Au fil de la Boyer, journal communautaire de St-Charles-de-Bellechasse

 

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Volume 20, numéro 10, décembre 2006, janvier 2007

SOMMAIREJournal Au fil de La Boyer, décembre 2006, janvier 2007

L’agriculture, une affaire de 21 millions $ à St-Charles
Rapport financier du maire
Dépenses majeures : les 3/4 du budget municipal
Ma rencontre avec Mme Delphine Gaspard

Assemblée générale annuelle

Le cercle de Fermières de St-Charles
Charte pour une municipalité sécuritaire
Une relève agricole prometteuse
Bonne et Heureuse Année
Éditorial
Qui a volé l'Enfant Jésus?
Le plaisir de lire
Bibliothèque
Internet : Le tour du monde grâce aux Webcams!
À Paris, 40 % des enfants qui tombent... 
Les sports

L’agriculture, une affaire de 21 millions $ à St-Charles
Par PIERRE LEFEBVRE


Pour la municipalité de Saint-Charles-de-Bellechasse, les revenus issus de l’élevage de bovins laitiers et de la production porcine occupaient le même rang en 2005, chacun fournissant un peu plus de 34% de l’ensemble des revenus annuels agricoles qui s’élèvent à 21 491 958 $. C’est ce qui se dégage des fiches d'enregistrement des exploitations agricoles, compilées par le ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec, en date de janvier 2006.

La valeur annuelle des productions animales surpasse largement celle des productions végétales à St-Charles, avec un montant de 18 538 000 $. Outre l’élevage du porc et de bovins laitiers, l’élevage de veaux lourds, de volailles et de bovins de boucherie fournit respectivement 9,1%, 7,6% et 1% des revenus agricoles locaux. Pour leur part, les productions végétales s’accaparent une portion marginale de la valeur des productions agricoles : horticulture ornementale (plein champ) 4%, céréales et protéagineux pour le grain 3,3%, légumes frais 3%, fruits 2% et acériculture 1%.

Avec une valeur de production similaire, la production de porcs regroupe 54,5% des 7 940 unités animales déclarées, contre 32% pour les bovins laitiers. Loin derrière, les volailles représentent 5,9% des unités animales, les bovins de boucherie 4,6% et les veaux lourds 2,5%.

Les exploitations agricoles vouées à la production de bovins laitiers et de bovins de boucherie sont les plus nombreuses dans la municipalité, soit respectivement 36 et 10. On compte 15 producteurs qui font de l’engraissement de porcs, 6 qui opèrent des maternités et 4 qui gèrent une pouponnière. On dénombre aussi 4 producteurs de volailles, 5 producteurs de veaux lourds et 3 producteurs de chevaux. Les productions végétales servent en majorité à nourrir le bétail; on compte seulement 6 producteurs de légumes frais, 7 producteurs de fruits et 31 érablières en production.

À St-Charles, les superficies déclarées par les agriculteurs couvrent quelque 6 237 hectares. Elles sont réparties selon les productions suivantes : fourrages 39,4%, céréales et protéagineux pour le grain 26,5%, érablières 4,9%, pâturages 2,3%, légumes frais 2,3% et fruits 1,9%. Les surfaces non cultivées couvrent près de 23% du territoire et sont surtout constituées de forêts.

Précisons que Statistiques Canada évaluait en 2001 que l’agriculture et les autres industries axées sur les ressources regroupaient 160 des 1 045 citoyens actifs recensés à St-Charles, dont une centaine d’hommes et une soixantaine de femmes.

Les statistiques précédentes se veulent un portrait instantané de l’agriculture à St-Charles. Elles excluent les activités réalisées par des personnes qui n’ont pas le statut de producteur agricole. Il n’a pas été possible malheureusement d’obtenir des données correspondantes pour les années antérieures. Cette analyse aurait été intéressante car l’agriculture connaît des mutations importantes au fil des ans.
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 Rapport financier du maire
PAR CHARLES-EUGÈNE BLANCHET, MAIRE

Dans le présent rapport, nous analyserons la situation financière de la municipalité dans son ensemble. Afin de vous informer et de nous conformer aux exigences de l’article 955 du Code municipal en cette matière, nous vous entretiendrons des thèmes suivants : les résultats financiers de l’année 2005 et la situation des finances municipales, la rémunération des élus pour 2006, les résultats financiers à prévoir pour 2006, le programme triennal d’immobilisations et les orientations budgétaires pour 2007.

