Volume 21, numéro 1, février 2007
SOMMAIRE
Conseil de
janvier
Budget 2007
Rapport du Conseil d'établissement secondaire
Le service incendie a 50 ans
Pour la survie de notre
journal
Conférence sur la
dictature au Myanmar
Le Ricanneux : « Vin »
t'ans déjà
Quand Noël s'étire
jusqu'en février
Bonne retraite Michel
Éditorial
Le plaisir de lire
Le chemin de fer à ses débuts
De la musique vraiment à
ton goût
Le climat menace la
santé publique
Les
sports
PAR FRANÇOIS
AUDET
Lors de l’ouverture de la séance du 8 janvier
dernier, M. le maire a profité de l’occasion pour souhaiter, en son nom
et celui des membres du conseil, ses meilleurs vœux de paix, santé et
prospérité aux citoyens et citoyennes de la municipalité.
Par la suite, le point du pont Picard a été soulevé
par les citoyens lors de la période de questions. Le maire a répondu que
selon le ministère des Transports, il y a diverses options envisageables
dans ce dossier. M. le maire a parlé avec la ministre déléguée aux
Transports, Julie Boulet, de la possibilité d’une subvention afin
d’aider la municipalité à la réfection du pont. Une consultation
publique sera faite, en temps et lieu, lorsque les membres du conseil
auront tous les éléments nécessaires en leur possession.
Dans un autre ordre d’idées, mais toujours sur le
thème du pont Picard, il fut dit que Servi-neige a la responsabilité du
déneigement du pont et, selon le maire, « M. Richard Turgeon est très
conscient de la situation et des problèmes causés aux citoyens lorsque
la route est fermée à cause du pont et qu’il sait qu’il doit utiliser
les moyens qu’il faut pour garder la route ouverte en tout temps ». Il a
été ajouté que « par contre, si les barrières sont fermées pour quelque
raison que ce soit, il est interdit de les contourner et si quelqu’un
contrevient c’est à ses risques et responsabilisés. »
Finalement, certains membres du conseil ont reçu des
plaintes de citoyens du fait que des cultivateurs étendent leur fumier
les jours de fête (dimanche de la fête des Mères, fête de la St-Jean,
etc.). La municipalité demande la collaboration des agriculteurs et se
fie à leur bon jugement pour éviter, dans la mesure où cela leur est
possible, d’étendre lors de tels congés afin de respecter leurs voisins. o
Budget
municipal 2007
PAR LE DIRECTEUR GÉNÉRAL, DENIS LABBÉ, B. URB.,
G.M.A.
TITRE
BUDGET 2006
BUDGET 2006
BUDGET 2007
ESTIMÉ & RÉALISÉ
DÉPENSES
ADMINISTRATION
GÉNÉRALE
309 709 $
286 786 $
300 128 $
SÉCURITÉ PUBLIQUE
328 540
322 049
338 238
TRANSPORT
402 432
407 933
424 411
HYGIÈNE DU MILIEU
488 754
468 691
494 096
SANTÉ ET BIEN-ÊTRE
2 000
3 277
2 000
URBANISME
67 845
68 727
65 630
LOISIRS ET CULTURE
178 788
187 186
183 049
FRAIS DE FINANCEMENT
104 836
105 630
108 064
________
________
_________
SOUS-TOTAL
1 882 904
1 850 279
1 915 616
REMBOURSEMENT CAPITAL
187 560
177 906
216 036
INVESTISSEMENTS
155 659
249 468
168 901
AFFECTATION
________
________ ________
GRAND TOTAL
2 236 123 $
2 277 653 $
2 300 553 $
REVENUS
REVENUS DE TAXES
1 398 776
1 405 868
1 469 938
COMPENSATIONS SERVICES
467 363
469 509
474 929
COMPENSATIONS TENANT LIEUX DE TAXES
84 467
97 578
86 607
SERVICES RENDUS
99 500
121 062
97 900
AUTRES RECETTES
33 000
106 295
28 000
_______
TOTAL REVENUS DE SOURCES LOCALES
2 083 106
2 200312
2 157374
REVENUS DE TRANSFERTS AFFECTATION
152 547
153 081
142 323
_________
GRAND TOTAL
2 235 653 $
2 353 393$
2 299 797 $
Informations complémentaires concernant les prévisions
budgétaires 2007
Le taux de la taxe foncière générale:
2004 0,8036 $
2005 0,9275
2006 0,81$
2007
0.8292$
Le taux de
la taxe foncière générale:
Police Sûreté du Québec 2004 : 0,15$
Inclus dans la taxe foncière générale pour les autres années
Le taux de la taxe foncière services de la dette:
2005 0,0745 $
2006 0,0669 $
2007 0,0838$
Le taux de la taxe investissement et immobilisations :
2004 0,14 $
2005 0,14 $
2006 0,1151 $
2007
0,1250$
Matières résiduelles
2004 124,33 $
2005 145,95 $ 2006
145,95 $
2007
151,76$
Eau
2004 145 $
2005 145 $
2006 145 $
2007
145,$
Le tarif de l'eau au compteur:
2004 0,52 $
2005 0,56 $
2006 0,6829 $
2007 0,6829$
du mètre cube (un mètre cube = 219 gallons d'eau)
Taxe égout et assainissement
2004 140 $
2005 140 $
2006 140 $
2007
140,$
Taxe spéciale eau
2004 0,1209 $
2005 0,1171 $
2006 0,0962 $
2007
0,1002$
Taxe spéciale assainissement
2004 0,0346 $
2005 0,0359 $ 2006
0,028 $ 2007
0.0257$
Tarif aqueduc dettes :
2004 27,27 $
2005 25,81 $
2006 18,32 $
2007
19,53$
Le taux de la taxe foncière générale était en 2006 à
0,81$ et il passera à 0,8292$ du cent dollars ou 2,315%. Cette
hausse est rendue nécessaire pour couvrir l’augmentation des
coûts.
Le point important est que l’on doit se rappeler que la
taxe pour les services rendus par la Sûreté du Québec est incluse dans
la taxe foncière générale et représente un montant de 202 325$ pour
2007.
La mise place du schéma de couverture de risque en
incendie nous demande de faire des investissements dans la prévention et
dans l’installation de prises d’eau sèches dans les rangs durant
les prochaines années et nous avons pris livraison du nouveau
camion-citerne incendie et faire des inspections résidentielles et
commerciales.
La taxe pour le service de la dette augmente pour couvrir
les frais de financement pour le camion-citerne incendie et la
relocalisation possible des travaux publics.
Les tarifs pour l’enlèvement, le transport et
l’enfouissement des ordures passent de 145,95$ à 151,76$, pour
l’aqueduc, les égouts et l’assainissement, les taux sont maintenus au
même montant. Le tarif pour l’eau au compteur reste à 0,6829$ du
mètre cube ou 219 gallons.
