Au fil de La Boyer, journal communautaire de St-Charles-de-Bellechasse

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Volume 20, num�ro 7, septembre 2006

SOMMAIREAu Fil de la Boyer volume 20, num�ro 7, 2006

�tude sur les lacs de St-Charles
Am�lioration chez Unicoop
Troisi�me voyage au Yukon
Nomination du premier ministre
Un mordu de plaisir: notre nouveau directeur des loisirs
R�novation � l'ar�na
La rentr�e scolaire... pav�e de bonnes intentions
Travail d'�t� � La Boyer
F�te de la majorit�
�ditorial
Maintenir l'acc�s au pont de la route Charles-Picard
Virginie
Le plaisir de lire
Biblioth�que
Internet
Les sports

�tude sur les lacs de St-Charles
PAR LS-DENIS L�TOURNEAU

La municipalit� de St-Charles a demand� au Groupe H�misph�re de proc�der � une �tude hydrographique des lacs St-Charles et Beaumont. Ces �tudes permettront de conna�tre les caract�ristiques physicochimiques des deux lacs. Ce qui permettra de r�pondre � plusieurs questions et d�en soulever de nouvelles. Elles pourraient aussi avoir de l�influence sur les projets de d�veloppements immobiliers dans ce secteur.

L��tude sera men�e dans les prochaines semaines et � la suite des r�sultats obtenus, des modifications pourraient �tre faites aux r�glements d�urbanisme et de zonage. o

Am�lioration chez Unicoop
PAR
LS-DENIS L�TOURNEAU

L�hiver dernier, Unicoop a re�u une subvention de 7632 $, du Fonds de d�veloppement de la transformation alimentaire (FDTA) pour un projet de 15 264 $ visant l�am�lioration de ses produits � la meunerie de St-Charles.

Ces investissements ont permis d�obtenir l�accr�ditation Hazard analysis control critical point (HACCP) qui est une norme semblable aux normes ISO mais qui est appliqu�e au domaine alimentaire. Pour atteindre ce niveau de qualit� les employ�s de la meunerie de St-Charles ont d� suivre des formations et ils doivent maintenant contr�ler des points critiques dans la cha�ne de production pour emp�cher la contamination. L�aide financi�re du FDTA a �t� accord�e en vertu du programme D�velop�Action qui s�adresse aux entreprises du secteur de la transformation ou de la fabrication des aliments pour la consommation humaine ou animale. Le programme comporte quatre volets et Unicoop a re�u l�argent dans le cadre du quatri�me volet qui touche les actions collectives structurantes et l�am�lioration de la qualit� des produits. o

Troisi�me voyage au Yukon
PAR
SUZANNE BONNEAU

Vous devez vous demander ce que je peux bien avoir de nouveau � vous dire apr�s un troisi�me voyage au Yukon. En effet, je vous ai d�j� parl� des paysages, du climat, de Whitehorse, de la beaut� des lacs Emeraude, Bennett ou Marsch, de Dawson, la ville de la ru�e vers l�or et de quoi encore�! J�ai revu tout �a cette ann�e, mais encore plus. Eh oui, pr�s de Dawson, il y a la Dempster, une route qui nous m�ne dans les monts Tombstone et Ogilvie.

Cette cha�ne de montagnes nous permet d�admirer des configurations diff�rentes de toute beaut�. Si j��tais all�e plus tard dans le mois d�ao�t, on nous dit que la v�g�tation de cette r�gion est � couper le souffle puisqu�elle prend les couleurs automnales. Cette route est fr�quent�e par les amateurs de paysages et de solitude.

Cependant, elle a aussi son c�t� utilitaire puisqu�elle permet aux voyageurs d�aller aussi loin que Fort McPherson et Inuvik, dans les territoires du Nord-Ouest. Nous nous sommes content�s de nous rendre � Eagle Plains (o� il y a des accommodations pour les voyageurs, nous y avons d�ailleurs pass� la nuit). Le lendemain matin, � une trentaine de kilom�tres plus loin, nous atteignons le Cercle Arctique du 66e parall�le et du 33e degr� nord. Un coupe-vent est utile si nous descendons de voitures�! La distance depuis Dawson �tait environ de 350 km.

Nous avons eu la surprise de rencontrer des cyclistes qui se rendaient � Inuvik peut-�tre. (un autre 350km �) Il faut aimer p�daler et faire du camping�! Ils ont m�me des roues de secours�en cas�.!. C�est plus �conomique qu�un taxi�!

Une route aussi longue nous m�nage parfois aussi de belles surprises. La n�tre fut de voir deux beaux orignaux au Two Moose Lake, qui se baignaient dans le lac, et un autre qui se baladait sur la terre ferme. Un belv�d�re nous permettait de les regarder tout � notre aise. Quel beau spectacle!

� notre retour � Dawson, apr�s �tre all�s sur le D�me voir le soleil de minuit, un g�te nous a permis de nous reposer avant de reprendre la route vers Whitehorse et de penser � revenir chez-nous dans les jours qui suivent. Nous avons cependant eu le temps de visiter le tr�s beau Centre des Arts du Yukon et le centre aquatique o� se d�rouleront cet hiver 2007, une partie des Jeux du Canada. Il est tr�s moderne et bien am�nag�. Vous le verrez en f�vrier!

Le 27 ao�t dernier, avez-vous vu la messe � Radio-Canada qui �tait justement pr�sent�e de Whitehorse?o

Nomination du premier ministre du Qu�bec
PAR SUZANNE BONNEAU

Sur le site internet du premier ministre du Qu�bec, en date du mardi 20 juin 2006, un communiqu� nous informe que le Conseil des ministres a proc�d� � des nominations en date de ce jour. Entre autres :au tribunal administratif du Qu�bec, Mme Odette Lacroix est nomm�e, � compter du 17 juillet 2006, membre avocate affect�e � la section des affaires sociales. Mme Lacroix est actuellement avocate associ�e au sein de la firme d�avocats Heenan Blaikie Aubut.

La Boyer est heureuse de souligner cette nomination puisque Mme Odette Lacroix est originaire de St-Charles. Elle est la fille de M. Bernard Lacroix et de Mme B�atrice Mercier. �pouse de M. Michel Tremblay, elle a �t� admise au Barreau en 1983. Membre de nombreux comit�s du Barreau de Qu�bec, elle a si�g� au Conseil du Barreau de Qu�bec de 1992 jusqu�en 2000. Pour l�exercice 1998-1999, elle a �t� B�tonni�re de Qu�bec et membre du Comit� administratif et du Conseil g�n�ral du Barreau du Qu�bec. Toutes nos f�licitations madame. o

Un mordu de plaisir, notre nouveau directeur des loisirs
PAR
AUDREY MORIN

Depuis la fin du mois de mai, Pascal Gonthier occupe la fonction de directeur des loisirs au coeur de notre charmante municipalit�. En effet, cet homme, � peine �g� de vingt ans, a amorc� sa carri�re dans le secteur tertiaire seulement deux semaines apr�s l�ach�vement de ses �tudes, en technique d�intervention en loisir, entreprises � Rivi�re-du-Loup. Natif de St-Michel, Pascal avait �t� initi�, d�s l��ge de quatre ans, aux sports ainsi qu�au b�n�volat dans de nombreux festivals � St-Damien. D�s lors, il suivait les traces de son p�re en se chargeant, notamment, des �quipes de baseball et de hockey. En deuxi�me secondaire, ce sportif pr�voyait d�j� exercer une profession dans le monde du divertissement.