Résultats financiers pour 2005

Suivant le rapport du vérificateur, nous avons eu, en 2005, des revenus de 2 210 448 $ et des dépenses avant les affectations de 1 990 756 $. L’exercice financier se termine avec un surplus des activités financières avant les affectations de 219 692 $. Le résultat net des revenus et des dépenses après affectation est de 11 620 $.

Nous avons investi 626 355 $ dans le but de conserver les infrastructures et les immeubles qui appartiennent à la municipalité. Au 31 décembre 2005, 152 898 $ ont été utilisés pour l’acquisition d’un châssis de camion pour le service incendies. Un montant de 156 116 $ a été investi dans les différents chemins municipaux, dont un montant de 288 924 $ dans l’avenue Boyer, 14 214 $ pour la recherche d’eau et l’assainissement des eaux usées, 14 203 $ en loisirs et culture, en collaboration avec le Centre régional de bibliothèques publiques de Chaudière-Appalaches. L’avoir des contribuables est le suivant : surplus accumulé (31/12/04) 432 414 $, (31/12/05) 444 034 $. Montant à pourvoir dans le futur : (31/12/04) 5150 $ (31/12/05) 3043 $. Réserves financières et fonds réservés : (31/12/04) 22 057 $ (31/12/05) 427 225 $. Investissement net dans les éléments d’actifs à long terme : (31/12/04) 3 120 101 $ (31/12/05) 3 367 902 $.

Les réserves financières et les fonds réservés sont négatifs à cause d’un financement par le fonds de roulement pour des immobilisations qui sera remboursé au cours des prochaines années et certains emprunts devront être contractés vers la fin de 2006 ou au début de 2007.

Rémunération des élus

Conformément à la Loi sur le traitement des élus municipaux, le traitement du maire pour l’année 2006 est de 5013,48 $ et celui des conseillers, de 1666,92 $. L’allocation de dépenses pour les membres du conseil est égale à la moitié de la rémunération de base. Les membres du conseil qui président un comité consultatif reçoivent une rémunération de 38,64 $ par réunion.

À la MRC de Bellechasse, le traitement des élus municipaux pour l’année 2005 est le suivant : un montant de 263,84 $ par semaine est versé au préfet et 85,88 $ par réunion au préfet suppléant en remplacement du préfet. Le préfet reçoit aussi un montant de 128,83 $ par réunion du conseil de la MRC.

Le représentant de la municipalité reçoit un montant de 67,06 $ par rencontre du comité administratif. Il reçoit également un montant de 89,40 $ par rencontre du conseil de la MRC. L’allocation de dépenses pour les membres du conseil de la MRC est égale à la moitié de la rémunération de base par réunion.

Résultats financiers pour 2006

Ce qui a marqué l’année 2006 se décrit comme suit et ce, non limitativement :

Voirie : Nous avons rénové l’avenue Élisabeth, reconstruit une partie de la route Gosselin, en utilisant des membranes de géotextiles pour une meilleure durabilité. Les autres secteurs de la route qui ont été reconstruits avec cette technique s’avèrent durables. Nous avons appliqué des couches d’usure d’asphalte à certains endroits dans les chemins municipaux. Nous avons complété les travaux de réfection de la route de l’Hêtrière. Il y a quelques semaines, nous avons appris, malheureusement, que le ministère des Transports avait statué que le pont de la route Picard a une charge limitée à cinq tonnes, incluant le véhicule. Lorsque le conseil sera saisi des études détaillées et exhaustives avec les coûts en dollars de 2006, il me fera plaisir de vous faire part des résultats de l’étude.

Aqueduc : Nous avons continué les travaux d’aqueduc, d’égout sanitaire et pluvial dans le secteur de l’avenue Boyer. Nous avons reçu une décision favorable du ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs, concernant le prolongement d’un émissaire d’égout pluvial.

