Volume 20, num�ro 7, septembre 2006
SOMMAIRE
�tude sur les lacs de
St-Charles
Am�lioration chez Unicoop
Troisi�me voyage au Yukon
Nomination du
premier ministre
Un
mordu de plaisir: notre nouveau directeur des loisirs
R�novation � l'ar�na
La rentr�e
scolaire... pav�e de bonnes intentions
Travail d'�t� � La Boyer
F�te de la majorit�
�ditorial
Maintenir l'acc�s au pont de la route Charles-Picard
Virginie
Le plaisir de lire
Biblioth�que
Internet
Les sports
�tude sur
les lacs de St-Charles
PAR LS-DENIS L�TOURNEAU
La municipalit� de
St-Charles a demand� au Groupe H�misph�re de proc�der � une �tude
hydrographique des lacs St-Charles et Beaumont. Ces �tudes permettront
de conna�tre les caract�ristiques physicochimiques des deux lacs. Ce qui
permettra de r�pondre � plusieurs questions et d�en soulever de
nouvelles. Elles pourraient aussi avoir de l�influence sur les projets
de d�veloppements immobiliers dans ce secteur.
L��tude sera men�e dans les prochaines semaines et �
la suite des r�sultats obtenus, des modifications pourraient �tre faites
aux r�glements d�urbanisme et de zonage.
o
Am�lioration chez Unicoop
PAR LS-DENIS L�TOURNEAU
L�hiver
dernier, Unicoop a re�u une subvention de 7632 $, du Fonds de
d�veloppement de la transformation alimentaire (FDTA) pour un projet de
15 264 $ visant l�am�lioration de ses produits � la meunerie de
St-Charles.
Ces investissements ont permis d�obtenir
l�accr�ditation Hazard analysis control critical point (HACCP) qui est
une norme semblable aux normes ISO mais qui est appliqu�e au domaine
alimentaire. Pour atteindre ce niveau de qualit� les employ�s de la
meunerie de St-Charles ont d� suivre des formations et ils doivent
maintenant contr�ler des points critiques dans la cha�ne de production
pour emp�cher la contamination. L�aide financi�re du FDTA a �t� accord�e
en vertu du programme D�velop�Action qui s�adresse aux entreprises du
secteur de la transformation ou de la fabrication des aliments pour la
consommation humaine ou animale. Le programme comporte quatre volets et
Unicoop a re�u l�argent dans le cadre du quatri�me volet qui touche les
actions collectives structurantes et l�am�lioration de la qualit� des
produits. o
Troisi�me voyage au Yukon
PAR SUZANNE BONNEAU
Vous devez vous
demander ce que je peux bien avoir de nouveau � vous dire apr�s un
troisi�me voyage au Yukon. En effet, je vous ai d�j� parl� des paysages,
du climat, de Whitehorse, de la beaut� des lacs Emeraude, Bennett ou
Marsch, de Dawson, la ville de la ru�e vers l�or et de quoi encore�!
J�ai revu tout �a cette ann�e, mais encore plus. Eh oui, pr�s de Dawson,
il y a la Dempster, une route qui nous m�ne dans les monts Tombstone et
Ogilvie.
Cette cha�ne de montagnes nous permet d�admirer des
configurations diff�rentes de toute beaut�. Si j��tais all�e plus tard
dans le mois d�ao�t, on nous dit que la v�g�tation de cette r�gion est �
couper le souffle puisqu�elle prend les couleurs automnales. Cette route
est fr�quent�e par les amateurs de paysages et de solitude.
Cependant, elle a aussi son c�t� utilitaire
puisqu�elle permet aux voyageurs d�aller aussi loin que Fort McPherson
et Inuvik, dans les territoires du Nord-Ouest. Nous nous sommes
content�s de nous rendre � Eagle Plains (o� il y a des accommodations
pour les voyageurs, nous y avons d�ailleurs pass� la nuit). Le lendemain
matin, � une trentaine de kilom�tres
plus loin, nous atteignons le Cercle Arctique du 66e
parall�le et du 33e
degr� nord. Un coupe-vent est utile si
nous descendons de voitures�! La distance depuis Dawson �tait environ de
350 km.
Nous avons eu la surprise de rencontrer des cyclistes
qui se rendaient � Inuvik peut-�tre. (un autre 350km �) Il faut aimer
p�daler et faire du camping�! Ils ont m�me des roues de secours�en
cas�.!. C�est plus �conomique qu�un taxi�!
Une route aussi longue nous m�nage parfois aussi de
belles surprises. La n�tre fut de voir deux beaux orignaux au Two Moose
Lake, qui se baignaient dans le lac, et un autre qui se baladait sur la
terre ferme. Un belv�d�re nous permettait de les regarder tout � notre
aise. Quel beau spectacle!
� notre retour � Dawson, apr�s �tre all�s sur le D�me
voir le soleil de minuit, un g�te nous a permis de nous reposer avant de
reprendre la route vers Whitehorse et de penser � revenir chez-nous dans
les jours qui suivent. Nous avons cependant eu le temps de visiter le
tr�s beau Centre des Arts du Yukon et le centre aquatique o� se
d�rouleront cet hiver 2007, une partie des Jeux du Canada. Il est tr�s
moderne et bien am�nag�. Vous le verrez en f�vrier!
Le 27 ao�t dernier, avez-vous vu la messe �
Radio-Canada qui �tait justement pr�sent�e de Whitehorse?o
Nomination du premier
ministre du Qu�bec
PAR SUZANNE BONNEAU
Sur le
site internet du premier ministre du Qu�bec, en date du mardi 20 juin
2006, un communiqu� nous informe que le Conseil des ministres a proc�d�
� des nominations en date de ce jour. Entre autres :au tribunal
administratif du Qu�bec, Mme Odette Lacroix est nomm�e, � compter du 17
juillet 2006, membre avocate affect�e � la section des affaires
sociales. Mme Lacroix est actuellement avocate associ�e au sein de la
firme d�avocats Heenan Blaikie Aubut.
La Boyer est heureuse de souligner cette nomination
puisque Mme Odette Lacroix est originaire de St-Charles. Elle est la
fille de M. Bernard Lacroix et de Mme B�atrice Mercier. �pouse de M.
Michel Tremblay, elle a �t� admise au Barreau en 1983. Membre de
nombreux comit�s du Barreau de Qu�bec, elle a si�g� au Conseil du
Barreau de Qu�bec de 1992 jusqu�en 2000. Pour l�exercice 1998-1999, elle
a �t� B�tonni�re de Qu�bec et membre du Comit� administratif et du
Conseil g�n�ral du Barreau du Qu�bec. Toutes nos f�licitations madame. o
Un
mordu de plaisir, notre nouveau directeur des loisirs
PAR AUDREY MORIN
Depuis la fin du mois
de mai, Pascal Gonthier occupe la fonction de directeur des loisirs au
coeur de notre charmante municipalit�. En effet, cet homme, � peine �g�
de vingt ans, a amorc� sa carri�re dans le secteur tertiaire seulement
deux semaines apr�s l�ach�vement de ses �tudes, en technique
d�intervention en loisir, entreprises � Rivi�re-du-Loup. Natif de
St-Michel, Pascal avait �t� initi�, d�s l��ge de quatre ans, aux sports
ainsi qu�au b�n�volat dans de nombreux festivals � St-Damien. D�s lors,
il suivait les traces de son p�re en se chargeant, notamment, des
�quipes de baseball et de hockey. En deuxi�me secondaire, ce sportif
pr�voyait d�j� exercer une profession dans le monde du divertissement.