� son avis, le temps allou� aux distractions ne constitue gu�re un luxe, mais bien un service accord� � la population favorisant une meilleure qualit� de vie. L�objectif ultime de cet ambitieux jeune adulte serait d�augmenter le nombre d�activit�s offertes au public en diversifiant la programmation. � cette fin, le d�veloppement du domaine culturel � St-Charles, conform�ment � la demande des gens, repr�senterait une alternative envisageable. Qui plus est, l�adoption d�activit�s libres permettrait de rendre notre village plus attrayant aux yeux des jeunes. Cela �tant, Pascal s��vertue � combler les besoins de la collectivit� ayant trait aux loisirs, car il consid�re la satisfaction de cette derni�re comme �tant la r�compense la plus estimable qui soit. Outre cela, il convient de signaler que cet adepte du sport a l�intention d�organiser davantage d�activit�s familiales auxquelles toutes les maisonn�es de St-Charles pourraient participer, puisque la f�te de la Saint-Jean-Baptiste a �t� un franc succ�s cet �t�. Somme toute, M. Gonthier demeure une personne sociable et disponible qui tient r�ellement � s�investir dans notre communaut� afin de l�am�liorer encore et toujours. o

R�novation � l�ar�na
PAR
LS-DENIS L�TOURNEAU

La municipalit� de St-Charles a investi pr�s de 125 000 $ en r�novation � l�ar�na au cours de l��t�.

Toutefois, le principal changement qui aurait d� �tre apport� devra �tre retard� � cet hiver car le refroidisseur du syst�me de r�frig�ration de la glace ne sera pas arriv� � temps avant le d�part des compresseurs pour la fabrication de la glace. Charles-Eug�ne Blanchet explique ce retard par l�attente de l�acceptation du r�glement d�emprunt de la municipalit� par le minist�re des Affaires municipales. � Cela a �t� plus long et c�est ce qui retarde l�installation �, a confirm� M. le maire. On attendra une semaine froide de l�hiver pour faire le changement et ne pas perdre la glace.

Une toile de couleur argent a �t� install�e au plafond de la b�tisse du c�t� de la patinoire. Celle-ci aura pour effet, selon le nouveau directeur des loisirs, Pascal Gonthier, de diminuer le volume d�espace ce qui facilitera le refroidissement de la glace et en am�liorera la qualit�. De plus, cette toile diminuera la condensation et prot�gera la structure m�tallique du toit. La condensation sera diminu�e ainsi que la rouille sur la structure. Quand la glace sera en place, la toile permettra d�am�liorer l��clairage de la surface de jeu par le reflet de la lumi�re. M. Gonthier explique que l�on retrouvera moins de zone d�ombre. De plus le son sera aussi meilleur car celui-ci va moins se perdre dans l�immensit� de l�espace.

Pour am�liorer le confort des joueurs et des spectateurs, un d�shumidificateur a �t� install�. Des prises d�air ont aussi �t� faites au niveau du gymnase pour permettre une meilleure a�ration des locaux. Des modifications seront aussi faites au chronom�tre pour en faciliter  la lecture. o

La rentr�e scolaire� pav�e de bonnes intentions?
PAR
AUDREY MORIN

Sachant que la rentr�e scolaire constitue bien souvent un v�ritable casse-t�te pour les parents et les enfants, le pr�sent texte vous fournira quelques conseils pratiques ayant trait � la r�ussite scolaire ainsi qu�au financement des �tudes, en plus de vous proposer des sites Internet susceptibles de vous int�resser lors de l�ex�cution de projets importants.

Comment encourager mon enfant � s�appliquer � l��cole?

De prime abord, il convient de remarquer que le temps allou� � l�acquisition de connaissances et l�assurance quant aux aptitudes personnelles repr�sentent la cl� du succ�s sur le plan �ducatif. Cela �tant, les jeunes qui s�investissent dans leurs �tudes ont plus de chances de r�ussir que ceux qui s�en abstiennent. C�est pourquoi il importe de se soucier du cheminement de chaque �l�ve en lui pr�tant une oreille attentive. Nonobstant ces derni�res assertions, on doit concevoir le fait que la relation ma�tre-�l�ve demeure un �l�ment � consid�rer s�rieusement dans la r�alisation de l��tudiant. Outre cela, il ne faut pas n�gliger l�impact consid�rable de l�encadrement, car une meilleure assistance individuelle accord�e aux jeunes leur permettra de se d�couvrir et de savoir ce � quoi ils aspirent r�ellement. Cons�quemment, les activit�s parascolaires correspondent � la composante du syst�me scolaire � promouvoir �tant donn� que l��cole consiste � elle seule en un milieu de vie et de culture. Ce lieu doit donc �tre attrayant aupr�s de ceux qui le fr�quentent tout en �tant un environnement s�curitaire laissant place � l��volution de chacun. Au dire du psychologue Daniel Lambert, les parents ont la possibilit� d�influer sur leurs enfants au moyen de gestes concrets qui leur t�moigneront alors la port�e de l��ducation. Par exemple, les remises de bulletins et les r�unions de parents constituent un excellent moyen de s�impliquer dans la vie de l�enfant. Par surcro�t, le simple fait de s�informer aupr�s de ce dernier de ce qu�il apprend � l��cole, de l�inciter � faire ses devoirs et de privil�gier un climat favorable au travail � la maison suscitera chez lui un int�r�t � l��gard de l�instruction.

Comment s�y prendre pour �viter les d�penses excessives?

En premier lieu, il semble biens�ant d�affirmer que le r�emploi des ressources et la r�duction � la source permettent d��conomiser temps et argent. D�s lors, si vous cernez convenablement vos besoins en dissociant les v�tements et les fournitures scolaires en bon �tat de ceux qui ne le sont plus, vous apercevrez d�j� une diff�rence majeure dans votre budget. Parfois, vous pouvez �galement enjoliver les biens dont vous ne vous servez plus, mais qui seraient toujours utilisables. Par ailleurs, faire des emplettes dans les ressourceries (pour savoir lesquelles se trouvent plus pr�s de chez vous, consultez le R�pertoire qu�b�cois des r�cup�rateurs, des recycleurs et des valorisateurs de RECYC-QU�BEC) vous permettrait de vous procurer des articles � moindre co�t et l�achat de produits durables, r�utilisables et recycl�s all�gerait le montant de vos factures. De plus, il est appropri� de se renseigner aupr�s du personnel de l��cole

derni�re dispose d�un syst�me de r�cup�ration de diff�rents objets. En ce qui concerne la bo�te � lunch des � petits monstres �, optez pour des contenants r�utilisables et gardez-vous d�acheter des emballages individuels de biscuits, de craquelins, de yogourts, etc.