Nous avons poursuivi les travaux de recherches d’eau potable. Nous attendons les résultats des analyses et des pompages d’essai. Nous avons ouvert un dossier de demande de subvention auprès du ministère des Affaires municipales et des Régions ainsi qu’un dossier pour nous permettre de toucher à un retour d’une partie des taxes sur l’essence. Les gouvernements ont déterminé un ordre dans lequel les argents seront utilisés, recherche d’eau, mise aux normes des équipements de traitement de l’eau potable, le renouvellement des conduites du réseau de distribution, la réhabilitation du réseau d’égout sanitaire et finalement pour la voirie après avoir obtenu l’accord du ministère des Transports.

Incendie : Nous avons complété notre schéma de couverture de risques dans le but de répondre aux exigences du ministère de la Sécurité publique. Il a été approuvé par le ministère de la Sécurité publique et il est en vigueur. Notre nouveau camion est presque complété pour le transport d’eau. Il entrera en service après que les pompiers se seront familiarisés avec son processus d’opération en décembre ou en début de janvier 2007. Nous avions prévu utiliser la citerne sur le camion actuel et la transférer sur le nouveau camion. Lors des travaux de préparation pour le transfert, nous avons vu que la citerne était en très mauvais état. Nous avons dû nous résigner à en faire faire une nouvelle. Les investissements devront se poursuivre au cours des cinq prochaines années pour rencontrer les exigences du schéma de couverture de risques.

Loisirs : Nous avions débuté la réorganisation administrative de l’aréna après le départ du directeur et de la secrétaire en 2004. Mais le nouveau directeur est déjà parti. Il a été remplacé par M. Gilles Carrier qui nous a quittés au printemps et nous avons nommé un autre directeur, M. Pascal Gonthier, depuis quelques mois. À la suite d’études qui ont été faites, il s’avère plus avantageux pour nous de réparer les équipements actuels que de changer de technologies. Nous avons commandé un nouvel évaporateur, des réparations aux compresseurs ont été faites, un déshumidificateur sera installé dès sa livraison dans le but de protéger la structure contre la rouille et augmenter le confort des usagers et informatiser les procédés et les contrôles.

Fin d’année 2006 : Le budget d’opération 2006 suit son cours et, pour cette raison, nous ne devrions pas connaître de déficit et de plus, nous n’avons pas eu d’imprévus majeurs durant l’année.

Programme triennal d’immobilisations

Nous avons un budget de 814 717 $ pour différents travaux et équipements nécessaires aux besoins de la municipalité. Pour l’année 2005, nous avons poursuivi les travaux de réfection de l’avenue Royale pour un montant de 23 000 $. Nous avons investi plus de 135 000 $ dans les chemins sous notre juridiction. Un autre montant de 95 000 $ a été investi pour la recherche d’eau. Nous avons débuté les travaux dans l’aréna avec un budget de 175 000 $. Nous savons que le ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport étudie notre demande d’aide financière pour couvrir 50 % des frais. Le financement de ces dépenses provient de subventions pour un montant de 23 000 $, de contributions du fonds d’administration de 155 618 $ et d’emprunts à long terme.

Les orientations budgétaires 2007

Nous prévoyons continuer les travaux de réfection des chemins municipaux et entretenir le réseau routier dans le but de ne pas prendre de retard, ce qui augmenterait les coûts par la suite et nous allons devoir composer avec la décision du ministère des Transports concernant le pont Picard.

Nous avons débuté les études pour la réfection d’une partie de l’avenue Royale entre le ministère des Transports (MTQ) et la rue de l’Église. Il devra y avoir des négociations avec le MTQ pour établir un protocole d’entente, car il est l’autorité routière dans ce secteur, comme la partie qui a été rénovée à l’ouest du MTQ jusqu’à la route Chabot.

Nous savons également que sur une autre partie de l’avenue Royale, entre la rue St-Alfred et la limite de l’ex-village, des sections des tuyaux d’aqueduc devront être remplacées ainsi que les entrées d’eau, le tout dans le cadre d’un programme sur le retour d’une partie de la taxe d’essence avec le remplacement du réservoir d’eau potable. Je pense que personne ne va chômer dans les prochaines années.