La taxe investissement et immobilisations est augmenté
à 0,1250$ dans le but de disposer des mêmes sommes d’argent
nécessaires pour maintenir la qualité de notre réseau routier et des
équipements. Elle était à 0,1151$ du cent dollars d’évaluation en
2006 suite au dépôt rôle le taux avait été diminué.
Nous allons continuer à supporter le développement du
loisir en maintenant notre contribution à l’aréna ainsi que dans la
culture, à Multi-Arts, pour continuer à en améliorer la formule et la
situation financière de l’aréna s’améliore en 2006.
Plan triennal 2007,
2008, 2009
PAR DENIS LABBÉ, B.URB.,
G.M.A.
Dépenses en
immobilisations pour l’année (montant prévu) :
1 894 000 $
(2007)
1 424 000 $
(2008)
180 000 $
(2009)
Total : 3 498
000 $
Répartition
des dépenses en immobilisations sur la nature des actifs pour
2007-2008-2009
Chemins, rues :
1 567 000 $.
Approvisionnement en eau potable et traitement 1 530 000 $.
Édifices 350
000 $.
Édifices
communautaires 30 000 $.
Équipement 21
000 $.
Total : 3 498
000 $
Modes de
financement permanent pour 2007-2008-2009
Emprunts à long
terme 1 375 000 $.
Revenus de
taxes 523 000 $.
Subventions 1
600 000 $.
__________
Total : 3 498
000 $
Les
priorités d’investissement pour les prochaines années
Mentionnons en
premier lieu la réfection du réseau routier pour le maintenir en bon
état. Nous devons y consacrer plus de 150 000 $ par année. Si nous
prenons du retard, nous devrons utiliser la formule d’emprunts pour
financer le retard, ce qui créera une dépense supplémentaire de frais de
financement.
La majorité des
rues du périmètre urbain sont en bon état sauf l’avenue Royale. La
partie comprise entre les bureaux du ministère des Transports et la rue
de l’Église est sous l’autorité routière du ministère des Transports.
Les travaux ont été estimés à plus de 900 000 $ par notre ingénieur.
Pour réaliser ce dossier, nous allons devoir négocier et signer un
protocole d’entente pour déterminer la participation financière de
chacune des parties.
La seconde
priorité pour nous est la recherche d’eau potable, la mise à niveau des
équipements dont certains datent de 1963 (réservoir d’eau potable), le
raccordement des puits et le traitement de l’eau avant sa distribution.
Pour le gouvernement, ce dossier est la première priorité. Cette
priorité va constituer la dépense la plus importante que nous espérons
contenir entre 1 et 2 M$. Considérant que nous finissons de payer en
2007 et 2008 la majeure partie du réseau d’aqueduc et d’égout construit
en 1963, les crédits libérés amoindriront les augmentations à venir pour
financier ce dossier.
Nous maintenons
toujours le dossier de la relocalisation de la caserne incendie. Nous
attendons que les études régionales sur la localisation optimale des
casernes dans Bellechasse soient réalisées avant d’entreprendre quoi que
ce soit. De plus, nous sommes actuellement dans un local loué. Lorsque
nous aurons les études à long terme, nous serons en mesure de mieux
agir.
Nous désirons également
revoir les installations des travaux publics. Nous avons de plus en plus
de travaux à réaliser, ce qui nécessite d’avoir plus d’équipement et
d’inventaire à supporter. Nous devons avoir des pièces de rechange, des
tuyaux, etc., pour faire les réparations urgentes et celles de fin de
semaine. De plus, le personnel doit être en mesure de faire les travaux
d’entretien dans des locaux sécuritaires et avec l’espace nécessaire
pour être efficace et pour remiser les différents types d’équipement
pour les protéger du vol, du vandalisme et de la détérioration causée
par le mauvais temps et le soleil.
Nous devons également
entretenir les terrains de sports extérieurs et les parcs ainsi que
l’ensemble des équipements qui doivent être remplacés car leur durée de
vie utile, de fonctionnement et technologique est atteinte.
Notez bien que pour
qu’un dossier soit inscrit dans le plan triennal des immobilisations, il
doit rencontrer certains critères. On doit connaître l’estimé des coûts.
On doit également savoir si le dossier sera financé à partir d’un
programme de subvention normé du gouvernement du Québec. On doit
connaître le financement attribué à cette dépense. Elle peut être
empruntée et payée par un secteur, par l’ensemble des contribuables ou
par une taxe annuelle qui n’implique aucuns frais de financement.
Le dossier doit faire
l’objet d’un consensus au sein des membres du conseil. Le pont de la
route Picard ne rencontrant aucun de ces critères, n’a pas été inclus
dans la programmation élaborée en décembre 2006. Ceci n’empêche pas les
membres du conseil de travailler sur le dossier.
Le plan triennal
d’immobilisations est un exercice de planification et une réflexion
annuelle sur les dossiers qui sont susceptibles de se réaliser à plus ou
moins long terme et quelles en seront les implications à court et long
terme.
o
Rapport
des activités du conseil d’établissement pour l’année scolaire 2005-2006
PAR HUGUETTE RUEL
Nous sommes vingt personnes qui siègent au conseil
d’établissement du secondaire. Nous avons eu sept réunions ainsi qu’un
social à la fin de l’année.
Lors de nos réunions, divers sujets ont été abordés.
En voici le résumé : à chacune de nos réunions, M. Yvan Fortier nous
présentait le bilan financier de l’école. Cela nous permettait de bien
visualiser notre situation et celle-ci est satisfaisante.
Les objectifs que nous avions fixés pour l’année
2005-2006 étaient : salle de conditionnement physique, un projet
d’environ 50 000 $. Celui-ci a été réalisé grâce à la collaboration de
tous. C’est donc avec une grande fierté que nous avons pu accueillir nos
élèves pour la rentrée du mois d’août 2006 avec ce nouvel équipement.
Plan de réussite : nous voulions que nos élèves
soient motivés à réussir. Nos élèves qui n’avaient aucun échec pouvaient
participer aux tirages où de nombreux prix leur ont été attribués. Cette
initiative a porté ses fruits. De plus, lors de l’envoi des bulletins,
les parents et les élèves ont reçu différents dépliants qui les
informaient sur divers sujets : application du renouveau pédagogique
pour le 1 re
secondaire et cela se poursuit
cette année pour le 2e
secondaire. Développer le
sentiment d’appartenance à l’école. Cela s’est traduit par la création
d’un groupe qui avait pour mission de trouver un nom pour les équipes de
notre école. Le nom est : ESSCOUADE (ESSC pour École Secondaire
Saint-Charles) et nous l’avons adopté.