� son avis, le temps
allou� aux distractions ne constitue gu�re un luxe, mais bien un service
accord� � la population favorisant une meilleure qualit� de vie.
L�objectif ultime de cet ambitieux jeune adulte serait d�augmenter le
nombre d�activit�s offertes au public en diversifiant la programmation.
� cette fin, le d�veloppement du domaine culturel � St-Charles,
conform�ment � la demande des gens, repr�senterait une alternative
envisageable. Qui plus est, l�adoption d�activit�s libres permettrait de
rendre notre village plus attrayant aux yeux des jeunes. Cela �tant,
Pascal s��vertue � combler les besoins de la collectivit� ayant trait
aux loisirs, car il consid�re la satisfaction de cette derni�re comme
�tant la r�compense la plus estimable qui soit. Outre cela, il convient
de signaler que cet adepte du sport a l�intention d�organiser davantage
d�activit�s familiales auxquelles toutes les maisonn�es de St-Charles
pourraient participer, puisque la f�te de la Saint-Jean-Baptiste a �t�
un franc succ�s cet �t�. Somme toute, M. Gonthier demeure une personne
sociable et disponible qui tient r�ellement � s�investir dans notre
communaut� afin de l�am�liorer encore et toujours. o
R�novation � l�ar�na
PAR LS-DENIS L�TOURNEAU
La municipalit� de St-Charles a investi pr�s de 125
000 $ en r�novation � l�ar�na au cours de l��t�.
Toutefois, le principal changement qui aurait d� �tre
apport� devra �tre retard� � cet hiver car le refroidisseur du syst�me
de r�frig�ration de la glace ne sera pas arriv� � temps avant le d�part
des compresseurs pour la fabrication de la glace. Charles-Eug�ne
Blanchet explique ce retard par l�attente de l�acceptation du r�glement
d�emprunt de la municipalit� par le minist�re des Affaires municipales.
� Cela a �t� plus long et c�est ce qui retarde l�installation �, a
confirm� M. le maire. On attendra une semaine froide de l�hiver pour
faire le changement et ne pas perdre la glace.
Une toile de couleur argent a �t� install�e au
plafond de la b�tisse du c�t� de la patinoire. Celle-ci aura pour effet,
selon le nouveau directeur des loisirs, Pascal Gonthier, de diminuer le
volume d�espace ce qui facilitera le refroidissement de la glace et en
am�liorera la qualit�. De plus, cette toile diminuera la condensation et
prot�gera la structure m�tallique du toit. La condensation sera diminu�e
ainsi que la rouille sur la structure. Quand la glace sera en place, la
toile permettra d�am�liorer l��clairage de la surface de jeu par le
reflet de la lumi�re. M. Gonthier explique que l�on retrouvera moins de
zone d�ombre. De plus le son sera aussi meilleur car celui-ci va moins
se perdre dans l�immensit� de l�espace.
Pour am�liorer le confort des joueurs et des
spectateurs, un d�shumidificateur a �t� install�. Des prises d�air ont
aussi �t� faites au niveau du gymnase pour permettre une meilleure
a�ration des locaux. Des modifications seront aussi faites au
chronom�tre pour en faciliter la lecture. o
La rentr�e
scolaire� pav�e de bonnes intentions?
PAR AUDREY MORIN
Sachant que la rentr�e scolaire constitue bien
souvent un v�ritable casse-t�te pour les parents et les enfants, le
pr�sent texte vous fournira quelques conseils pratiques ayant trait � la
r�ussite scolaire ainsi qu�au financement des �tudes, en plus de vous
proposer des sites Internet susceptibles de vous int�resser lors de
l�ex�cution de projets importants.
Comment encourager mon enfant � s�appliquer � l��cole?
De prime abord, il convient de remarquer que le temps
allou� � l�acquisition de connaissances et l�assurance quant aux
aptitudes personnelles repr�sentent la cl� du succ�s sur le plan
�ducatif. Cela �tant, les jeunes qui s�investissent dans leurs �tudes
ont plus de chances de r�ussir que ceux qui s�en abstiennent. C�est
pourquoi il importe de se soucier du cheminement de chaque �l�ve en lui
pr�tant une oreille attentive. Nonobstant ces derni�res assertions, on
doit concevoir le fait que la relation ma�tre-�l�ve demeure un �l�ment �
consid�rer s�rieusement dans la r�alisation de l��tudiant. Outre cela,
il ne faut pas n�gliger l�impact consid�rable de l�encadrement, car une
meilleure assistance individuelle accord�e aux jeunes leur permettra de
se d�couvrir et de savoir ce � quoi ils aspirent r�ellement.
Cons�quemment, les activit�s parascolaires correspondent � la composante
du syst�me scolaire � promouvoir �tant donn� que l��cole consiste � elle
seule en un milieu de vie et de culture. Ce lieu doit donc �tre
attrayant aupr�s de ceux qui le fr�quentent tout en �tant un
environnement s�curitaire laissant place � l��volution de chacun. Au
dire du psychologue Daniel Lambert, les parents ont la possibilit�
d�influer sur leurs enfants au moyen de gestes concrets qui leur
t�moigneront alors la port�e de l��ducation. Par exemple, les remises de
bulletins et les r�unions de parents constituent un excellent moyen de
s�impliquer dans la vie de l�enfant. Par surcro�t, le simple fait de
s�informer aupr�s de ce dernier de ce qu�il apprend � l��cole, de
l�inciter � faire ses devoirs et de privil�gier un climat favorable au
travail � la maison suscitera chez lui un int�r�t � l��gard de
l�instruction.
Comment s�y prendre pour �viter les d�penses excessives?
En premier lieu, il semble biens�ant d�affirmer que
le r�emploi des ressources et la r�duction � la source permettent
d��conomiser temps et argent. D�s lors, si vous cernez convenablement
vos besoins en dissociant les v�tements et les fournitures scolaires en
bon �tat de ceux qui ne le sont plus, vous apercevrez d�j� une
diff�rence majeure dans votre budget. Parfois, vous pouvez �galement
enjoliver les biens dont vous ne vous servez plus, mais qui seraient
toujours utilisables. Par ailleurs, faire des emplettes dans les
ressourceries (pour savoir lesquelles se trouvent plus pr�s de chez
vous, consultez le R�pertoire qu�b�cois des r�cup�rateurs, des
recycleurs et des valorisateurs de RECYC-QU�BEC) vous permettrait de
vous procurer des articles � moindre co�t et l�achat de produits
durables, r�utilisables et recycl�s all�gerait le montant de vos
factures. De plus, il est appropri� de se renseigner aupr�s du personnel
de l��cole
derni�re dispose d�un syst�me de r�cup�ration de
diff�rents objets. En ce qui concerne la bo�te � lunch des � petits
monstres �, optez pour des contenants r�utilisables et gardez-vous
d�acheter des emballages individuels de biscuits, de craquelins, de
yogourts, etc.