Nous prévoyons localiser les Travaux publics sur un nouveau site qui répondra mieux à nos besoins futurs et qui aura suffisamment d’espace pour loger les équipements, la machinerie, et les pièces. Le nouveau local devra répondre à certaines normes de santé et sécurité au travail.

Nous continuerons à travailler pour développer le secteur derrière les garages qui étaient occupés par le ministère des Transports pour y ajouter des résidences. Le Comité de développement local sera en mesure de verser des subventions pour les nouvelles constructions résidentielles.

2007 marquera l’an un de la mise en place des schémas de couverture de risques d’incendies qui demandera plus de travail pour nos pompiers et le personnel administratif.

Conclusion

Je désire remercier les membres du conseil pour leur collaboration, leur esprit d’équipe, leur implication et leur intérêt manifesté à chacune des rencontres afin d’améliorer la municipalité et de trouver des solutions aux problèmes que nous rencontrons et pour réaliser tout le travail qui s’en vient dans les prochaines années.

Je rappelle le travail soutenu et dévoué du personnel de la municipalité pour prendre les bonnes décisions administratives chaque jour dans le cadre de ses fonctions et pour mettre en application toutes les décisions prises par le conseil. o

Dépenses majeures : les 3/4 du budget municipal
Par PIERRE LEFEBVRE

Le budget de la municipalité de Saint-Charles-de-Bellechasse pour 2006 atteint quelque 2 millions $. À l’instar des autres municipalités, les dépenses sont soumises aux règles édictées par le Gouvernement du Québec pour assurer la saine gestion des deniers publics, tels que l’adoption d’un cadre budgétaire formel, le respect d’exigences reliées aux soumissions publiques et la remise de rapports financiers aux contribuables.

Ces mesures visent à assurer la transparence des transactions, l’équité dans l’attribution des contrats et un souci d’économie lors de l’acquisition de biens et services requis pour le bon fonctionnement de la municipalité. Elles constituent dès lors non pas de simples procédures légales, mais plutôt des attributs associés au régime démocratique de nos gouvernements locaux.

Le rapport du maire Charles-Eugène Blanchet sur la situation financière de la municipalité, publié dans le présent numéro du journal, constitue la pièce maîtresse permettant d’informer les citoyens sur l’utilisation des impôts fonciers qu’ils versent chaque année. Le Code municipal, qui régit le fonctionnement des administrations locales, oblige aussi le maire à déposer une liste de tous les contrats, comportant au total une dépense de plus de 25 000 $, que la municipalité a conclus depuis le dernier rapport financier.

On ne retrouve pas de traces des ces listes dans les procès-verbaux du conseil municipal, même si l’information demeure toujours accessible pour les citoyens sur demande. Comme ces grosses dépenses représentent autour de 75% du budget de la localité pour la période du premier novembre 2005 au premier novembre 2006, il est opportun d’en publier la liste exhaustive :

• Charolais Champêtre (G.L.C .B.) Inc            Terrains de jeux, aréna, subventions                 100 601,75 $
• Daneau Chauffage                                      Ventilation et compresseur de l’aréna                 64 071,81 $
• Envir’eau Puits Inc.                            Recherche d’eau                                                       45 489,12 $
• Excavation Saint-Charles Enr.                   Déneigement, travaux ave. Boyer…                      58 850,22 $
• Groupe Ultima Inc.                            Assurances                                                               45 968,00 $
• Hydro-Québec                                       Électricité, location de poteaux                              74 428,96 $
• Les entreprises Lévisiennes Inc.        Asphaltage                                                              113 363,05 $
• Les installations Sportives                   Plafond de l’aréna                                                    37 196,70 $
• M.R.C. de Bellechasse                         Quotes parts, formation…                                     312 093,83 $
• Ministère du Revenu du Québec         Remises mensuelles                                                  77 485,17 $
• Ministre des Finances                             Services de la Sûreté du Québec                         205 638,00 $
• Nathalie Leblond, en fiducie                     Achat d’un terrain et d’un lot                                 29 343,00 $
• Revenu Canada                                    Remises d’impôt mensuelles                                   39 313,19 $
• Servi-Neige Inc.                                      Déneigement et loyer de la caserne                     250 915,56 $