Nous voulons que notre école soit accueillante de
l’extérieur. C’est pourquoi le CE a approuvé qu’un aménagement paysager
soit fait. Celui-ci a été réalisé avec l’aide de M. Robert Belzile,
propriétaire de la Pépinière l’Arbustier à La Durantaye qui nous a fait
un plan complet de l’aménagement et ce, gracieusement. Pour la
plantation, j’ai accompagné avec plaisir les élèves de CSA-01, leur
enseignante Sonia Breton et M. Yvan Fortier, directeur de l’école. Tous
étaient bien fiers du travail accompli et c’est Marie-Lee Bilodeau,
étudiante qui siège sur le CE qui s’occupait de l’entretien et de la
sensibilisation auprès des jeunes pendant l’été pour que ce lieu reste
beau.
Autres réalisations : réaménagement de l’exode et de
la radio étudiante. Le local d’informatique est doté de nouveaux
équipements grâce au regroupement des Caisses Populaires des
Seigneuries.
Au niveau des activités parascolaires : champions en
volley-ball, la ligue d’improvisation remporte la 2 e place lors de la finale, le parlement des jeunes,
6 de nos étudiants ont participé à une simulation de séances
parlementaires. Les élèves se sont inscrits au concours pelure de
banane.com, sensibilisant les jeunes à l’importance d’une bonne
alimentation.
Brunch et portes ouvertes, un succès. Le show des
finis sants et
Secondaire en spectacle, deux événements qui nous ont démontré que nos
jeunes avaient beaucoup de talent.
Adoption de la maquette
pour l’offre de services 2006-2007 selon le Renouveau pédagogique, nous
avons été consultés au sujet de la politique de maintien ou de fermeture
des écoles, adoption de la réglementation étudiante, appui du CE pour le
Parc riverain de la Boyer. Pour favoriser la formation et l’orientation
de nos jeunes, les élèves de 3 e, 4e et 5e
secondaire, qui
étaient intéressés, ont participé à cinq après-midi au Centre de
formation agricole à St-Anselme. Le CE a approuvé le voyage en Europe et
celui de Walt-Disney, en Floride, ainsi certains de nos élèves auront la
chance de vivre de belles expériences.
Pour l’année 2006-2007,
un sujet que nous aborderons et sur lequel des décisions seront prises
sera : quelle orientation et quelles couleurs voulons-nous donner à
notre école? Les membres de notre équipe-école ont déjà été consultés et
une première rencontre a déjà eu lieu avec des membres de notre
commission scolaire. Donc, si vous avez le goût de travailler avec nous
à l’élaboration de cette vision future pour l’École secondaire de
St-Charles, vous n’avez qu’à vous engager comme membre du conseil
d’établissement. Des personnes qui travaillent pour le bien-être des
jeunes! o
 Le service
incendie a 50 ans
PAR RAYNALD
LABRIE DIRECTEUR DU
SERVICE INCENDIE DE
ST-CHARLES.
En 2006, le
service incendie de St-Charles a souligné son 50e anniversaire
d’existence avec l’achat d’équipement spécialisé. Mais pour commencer,
faisons un petit retour en arrière pour voir comment tout a débuté.
La première
caserne
La première
caserne fut construite près du couvent de St-Charles. Elle était équipée
d’une citerne souterraine qui se trouvait juste à côté et reliée à une
autre citerne à l’air libre, beaucoup plus grande. Celle-ci existe
encore. Elle se situe en face de l’aréna.
Cette caserne a
été en opération de 1956 à 1980 et fut ensuite déménagée sur la rue
Commerciale, pour devenir le garage municipal.
On déménage!
Suite à l’achat
de plusieurs nouveaux équipements, la municipalité a eu besoin de locaux
plus grands pour en faire l’entretien et pour les remiser. C’est alors
que la municipalité a loué des espaces à Servi-neige. Durant l’hiver
1980, les pompiers y ont aménagé un local de formation, un bureau et une
toilette. Tout ce travail a été fait bénévolement par les pompiers. De
plus, dernièrement ils y ont apporté quelques améliorations, en
agrandissant le local de formation et en ajoutant de nouveaux casiers de
rangement. Ils se sont aussi procuré une nouvelle laveuse spécialisée
pour le nettoyage de leurs habits.
La première
autopompe
Avant 1956, il
y avait des pompes portatives qui étaient remisées à l’hôtel de M.
Maurice Labonté. Lorsqu’un incendie se déclarait, les pompiers
s’empressaient d’aller les chercher.
La première
autopompe fut acquise en 1956. Un Fargo de l’année avec une pompe de 500
gallons par minute, un réservoir de 500 gallons, des boyaux, une pompe
portative, et divers équipements pour combattre les incendies. Ce camion
fut en opération de 1956 à 1991. Il ne répondait plus aux exigences et
demandait beaucoup de réparations.
En 1991,
St-Charles prenait possession d’une nouvelle autopompe. Il s’agit d’un
camion Ford CF 8000 avec une pompe de 1050 gallons par minute et muni
d’un réservoir de 800 gallons. Elle est encore en service et c’est notre
premier véhicule à sortir lors d’un incendie.
Des pas vers la
modernisation
En 1979, le
service fit l’acquisition de deux appareils respiratoires autonomes.
Depuis ce temps, les besoins et les obligations ont changé, donc notre
service en possède maintenant huit. En 1980 on procéda à l’inter
municipalisation du service, ce qui veut dire que c’est la paroisse qui
prend en charge le service, en faisant l’acquisition du premier
camion-citerne, d’une pompe portative à haut débit et d’un camion Dodge
1972 avec une citerne de 2800 gallons. Ces acquisitions devenaient
indispensables pour desservir certains endroits, privés du réseau
d’aqueduc.
La première
unité d’urgence
C’est aussi en
1980 que le service fit l’acquisition de sa première unité d’urgence. Le
camion de marque GMC qui appartenait à la protection civile et fut
acquis pour la somme d’un dollar. Des modifications et des réparations
furent exécutées bénévolement par les pompiers afin de l’adapter à leurs
besoins.
En 1987, étant
donné le manque d’espace et le besoin d’avoir un endroit pour les
pompiers durant les interventions en périodes froides, l’unité d’urgence
fut changée pour un step van avec une boîte de 14 pieds. Tous les
rangements et les installations furent aménagés par les pompiers qui
totalisèrent environ 400 heures de bénévolat.
En 1989, suite
à une subvention et l’aide de plusieurs municipalités qui nous
entourent, et le besoin qui se faisait sentir, la municipalité s’est
dotée de pinces de désincarcération que l’on a adaptées à notre unité
d’urgence.
Une amélioration considérable se passe en l’an 2002
En effet, le
service a pris possession d’une unité d’urgence avec plusieurs
possibilités d’opérations. Elle est munie d’un poste de commandement
avec toutes les composantes nécessaires, soit : une génératrice 15 000
watts, des outils de communication, des cartes et des plans
d’intervention.
Elle sert aussi
à fournir, le service de pinces de désincarcération, le transport des
équipes de pompiers de façon sécuritaire. De plus, elle représente un
excellent soutien technique pour toute intervention locale ou
extérieure.