En deuxi�me lieu, l�aspect financier stricto sensu des �tudes m�rite une attention particuli�re en raison de l�importance de ce dernier point, notamment pour les parents d��tudiants entreprenant des �tudes postsecondaires. En effet, quoique M. Jean-Marc Fournier, le ministre de l��ducation, du Loisir et du Sport, entend r�investir 320 millions de dollars dans les r�seaux d�enseignement postsecondaire, il n�en demeure pas moins que les frais de scolarit� ont plus que doubl� depuis 1993. Il faudra alors des actions tangibles pour recouvrer la confiance ainsi que la d�f�rence de la population. En attendant, appropriez-vous les judicieux conseils qui suivront, car ils pourraient bien s�av�rer b�n�fiques. Tout d�abord, il faut souligner que le REEE constitue la meilleure m�thode pour �pargner en vue des �tudes postsecondaires de votre prog�niture, puisqu�il permet de percevoir une contribution maximale de 7200$ du gouvernement, de reporter l�imp�t sur le revenu et d�imposer les fonds en la possession de l��tudiant. Il va donc de soi que les parents et les enfants trouvent leur compte en recourant aux REEE. Par cons�quent, on ne doit pas manquer de s�enqu�rir des meilleures proc�dures d�utilisation des fonds investis dans un REEE. Qui plus est, n�h�sitez pas � expliquer � vos enfants comment r�gir leur budget et � vous informer des avantages et des inconv�nients de l�achat ou de la location d�un logement install� pr�s de l��tablissement d�enseignement. Ensuite, il importe de saisir que la carte de cr�dit repr�sente la forme d�endettement la plus on�reuse qui soit et qu�il faut donc en limiter l�usage. Enfin, les emprunts effectu�s directement sur les fonds de retraite sont � proscrire, car puiser dans son REEE occasionnera des frais tr�s co�teux et ce, � court et � long terme.

Finalement, voici quelques sites web qui pourraient �ventuellement vous apporter maintes informations profitables. Carri�res scientifiques http://www.atl.cfs.nrcan.gc.ca/index-f/what-f/science-f/careers-f/careers_in_science-f.html Combustible nucl�aire http://www.nfwbureau.gc.ca/francais/view.asp?x=627. Demandez-le � un g�ologue http://www.ess.nrcan.gc.ca/esic/askgeo_f.php. �tude du plateau continental polaire http://www.polar.nrcan.gc.ca/kids/index_f.php. G�onet http://www.carthnet-geonet.ca/index_f.php. G�opanorama http://www.geoscape.nrcan.gc.ca/index_f.php. L�Atlas du Canada http://www.atlas.nrcan.gc.ca/site/francais/index.html/document_view. Les vedettes du roc http://www.collectionscanada.ca/roc/index-f.html.o

Travail d��t� � la Boyer
PAR
SUZANNE BONNEAU.

Pour une troisi�me ann�e cons�cutive, la Boyer a b�n�fici� d�une aide pendant la p�riode de l��t�. Audrey Morin, une �tudiante au C�gep L�vis-Lauzon en Sciences humaines (profil d�veloppement social) a donc pu faire beaucoup de correspondance, que ce soit aux annonceurs, ou aux abonn�s. Elle a aussi v�rifi� le carnet d�adresses des b�n�voles de la Boyer pour pr�parer les f�tes du 20e anniversaire. Il y a eu aussi de la correction de textes. Somme toute, des travaux que n�aura pas � faire notre r�dacteur en chef M. L�tourneau en plus de sa t�che habituelle.

Audrey se dirige en orientation � l�Universit� apr�s son c�gep. Ce qui n�est pas une mince t�che puisqu�elle pr�voit faire une ma�trise apr�s un baccalaur�at de 3 ans. Bon succ�s dans tes �tudes et dans ta future carri�re Audrey. Nous avons beaucoup appr�ci� ton travail cet �t�. o

F�te de la Majorit�
PAR SYLVIE BONNEAU

Le 19 ao�t dernier, avait lieu la 18e f�te de la majorit�. Dix-neuf jeunes avaient accept� d�y participer ainsi que plusieurs parents et professeurs.

La participation de M. l�abb� Rosaire Gagn�, soutenue par la chorale et la pr�sence de Mme Claudine Beauchemin, responsable de la pastorale jeunesse, ont donn� � cette c�l�bration un caract�re de r�flexion sur le passage � l��ge adulte.

Nous tenons � remercier les Chevaliers de Colomb pour le pr�t de leur salle, la Caisse populaire et la municipalit� pour leur aide financi�re. Nos cuiseurs de bl� d�inde, Laurent Lemelin et Dominique Ruel sont toujours tr�s efficaces ainsi que Martine Breton et Danielle Carrier � la cuisson des hot dogs et Mme Bonneau � la prise des photos. Ce fut une super f�te gr�ce � tous ces participants. Rendez-vous � l�ann�e prochaine. o

�ditorial

Investir en loisirs c�est investir dans l�avenir
L
S-DENIS L�TOURNEAU

Avec l�ar�na, les terrains de balle, soccer, tennis et volley-ball de plage, notre municipalit� n�a rien a envier � ses voisines. Cependant, il faudra entretenir ces infrastructures pour que celles-ci restent utilisables dans l�avenir.

Pr�s de 125 000 $ ont �t� investis cet �t� dans l�ar�na. Ces d�penses �taient devenues n�cessaires au bon fonctionnement de la b�tisse. Ce n�est pas fini car dans les prochaines ann�es d�autres r�parations devront �tre faites pour garder le syst�me de r�frig�ration aux normes et pour ne pas �tre d�pass�. Avec cinq ar�nas dans la seule MRC de Bellechasse, le service offert est devenu bien trop grand pour la population. Il ne serait pas surprenant qu�un des amphith��tres ferme dans un avenir plus ou moins lointain. Il ne faudrait pas que ce soit notre ar�na parce qu�il a �t� mal entretenu ou parce que l�on a trop tard� � r�parer certains �l�ments essentiels. Il faut arr�ter de voir � court terme et anticiper les �v�nements.