Total                                                                                                                             1 454 758,36 $

Plusieurs de ces dépenses majeures ont fait l’objet d’une soumission préalable. Dans le cas des contrats de construction, d'approvisionnement ou de services de plus de 100 000$, le Code municipal stipule que les soumissions doivent « être publiées dans un système électronique d'appel d'offres accessible aux entrepreneurs et fournisseurs et dans un journal qui est diffusé sur le territoire de la municipalité ou dans une publication spécialisée ». Par ailleurs, si un contrat comporte une dépense d'au moins 25 000 $, sans dépasser 100 000 $, il «ne peut être adjugé qu'après demande de soumissions faite par voie d'invitation écrite auprès d'au moins deux entrepreneurs ou, selon le cas, deux fournisseurs».

Les factures détaillées qui ont été payées à quelques-uns des fournisseurs énumérés sont de nature à soulever des interrogations, notamment quant au respect de la procédure de soumission et au rôle joué par le Charolais Champêtre. Les contribuables pourront se renseigner sur ces sujets lors de la période de questions prévue au début de la séance du conseil municipal du 4 décembre. 
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Ma rencontre avec Mme Delphine Gaspard
PAR RAYMOND GAGNON

Lors de mon passage dans la ville de Reims, en France, ce midi-là, je suis allé manger dans un restaurant McDonald. Comme il n’y avait pas de table libre, j’ai remarqué une dame, assise seule à une table, en train de boire un café. C’était une très grosse dame avec un plâtre sur un bras et un drôle de chapeau sur la tête, comme un chapeau de cycliste. Je lui ai demandé si je pouvais m’asseoir à sa table pour prendre mon repas. Elle semblait surprise que je lui adresse la parole. Elle me dit comme ça, avec son accent français : « Vous pouvez, vous pouvez, c’est pas tout le monde qui me parle. »

Comme je commençais à manger, (voulant être poli, avec cette femme qui me permettait de partager sa table, une femme de plus de 300 livres), je lui dis que je venais du Canada, du Québec. Elle m’a répondu : « Le Canada, c’est bien, le Québec, connais pas. »

Comme je recommençais à manger, elle me dit : « Moi, mon nom, c’est Delphine, Delphine Gaspard. » C’est ainsi qu’elle a commencé à me raconter des bouts de sa vie.

« Moi, qu’elle me dit, le monde y m’aime pas, je sais pas pourquoi. Mes problèmes, c’est pas d’aujourd’hui, ça a commencé j’avais 10 ans. J’ai pas toujours été grosse comme ça. Quand j’étais jeune, j’étais petite, j’étais belle, normale quoi! Mon père pis ma mère, y m’aimaient pas, je sais pas pourquoi. Moi, je passais mon temps dans les rues, j’étais tannée de les voir se chicaner. Un jour, vous savez quoi? Je me suis endormie au soleil, c’est comme ça que je suis devenue épileptique. Là, mes parents savaient pas quoi faire avec moi. Y a fallu que je prenne des pilules, y faut toujours que j’en prenne des pilules. Là, j’ai commencé à grossir, c’est comme ça que vous me voyez maintenant. Les gens aiment pas ça des grosses comme moi.

Prenez l’autre jour, le Henri, je montais l’escalier roulant derrière lui dans le magasin, rendu presqu’en haut, y m’a donné une poussée par en bas, c’est comme ça qu’y m’a cassé mon bras. Pourquoi tu fais ça que j’lui dis, y m’répond : moi, j’aime pas ça les tas de graisse. Ça, qu’elle me dit en me montrant son fameux chapeau, c’est pour me protéger. Savez-vous comment ça coûte? 200 euros, et ça, la sécurité sociale, a paie pas ça, a dit que j’en n’ai pas besoin. Prenez l’autre jour, qu’elle me dit, en me montrant ses chaussures, j’avais besoin de " godasses ", ça coûtait 320 euros, j’avais pas ce qu’il faut pour payer ça. Heureusement, le Louis, le gars du magasin a dit à la caissière : « Tu lui vends par versements. » Je vais les payer les versements; plus tard, j’aurai besoin d’autres choses…