On doit remplacer le camion-citerne
En 1989, suite
à une inspection de la S.A.A.Q, notre camion-citerne fut déclaré non
conforme. C’est alors qu’un camion International 1982 a pris la relève.
La citerne fut installée sur ce nouveau camion et fut en service de 1989
à 2006.
L’année 2006,
qui souligne les 50 années du service, a été marquée par la prise de
possession d’un nouveau camion-citerne, il s’agit d’un camion avec des
améliorations apportées pour exécuter les opérations de transport d’eau
plus rapides et plus sécuritaires. La pompe portative a été installée de
façon qu’elle puisse prendre le relais pour certaines interventions.
Nous avons remplacé la citerne qui avait environ 35 ans. Avec les
années, elle devenait trop coûteuse à modifier pour répondre aux
nouvelles normes d’incendie.
2006 marque
aussi l’année d’acquisition de la caméra thermique de la MRC de
Bellechasse. Son achat fut rendu possible grâce au don de 8000 $ de La
caisse populaire de St-Charles de Bellechasse. La somme de 1000 $ a
aussi été versée de la part des pompiers de St-Charles.
Des pompiers impliqués
Depuis 1990, il
est important de mentionner que beaucoup de temps a été fait
bénévolement par les membres du service incendie. Pour la conception des
plans et devis et le suivi de la construction des trois véhicules soit,
l’autopompe 207, l’unité d’urgence 507 et le camion-citerne 607. On doit
dire que tous les membres de l’équipe démontrent beaucoup d’intérêt en
ce qui a trait au développement des nouvelles technologies.
Mot du directeur
Notre service
incendie a 50 ans. En tant que directeur, je tiens à dire un grand merci
à tous les pompiers qui ont donné, et qui donnent encore, de leur temps.
Ceux-ci font preuve de beaucoup de dévouement afin de suivre des
formations, de participer à des pratiques et d’effectuer l’inspection
mensuelle des équipements. Ils ont à coeur de maintenir un service de
première importance. Ils sont disponibles en tout temps pour aider les
citoyens de St-Charles et des autres municipalités, dans des situations
d’urgences et de secours. Je suis fier de pouvoir partager cette passion
avec ce groupe d’hommes, et j’en profite pour saluer chacun d’eux.
o
 Pour la survie de votre journal
PAR MARYSE PRÉVOST
Avis à tous nos
lecteurs. Comme on vous l’a mentionné dans la dernière parution de notre
journal, nous sommes à la recherche de bénévoles qui sauront prendre la
relève de Louis-Denis Létourneau en tant que rédacteur en chef pour
votre journal. Ce dernier nous annonçait, à notre dernière réunion du
conseil d’administration le 17 janvier dernier, qu’il quittera
définitivement son poste de rédacteur en chef à la fin février prochain.
Si nous ne
trouvons pas une ou des personnes pour le remplacer, je ne sais pas ce
qu’il va arriver à votre journal AU FIL DE LA BOYER. Nous avons besoin
de personnes capables de donner quelques heures par mois pour s’assurer
du bon montage du journal. Ce poste peut s’adresser à monsieur et madame
tout le monde et de tout âge. Vous vous y connaissez un peu avec les
ordinateurs, vous avez un bon sens de l’observation, vous pouvez nous
aider à maintenir notre journal intéressant. Vous connaissez quelqu’un
qui saurait faire ce travail, parlez-en autour de vous, c’est un appel
vraiment « au secours » pour la survie de votre journal.
Vous ne serez
pas seul, plusieurs bénévoles sont déjà là pour soutenir le rédacteur en
chef, ils connaissent bien les étapes à suivre pour la production du
journal. Si vous ressentez un intérêt quelconque, si minime soit-il, le
défi vous intéresse, n’hésitez pas à communiquer avec moi pour de plus
amples renseignements, cela ne vous engage à rien par la suite. Si par
ailleurs, vous aimiez seulement écrire pour le journal sur divers
événements, ce serait aussi grandement apprécié de tous.
Je vous laisse
donc à votre réflexion. J’espère que mon message saura toucher quelqu’un
d’entre vous et que vous prendrez une bonne décision. Joignez-vous à
nous, nous sommes une très belle équipe de bénévoles qui aiment
renseigner les citoyens de St-Charles. Maryse Prévost Rés : 887-3937,
Présidente du journal Au fil de La Boyer.
o
Conférence sur la dictature au Myanmar
PAR ELSA GONTHIER
6E ANNÉE GROUPE DE PASCALE ROY
Le 20 décembre
2006, nous avons eu la chance de recevoir un invité très spécial dans la
classe de 6e année. M. Carol Frenette, est venu faire une présentation
sur la dictature. Il travaille pour des organisations qui aident les
personnes démunies des pays de dictature. Vous savez, ce n’est pas tout
le monde qui vit dans un pays juste et équitable. L’organisation «
Médecins sans frontières » est une des nombreuses organisations qui
aident les personnes qui sont dans des régions qui ont de la difficulté,
mais aussi les personnes victimes de dictature, par exemple; les
familles dont la maison leur a été enlevée. Souvent, les familles
habitent très loin du marché, des installations de puits (ou autres
sources d’eau souvent contaminées), des endroits où l’on peut
travailler, des centres médicaux, etc. Les organisations aident ces
villages et leur apportent des vivres et les soins nécessaires pour leur
survie qui, parfois, ne tient qu’à un fil. Ce qui fait l’injustice de
ces pays, c’est le fait que le dictateur contrôle tout : la télévision,
les écoles, l’armée. Il a le droit de confisquer les maisons et
d’exproprier les familles. Les organisations qui aident ne doivent pas
trop s’opposer au dictateur car, il peut les renvoyer ou les empêcher
d’entrer dans le pays. Donc, ces organisations doivent être très
prudentes si elles veulent continuer leur mission d’entraide. Plusieurs
pays industrialisés, dont la Chine, utilisent des ressources du Myanmar
(anciennement appelé Birmanie). L’armée, ou toute autre autorité
influente, emmènent des habitants aux travaux forcés afin de procurer la
ressource que ces pays achètent.
Mais il y a des
milliers d’autres raisons, les habitants ne seront jamais en sécurité,
les enfants, les adultes et les personnes âgées. Tout le monde peut être
maltraité de la même manière, mis en prison sans raison valable ou mis
aux travaux forcés n’importe quand. Personne n’est à l’abri dans un pays
de dictature.
Parmi les
sortes de dictateurs, il y a ceux qui se déclarent au pouvoir, sans
élection et qui tuent ou torturent tous ceux qui s’opposent à eux. Il y
a aussi ceux qui proviennent d’un système de monarchie absolue, qui sont
des dictateurs qui se succèdent habituellement de père en fils.
