d’aide sur le filet. Jean-Philippe Lacroix a profité d’un avantage numérique pour augmenter l’avance des siens. Patrick Gosselin et Serge Bégin a obtenu des aides. Jérôme Carrier a ensuite marqué deux buts consécutifs. Le premier alors que les Éperviers étaient en avantage d’un homme sur des aides d’Olivier Dumais et de Steve Vachon et l’autre aidé de Jérôme Audet et de Stéphane Caron. Jean-Philippe Lacroix a poursuivi l’élan offensif des Éperviers en profitant d’un avantage numérique pour inscrire son deuxième du match. Jérôme Couture et Patrick Gosselin ont participé au but. Jérôme Audet a complété la marque avec seulement 5 secondes à faire, pendant un avantage numérique, alors qu’il a complété le jeu de Dominic Gagnon et de Philippe Veilleux.

Sylvain Roy a remporté la victoire devant le filet des Éperviers en cédant deux fois sur 27 lancers. Patrick Gosselin et Jean-Philippe Lacroix ont reçu dans l’ordre les deux premières étoiles de la rencontre.

Encore une fois en supplémentaire

Le 9 mars, la série se poursuivait à St-Joseph. Encore une fois ce sont les Éperviers qui ont ouvert la marque. François Auger a déjoué le gardien des Justiciers sur une passe de Patrick Gosselin.

Jonathan Thibodeau et Patrick Cyr ont profité de la première moitié du deuxième engagement pour donner les devants aux leurs. Olivier Dumais a toutefois égalé la marque avant la fin de la période. Jérôme Carrier et Patrick Gosselin ont tous deux participé au but.

Aucun but n’a été marqué au cours du troisième vingt et il a fallu une période supplémentaire pour décider du vainqueur. Le but décisif est arrivé avec moins de 5 minutes à faire à la première période de surtemps. Jérôme Carrier a logé la rondelle derrière Richard Lacroix suite à une passe de Jérôme Audet.

Sylvain Roy a remporté le match en repoussant 25 des 27 lancers effectués contre lui. Bien sûr, Jérôme Carrier a reçu la première étoile. Patrick Gosselin s’est vu décerner la deuxième.

Les Éperviers peuvent remporter la série

Avec une victoire lors du sixième match, les Éperviers pouvaient se qualifier pour une deuxième année pour la finale de la LHBBF. Le seul but du premier engagement a toutefois été marqué par les Justiciers. Nicolas Lessard a déjoué Sylvain Lamontagne au cours d’un avantage numérique.

Les Éperviers sont revenus avec deux buts sans riposte au cours du deuxième engagement. Patrick Gosselin a surpris ses opposants en marquant en désavantage numérique. Jérôme Audet et Olivier Dumais ont participé au but. De son côté, Philippe Veilleux a profité d’un avantage numérique pour donner l’avance aux siens. Patrick Gosselin et Stéphane Caron ont été ses complices.

Les locaux ont poursuivi sur leur lancée en début de troisième vingt. Philippe Veilleux, avec son deuxième du match, a augmenté l’avance des siens. Stéphane Caron et Jérôme Audet ont aussi participé au filet. Olivier Dumais et Jérôme Audet ont par la suite préparé le quatrième but des Éperviers, marqué par Yannick Duval. Nicolas Lessard a inscrit le deuxième but des siens avant de voir Yannick Duval enfoncer le dernier clou dans le cercueil des Justiciers lors d’un désavantage numérique. Patrick Gosselin a été son complice.

Sylvain Lamontagne a remporté la rencontre en repoussant 24 des 26 lancers dirigés vers lui. Avec cette victoire, les Éperviers éliminent les Justiciers en six matchs tout comme l’an dernier. En finale, ils retrouvent les Forestiers de St-Pamphile, vainqueurs de St-Damien en quatre parties. Cette finale sera une reprise de celle de l’an dernier.  o

 

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