Moi, j’aimerais ça avoir un copain. J’ai deux copines qui s’occupent de moi, c’est mieux que rien. Vous, vous êtes chanceux de voyager. Moi, j’aimerais ça, je pourrai jamais. » Elle me dit encore en me voyant manger des frites : « Moi aussi, j’aime ça des frites, mais j’ai pas les moyens. » Je me disais, en silence : « Heureusement pour elle qu’elle n’en a pas les moyens, elle est bien assez grosse! »

En regardant ma facture près de mon repas sur le bord de la table, elle me dit : « Savez-vous qu’ici, pour aller aux toilettes, il faut savoir le code, c’est marqué sur les factures. Avant, je le disais aux gens; la serveuse m’a dit : « Faites pas ça, les gens vont aux toilettes et n’achètent pas. »

Avant que je parte, elle ajoute : « Monsieur, vous êtes bien bon de m’avoir écoutée, ça change rien dans ma vie, mais ça fait du bien! » o

Assemblée générale annuelle
Nathalie Leblond
PAR NATHALIE LEBLOND

Le 14 novembre dernier avait lieu l’assemblée générale annuelle des membres de la corporation AU FIL DE LA BOYER. Encore cette année, le conseil d’administration s’est presque présenté à lui-même le rapport annuel! Les administrateurs sortant : Lise Carrière et Louis-Denis Létourneau ont été à nouveau nommés. Lise Carrière agira pour un nouveau terme de deux ans, mais Louis-Denis Létourneau n’ a accepté la chaRge qu’en attendant qu’on lui trouve un remplaçant. Il est certain que le départ de Louis-Denis Létourneau déstabilise la production du journal. Nous perdons le rédacteur en chef (le coach de la production), le journaliste aux affaires municipales, le journaliste aux sports, le journaliste des faits divers, un administrateur. Depuis huit ans, Louis-Denis Létourneau a donné beaucoup de son temps et, par manque de bénévoles pour la préparation du journal, il a dû exécuter plusieurs tâches. Il est évident, quand on regarde la chaRge de travail, que personne ne voudra prendre la relève. Il faut donc scinder le travail entre plusieurs, chose qui aurait dû être faite depuis plusieurs années.

Maintenant qu’on connaît le problème, qu’on a la solution pour y remédier, il faut agir et rechercher plusieurs personnes bénévoles, capables de donner quelques heures par mois à notre journal communautaire. Pour l’instant, j’ai le plaisir de vous annoncer nos cinq nouveaux journalistes devant partager le travail des affaires municipales (ils couvriront environ deux mois par année chacun) : Bastien Laflamme, Carole Morissette, François Audet, Micheline Paré et Mario Bérubé. Ils sont différents, auront probablement un regard différent, ce qui rendra le sujet fort intéressant! Je lance un appel pour avoir quelques personnes qui aimeraient couvrir les sports, quelqu’un qui suit déjà notre équipe de hockey pourrait nous écrire quelques lignes! Je pense que l’on ne le dira jamais assez : le journal est pour les gens de St-Charles, il doit être le reflet des gens d’ici et, pour ce faire, les citoyens se doivent d’être nos yeux et nous soumettre leurs textes sur les gens d’ici, leurs passions, leurs bons coups! Il ne se passe pas des choses que dans le village, les rangs bouillonnent de bonnes nouvelles que tous aimeraient savoir! Quelques journalistes couvrant justement ces nouvelles ou le volet agricole seraient appréciés de tous et sûrement bien lus. Pour terminer, nous souhaitons trouver assez rapidement un nouveau coach pour la production du journal, quelqu’un d’assez disponible, connaissant un peu le fonctionnement d’un ordinateur, d’Internet et qui serait le lien entre le conseil d’administration, l’équipe de production et le lien entre les bénévoles de chaque étape de la production. Pour terminer, nous remercions les Chevaliers de Colomb pour nous avoir permis d’utiliser leur salle gratuitement pour la tenue de l’assemblée. o