Voici quelques
articles de la Déclaration des droits de l’Homme : Article #1 : Tous les
êtres humains naissent égaux en dignité et en droits. Article #2 :
Chacun peut se prévaloir de tous les droits et libertés sans distinction
de race, de couleur, de sexe, de langue, de religion, d’opinion
politique, de fortune. Article #3 : Tout individu a le droit à la vie, à
la liberté et à la sûreté de sa personne. Article #4 : L’esclavage et la
traite d’esclaves sont interdits sous toutes formes. o
Le
Ricaneux : « Vin »’t ans déjà
PAR MARCEL
PLOUFFE
Installée
depuis 1973 à St-Charles, la famille McIsaac opère une ferme familiale
qui transforme, de façon artisanale, de nombreux petits fruits en
boissons alcoolisées de différents formats; elles sont renommées au
Canada, en Europe et, naturellement, au Québec.
Natif de Lévis,
Jacques McIsaac laisse un poste de haut dirigeant à Parcs Canada pour se
consacrer, d’abord à la production de sirop d’érable et de légumes dont
le poireau. Puis, comme sa grand-mère et son père l’avaient fait
auparavant, il décide de se consacrer à la production de petits fruits
des champs et à leur transformation en produits dérivés : gelée,
vinaigre, sirop, apéritif, digestif et vin mousseux. « Ce qui fait la
qualité de ces boissons, explique-t-il, c’est l’équilibre entre la
tradition francophone et anglophone de production et de transformation
des petits fruits. »
En 1987, il
lance son premier produit, Le Ricaneux apéritif à base de framboises et
de fraises : « 5 000 bouteilles la 1ère année et 10 000, l’année
suivante » précise-t-il. Puis naissent La Rigoleuse (autre apéro plus
sec), Le Ricaneux Rosé (un mousseux), la Crème de framboise, la Crème de
fraise et de sureau blanc, la Crème de casseille (croisement de cassis
et groseille), la Crème de sureau blanc, le porto Portageur et le
dernier-né, la Crème d’amélanchier. Le porto Portageur est devenu le
plus gros vendeur, suivi de la Crème de framboise et de l’apéritif Le
Ricaneux.
Hors Québec,
cette entreprise met en valeur notre terroir en participant à des
événements spéciaux et à des foires au Canada, en France, aux États-Unis
(Boston). En 2004, il remporte la Médaille d’Argent au Prix
international de la Coupe des Nations pour sa Crème de framboise. En
2005, la France et la Belgique lui achètent un total de 4 000
bouteilles. Sans oublier qu’Internet lui procure une vitrine « mondiale
»: http://www.ricaneux.com.
Il ajoute enfin
que «les projets ne manquent pas». Outre sa fille Dominique qui le
seconde beaucoup, son autre fille Nathalie reviendra les rejoindre
bientôt pour participer à l’entreprise familiale. M. McIsaac continue de
faire d’autres essais avec d’autres petits fruits. De ce temps-ci, il
travaille aussi à créer une gamme de produits-cadeaux et de produits
fins de haut de gamme. Il continuera de développer d’autres contacts en
Europe; par exemple, avec sa Crème de casseille, il est à élaborer
actuellement un partnership avec un important producteur de champagne
français. Ici, dans la région, une entente est imminente (pour l’été
2007) avec trois autres producteurs de la région pour créer une première
Route des vins dans Chaudière-Appalaches. Autre projet : la récolte
mécanique fera bientôt partie du paysage de la ferme en ce qui a trait à
la cueillette de la framboise et de la casseille, Enfin, à partir de
l’été prochain et même s’il est ouvert à l’année, des Portes ouvertes
seront organisées pour les municipalités de la région immédiate dans le
but de faire connaître encore plus ses produits.
Les résultats
sont là : en 20 ans, M. Jacques McIsaac estime qu’il a produit plus de
300 000 bouteilles. Ses boissons alcoolisées sont disponibles dans des
succursales de la SAQ. Enfin, les produits Le Ricaneux font aussi partie
de cartes de vins d’hôtels, d’auberges et de restaurants. o
Quand Noël s’étire jusqu’en février!
PAR PIERRE
LEFEBVRE
La période des
Fêtes fournit l’occasion idéale aux personnes qui ont la passion de la
décoration pour exprimer leur originalité. Pendant que plusieurs
illuminent avec leurs jeux de lumière le traditionnel sapin ou la
corniche de leur maison, l’une de nos aînées s’affaire à la création
d’un village d’antan!
Depuis une
quinzaine d’années, Mme Alma Asselin du rang Sud-est consacre son
énergie débordante à élaborer un magnifique village miniature qui, avec
les années, en est venu à occuper la totalité du salon de sa maison.
Dès la fin de
novembre, la pièce est complètement vidée de son ameublement afin de
laisser la place aux précieuses décorations qui ne demandent qu’à
reprendre vie. Pendant deux semaines, Mme Asselin se fait paysagiste,
urbaniste, électricienne et aménagiste pour créer les formes de terrain,
tracer les chemins et rues de son mini village, électrifier les
maisonnettes, placer les arbres et installer une multitude de
personnages et objets hétéroclites qui viendront animer l’ensemble. Une
couche de neige artificielle vient enfin camoufler le tapis et tout le
câblage. Il ne reste plus qu’à admirer ce décor lumineux pendant
quelques semaines, accompagné d’une musique de circonstance.
Le plaisir de
Mme Asselin ne s’arrête pas là! Elle conserve son magnifique aménagement
jusqu’au début de février, recevant toute sa famille et à l’occasion des
visiteurs qui ne manquent jamais de s’émerveiller devant cette oeuvre
impressionnante. Chaque fois, elle prend le temps d’expliquer la nature
et l’origine de ses centaines de figurines et pièces de collection, le
tout agrémenté par ses références au milieu environnant qui en font une
conteuse intarissable. Elle se montre particulièrement fière de ses
sculptures en bois qui représentent des voitures tirées par des chevaux.
Même après une heure d’observation, on découvre encore de multiples
détails de cette féerie, comme les patineurs, les skieurs, les boîtes à
lettres, la centaine d’arbres, les animaux et j’en oublie.
Une visite se
termine par la signature du livre souvenir, voire la dégustation de
biscuits ou de beignes de la maison. Il n’est peut-être pas trop tard
pour admirer ce village, sinon à Noël prochain… o
Bonne retraite Michel
PAR
DIANE ROBIN
Le 2 décembre
dernier, les membres dirigeants et les employés de La caisse populaire
de St-Charles ont souligné le départ à la retraite de M. Michel Dubois,
directeur général. Après 14 années de loyaux services à La caisse
populaire de St-Charles, c’est une retraite bien méritée !
Lors de cette
rencontre, M. Dubois accompagné de tout le personnel de La caisse
populaire de St-Charles ont tenu à remercier tous les membres dirigeants
pour leur engagement et leur disponibilité tout au cours de leur mandat.