Justement, il serait important que dans les prochaines ann�es, on songe � une r�fection du terrain de balle. Depuis pr�s de 10 ans que l�on ne fait que des r�paration mineures et que d�importantes sommes d�argent n�ont pas �t� investies sur le terrain lui-m�me. L�ajout de filets aux champs n�a pas fait que la surface de jeu s�est am�lior�e. L�avant champ est devenu tellement dur qu�il est parfois difficile de pr�voir les bonds de la balle. Plusieurs municipalit�s des environs ont investi dans leur terrain de balle pour le rafra�chir et lui donner une nouvelle vie. La plupart de ceux-ci avaient entre 30 et 40 ans comme le n�tre. Il faut toutefois qu�il y ait une volont� municipale et que les gens qui s�en servent puissent donner un coup de main pour abaisser les co�ts le plus possible.

En m�me temps, ce ne serait pas un luxe de r�am�nager le terrain de volley-ball de plage. Ce dernier n�est pas tr�s invitant pour jouer. Le sable n�a pas l�air tr�s propre et les abords non plus. Il faut arr�ter de vouloir �conomiser de l�argent dans l�installation de terrain comme celui-ci car bien souvent les sommes �conomis�es seront d�pens�es en double plus tard pour le r�parer. D�j� bien des jeunes se servent du terrain. En �tant plus invitant, des activit�s pourraient y �tre organis�es (tournois, ligues).

Les terrains de soccer et de tennis sont neufs et ne demandent qu�un entretien routinier. Toutefois, il faut garder l�oeil ouvert sur ces �quipements pour ne pas qu�ils se d�gradent. Comme n�importe quoi, quand un bris arrive, il ne faut pas attendre que celui-ci devienne plus grand pour le r�parer. La pr�vention vaut toujours mieux qu�une visite � l�h�pital.

L��cole secondaire de St-Charles a ouvert une nouvelle salle d�entra�nement � ses �l�ves au d�but de l�ann�e. Tous les �quipements neufs que celle-ci renferme pourraient devenir disponibles � la population en dehors des heures normales de cours. Il faut juste que la municipalit� d�montre un int�r�t du c�t� de la direction de l��cole pour qu�ils s�entendent. Il faut arr�ter de voir nos �coles comme des organismes qui sont toujours en train de demander de l�argent mais plut�t comme des partenaires et des collaborateurs de notre communaut�.

Si on veut un jour voir le d�veloppement Boyer rempli et que notre municipalit� prenne de l�expansion, il faut offrir des services � nos futurs concitoyens pour qu�ils aient envie de venir s��tablir chez nous. Les sports et les loisirs peuvent entrer fortement en ligne de compte dans une telle d�cision. Tablons donc sur nos forces et faisons en sorte de les mettre en valeur pour donner une belle image de notre municipalit�. o

Maintenir l'acc�s au pont de la route Charles-Picard
PAR PIERRE LEFEBVRE

Le pr�c�dent num�ro de ce journal annon�ait que le pont de la route Picard serait bient�t ferm� aux v�hicules de plus de 5 tonnes, suite � un avis de motion donn� en ce sens par le conseil municipal de Saint-Charles.

Lors de la s�ance du conseil du 3 juillet dernier, le maire Charles-Eug�ne Blanchet a rappel� que le mauvais �tat du pont n�cessitait une plus grande protection contre les charges excessives. Il a de plus pr�cis� que la route Picard ne pourrait plus dor�navant �tre entretenue durant l�hiver car les v�hicules de d�neigement seront interdits sur le pont � cause de leur poids trop grand. Cependant, lors de la s�ance du 7 ao�t dernier, des discussions ont fait ressortir les visions oppos�es des membres du conseil et de certains citoyens sur l�opportunit� de cette d�cision.

Apr�s v�rification, on constate que quelques �l�ments mentionn�s dans l�article en manchette s�av�rent non conformes � la r�alit� et que les impacts sur les usagers y ont �t� minimis�s. Voil� pourquoi il importe de revenir sur les enjeux de la fermeture annonc�e.

La municipalit� est propri�taire et responsable du pont

Il faut savoir que le pont a �t� construit en 1912 dans l�axe d�une route qui existait depuis le milieu du 18e si�cle; sa longueur en fait une structure complexe selon la classification du minist�re des Transports. Le premier avril 1993, le gouvernement du Qu�bec a transf�r� la propri�t� de la voirie secondaire et celle du pont de la route Picard � la municipalit� de St-Charles. L�galement donc, le pont appartient � la municipalit� qui est aussi devenue responsable de son entretien r�gulier.

Dans le cadre de ce transfert de la voirie locale, la municipalit� s�est vue attribuer ces nouvelles responsabilit�s sans toutefois recevoir les moyens suffisants pour les assumer. Aujourd�hui, le gouvernement n�exerce plus d�sormais qu�une responsabilit� technique sur les ponts et son �ventuelle implication financi�re demeure hypoth�tique.

Une bien curieuse interpr�tation du dernier rapport d�inspection (Pont P 00954)

Un pont quasi centenaire soul�ve �videmment des interrogations quant � son �tat; il est fait d�acier et de bois et la rouille en a r�duit la solidit� originale. De plus, ses appuis ou cul�es de b�ton construits sur une �paisse couche d�argile bougent au gr� de l�alternance gel/d�gel. C�est pourquoi il fait l�objet d�inspections r�guli�res par le minist�re

du conseil municipal est justement fond�e sur le dernier rapport d�inspection pr�par� le 7 d�cembre 2005. Pourtant celui-ci n�a rien d�alarmant comme en t�moignent certains �nonc�s : Le pont n�est pas devenu dangereux, m�me si son �tat est consid�r� comme moyen. Le cas �ch�ant, il aurait �t� irr�m�diablement ferm� � toute circulation par le minist�re des Transports. Il a vieilli certes, mais il n�est pas impossible de lui redonner sa capacit� d�antan. La compression observ�e sur deux corni�res de la structure ne vient pas de la pression exerc�e par le passage des v�hicules lourds; ce serait plut�t la cul�e nord du pont qui bascule sous l�effet du gel, appliquant ainsi une pouss�e sur la structure m�tallique. Ce ph�nom�ne de compression a justement incit� le minist�re � mettre sous observation le d�placement des deux cul�es de b�ton par des arpentages de pr�cision p�riodiques (aux 3 mois). Les recommandations adress�es � la municipalit� se limitent pour le moment � des travaux d�entretien mineurs; il est encore trop t�t pour prescrire des r�parations majeures puisque l�ampleur du d�placement des cul�es n�est pas assez bien connue. L�id�e de porter la charge limite � 5 tonnes n�est pas sugg�r�e par le minist�re, bien que ce dernier reconnaisse que le passage des poids lourds contribue � r�duire la vie utile du pont. Il s�agit davantage d�une mesure dilatoire con�ue par la municipalit� pour �carter l��ch�ance des travaux majeurs de r�paration qui s�imposeront un jour selon le minist�re. La reconstruction du pont n�est aucunement envisag�e par le minist�re des Transports (un nouveau pont en acier avec tablier en bois co�terait autour de 200 � 250 000$, alors que la reconstruction d�un pont en acier et b�ton engendrerait une d�pense de l�ordre de 500 � 700 000$, selon l�ing�nieur responsable des ouvrages de g�nie complexes pour la r�gion de Chaudi�re-Appalaches, monsieur Marcel Bouchard). Or une simple r�fection du pont n�exigerait qu�un budget d�environ 75 000$. Ces chiffres sont loin de l��valuation faite par le maire Blanchet qui estime � plus d�un million de dollars le co�t des r�parations. Cette derni�re exag�ration ne fait qu�exacerber le caract�re prohibitif d�une intervention municipale et justifier le conseil de reporter le probl�me plut�t que de le solutionner une fois pour toutes.