Le cercle de Fermières de St-Charles
PAR DIANE ROBIN, RESPONSABLE DES COMMUNICATIONS

Le 8 novembre 2006 a eu lieu notre 3e rencontre du Cercle de Fermières de St-Charles. À cette rencontre, Me Nathalie Leblond, notaire, est venue nous informer sur les différentes sortes de testaments, leurs avantages et leurs inconvénients. Elle nous a fait découvrir, par des exemples concrets, l’importance d’avoir un testament rédigé en bonne et due forme. Elle nous a également expliqué en quoi consistait le mandat d’inaptitude. Par des cas réels et fictifs de situations très communes, elle a su nous démontrer à quel point celui-ci pourrait nous être utile un jour. Ce n’est pas une question d’âge… le testament et le mandat d’inaptitude : pensez-y!

De plus, comme novembre était le mois consacré à la Fondation OLO, nous avons pu, par la vente de nos produits maison, amasser une bonne somme d’aRgent qui sera remise au CSSS de notre région. Nous pouvons donc, grâce à notre appui, améliorer l’alimentation des femmes enceintes économiquement et socialement défavorisées de notre région et, par le fait même, contribuer significativement à la santé de l’enfant qu’elles portent.

Nous vous rappelons que si vous avez le goût de vous joindre à nous, vous pouvez contacter Mme Diane Robin au 887-5057, qui se fera un plaisir de vous informer. Prochaine rencontre : le 13 décembre 2006 à 18 h.(photo Diane Robin)Lors de leur dernière réunion, les fermières de St-Charles ont accueilli Me Nathalie Leblond pour se faire expliquer les testaments et les mandats d’inaptitude. Elles lui ont remis de belles pièces d’artisanat en guise d’appréciation. o

Charte pour une municipalité sécuritaire
PAR MICHELINE PARÉ

Le 21 novembre 2006, le Centre Femme de Bellechasse convoquait le Comité femme et développement de Bellechasse, qui représente la condition féminine dans chaque municipalité, pour leur remettre la Charte pour une municipalité sécuritaire et sans violence. La personne représentant St-Charles n’a pu se présenter. En tant qu’administratrice du Centre Femme, résidante de St-Charles, présente à cette réunion, j’ai transmis le document et la charte laminée au bureau municipal pour que ce soit présenté et lu à la réunion du conseil le 4 décembre (avant le 6 décembre, journée internationale contre la violence faite aux femmes).

Mais, St-Charles était brillamment représentée par trois jeunes étudiantes du secondaire : Mary-Lee Bilodeau, Patricia Charest et Catherine Labonté, qui ont participé à développer la charte de leur municipalité.   o

Une relève agricole prometteuse
Par PIERRE LEFEBVRE

Le 5 novembre dernier, Jean-Philippe Mercier, de St-Charles, s’est vu remettre son diplôme d’études professionnelles (DEP) en production laitière par le Centre de formation agricole de St-Anselme. Il avait terminé ses études à l’été 2006.

En plus de cette récompense pour ses succès scolaires, Jean-Philippe s’est aussi mérité une bourse de 1000 $ provenant de Promutuel Dorchester, l’un des partenaires du Centre de formation.

Jean-Philippe est le fils de Ginette Boucher et de Marcel Mercier et il habite le rang Nord-Est. Même s’il n’a que 19 ans, il s’est déjà impliqué activement dans l’exploitation agricole familiale à titre d’associé de son père. Il n’a pas tardé non plus à manifester son dynamisme en réalisant un important projet d’agrandissement des surfaces exploitées. Pour son père, Marcel, la relève est bien assurée! Félicitations, Jean-Philippe, et bonne chance avec tes nombreux projets. o

Bonne et Heureuse Année
PAR CHARLES-EUGÈNE BLANCHET, MAIRE, ET LES CONSEILLERS : MM. JEAN-MARC MERCIER, MARTIN LACASSE, MARTIN LAPIERRE, MICHEL LABRIE, DOMINIC ROY ET RÉJEAN LEMIEUX

Le Conseil municipal de St-Charles-de-Bellechasse ainsi que le personnel vous souhaitent de Joyeuses Fêtes et vous offrent leurs souhaits les plus chaleureux pour la Nouvelle Année. o

Éditorial
Pierre Lefebvre, éditorialistePar PIERRE LEFEBVRE

Unanimité sur le rapport financier du maire?