En deuxi�me lieu, l�aspect financier stricto sensu
des �tudes m�rite une attention particuli�re en raison de l�importance
de ce dernier point, notamment pour les parents d��tudiants entreprenant
des �tudes postsecondaires. En effet, quoique M. Jean-Marc Fournier, le
ministre de l��ducation, du Loisir et du Sport, entend r�investir 320
millions de dollars dans les r�seaux d�enseignement postsecondaire, il
n�en demeure pas moins que les frais de scolarit� ont plus que doubl�
depuis 1993. Il faudra alors des actions tangibles pour recouvrer la
confiance ainsi que la d�f�rence de la population. En attendant,
appropriez-vous les judicieux conseils qui suivront, car ils pourraient
bien s�av�rer b�n�fiques. Tout d�abord, il faut souligner que le REEE
constitue la meilleure m�thode pour �pargner en vue des �tudes
postsecondaires de votre prog�niture, puisqu�il permet de percevoir une
contribution maximale de 7200$ du gouvernement, de reporter l�imp�t sur
le revenu et d�imposer les fonds en la possession de l��tudiant. Il va
donc de soi que les parents et les enfants trouvent leur compte en
recourant aux REEE. Par cons�quent, on ne doit pas manquer de s�enqu�rir
des meilleures proc�dures d�utilisation des fonds investis dans un REEE.
Qui plus est, n�h�sitez pas � expliquer � vos enfants comment r�gir leur
budget et � vous informer des avantages et des inconv�nients de l�achat
ou de la location d�un logement install� pr�s de l��tablissement
d�enseignement. Ensuite, il importe de saisir que la carte de cr�dit
repr�sente la forme d�endettement la plus on�reuse qui soit et qu�il
faut donc en limiter l�usage. Enfin, les emprunts effectu�s directement
sur les fonds de retraite sont � proscrire, car puiser dans son REEE
occasionnera des frais tr�s co�teux et ce, � court et � long terme.
Finalement, voici quelques sites web qui pourraient
�ventuellement vous apporter maintes informations profitables. Carri�res
scientifiques
http://www.atl.cfs.nrcan.gc.ca/index-f/what-f/science-f/careers-f/careers_in_science-f.html
Combustible nucl�aire
http://www.nfwbureau.gc.ca/francais/view.asp?x=627. Demandez-le � un
g�ologue http://www.ess.nrcan.gc.ca/esic/askgeo_f.php. �tude du plateau
continental polaire http://www.polar.nrcan.gc.ca/kids/index_f.php.
G�onet http://www.carthnet-geonet.ca/index_f.php
.
G�opanorama
http://www.geoscape.nrcan.gc.ca/index_f.php. L�Atlas du Canada
http://www.atlas.nrcan.gc.ca/site/francais/index.html/document_view. Les
vedettes du roc http://www.collectionscanada.ca/roc/index-f.html.o
Travail d��t� � la Boyer
PAR SUZANNE BONNEAU.
Pour une troisi�me ann�e cons�cutive, la Boyer a
b�n�fici� d�une aide pendant la p�riode de l��t�. Audrey Morin, une
�tudiante au C�gep L�vis-Lauzon en Sciences humaines (profil
d�veloppement social) a donc pu faire beaucoup de correspondance, que ce
soit aux annonceurs, ou aux abonn�s. Elle a aussi v�rifi� le carnet
d�adresses des b�n�voles de la Boyer pour pr�parer les f�tes du 20
e anniversaire. Il y a eu aussi de la
correction de textes. Somme toute, des travaux que n�aura pas � faire
notre r�dacteur en chef M. L�tourneau en plus de sa t�che habituelle.
Audrey se dirige en orientation � l�Universit� apr�s
son c�gep. Ce qui n�est pas une mince t�che puisqu�elle pr�voit faire
une ma�trise apr�s un baccalaur�at de 3 ans. Bon succ�s dans tes �tudes
et dans ta future carri�re Audrey. Nous avons beaucoup appr�ci� ton
travail cet �t�.
o
F�te de la
Majorit�
PAR
SYLVIE BONNEAU
Le 19 ao�t dernier, avait lieu la 18e f�te de la majorit�. Dix-neuf
jeunes avaient accept� d�y participer ainsi que plusieurs parents et
professeurs.
La participation de M. l�abb� Rosaire Gagn�, soutenue
par la chorale et la pr�sence de Mme Claudine Beauchemin, responsable de
la pastorale jeunesse, ont donn� � cette c�l�bration un caract�re de
r�flexion sur le passage � l��ge adulte.
Nous tenons � remercier les Chevaliers de Colomb pour
le pr�t de leur salle, la Caisse populaire et la municipalit� pour leur
aide financi�re. Nos cuiseurs de bl� d�inde, Laurent Lemelin et
Dominique Ruel sont toujours tr�s efficaces ainsi que Martine Breton et
Danielle Carrier � la cuisson des hot dogs et Mme Bonneau � la prise des
photos. Ce fut une super f�te gr�ce � tous ces participants. Rendez-vous
� l�ann�e prochaine. o
�ditorial
Investir en loisirs c�est
investir dans l�avenir
LS-DENIS L�TOURNEAU
Avec l�ar�na, les terrains de balle,
soccer, tennis et volley-ball de plage, notre municipalit� n�a rien a
envier � ses voisines. Cependant, il faudra entretenir ces
infrastructures pour que celles-ci restent utilisables dans l�avenir.
Pr�s de 125 000 $ ont �t� investis cet �t� dans
l�ar�na. Ces d�penses �taient devenues n�cessaires au bon fonctionnement
de la b�tisse. Ce n�est pas fini car dans les prochaines ann�es d�autres
r�parations devront �tre faites pour garder le syst�me de r�frig�ration
aux normes et pour ne pas �tre d�pass�. Avec cinq ar�nas dans la seule
MRC de Bellechasse, le service offert est devenu bien trop grand pour la
population. Il ne serait pas surprenant qu�un des amphith��tres ferme
dans un avenir plus ou moins lointain. Il ne faudrait pas que ce soit
notre ar�na parce qu�il a �t� mal entretenu ou parce que l�on a trop
tard� � r�parer certains �l�ments essentiels. Il faut arr�ter de voir �
court terme et anticiper les �v�nements.