Ils ont remercié également Mme Élaine Martel, M. Robert Carrière, M.
Mario Chabot et M. Simon Roy pour leur implication future à titre de
membres dirigeants de la nouvelle Caisse Desjardins des Seigneuries de
Bellechasse.
o
Éditorial
Par PIERRE LEFEBVRE
Les taxes municipales en hausse pour 2007
Avez-vous pris le temps d’examiner le budget de la
municipalité de St-Charles-de-Bellechasse pour 2007? Sinon, vous auriez
constaté que les dépenses augmenteront de 64 430 $ et qu’en
contrepartie, les propriétaires fonciers devront supporter un
accroissement de leur compte de taxes, soit 3,33 % dans le village, 3,75
% dans le quartier Dion et 4,55 % sur une ferme (il n’y a pas de
discrimination ici car le taux de base est identique, mais plusieurs
autres taxes restent au même niveau en milieu urbain). Bien que la base
d’évaluation foncière demeure celle de 2006, ces augmentations dépassent
la hausse de l’indice des prix à la consommation qui s’élève à 2,3 %
pour 2006. Si vos revenus ne suivent pas l’inflation, vous n’en serez
donc que plus pauvre à la fin de l’année.
Indifférence surprenante de la population
Les taxes augmentent parce que les coûts
d’administration croissent sans cesse, parce qu’il faut payer le nouveau
camion à incendie, parce que les immobilisations et investissements
exigent plus d’argent, parce que beaucoup de dépenses sont
incompressibles ou fixées par d’autres instances : Sûreté du Québec,
contribution à la MRC, gestion des ordures, salaires, aréna, service de
la dette, etc. La marge de manœuvre reste donc faible dans les
circonstances et curieusement, personne ne s’objecte à devoir payer
davantage, ni ne demande que les choses se fassent autrement.
En effet, lors de l’adoption du budget 2007 et du
plan triennal d’immobilisation 2007-2009 par le conseil municipal le 11
décembre dernier, il n’y avait que 9 citoyens dans la salle de l’hôtel
de ville, dont 3 appelés là par leurs fonctions. Il faut croire que la
présentation visait d’abord à satisfaire les exigences de la loi. Aucune
invitation n’avait été lancée spécifiquement pour l’occasion, ni aux
citoyens, ni aux médias, pas même un ordre du jour; la municipalité
avait pourtant distribué un avis à tous le 7 décembre, sans y mentionner
le dépôt prochain du budget. Pourquoi entretenir cette grande discrétion
et afficher si peu de transparence pour cet exercice financier
d’importance?
Figé dans le béton
Les observateurs présents lors de l’adoption du
budget n’ont pas pu obtenir une copie du projet que présentaient le
maire et les conseillers. En moins de 15 minutes, le document était
adopté, sans questionnement, sans opposition! Le budget est toutefois
accessible sur Internet depuis le 12 décembre et publié dans le présent
numéro du journal. Vous pourrez toujours poser des questions sur la
signification des chiffres, mais il est trop tard pour en proposer une
répartition différente ou plus conforme aux intérêts de la communauté.
C’est figé dans le béton! Comme le faisait remarquer un contribuable
présent, le conseil aurait tout aussi bien pu se livrer à cet exercice
en privé, donnant raison aux personnes que la chose municipale
indiffère.
L’adoption du plan triennal d’immobilisation (PTI)
2007-2008-2009 fut expédiée de façon similaire lors de la même réunion
du conseil. Sans avoir ce document en main, les quelques citoyens
présents ont pu difficilement suivre la présentation des grands projets
qui touchent la municipalité. Présenté par le conseil comme une simple
exigence bureaucratique, ce plan n’inspire pas le respect qu’il mérite.
Effectivement, il s’agit là d’un exercice fondamental qui dépasse la
gestion quotidienne des opérations et où sont planifiées les grosses
dépenses envisagées dans un avenir rapproché. La population apprécie
toujours quand ses élus s’affairent à éviter le gaspillage ou à obtenir
des aides gouvernementales. Elle doit aussi pouvoir se réjouir quand ces
gens font preuve d’une vision cohérente et réaliste du développement
futur de la municipalité, mais par leur discrétion, ils ne leur en
donnent pas la chance.
Il n’a pas été possible de connaître sur place, ni
d’influencer le contenu de ce plan triennal qui ignore certains projets
d’immobilisation chers aux citoyens de St-Charles, comme l’aménagement
d’un parc riverain, la réfection plus rapide des voies publiques ou la
mise aux normes du pont Picard. Il a fallu insister pour apprendre
l’ordre des priorités fixé par les autorités. Le directeur général,
Denis Labbé commente et explique dans le présent numéro ce plan triennal
d’immobilisation 2007-2008-2009 : une belle initiative! Retenez que le
sort des grands projets demeure incertain puisque leur réalisation
dépend souvent de subventions gouvernementales non confirmées. Il
faudrait rapidement explorer la piste de financement suggérée par la
candidate du parti Québécois dans Bellechasse, Sylvie Vallières.
Et si l’on faisait preuve d’une meilleure citoyenneté
Avec toutes ces allégations, il s’avère bien
difficile de conclure que le conseil s’est fait le complice des citoyens
sur la question du budget 2007. Force est de constater que ses membres
ont tendance à débattre sur les priorités de dépenses et
d’immobilisation hors des réunions publiques, sans l’apport des
contribuables. Ces derniers restent donc de simples spectateurs,
incapables d’apprécier tous les arguments qui sous-tendent les choix
budgétaires, ni de constater ou de comprendre la sagesse des élus.
Cette situation survient parce que les pratiques
démocratiques demeurent minimales, parce que l’information est
distribuée au compte-gouttes et surtout, parce que les contribuables ne
se prévalent pas suffisamment des droits que leur confère leur
citoyenneté. Nous sommes trop peu nombreux dans notre communauté pour ne
pas nous impliquer dans son devenir. L’avenir de la municipalité
appartient à l’ensemble des citoyens et il faut tout mettre en œuvre
pour favoriser les échanges quand vient le temps de choisir les
priorités. Espérons que le présent éditorial réussira à éveiller les
consciences car il ne faut pas compter pour ce faire sur les médias
régionaux qui n’en ont que pour les activités des grandes villes.
o
Le chemin
de fer à ses débuts
PAR ROGER PATRY
Quand l’on
regarde passer le train, il est assez dur d’imaginer ses débuts. À ce
que l’on peut lire dans les livres d’histoire, sa venue dans notre
région date des années 1850 environ. La pensée de faire rouler les
voitures sur des rails ne date pas d’hier. Au début du premier
millénaire, les habitants de Pompéi avaient imaginé un semblant de rail
en creusant des ornières pour faire circuler leurs poids lourds. L’idée
devait faire son chemin. Avec les années, les ingénieurs imaginèrent
toutes sortes de moyens pour le transport des marchandises. Au début du
dix-neuvième siècle, ils avaient même fabriqué un rail de bois pour les
mines du nord de l’Angleterre. Ce moyen ne leur suffisait pas, surtout
que les moteurs à vapeur venaient de faire leur apparition.