Une nouvelle r�duction de charge sur le pont engendre de s�rieux impacts

La fermeture du pont de la route Picard frappe trois cat�gories d�usagers appel�s � effectuer un d�tour par la route 279 : les v�hicules lourds, les v�hicules l�gers et la machinerie agricole.

Faisant d�j� l�objet d�une restriction de charge � 12 tonnes depuis de nombreuses ann�es, la plupart des v�hicules lourds utilisent d�j� des voies d�acc�s alternatives : camions citernes, machinerie lourde, camions de pompiers, v�hicules de livraison, etc. � l�occasion, certains v�hicules transgressent encore la loi; qui n�a pas vu des autobus scolaires, des camions d�Hydro-Qu�bec, des remorques charg�es de balles de foin rondes ou de billes de bois, des �pandeurs � fumier liquide ou solide et des d�neigeuses (charrues ou souffleur) circuler sur la route Picard? Pour ces usagers, la mesure de r�duction change peu de chose, si ce n�est qu�elle compromet l�entretien m�me de la route durant l�hiver et exige la modification des circuits de certains autobus scolaires.

Pour les v�hicules l�gers qui constituent la majorit� des usagers, tels les automobiles et les camionnettes, c�est plut�t l�abandon de l�entretien hivernal qui pose probl�me. Avec les conditions actuelles d�enneigement, la route risque d��tre ferm�e depuis la mi-novembre jusqu�� la mi-avril, soit une p�riode de 6 mois par ann�e. Une telle situation nous ram�ne plus de 50 ans en arri�re, alors que les routes rurales n��taient pas d�blay�es en hiver.

Quelques producteurs agricoles seraient s�rieusement touch�s puisque l�augmentation des co�ts et des temps de transport rendrait plus on�reuse l�exploitation de parcelles �loign�es, la livraison de produits ou le d�placement de machinerie. C�est le cas notamment pour M. Pierre Bolduc du rang Sud-Est dont une terre est s�par�e de son exploitation par la rivi�re Boyer.

Certains diront que le d�tour par la route 279 n�est pas significatif. Or des personnes devront parcourir jusqu�� 18 Km de plus pour aller et revenir du rang Sud-est au rang Nord-est, dont le tiers � 50 Km/heure en traversant le village. Pour effectuer une course au bureau de poste ou aller � l��glise, les usagers de la route devront parcourir jusqu�� 6,8 Km de plus. Enfin, l�acc�s � l�autoroute 20 sera rallong� de 3,7 Km en direction de L�vis et de 17,5 Km si on va vers l�est. Au co�t de 0,50$/Km en moyenne, il est facile de calculer l�impact �conomique du d�tour impos� aux usagers r�guliers qui

effectuent des allers-retours, soit un co�t additionnel de 3,50 $ � 17,50 $ par sortie! Pour la Commission scolaire de la C�te-du-Sud, le d�tour co�tera au moins 1600 $ annuellement et de fa�on r�currente. En perte de temps, comptez de 5 � 25 minutes de plus pour un d�placement aller/retour. On voit bien ici qu�une �conomie municipale peut devenir fort on�reuse pour les usagers au d�tour� Personne ne conna�t la circulation effective sur le pont, mais si l�on fait le calcul, il est permis de croire que le co�t additionnel pour les usagers pourrait surpasser l�investissement public qui s�impose pour r�parer le pont.

Le gouvernement du Qu�bec n�a pas d�argent pour r�parer le pont

� l�origine, trois programmes d�aide financi�re avaient �t� mis en oeuvre en 1993 afin de permettre aux municipalit�s d�assumer leurs responsabilit�s en mati�re de voirie. Les normes d�application de ces programmes ont �t� approuv�es initialement pour une p�riode de trois ans, puis reconduites annuellement jusqu�� aujourd�hui, sans aucune augmentation.

Dans les faits, les subventions vers�es pour l�entretien du r�seau local sont devenues insuffisantes. Le budget gouvernemental actuel pour la r�fection des structures locales, comme celle du pont de la route Charles-Picard, a pour sa part �t� r�duit � n�ant. Au minist�re des Transports, la direction r�gionale de Chaudi�re-Appalaches confirme effectivement que toute demande de subvention pour des travaux de r�fection est automatiquement refus�e. Pour preuve, on souligne qu�une demande d�aide faite par St-Charles au d�but de 2006 a �t� refus�e et qu�un pont situ� � St-Anselme (structure P02089) a m�me �t� ferm� r�cemment car personne ne voulait payer pour sa remise en �tat.

Contrairement aux pr�tentions du conseil municipal, il s�av�re utopique d�attendre une aide financi�re gouvernementale; le fait qu�il existe d�autres voies d�acc�s pour les citoyens concern�s disqualifie le pont de toute priorit� de financement.

La municipalit� doit prendre ses responsabilit�s et minimiser les impacts n�gatifs pour les usagers

Depuis le transfert de la voirie locale en 1993, la municipalit� s�est acquitt�e consciencieusement de l�entretien courant du pont en effectuant son nettoyage annuel, en r�parant les glissi�res lat�rales, en peinturant la structure, en changeant certaines pi�ces du tablier, en r�parant les approches, etc. Encore cette ann�e, plusieurs travaux sugg�r�s par le minist�re des Transports suite � sa derni�re inspection ont �t� compl�t�s. Toutefois, ces travaux d�entretien s�av�rent insuffisants.

Il serait ridicule de revenir 50 ans en arri�re et de priver les citoyens d�un service fort important � leurs yeux, soit une route accessible 12 mois par ann�e. Il importe donc non seulement d��carter une solution pr�cipit�e puisque aucun rapport d�ing�nieur ne le justifie, mais surtout de prendre les dispositions pour assurer la r�novation du pont dans les meilleurs d�lais. La municipalit� devrait plut�t entreprendre les d�marches pour planifier et financer les travaux de r�fection majeurs qui s�imposent, sans attendre une illusoire subvention gouvernementale. Personne n�osera pr�tendre que la municipalit� n�a pas les moyens d�assumer une d�pense de l�ordre de 75 000 $, en recourant si n�cessaire � des emprunts.