Justement, il serait important que dans les
prochaines ann�es, on songe � une r�fection du terrain de balle. Depuis
pr�s de 10 ans que l�on ne fait que des r�paration mineures et que
d�importantes sommes d�argent n�ont pas �t� investies sur le terrain
lui-m�me. L�ajout de filets aux champs n�a pas fait que la surface de
jeu s�est am�lior�e. L�avant champ est devenu tellement dur qu�il est
parfois difficile de pr�voir les bonds de la balle. Plusieurs
municipalit�s des environs ont investi dans leur terrain de balle pour
le rafra�chir et lui donner une nouvelle vie. La plupart de ceux-ci
avaient entre 30 et 40 ans comme le n�tre. Il faut toutefois qu�il y ait
une volont� municipale et que les gens qui s�en servent puissent donner
un coup de main pour abaisser les co�ts le plus possible.
En m�me temps, ce ne serait pas un luxe de r�am�nager
le terrain de volley-ball de plage. Ce dernier n�est pas tr�s invitant
pour jouer. Le sable n�a pas l�air tr�s propre et les abords non plus.
Il faut arr�ter de vouloir �conomiser de l�argent dans l�installation de
terrain comme celui-ci car bien souvent les sommes �conomis�es seront
d�pens�es en double plus tard pour le r�parer. D�j� bien des jeunes se
servent du terrain. En �tant plus invitant, des activit�s pourraient y
�tre organis�es (tournois, ligues).
Les terrains de soccer et de tennis sont neufs et ne
demandent qu�un entretien routinier. Toutefois, il faut garder l�oeil
ouvert sur ces �quipements pour ne pas qu�ils se d�gradent. Comme
n�importe quoi, quand un bris arrive, il ne faut pas attendre que
celui-ci devienne plus grand pour le r�parer. La pr�vention vaut
toujours mieux qu�une visite � l�h�pital.
L��cole secondaire de St-Charles a ouvert une
nouvelle salle d�entra�nement � ses �l�ves au d�but de l�ann�e. Tous les
�quipements neufs que celle-ci renferme pourraient devenir disponibles �
la population en dehors des heures normales de cours. Il faut juste que
la municipalit� d�montre un int�r�t du c�t� de la direction de l��cole
pour qu�ils s�entendent. Il faut arr�ter de voir nos �coles comme des
organismes qui sont toujours en train de demander de l�argent mais
plut�t comme des partenaires et des collaborateurs de notre communaut�.
Si on veut un jour voir le d�veloppement Boyer rempli
et que notre municipalit� prenne de l�expansion, il faut offrir des
services � nos futurs concitoyens pour qu�ils aient envie de venir
s��tablir chez nous. Les sports et les loisirs peuvent entrer fortement
en ligne de compte dans une telle d�cision. Tablons donc sur nos forces
et faisons en sorte de les mettre en valeur pour donner une belle image
de notre municipalit�. o
Maintenir
l'acc�s au pont de la route Charles-Picard
PAR PIERRE
LEFEBVRE
Le pr�c�dent num�ro de ce journal annon�ait que le
pont de la route Picard serait bient�t ferm� aux v�hicules de plus de 5
tonnes, suite � un avis de motion donn� en ce sens par le conseil
municipal de Saint-Charles.
Lors de la s�ance du conseil du 3 juillet dernier, le
maire Charles-Eug�ne Blanchet a rappel� que le mauvais �tat du pont
n�cessitait une plus grande protection contre les charges excessives. Il
a de plus pr�cis� que la route Picard ne pourrait plus dor�navant �tre
entretenue durant l�hiver car les v�hicules de d�neigement seront
interdits sur le pont � cause de leur poids trop grand. Cependant, lors
de la s�ance du 7 ao�t dernier, des discussions ont fait ressortir les
visions oppos�es des membres du conseil et de certains citoyens sur
l�opportunit� de cette d�cision.
Apr�s v�rification, on constate que quelques �l�ments
mentionn�s dans l�article en manchette s�av�rent non conformes � la
r�alit� et que les impacts sur les usagers y ont �t� minimis�s. Voil�
pourquoi il importe de revenir sur les enjeux de la fermeture annonc�e.
La municipalit� est propri�taire et responsable du pont
Il faut savoir que le pont a �t� construit en 1912
dans l�axe d�une route qui existait depuis le milieu du 18
e
si�cle; sa longueur en fait une structure complexe selon la
classification du minist�re des Transports. Le premier avril 1993, le
gouvernement du Qu�bec a transf�r� la propri�t� de la voirie secondaire
et celle du pont de la route Picard � la municipalit� de St-Charles.
L�galement donc, le pont appartient � la municipalit� qui est aussi
devenue responsable de son entretien r�gulier.
Dans le cadre de ce transfert de la voirie locale, la
municipalit� s�est vue attribuer ces nouvelles responsabilit�s sans
toutefois recevoir les moyens suffisants pour les assumer. Aujourd�hui,
le gouvernement n�exerce plus d�sormais qu�une responsabilit� technique
sur les ponts et son �ventuelle implication financi�re demeure
hypoth�tique.
Une bien curieuse interpr�tation du dernier rapport
d�inspection (Pont P 00954)
Un pont quasi centenaire soul�ve �videmment des
interrogations quant � son �tat; il est fait d�acier et de bois et la
rouille en a r�duit la solidit� originale. De plus, ses appuis ou cul�es
de b�ton construits sur une �paisse couche d�argile bougent au gr� de
l�alternance gel/d�gel. C�est pourquoi il fait l�objet d�inspections
r�guli�res par le minist�re
du conseil municipal est justement fond�e sur le
dernier rapport d�inspection pr�par� le 7 d�cembre 2005. Pourtant
celui-ci n�a rien d�alarmant comme en t�moignent certains �nonc�s : Le
pont n�est pas devenu dangereux, m�me si son �tat est consid�r� comme
moyen. Le cas �ch�ant, il aurait �t� irr�m�diablement ferm� � toute
circulation par le minist�re des Transports. Il a vieilli certes, mais
il n�est pas impossible de lui redonner sa capacit� d�antan. La
compression observ�e sur deux corni�res de la structure ne vient pas de
la pression exerc�e par le passage des v�hicules lourds; ce serait
plut�t la cul�e nord du pont qui bascule sous l�effet du gel, appliquant
ainsi une pouss�e sur la structure m�tallique. Ce ph�nom�ne de
compression a justement incit� le minist�re � mettre sous observation le
d�placement des deux cul�es de b�ton par des arpentages de pr�cision
p�riodiques (aux 3 mois). Les recommandations adress�es � la
municipalit� se limitent pour le moment � des travaux d�entretien
mineurs; il est encore trop t�t pour prescrire des r�parations majeures
puisque l�ampleur du d�placement des cul�es n�est pas assez bien connue.
L�id�e de porter la charge limite � 5 tonnes n�est pas sugg�r�e par le
minist�re, bien que ce dernier reconnaisse que le passage des poids
lourds contribue � r�duire la vie utile du pont. Il s�agit davantage
d�une mesure dilatoire con�ue par la municipalit� pour �carter
l��ch�ance des travaux majeurs de r�paration qui s�imposeront un jour
selon le minist�re. La reconstruction du pont n�est aucunement envisag�e
par le minist�re des Transports (un nouveau pont en acier avec tablier
en bois co�terait autour de 200 � 250 000$, alors que la reconstruction
d�un pont en acier et b�ton engendrerait une d�pense de l�ordre de 500 �
700 000$, selon l�ing�nieur responsable des ouvrages de g�nie complexes
pour la r�gion de Chaudi�re-Appalaches, monsieur Marcel Bouchard). Or
une simple r�fection du pont n�exigerait qu�un budget d�environ 75 000$.