Tout d’abord,
on ne parlait pas de moteur à essence ou à l’huile, mais bien de ce
nouveau moteur, qui avait été essayé avec un certain succès sur un
prototype. Il n’en fallait pas plus pour que les ingénieurs du temps
essaient de l’adapter aux voitures du temps. Il leur fallait améliorer
ces nouveaux moteurs afin de pouvoir les faire rouler sur les chemins de
bois. Ce ne fut pas facile, car il faut le dire, ces moteurs, très
pesants, ne pouvaient circuler sur les chemins se rendant dans la région
londonienne. Il fallait trouver un moyen de contourner ce problème.
Il y avait un
certain temps que les mineurs de la région de Livertone se servaient de
ce moyen de transport pour sortir le charbon de leurs mines de charbon.
Les tombereaux, installés sur ces rails de bois, étaient tirés par des
chevaux qui les sortaient de la mine en question; c’était en 1806. Un
certain temps, il avait été question de tirer l’énergie du vent,
impossible, car trop imprévisible. Les ingénieurs s’acharnaient à
construire le prototype pouvant circuler sur ces rails de bois. Les
moteurs étant beaucoup trop pesants, les rails ne pouvaient supporter
leurs poids. Stevenson, ingénieur de Glasgow, expérimenta des rails de
métal, qui s’avérèrent beaucoup plus solides. Il faut dire qu’il n’y
avait que quatre kilomètres à parcourir. Fort de la réussite de ce
prototype, il s’appliqua à améliorer son invention, ce qui permit à ces
trains de se rendre à la ville de Rochester, quelque 10 kilomètres plus
loin. Ses succès inspirèrent des bailleurs de fonds qui embarquèrent
dans l’aventure. Avec les années et beaucoup d’essais et
d’améliorations, le train, enfin, pouvait circuler d’une ville à
l’autre. Il n’en fallait pas plus pour intéresser les Américains, qui
s’empressèrent de construire une ligne de rails sur leur territoire, la
Caroline du Sud. C’était en 1832. Peu à peu, ce moyen de transport gagna
le Canada qui se prit à construire des lignes ferroviaires à la grandeur
du pays. Notre région vit le transcontinental traverser notre territoire
en 1854, insufflant une certaine vivacité aux commerces et à la
circulation hivernale.
o
Le plaisir de lire
Par LOUISE CANTIN
POLIQUIN,
Daniel. La kermesse, Québec, Édition du Boréal, 2006, 327p. (roman)
Cote: 3/5
Quand il revient de la
guerre de 1914, Lusignan, simple soldat, a changé grâce au lieutenant
Essiambre d’Argenteuil qui l’a aidé et initié à l’armée. Il a des
contacts avec des anciens amis, mais continue de projeter une image
idéalisée de son ancien patron Essiambre, même si ce dernier est décédé
à la guerre. Son père voudrait que son fils aille le voir et revienne
vivre dans son milieu. Lusignan le rassure à chaque fois et lui dit
qu’il va y aller prochainement car présentement, il ne peut partir, il a
du travail à terminer pour l’armée et des gens à rencontrer. Pour
Lusignan, la relation avec Essiambre a changé sa vie. Il s’en est épris
et continue à l’aimer et à le vénérer au delà de la mort. Très bon
roman. J’ai aussi lu de cet auteur : L’Écureuil noir.
RIVARD,
Yvon. Le siècle de Jeanne, Québec, Édition du Boréal, 2005, 398p.
(roman) Cote: 3.5/5
Alexandre, dans la
cinquantaine, attend impatiemment à Paris, Laura, une amie de Montréal
qui doit le rejoindre. En espérant son arrivée, il se promène et
rencontre Béatrice, une ancienne amie française. Ils passent une partie
de la journée ensemble. Alexandre décide de rentrer chez lui, mais en
arrivant à l’appartement, il doit quitter précipitamment pour retourner
à Québec où Clara, sa conjointe, est hospitalisée à la suite d’une
surdose de médicaments. Rivard met en scène l’homme qui a eu des amours
tumultueuses et voudrait peut-être maintenant se fixer, se faire un
chez-soi, mais se rend compte que les femmes qu’il désire ont évolué et
que maintenant, ne semblent plus prêtes à continuer leur chemin avec
lui. Ce sera avec sa fille et sa petite fille Jeanne qu’il pourra
peut-être mener une existence plus calme, n’attendant plus un amour
impossible. J’ai lu un autre de ses romans: Les silences du corbeau.
SAINZ,
Gustavo. Sentences (traduit de l’espagnol par Hélène Rioux). Québec,
Édition XYZ, 2005, 143p. (roman)Cote: 4/5
Un homme a été kidnappé
et il attend que ses ravisseurs décident de ce qu’ils vont faire de lui.
Tous les questionnements lui viennent en tête: pourquoi lui, une erreur
sur la personne, quelqu’un savait que cette journée, il irait donner une
conférence à tel endroit, etc. Il passe par toutes sortes de sentiments:
peur, rage, confrontation, etc. Depuis le rapt, personne ne lui adresse
la parole. Il est attaché, les yeux bandés, il voudrait savoir ce qui se
passe, mais ses crises, ses cris de colère et ses pleurs font que
personne ne lui parle. Il angoisse toujours de plus en plus. Au début,
il avait de l’aide et un certain soutien. Maintenant, il est livré à
lui-même, abandonné, isolé. Très bon roman de Sainz montrant l’homme
démuni face à l’horreur de la séquestration et tout le traumatisme que
ça peut comporter. Auteur à connaître. o
Bibliothèque
Par LOUISE MERCIER
Nouveautés
Romans
Meurtres à la carte , Kathy Reichs
La moisson d’or (suite
de
La maison rouge), André Mathieu
Documentaires
Briser le silence (Nathalie Simard), Michel Vastel
Aniu, du flocon de neige à l’iceberg, Bernard Voyer (ce
livre a été autographié par l’auteur)
Jeunes
J e t’aime Souricette
Petit Agneau
Le ciel magique
Revues
Géo plein air
Au fil des ans
(l’histoire de Bellechasse)
Musique
I l Divo
Pamplemousse, l’album en vie
Bébé Einstein, bébé Noël (DVD)
Les voyages extraordinaires de Jules Verne (DVD)
Horaire du temps des Fêtes
Fermeture du 21 décembre au 6 janvier inclusivement.