Concr�tement, la municipalit� se doit de retirer son projet de r�duction de la charge autoris�e sur le pont de la route Picard. Ceci ne l�emp�che pas de resserrer son contr�le sur les v�hicules de plus de 12 tonnes qui empruntent le pont � l�occasion; l�installation de gabarits limitant la hauteur des v�hicules constituerait une solution fort dissuasive, tout en ayant le m�rite de ne pas p�naliser les agriculteurs et les services de d�neigement. � d�faut de consulter les citoyens concern�s sur leurs attentes, le conseil se doit d��carter toute strat�gie qui ne ferait que prolonger l�agonie du pont, en attendant sa fermeture d�finitive apr�s des ann�es d�entretien insuffisant; une attitude proactive s�impose dans la mesure toutefois o� les co�ts de r�paration ne d�passeront pas ceux d�une reconstruction. o

Virginie
Par ROGER PATRY

Dans le dernier journal, je vous mettais au d�fi de trouver le nom de cette jeune fille et de son travail dans notre r�gion. Comme j��crivais plusieurs de nos anc�tres f�minines travaill�rent avec elle, dans un domaine r�serv� aux femmes aux grands coeurs. Je continue mon r�cit! Donc, suite aux d�boires de ses parents, elle les suivit. Un changement s�imposait pour cette famille. Son p�re vendit sa ferme � Louis B�gin (9 avril 1869), puis amena sa famille � s��tablir � Stanfold (Princeville) � 60 milles de Lauzon. Autre coup dur: le gouvernement privil�giait les Loyalistes, fermant la porte aux Canadiens fran�ais et ce durant plusieurs ann�es. Les townships rest�rent ferm�s aux n�tres pendant de longues ann�es.

� partir de 1830, l�industrie du textile apparut comme une bou�e de sauvetage pour nos familles. Les � factories � attir�rent un grand nombre de Canadiens fran�ais qui ne pouvaient s�installer dans les Townships. En 1840, il y en eut 1190 : en 1860, ils �taient devenus 7650. Mais ce n�est rien compar� � la saign�e vers la Nouvelle-Angleterre. En 5 ans, de 1843 � 1848, 25 000 des n�tres pass�rent aux Etats-Unis, r�sultant que le Bas-Canada, perdit pr�s du tiers de ses forces vives, durant la p�riode 1860 � 1870, et ce, malgr� le changement de politique du gouvernement des ann�es 1840.

Lors d�un voyage d�exploration dans la r�gion de Fall River, en 1872, les parents de Virginie virent la possibilit� de surmonter l�adversit�. Ils s�install�rent au village Flint, faubourg urbain. La jeune fille vivait des moments qui allaient orienter sa vie future. Ce village rocailleux allait lui montrer la voie qui lui �tait trac�e. D�ailleurs, un conglom�rat de 140 tonnes tr�nait non loin de leur habitation, conglom�rat d�pos� sur un petit banc de granit en un audacieux �quilibre. Aux temps recul�s de la p�riode glaci�re, on appelle ce ph�nom�ne � Rolling Rock � signe d�une quelconque destin�e.

Ses parents prirent maison sur la rue Avon (rue B�dard). Virginie consacra les mois d��t� � organiser le foyer avec ses parents, puis se mit � la recherche de travail. Elle fut engag�e comme commis au comptoir � la mercerie de M. David Morrison. Elle ne resta pas longtemps � cet endroit, la trop forte distance de chez elle la contraignit � laisser cet emploi. Elle pr�f�ra rester � la maison et s�occuper des siens. Son hospitalit� �tait proverbiale. Elle s�occupa d�aider ses concitoyens �migr�s, soit en cousant, en traduisant des lettres ou en enseignant le fran�ais et l�anglais aux enfants. Elle ouvrit une �cole du soir pour les employ�s de manufactures, trouvant m�me le temps de travailler dans l�une d�elles. Elle ne comptait pas ses heures libres, en enseignant aux enfants des nouveaux arriv�s.

Ils devaient revenir au pays lors de la fin du fameux proc�s avec le gouvernement, qui, d�j� durait depuis une dizaine d�ann�es. Ce voyage fut dramatique pour eux. Le p�re de Virginie, ne pouvant payer les frais de cour, afflig� au plus profond de son �tre, fut terrass� par la paralysie. Il vendit ce qui lui restait, terrain, maison. Plus tard, les soeurs de J�sus-Marie devenues propri�taires du manoir, le d�molirent. Mme Samson racheta ces terrains, pour les revendre un mois plus tard. N�ayant plus d�attache au pays, cette famille retourna � Fall Rivers, rue Eastem, pour y finir ses jours.

En 1874, la population de Fall Rivers atteignit 2000. Une requ�te fut faite pour l��rection d�une paroisse canadienne, �glise et presbyt�re. En attente de la fin de ces constructions, ce fermier accueillit le cur� chez lui. Lors de la premi�re messe � �tre dite dans le nouveau b�timent en bois de 45 par 100, Virginie aida le pr�tre � officier. Plus tard, une �cole fut �rig�e au sous-sol du temple. Virginie devint institutrice, enseignant � plus de 150 enfants. La paroisse temporaire se d�veloppant, une communaut� religieuse vint prendre la rel�ve. Virginie essaya d�entrer chez les religieuses, mais sa c�cit� l�en emp�chait. N�anmoins, elle put entrer au noviciat des Augustines Hospitali�res, sous le nom de Soeur St-Fran�ois-Xavier. 1880 la voyait tomber malade, maladie assez grave, pour la forcer � revenir au civil. Elle gu�rit cependant. Elle avait la vie religieuse en elle. Elle entra alors chez les soeurs de J�sus-Marie, sous le nom de Marie de St-Jude. Son calvaire n�est pas pour autant fini: un diagnostic m�dical, c�cit� avanc�e, la voyait revenir � L�vis. Quelques mois plus tard, nous la voyons au chevet de son p�re paralys�. � Fall Rivers, les choses s�envenimaient, la venue de pr�tres irlandais mit le feu aux poudres. Craignant une assimilation rapide, les Canadiens ne prisaient gu�re cette intrusion anglaise. Entre temps, le destin de Virginie se dessina dans un village de Bellechasse. Antonin Plourde, �crivait : il y avait au Qu�bec, dans une lointaine paroisse qui �tait plus un champ de cailloux qu�une paroisse agricole, un cur� fondateur qui avait avec Dieu la familiarit� des Saints. Il recherchait une pierre d�assise, pas comme les autres, qui servirait de  fondement � une oeuvre qui lui tenait � coeur.�Apr�s nombre de consultations aupr�s des religieuses de la r�gion, l�abb� Brousseau contacta Virginie et lui demanda de venir l��pauler dans son oeuvre. Elle h�sita un peu, parce que la m�re de la jeune fille �tait malade. N�anmoins, elle se rendit � St-Damien (elle avait 44 ans) rencontrer le cur� Brousseau. C��tait le 20 ao�t 1892, jour de la f�te de St-Bernard. Au grand m�contentement de l�abb�, elle n�arriva que le 26. Elle visita les lieux et, sans se douter de ce qui l�attendait. Elle accepta le poste. Ses premi�res heures ne furent pas faciles, mais elle s�acclimata assez rapidement. Nous la voyons lors de la prise d�habit de 4 nouvelles religieuses, quatre religieuses qui s�agenouill�rent devant l�image de Notre-Dame du Perp�tuel Secours. Virginie demande � l�abb� Brousseau d��tre admise et de rev�tir le saint habit de la nouvelle congr�gation.