Ces chiffres sont loin de l��valuation faite par le maire Blanchet qui
estime � plus d�un million de dollars le co�t des r�parations. Cette
derni�re exag�ration ne fait qu�exacerber le caract�re prohibitif d�une
intervention municipale et justifier le conseil de reporter le probl�me
plut�t que de le solutionner une fois pour toutes.
Une nouvelle r�duction de charge sur le pont engendre de
s�rieux impacts
La fermeture du pont de la route Picard frappe trois
cat�gories d�usagers appel�s � effectuer un d�tour par la route 279 :
les v�hicules lourds, les v�hicules l�gers et la machinerie agricole.
Faisant d�j� l�objet d�une restriction de charge � 12
tonnes depuis de nombreuses ann�es, la plupart des v�hicules lourds
utilisent d�j� des voies d�acc�s alternatives : camions citernes,
machinerie lourde, camions de pompiers, v�hicules de livraison, etc. �
l�occasion, certains v�hicules transgressent encore la loi; qui n�a pas
vu des autobus scolaires, des camions d�Hydro-Qu�bec, des remorques
charg�es de balles de foin rondes ou de billes de bois, des �pandeurs �
fumier liquide ou solide et des d�neigeuses (charrues ou souffleur)
circuler sur la route Picard? Pour ces usagers, la mesure de r�duction
change peu de chose, si ce n�est qu�elle compromet l�entretien m�me de
la route durant l�hiver et exige la modification des circuits de
certains autobus scolaires.
Pour les v�hicules l�gers qui constituent la majorit�
des usagers, tels les automobiles et les camionnettes, c�est plut�t
l�abandon de l�entretien hivernal qui pose probl�me. Avec les conditions
actuelles d�enneigement, la route risque d��tre ferm�e depuis la
mi-novembre jusqu�� la mi-avril, soit une p�riode de 6 mois par ann�e.
Une telle situation nous ram�ne plus de 50 ans en arri�re, alors que les
routes rurales n��taient pas d�blay�es en hiver.
Quelques producteurs agricoles seraient s�rieusement
touch�s puisque l�augmentation des co�ts et des temps de transport
rendrait plus on�reuse l�exploitation de parcelles �loign�es, la
livraison de produits ou le d�placement de machinerie. C�est le cas
notamment pour M. Pierre Bolduc du rang Sud-Est dont une terre est
s�par�e de son exploitation par la rivi�re Boyer.
Certains diront que le d�tour par la route 279 n�est
pas significatif. Or des personnes devront parcourir jusqu�� 18 Km de
plus pour aller et revenir du rang Sud-est au rang Nord-est, dont le
tiers � 50 Km/heure en traversant le village. Pour effectuer une course
au bureau de poste ou aller � l��glise, les usagers de la route devront
parcourir jusqu�� 6,8 Km de plus. Enfin, l�acc�s � l�autoroute 20 sera
rallong� de 3,7 Km en direction de L�vis et de 17,5 Km si on va vers
l�est. Au co�t de 0,50$/Km en moyenne, il est facile de calculer
l�impact �conomique du d�tour impos� aux usagers r�guliers qui
effectuent des allers-retours, soit un co�t
additionnel de 3,50 $ � 17,50 $ par sortie! Pour la Commission scolaire
de la C�te-du-Sud, le d�tour co�tera au moins 1600 $ annuellement et de
fa�on r�currente. En perte de temps, comptez de 5 � 25 minutes de plus
pour un d�placement aller/retour. On voit bien ici qu�une �conomie
municipale peut devenir fort on�reuse pour les usagers au d�tour�
Personne ne conna�t la circulation effective sur le pont, mais si l�on
fait le calcul, il est permis de croire que le co�t additionnel pour les
usagers pourrait surpasser l�investissement public qui s�impose pour
r�parer le pont.
Le gouvernement du Qu�bec n�a pas d�argent pour r�parer
le pont
� l�origine, trois programmes d�aide financi�re
avaient �t� mis en oeuvre en 1993 afin de permettre aux municipalit�s
d�assumer leurs responsabilit�s en mati�re de voirie. Les normes
d�application de ces programmes ont �t� approuv�es initialement pour une
p�riode de trois ans, puis reconduites annuellement jusqu�� aujourd�hui,
sans aucune augmentation.
Dans les faits, les subventions vers�es pour
l�entretien du r�seau local sont devenues insuffisantes. Le budget
gouvernemental actuel pour la r�fection des structures locales, comme
celle du pont de la route Charles-Picard, a pour sa part �t� r�duit �
n�ant. Au minist�re des Transports, la direction r�gionale de
Chaudi�re-Appalaches confirme effectivement que toute demande de
subvention pour des travaux de r�fection est automatiquement refus�e.
Pour preuve, on souligne qu�une demande d�aide faite par St-Charles au
d�but de 2006 a �t� refus�e et qu�un pont situ� � St-Anselme (structure
P02089) a m�me �t� ferm� r�cemment car personne ne voulait payer pour sa
remise en �tat.
Contrairement aux pr�tentions du conseil municipal,
il s�av�re utopique d�attendre une aide financi�re gouvernementale; le
fait qu�il existe d�autres voies d�acc�s pour les citoyens concern�s
disqualifie le pont de toute priorit� de financement.
La municipalit� doit prendre ses responsabilit�s et
minimiser les impacts n�gatifs pour les usagers
Depuis le transfert de la voirie locale en 1993, la
municipalit� s�est acquitt�e consciencieusement de l�entretien courant
du pont en effectuant son nettoyage annuel, en r�parant les glissi�res
lat�rales, en peinturant la structure, en changeant certaines pi�ces du
tablier, en r�parant les approches, etc. Encore cette ann�e, plusieurs
travaux sugg�r�s par le minist�re des Transports suite � sa derni�re
inspection ont �t� compl�t�s. Toutefois, ces travaux d�entretien
s�av�rent insuffisants.
Il serait ridicule de revenir 50 ans en arri�re et de
priver les citoyens d�un service fort important � leurs yeux, soit une
route accessible 12 mois par ann�e. Il importe donc non seulement
d��carter une solution pr�cipit�e puisque aucun rapport d�ing�nieur ne
le justifie, mais surtout de prendre les dispositions pour assurer la
r�novation du pont dans les meilleurs d�lais. La municipalit� devrait
plut�t entreprendre les d�marches pour planifier et financer les travaux
de r�fection majeurs qui s�imposent, sans attendre une illusoire
subvention gouvernementale. Personne n�osera pr�tendre que la
municipalit� n�a pas les moyens d�assumer une d�pense de l�ordre de 75
000 $, en recourant si n�cessaire � des emprunts.