Réouverture : mardi le 9 janvier aux heures habituelles. Le comité de la
bibliothèque ainsi que tous les bénévoles vous souhaitent de très
Joyeuses Fêtes et bonne lecture. o
De la
musique vraiment à ton goût
Par RÉJEAN
BLAIS
Tu n’en peux plus de zapper les postes
de radio à la recherche d’une chanson que tu aimes? Une nouvelle
génération de radios sur le Web te donne précisément les styles que tu
préfères. Voici comment ça marche.
Pandora : une
boîte aux trésors musicaux
Le but de
Pandora (www.pandora.com) est de te faire découvrir des nouveautés dans
les styles de musique qui te plaisent. Le site est en anglais, mais son
utilisation est très simple.
D’abord, tape
un nom d’artiste ou une chanson que tu aimes beaucoup. Ensuite, clique
sur « Create » et attends quelques instants. Une radio sera créée avec
des chansons similaires. Quand tu en écoutes une, passes ta souris sur
la photo de l’album et choisis le pouce qui pointe vers le haut si tu
l’aimes, et celui qui pointe vers le bas si tu ne l’aimes pas.
La radio
analyse mathématiquement les sonorités des chansons et les compare à
d’autres pour faire jouer la musique qui correspond à tes goûts.
LastFM : la
grande communauté musicale!
Le site
www.last.fm te permet de télécharger gratuitement un petit logiciel qui
note toutes les chansons qui jouent sur ton ordinateur Au fur et à
mesure que tes chansons jouent (il faut que tu sois connecté à Internet
pendant qu’elles jouent), le logiciel te construit un profil personnel,
avec le palmarès de tes chansons et artistes préférés.
Last.fm te
suggère aussi des groupes écoutés par d’autres utilisateurs ayant les
mêmes goûts que toi. Tu y retrouveras des renseignements sur tes
artistes préférées et leurs chansons les plus populaires. Tu te créeras
ainsi une radio à ton image. Le site est en anglais, mais on y propose
tout de même plusieurs artistes francophones. C’est génial!
Un conseil :
protège ta vie privée, évite d’entrer trop d’informations sur toi en
t’inscrivant. C’est la musique qui compte! Source : Hebdo Science.
o
Le climat menace la santé publique
PAR HEBDO-SCIENCE
S’adapter aux
changements climatiques ou réduire les émissions des gaz à effet de
serre (GES)? Plus le choix, les deux! Même en exécutant deux fois le
Protocole de Kyoto, les changements climatiques bousculeront la vie. Il
faut donc se préparer dès maintenant. Il faut aussi limiter les dégâts.
« Il n’y a plus
de place au doute, les changements climatiques sont là » répète Horacio
Arruda, directeur de la Protection de la santé publique. Aux Journées
annuelles de santé publique tenues à Montréal en octobre, la session sur
la santé et les changements climatiques s’ouvrait avec Alain Bourque,
directeur Impacts et adaptation chez Ouranos (www.ouranos.ca). Ce
consortium de chercheurs se dédie à l’étude de notre climat changeant et
à notre nécessaire adaptation à ces changements.
S’adapter. Dans
le concret, qu’est-ce que ça veut dire? « Je ne peux pas vous donner de
livre de recettes » dit Bettina Menne, directrice du programme Global
Change and Health à l’Organisation mondiale de la santé. Selon elle, il
faudrait une entente internationale qui engagerait les pays à protéger
leurs populations contre ce qui s’en vient et ce qui arrive déjà.
Mais elle-même
pense que c’est très improbable. Alors il faut des initiatives
nationales. Des systèmes d’alarme climatique et des plans d’intervention
conséquents devraient déjà exister, sauf que partout dans le monde,
l’approche a jusqu’ici été réactive, pas préventive. Par exemple, la
France a maintenant un plan d’intervention en cas de canicule. Mais il a
fallu pour cela la vague de chaleur meurtrière d’août 2003.
Et surtout, il
faut que les plans soient adaptés à chaque réalité régionale. Rien qu’au
Québec, les régions du sud-ouest ont vécu des chaleurs beaucoup plus
intenses que celles de l’est ces 30 dernières années.
Préparer les
infrastructures, Jean-Pierre Trudeau, conseiller en recherche à l’Ordre
des ingénieurs du Québec, affirme que c’est désormais une obligation.
Mais construire plus gros, plus fort, ça coûte plus cher. Veut-on une
route qui pourra résister à une inondation majeure susceptible de
survenir aux 30 ans ou préférons-nous la reconstruire chaque fois? Et si
ces inondations arrivent 10 ans plus tôt, est-ce que ça ne vaut pas le
coût de bâtir des systèmes de drainage plus performants? Des choix de
société sont à venir puisqu’on ne peut pas tout faire.
Déjà, le
pergélisol du Grand Nord ne permet plus de supporter les bâtiments.
Jean-Pierre Trudeau raconte qu’on doit recourir à des pilotis ou des
systèmes de congélation du sol sous les gros immeubles pour assurer leur
stabilité. Sur la Côte-Nord et en Gaspésie, l’érosion des berges force
l’enrochement ou même l’expropriation. Les glaces, absentes en hiver, ne
protègent plus les côtes des tempêtes. Les cycles gel-dégel
s’accentuent. Là où le terrain reculait de 1 à 2 mètres par an, ça peut
maintenant atteindre 10 mètres. Dans la région montréalaise, la baisse
du niveau d’eau en été menace plusieurs prises d’eau dont celle de
Rosemère dans la rivière des Mille-Îles. Il faut trouver des
alternatives sans tarder.
Jean-Guy
Breton, le maire de Lac-Etchemin, dénonce les incohérences de programmes
d’aide à la reconstruction d’infrastructures endommagées par des
catastrophes : pour être admissible, on doit les refaire exactement
comme elles étaient. Or, sachant qu’elles n’ont pas su résister, c’est
illogique de reconstruire identique! Il invite par ailleurs les gens de
la santé publique à venir au congrès de l’Union des municipalités du
Québec pour partager leurs connaissances.
Pour la
réduction de l’émission de GES, l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont est cité
en exemple pour son programme « Ménagez vos transports » mis en place en
2002 : il met en contact des gens pour le co-voiturage et défraie 15% de
l’abonnement mensuel au transport en commun.
Selon Pierre
Gosselin, l’animateur de la séance et médecin-conseil à l’Institut
national de santé publique, la santé publique a un rôle de prescription,
mais n’a pas le pouvoir de l’action. Il est aussitôt repris par Bettina
Menne, qui affirme plutôt que les intervenants en santé publique ont le
devoir d’informer et de conscientiser la population afin d’amorcer les
actions. Elle profite de la synthèse de la séance pour demander aux gens
présents leur engagement concret pour l’environnement. Horacio Arruda
acquiesce. Et en plus de prendre le transport en commun, il annonce : «
on est commis. On va essayer de financer toutes les études pour
l’action. » Avec tous les chercheurs en santé publique dans
l’assistance, ça ne tombera pas dans l’oreille de sourds.
o
Les sports
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