C��tait le 28 ao�t 1892. Elle prend le nom de St-Bernard, accompagnant ses consoeurs, Olivine Mercier (soeur St-Fran�ois-Xavier) Aur�lie Mercier (soeur St-Benoit) Marie-Louise Labb� (soeur Ste-Th�r�se de J�sus), dans sa nouvelle orientation. Le premier couvent �tant en construction, ces nouvelles religieuses log�rent � l��tage du presbyt�re, partageant la table commune. Leur travail consistait � secourir perp�tuellement les pauvres abandonn�s, orphelins et vieillards, �coles pour gar�ons et filles. Le soir du m�me jour, un vieillard frappe � leur porte et il est accueilli. Le lendemain, deux orphelins se pr�sentent, puis une dame et apr�s, d�autres et d�autres encore. Ainsi, commenc�rent les oeuvres de la Congr�gation des Soeurs de Notre-Dame du Perp�tuel Secours. Virginie et soeur Beno�t font l��cole dans une �table d�labr�e, tandis que leurs consoeurs font la couture et l�ordinaire. Sept recrues vinrent s�ajouter aux quatre premi�res.

Le 24 janvier, Virginie �crivait: � Notre personnel est augment�, nous sommes maintenant 24 personnes. 12 novices, une postulante et les pauvres orphelins compl�tent le nombre. �De nombreuses �preuves marquent 1893. D�but d�incendie, accident de voyages, incitations inexplicables aupr�s de l��v�que, crainte de voir dissoudre la communaut� etc. Cependant la Providence veille, le calme et la paix reviennent. Raconter tout le travail que ces d�butantes ont effectu� prendrait beaucoup d�encre. Virginie Founier vivait ce qu�elle avait toujours r�v�, aider les gens dans le besoin. Son grand z�le lui valut d��tre sup�rieure de cette congr�gation. Sa vie devait finir dans la souffrance. En plus d��tre presque aveugle, elle fut atteinte de paralysie, malaise qui l�accompagna jusqu�� sa mort survenue le 30 avril 1918. Elle avait 70 ans. En faisant des recherches, nous pouvons trouver les noms de filles de notre paroisse qui ont travaill� avec cette religieuse. Source: Les pierres crieront, Antonin Plourde 1969. o

Le plaisir de lire
Par LOUISE CANTIN

ARBOUR, G�rald et al. Les ponts couverts au Qu�bec, Les Publications du Qu�bec, 2005, 216p. (documentaire) Cote : 4/5

Voici un livre qui nous fait d�couvrir les ponts couverts qui sillonnent les routes du Qu�bec. Les auteurs ont voulu montrer l�importance de ces ponts qui, depuis le XIXe si�cle, embellissent le paysage. � cette �poque 1000 �taient r�pertori�s, certains �taient encore accessibles, d�autres n��taient plus en activit�. Le minist�re des Transports a interdit leur d�molition en 1992. Depuis le d�but du XXIe si�cle, il reste encore 88 ponts couverts dont 71 sont encore accessibles. La plus grande concentration est en Abitibi et dans les Cantons de l�Est. Pour en savoir plus sur l�origine de ces ponts et voir leur �volution � travers les si�cles, lisez ce livre qui vous donnera le go�t de partir sur les routes et d�aller � leur d�couverte. Ils �gayent et d�corent le paysage et donnent une valeur au patrimoine qu�b�cois. � la fin, il y a des index montrant leurs plans et devis ainsi que leur localisation. Un tr�s bon documentaire.

CARON, Louis. T�te heureuse, Qu�bec, �dition Bor�al, 2005, 359p. (roman) Cote: 4/5

B�r�nice, que l�on appelle � T�te heureuse � semble vivre d�une fa�on excentrique. Elle s�est mari�e malgr� la r�probation de sa famille, sera une m�re combl�e avec ses enfants mais restera toujours originale pour ses proches. Ses enfants adorent sa fa�on de voir la vie, mais son mari ne semble pas appr�cier cette femme qui vit dans un autre monde. Lors du d�c�s de son mari, elle ach�tera une maison mais la d�corera � la mani�re des � contes de f�es �. Elle se mettra � errer la nuit. Son fils d�cidera d�aller � sa recherche lorsqu�il ne recevra plus de

MAALOUF, Amin. Origines, Paris, �dition Grasset & Fasquelle, 2004, 485p. (documentaire) Cote: 4/5

Amin Maalouf essaie de retracer les origines de sa famille qu�il d�crit comme des � nomades �. Certains ont habit� les �tats-Unis, d�autres se sont dirig�s vers Cuba et quelques-uns ont v�cu en Europe. C�est par des �crits, des documents d�archives, des questionnements aupr�s de membres de sa famille qu�il a pu reconstituer une partie de l�histoire familiale, autant du c�t� de sa m�re que de son p�re. Certains ne voulaient pas vivre au Liban, car c��tait la pauvret� et il existaient peu de possibilit�s de promotion sociale dans ce milieu centr� sur la tradition. Ils ont d�cid� de quitter le pays pour s��manciper et s�associer davantage au capitalisme. Tr�s bon livre. o

Biblioth�que
Par LOUISE MERCIER

Nouveaut�s

Adultes
La fin des secrets Diane Chamberlain.
Bain de minuit sous les �toiles Barbara Delinsky

Documentaires
Sainte-Sabine, 1906-2006Les ann�es hippies Jacques Pessis
Mozart Max Becker

Romans jeunesse
Collection Les mondes de la magie du diad�me. Le livre des noms. Le livre des signes. Le livre de la magie. Le livre du tonnerre. Collection de l�Imagerie des b�b�s (livre pour les tout-petits).

Bandes dessin�es
Le cimeti�re des autobus S�rie Lou3.

Revues
Qu�bec-Science.