Concr�tement, la municipalit� se doit de retirer son
projet de r�duction de la charge autoris�e sur le pont de la route
Picard. Ceci ne l�emp�che pas de resserrer son contr�le sur les
v�hicules de plus de 12 tonnes qui empruntent le pont � l�occasion;
l�installation de gabarits limitant la hauteur des v�hicules
constituerait une solution fort dissuasive, tout en ayant le m�rite de
ne pas p�naliser les agriculteurs et les services de d�neigement. �
d�faut de consulter les citoyens concern�s sur leurs attentes, le
conseil se doit d��carter toute strat�gie qui ne ferait que prolonger
l�agonie du pont, en attendant sa fermeture d�finitive apr�s des ann�es
d�entretien insuffisant; une attitude proactive s�impose dans la mesure
toutefois o� les co�ts de r�paration ne d�passeront pas ceux d�une
reconstruction. o
Virginie
Par ROGER PATRY
Dans le dernier journal, je vous mettais au d�fi de
trouver le nom de cette jeune fille et de son travail dans notre r�gion.
Comme j��crivais plusieurs de nos anc�tres f�minines travaill�rent avec
elle, dans un domaine r�serv� aux femmes aux grands coeurs. Je continue
mon r�cit! Donc, suite aux d�boires de ses parents, elle les suivit. Un
changement s�imposait pour cette famille. Son p�re vendit sa ferme �
Louis B�gin (9 avril 1869), puis amena sa famille � s��tablir � Stanfold
(Princeville) � 60 milles de Lauzon. Autre coup dur: le gouvernement
privil�giait les Loyalistes, fermant la porte aux Canadiens fran�ais et
ce durant plusieurs ann�es. Les townships rest�rent ferm�s aux n�tres
pendant de longues ann�es.
� partir de 1830, l�industrie du textile apparut
comme une bou�e de sauvetage pour nos familles. Les � factories �
attir�rent un grand nombre de Canadiens fran�ais qui ne pouvaient
s�installer dans les Townships. En 1840, il y en eut 1190 : en 1860, ils
�taient devenus 7650. Mais ce n�est rien compar� � la saign�e vers la
Nouvelle-Angleterre. En 5 ans, de 1843 � 1848, 25 000 des n�tres
pass�rent aux Etats-Unis, r�sultant que le Bas-Canada, perdit pr�s du
tiers de ses forces vives, durant la p�riode 1860 � 1870, et ce, malgr�
le changement de politique du gouvernement des ann�es 1840.
Lors d�un voyage d�exploration dans la r�gion de Fall
River, en 1872, les parents de Virginie virent la possibilit� de
surmonter l�adversit�. Ils s�install�rent au village Flint, faubourg
urbain. La jeune fille vivait des moments qui allaient orienter sa vie
future. Ce village rocailleux allait lui montrer la voie qui lui �tait
trac�e. D�ailleurs, un conglom�rat de 140 tonnes tr�nait non loin de
leur habitation, conglom�rat d�pos� sur un petit banc de granit en un
audacieux �quilibre. Aux temps recul�s de la p�riode glaci�re, on
appelle ce ph�nom�ne � Rolling Rock � signe d�une quelconque destin�e.
Ses parents prirent maison sur la rue Avon (rue
B�dard). Virginie consacra les mois d��t� � organiser le foyer avec ses
parents, puis se mit � la recherche de travail. Elle fut engag�e comme
commis au comptoir � la mercerie de M. David Morrison. Elle ne resta pas
longtemps � cet endroit, la trop forte distance de chez elle la
contraignit � laisser cet emploi. Elle pr�f�ra rester � la maison et
s�occuper des siens. Son hospitalit� �tait proverbiale. Elle s�occupa
d�aider ses concitoyens �migr�s, soit en cousant, en traduisant des
lettres ou en enseignant le fran�ais et l�anglais aux enfants. Elle
ouvrit une �cole du soir pour les employ�s de manufactures, trouvant
m�me le temps de travailler dans l�une d�elles. Elle ne comptait pas ses
heures libres, en enseignant aux enfants des nouveaux arriv�s.
Ils devaient revenir au pays lors de la fin du fameux
proc�s avec le gouvernement, qui, d�j� durait depuis une dizaine
d�ann�es. Ce voyage fut dramatique pour eux. Le p�re de Virginie, ne
pouvant payer les frais de cour, afflig� au plus profond de son �tre,
fut terrass� par la paralysie. Il vendit ce qui lui restait, terrain,
maison. Plus tard, les soeurs de J�sus-Marie devenues propri�taires du
manoir, le d�molirent. Mme Samson racheta ces terrains, pour les
revendre un mois plus tard. N�ayant plus d�attache au pays, cette
famille retourna � Fall Rivers, rue Eastem, pour y finir ses jours.
En 1874, la population de Fall Rivers atteignit 2000.
Une requ�te fut faite pour l��rection d�une paroisse canadienne, �glise
et presbyt�re. En attente de la fin de ces constructions, ce fermier
accueillit le cur� chez lui. Lors de la premi�re messe � �tre dite dans
le nouveau b�timent en bois de 45 par 100, Virginie aida le pr�tre �
officier. Plus tard, une �cole fut �rig�e au sous-sol du temple.
Virginie devint institutrice, enseignant � plus de 150 enfants. La
paroisse temporaire se d�veloppant, une communaut� religieuse vint
prendre la rel�ve. Virginie essaya d�entrer chez les religieuses, mais
sa c�cit� l�en emp�chait. N�anmoins, elle put entrer au noviciat des
Augustines Hospitali�res, sous le nom de Soeur St-Fran�ois-Xavier. 1880
la voyait tomber malade, maladie assez grave, pour la forcer � revenir
au civil. Elle gu�rit cependant. Elle avait la vie religieuse en elle.
Elle entra alors chez les soeurs de J�sus-Marie, sous le nom de Marie de
St-Jude. Son calvaire n�est pas pour autant fini: un diagnostic m�dical,
c�cit� avanc�e, la voyait revenir � L�vis. Quelques mois plus tard, nous
la voyons au chevet de son p�re paralys�. � Fall Rivers, les choses
s�envenimaient, la venue de pr�tres irlandais mit le feu aux poudres.
Craignant une assimilation rapide, les Canadiens ne prisaient gu�re
cette intrusion anglaise. Entre temps, le destin de Virginie se dessina
dans un village de Bellechasse. Antonin Plourde, �crivait : il y avait
au Qu�bec, dans une lointaine paroisse qui �tait plus un champ de
cailloux qu�une paroisse agricole, un cur� fondateur qui avait avec Dieu
la familiarit� des Saints. Il recherchait une pierre d�assise, pas comme
les autres, qui servirait de
fondement � une oeuvre qui lui tenait � coeur.�Apr�s nombre de
consultations aupr�s des religieuses de la r�gion, l�abb� Brousseau
contacta Virginie et lui demanda de venir l��pauler dans son oeuvre.
Elle h�sita un peu, parce que la m�re de la jeune fille �tait malade.
N�anmoins, elle se rendit � St-Damien (elle avait 44 ans) rencontrer le
cur� Brousseau. C��tait le 20 ao�t 1892, jour de la f�te de St-Bernard.
Au grand m�contentement de l�abb�, elle n�arriva que le 26. Elle visita
les lieux et, sans se douter de ce qui l�attendait. Elle accepta le
poste. Ses premi�res heures ne furent pas faciles, mais elle s�acclimata
assez rapidement. Nous la voyons lors de la prise d�habit de 4 nouvelles
religieuses, quatre religieuses qui s�agenouill�rent devant l�image de
Notre-Dame du Perp�tuel Secours. Virginie demande � l�abb� Brousseau
d��tre admise et de rev�tir le saint habit de la nouvelle congr�gation.
C��tait le 28 ao�t 1892. Elle prend le nom de
St-Bernard, accompagnant ses consoeurs, Olivine Mercier (soeur
St-Fran�ois-Xavier) Aur�lie Mercier (soeur St-Benoit) Marie-Louise Labb�
(soeur Ste-Th�r�se de J�sus), dans sa nouvelle orientation. Le premier
couvent �tant en construction, ces nouvelles religieuses log�rent �
l��tage du presbyt�re, partageant la table commune. Leur travail
consistait � secourir perp�tuellement les pauvres abandonn�s, orphelins
et vieillards, �coles pour gar�ons et filles. Le soir du m�me jour, un
vieillard frappe � leur porte et il est accueilli. Le lendemain, deux
orphelins se pr�sentent, puis une dame et apr�s, d�autres et d�autres
encore. Ainsi, commenc�rent les oeuvres de la Congr�gation des Soeurs de
Notre-Dame du Perp�tuel Secours. Virginie et soeur Beno�t font l��cole
dans une �table d�labr�e, tandis que leurs consoeurs font la couture et
l�ordinaire. Sept recrues vinrent s�ajouter aux quatre premi�res.
Le 24 janvier, Virginie �crivait: � Notre personnel
est augment�, nous sommes maintenant 24 personnes. 12 novices, une
postulante et les pauvres orphelins compl�tent le nombre. �De nombreuses
�preuves marquent 1893. D�but d�incendie, accident de voyages,
incitations inexplicables aupr�s de l��v�que, crainte de voir dissoudre
la communaut� etc. Cependant la Providence veille, le calme et la paix
reviennent. Raconter tout le travail que ces d�butantes ont effectu�
prendrait beaucoup d�encre. Virginie Founier vivait ce qu�elle avait
toujours r�v�, aider les gens dans le besoin. Son grand z�le lui valut
d��tre sup�rieure de cette congr�gation. Sa vie devait finir dans la
souffrance. En plus d��tre presque aveugle, elle fut atteinte de
paralysie, malaise qui l�accompagna jusqu�� sa mort survenue le 30 avril
1918. Elle avait 70 ans. En faisant des recherches, nous pouvons trouver
les noms de filles de notre paroisse qui ont travaill� avec cette
religieuse. Source: Les pierres crieront, Antonin Plourde 1969.
o
Le plaisir de lire
Par LOUISE CANTIN
ARBOUR, G�rald et al.
Les ponts couverts au Qu�bec,
Les Publications du
Qu�bec, 2005, 216p. (documentaire) Cote : 4/5
Voici un livre qui nous fait d�couvrir les ponts
couverts qui sillonnent les routes du Qu�bec. Les auteurs ont voulu
montrer l�importance de ces ponts qui, depuis le XIX
e si�cle, embellissent le paysage. �
cette �poque 1000 �taient r�pertori�s, certains �taient encore
accessibles, d�autres n��taient plus en activit�. Le minist�re des
Transports a interdit leur d�molition en 1992. Depuis le d�but du XXIe si�cle, il reste encore 88 ponts
couverts dont 71 sont encore accessibles. La plus grande concentration
est en Abitibi et dans les Cantons de l�Est. Pour en savoir plus sur
l�origine de ces ponts et voir leur �volution � travers les si�cles,
lisez ce livre qui vous donnera le go�t de partir sur les routes et
d�aller � leur d�couverte. Ils �gayent et d�corent le paysage et donnent
une valeur au patrimoine qu�b�cois. � la fin, il y a des index montrant
leurs plans et devis ainsi que leur localisation. Un tr�s bon
documentaire.
CARON, Louis.
T�te heureuse,
Qu�bec, �dition Bor�al, 2005, 359p.
(roman) Cote: 4/5
B�r�nice, que l�on appelle � T�te heureuse � semble
vivre d�une fa�on excentrique. Elle s�est mari�e malgr� la r�probation
de sa famille, sera une m�re combl�e avec ses enfants mais restera
toujours originale pour ses proches. Ses enfants adorent sa fa�on de
voir la vie, mais son mari ne semble pas appr�cier cette femme qui vit
dans un autre monde. Lors du d�c�s de son mari, elle ach�tera une maison
mais la d�corera � la mani�re des � contes de f�es �. Elle se mettra �
errer la nuit. Son fils d�cidera d�aller � sa recherche lorsqu�il ne
recevra plus de
MAALOUF, Amin.
Origines,
Paris, �dition Grasset & Fasquelle,
2004, 485p. (documentaire) Cote: 4/5
Amin Maalouf essaie
de retracer les origines de sa famille qu�il d�crit comme des � nomades
�. Certains ont habit� les �tats-Unis, d�autres se sont dirig�s vers
Cuba et quelques-uns ont v�cu en Europe. C�est par des �crits, des
documents d�archives, des questionnements aupr�s de membres de sa
famille qu�il a pu reconstituer une partie de l�histoire familiale,
autant du c�t� de sa m�re que de son p�re. Certains ne voulaient pas
vivre au Liban, car c��tait la pauvret� et il existaient peu de
possibilit�s de promotion sociale dans ce milieu centr� sur la
tradition. Ils ont d�cid� de quitter le pays pour s��manciper et
s�associer davantage au capitalisme. Tr�s bon livre. o
Biblioth�que
Par LOUISE MERCIER
Nouveaut�s
Adultes
La fin des secrets Diane Chamberlain.
Bain de minuit sous les �toiles Barbara Delinsky
Documentaires
Sainte-Sabine, 1906-2006Les ann�es hippies Jacques Pessis
Mozart Max Becker
Romans jeunesse
Collection Les mondes de la magie du diad�me. Le livre des noms. Le
livre des signes. Le livre de la magie. Le livre du tonnerre. Collection
de l�Imagerie des b�b�s (livre pour les tout-petits).
Bandes dessin�es
Le cimeti�re des autobus S�rie Lou3.
Revues
Qu�bec-Science.
Horaire
Nous retournons �
l�horaire r�gulier en septembre: mardi 14 h � 16 h et 18 h 30 � 20 h 30.