Horaire

Nous retournons � l�horaire r�gulier en septembre: mardi 14 h � 16 h et 18 h 30 � 20 h 30. Jeudi 14 h � 16 h et 18 h 30 � 20 h 30. Samedi 10 h � 11 h 30.o

Internet
Par R�JEAN BLAIS

4-Fishball

Attraper des poissons avec une balle? Quelle dr�le d�id�e! D�p�che-toi d�en prendre au pi�ge le plus possible avant que ta balle ne remonte � la surface. Pour la diriger, pousse-la avec ta souris comme au billard. Et prends garde aux poissons pourvus de piquants... http://ferryhalim.com/orisinal/g3/fish.htm

Sev Trek

Es-tu un fan de Monsieur Spock, de Data ou de la capitaine Kathryn Janeway? Retrouve tes personnages favoris dans cette parodie de Star Trek en bandes dessin�es (en fran�ais). Chaque semaine, le b�d�iste australien John Cook t�offre une nouvelle aventure. Pour voir ses autres parodies (en anglais) de la trilogie du Seigneur des anneaux, de la Matrice ou des trois premiers films de Harry Potter, rends-toi au : www.sev.com.au et www.sevtrek.free.fr/

Les rhinogrades

Certaines personnes, comme l�auteur de cette page, croient � l�existence des rhinogrades : des animaux pourvus de nez ultrad�velopp�s � l�allure des plus �tranges. Ces bestioles se serviraient de leur pif pour se d�placer, sauter ou m�me... chasser! Pour tout savoir sur le Saltonase, le Polynase ou l�Oreille-Volante et admirer des illustrations tout � fait farfelues, pointe ton nez par ici! http://vennarecci.free.fr/Rhinogrades/page1.htm

Le coin de Rafale

Rafale est un passionn� de l�environnement. Suis-le dans ses aventures! D�couvre avec lui le smog, les milieux humides, la for�t, les tourbi�res, l�eau potable, la r�cup�ration, les OGM et plus encore. Participe aux jeux questionnaires et v�rifie tes connaissances. Ou encore, conduis une voiture de fa�on �cologique. www.menv.gouv.qc.ca/jeunesse/index.htm

�cop�le / la maison de l�environnement

Chaque pi�ce de cette maison virtuelle te pr�sente un th�me sur l�environnement: l�eau, l�air, l��nergie, la ville, la nature. Comment produit - on l��nergie? Comment l��conomiser? D�o� vient l�eau du robinet? Que faire des d�chets? Comment r�duire la pollution? Pour des r�ponses... c�est ici! www.ecopole.asso.fr/htm/b/b001.htm

Zewall

Ici, les graffitis sont permis! Choisis un mur, puis laisse aller ton imagination. Fier de ta cr�ation? Expose-la en ligne sur le site! www.zewall.com/. o

Les sports
C�est en � judokant � qu�on devient judoka

PAR AUDREY MORIN

Cet �t�, les efforts de la judoka Jo�lle Couture-L�gar� se sont av�r�s fructueux eu �gard au franc succ�s qu�elle a obtenu dans sa discipline. En effet, cette jeune femme incarne d�sormais la pers�v�rance par son titre de championne canadienne junior de judo, dans la cat�gorie des moins de 52 kg, qu�elle s�est vue attribuer le premier juillet 2006 � Lethbridge, en Alberta.

L�ann�e 2005 avait �galement �t� fort enrichissante pour Jo�lle, puisqu�elle s��tait m�rit�e une deuxi�me place � l�Ontario Open et aux championnats nationaux juniors, en plus d�avoir remport� le championnat provincial junior. Apr�s quelques temps, vers la fin du mois de janvier 2006, celle-ci avait �t� accabl�e par une mononucl�ose constituant, d�s lors, son talon d�Achille susceptible d�entraver l�atteinte de son dessein. Afin de franchir cet �cueil, elle devait s�abstenir d�entra�nement pendant un mois. Qui plus est, elle �tait tenue de pratiquer son sport � son rythme en �vitant la musculation et en courant un peu. Ce programme avait certainement favoris� son r�tablissement, car elle d�crocha la cinqui�me place aux championnats seniors en mai � Winnipeg. Ant�rieurement � cet �v�nement, soit  le 19 mars dernier, Jo�lle avait obtenu sa ceinture noire qu�elle attendait avec impatience depuis des lunes. Malheureusement pour cette derni�re, elle avait �t� contrainte, auparavant, d�annuler son passage de grade, puisqu�elle agissait seulement � sa guise en ne se pr�occupant point des pr�cieux conseils qu�on lui prodiguait. Sachant pertinemment que la rigueur �tait de mise si elle souhaitait r�ellement traverser cette �tape cruciale, elle s��tait finalement r�solue � suivre les recommandations de ses instigateurs, ce qui lui assura un triomphe sans pareil.

Puis, le premier juillet, cette judoka r�put�e �tait ainsi � l�apog�e de ses capacit�s du fait qu�elle avait vaincu Eve Renaud-Roy, une antagoniste coriace qu�elle doit fr�quemment affronter lors de ses comp�titions. Cela �tant, la premi�re place qu�elle y r�colta lui permit, d�s le premier ao�t, de participer � une tourn�e europ�enne de trois semaines, qui fut �court�e (dix jours) en raison d�une d�faite en R�publique Tch�que. �videmment, rien de tout cela n�aurait �t� envisageable sans l�aide financi�re accord�e par son commanditaire Promutuel L�visienne-Orl�ans. Il semble �galement biens�ant de souligner que son p�re, M. Fran�ois L�gar�, avait lui aussi pris part aux championnats nationaux juniors de judo lorsqu�il avait 18 ans, � savoir le m�me �ge que sa fille.

En d�finitive, Jo�lle Couture-L�gar� est une personne tr�s humble, malgr� ses nombreux exploits, qui s�est d�vou�e corps et �me dans l�intention de s�accomplir en tant qu�individu. Durant les semaines qui ont pr�c�d� son r�cent tournoi canadien, elle s�entra�nait de 3 � 4 soirs par semaine et elle consultait divers livres traitant de la psychologie du sport afin de mieux s�y pr�parer, autant sur le plan physique que mental. Au cours des derniers mois, cette jeune adulte a appris que la t�nacit� constituait la cl� du succ�s, m�me s�il faut tout de m�me respecter une certaine limite physique. Outre cela, elle sait maintenant que peu importe l�enjeu, elle doit uniquement se concentrer sur l�ex�cution de ses diff�rentes manoeuvres. Dans un tout autre ordre d�id�es, il convient de remarquer que Jo�lle caresse particuli�rement le r�ve de devenir entra�neuse et d�exercer la profession de physioth�rapeute sportive. Cons�quemment, elle entend poursuivre ses �tudes au C�gep Fran�ois-Xavier Garneau dans le programme sports-�tudes. Enfin, cette adepte du judo sugg�rerait aux jeunes athl�tes d�sirant performer dans une discipline comme la sienne de toujours prendre plaisir � pratiquer leur sport f�tiche, car lorsqu�il n�y en a plus, nous sommes vou�s � l��chec. o

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