Jeudi 14 h � 16 h et 18 h 30 � 20 h 30. Samedi 10 h � 11 h 30.o
Internet
Par R�JEAN
BLAIS
4-Fishball
Attraper des poissons avec une balle? Quelle dr�le
d�id�e! D�p�che-toi d�en prendre au pi�ge le plus possible avant que ta
balle ne remonte � la surface. Pour la diriger, pousse-la avec ta souris
comme au billard. Et prends garde aux poissons pourvus de piquants...
http://ferryhalim.com/orisinal/g3/fish.htm
Sev Trek
Es-tu un fan de Monsieur Spock, de Data ou de la
capitaine Kathryn Janeway? Retrouve tes personnages favoris dans cette
parodie de Star Trek en bandes dessin�es (en fran�ais). Chaque semaine,
le b�d�iste australien John Cook t�offre une nouvelle aventure. Pour
voir ses autres parodies (en anglais) de la trilogie du Seigneur des
anneaux, de la Matrice ou des trois premiers films de Harry Potter,
rends-toi au : www.sev.com.au et www.sevtrek.free.fr/
Les rhinogrades
Certaines personnes, comme l�auteur de cette page,
croient � l�existence des rhinogrades : des animaux pourvus de nez
ultrad�velopp�s � l�allure des plus �tranges. Ces bestioles se
serviraient de leur pif pour se d�placer, sauter ou m�me... chasser!
Pour tout savoir sur le Saltonase, le Polynase ou l�Oreille-Volante et
admirer des illustrations tout � fait farfelues, pointe ton nez par ici!
http://vennarecci.free.fr/Rhinogrades/page1.htm
Le coin de Rafale
Rafale est un passionn� de l�environnement. Suis-le
dans ses aventures! D�couvre avec lui le smog, les milieux humides, la
for�t, les tourbi�res, l�eau potable, la r�cup�ration, les OGM et plus
encore. Participe aux jeux questionnaires et v�rifie tes connaissances.
Ou encore, conduis une voiture de fa�on �cologique.
www.menv.gouv.qc.ca/jeunesse/index.htm
�cop�le / la maison de l�environnement
Chaque pi�ce de cette maison virtuelle te pr�sente un
th�me sur l�environnement: l�eau, l�air, l��nergie, la ville, la nature.
Comment produit - on l��nergie? Comment l��conomiser? D�o� vient l�eau
du robinet? Que faire des d�chets? Comment r�duire la pollution? Pour
des r�ponses... c�est ici! www.ecopole.asso.fr/htm/b/b001.htm
Zewall
Ici, les graffitis sont permis! Choisis un mur, puis
laisse aller ton imagination. Fier de ta cr�ation? Expose-la en ligne
sur le site! www.zewall.com/.
o
Les sports
C�est en � judokant � qu�on devient judoka
PAR AUDREY
MORIN
Cet �t�, les
efforts de la judoka Jo�lle Couture-L�gar� se sont av�r�s fructueux eu
�gard au franc succ�s qu�elle a obtenu dans sa discipline. En effet,
cette
jeune femme
incarne d�sormais la pers�v�rance par son titre de championne canadienne
junior de judo, dans la cat�gorie des moins de 52 kg, qu�elle s�est vue
attribuer le premier juillet 2006 � Lethbridge, en Alberta.
L�ann�e 2005 avait
�galement �t� fort enrichissante pour Jo�lle, puisqu�elle s��tait
m�rit�e une deuxi�me place � l�Ontario Open et aux championnats
nationaux juniors, en plus d�avoir remport� le championnat provincial
junior. Apr�s quelques temps, vers la fin du mois de janvier 2006,
celle-ci avait �t� accabl�e par une mononucl�ose constituant, d�s lors,
son talon d�Achille susceptible d�entraver l�atteinte de son dessein.
Afin de franchir cet �cueil, elle devait s�abstenir d�entra�nement
pendant un mois. Qui plus est, elle �tait tenue de pratiquer son sport �
son rythme en �vitant la musculation et en courant un peu. Ce programme
avait certainement favoris� son r�tablissement, car elle d�crocha la
cinqui�me place aux championnats seniors en mai � Winnipeg.
Ant�rieurement � cet �v�nement, soit le 19 mars dernier, Jo�lle avait
obtenu sa ceinture noire qu�elle attendait avec impatience depuis des
lunes. Malheureusement pour cette derni�re, elle avait �t� contrainte,
auparavant, d�annuler son passage de grade, puisqu�elle agissait
seulement � sa guise en ne se pr�occupant point des pr�cieux conseils
qu�on lui prodiguait. Sachant pertinemment que la rigueur �tait de mise
si elle souhaitait r�ellement traverser cette �tape cruciale, elle
s��tait finalement r�solue � suivre les recommandations de ses
instigateurs, ce qui lui assura un triomphe sans pareil.
Puis, le premier juillet, cette judoka r�put�e �tait
ainsi � l�apog�e de ses capacit�s du fait qu�elle avait vaincu Eve
Renaud-Roy, une antagoniste coriace qu�elle doit fr�quemment affronter
lors de ses comp�titions. Cela �tant, la premi�re place qu�elle y
r�colta lui permit, d�s le premier ao�t, de participer � une tourn�e
europ�enne de trois semaines, qui fut �court�e (dix jours) en raison
d�une d�faite en R�publique Tch�que. �videmment, rien de tout cela
n�aurait �t� envisageable sans l�aide financi�re accord�e par son
commanditaire Promutuel L�visienne-Orl�ans. Il semble �galement
biens�ant de souligner que son p�re, M. Fran�ois L�gar�, avait lui aussi
pris part aux championnats nationaux juniors de judo lorsqu�il avait 18
ans, � savoir le m�me �ge que sa fille.
En d�finitive, Jo�lle Couture-L�gar� est une personne
tr�s humble, malgr� ses nombreux exploits, qui s�est d�vou�e corps et
�me dans l�intention de s�accomplir en tant qu�individu. Durant les
semaines qui ont pr�c�d� son r�cent tournoi canadien, elle s�entra�nait
de 3 � 4 soirs par semaine et elle consultait divers livres traitant de
la psychologie du sport afin de mieux s�y pr�parer, autant sur le plan
physique que mental. Au cours des derniers mois, cette jeune adulte a
appris que la t�nacit� constituait la cl� du succ�s, m�me s�il faut tout
de m�me respecter une certaine limite physique. Outre cela, elle sait
maintenant que peu importe l�enjeu, elle doit uniquement se concentrer
sur l�ex�cution de ses diff�rentes manoeuvres. Dans un tout autre ordre
d�id�es, il convient de remarquer que Jo�lle caresse particuli�rement le
r�ve de devenir entra�neuse et d�exercer la profession de
physioth�rapeute sportive. Cons�quemment, elle entend poursuivre ses
�tudes au C�gep Fran�ois-Xavier Garneau dans le programme sports-�tudes.
Enfin, cette adepte du judo sugg�rerait aux jeunes athl�tes d�sirant
performer dans une discipline comme la sienne de toujours prendre
plaisir � pratiquer leur sport f�tiche, car lorsqu�il n�y en a plus,
nous sommes vou�s � l��chec.
o