Le maire est tenu de faire rapport annuellement aux citoyens sur la situation des finances locales. Cet exercice doit avoir lieu à une réunion du conseil municipal, un mois avant l’adoption du budget suivant. Requis d’être distribué gratuitement à chaque adresse civique, le texte du rapport est publié dans l’édition de décembre de votre journal Au fil de La Boyer. En avez-vous pris connaissance?

C’est à la réunion du conseil municipal tenue le 6 novembre dernier que le maire a traité des sujets suivants, conformément à la loi : résultats financiers de l’exercice 2005, états financiers de l'exercice 2006, programme triennal d'immobilisations 2006 à 2008 et orientations générales du budget 2007. Une section sur le traitement des élus complète le rapport. Légalement, le maire aurait aussi dû déposer une liste de tous les contrats comportant ou totalisant une dépense de plus de 25 000 $ conclus au cours des 12 derniers mois. Une meilleure transparence s’impose sur cet aspect car ce type de dépenses couvre 75% du budget à Saint-Charles.

Comme peu d’opposition se manifeste durant les réunions du conseil, le rapport du maire n’a pas fait l’objet de critiques, de modifications, ni même de questions par les conseillers qui l’ont adopté à l’unanimité. Cette année, ce document à caractère technique et plutôt complexe n’a également soulevé aucune interrogation du public présent. Il s’agit-là d’une réaction inquiétante puisque les dépenses municipales sont loin de faire l’unanimité dans la population. Ce sont justement ces questions qui peuvent permettre au maire de mieux expliquer les dépenses et de s’adapter aux préoccupations des citoyens. La critique est toujours facile, mais il faut savoir la susciter et la canaliser au moment opportun, comme lors du dépôt du rapport financier. Le maire a fait son devoir, au tour maintenant des citoyens de réagir!

Certes il est heureux de constater dans le rapport qu’aucun déficit n’est anticipé et que la municipalité poursuit son développement, améliore ses infrastructures et maintient un bon niveau de services à la population. Je dois admettre toutefois que son contenu m’a laissé sur mon appétit. Au risque de briser l’unanimité dont le dernier rapport financier semble faire l’objet, mon devoir d’éditorialiste m’invite à livrer quelques observations qui découlent d’un examen des derniers rapports déposés. Les membres du conseil ont besoin d’une implication des citoyens pour éclairer leur prise de décision et je souhaite que ma critique soulève une réaction positive.

Les résultats financiers prennent la forme d’une énumération hétéroclite de réalisations, le plus souvent sans détails sur le montant des dépenses correspondantes. Les projets cités ne permettent malheureusement aucune vue d’ensemble, ignorant le cumul des coûts qui pourrait soulever un questionnement légitime par les citoyens. Mentionnons ici les réparations à l’aréna, la recherche d’eau potable, l’aménagement du développement de la rue Boyer, la réfection de l’avenue Royale et l’entretien des routes rurales. On y fait état notamment de la mise en service d’un nouveau camion à incendie, un an après son acquisition; il était temps…

Il est surprenant d’y lire que le retour tant attendu d’une partie des taxes sur l’essence servira à des priorités définies par le gouvernement et non par la municipalité. Dans cette optique, une fraction seulement de la population pourra en bénéficier, soit celle qui est reliée à l’aqueduc; en effet, la rénovation de la voirie, qui touche la majorité, sera reléguée au dernier rang. Est-ce équitable?

Le programme triennal d’immobilisations s’avère la partie la plus décevante du rapport. On s’attendrait à y trouver une vision d’avenir du développement de la municipalité, mais les données ne font référence qu’à la moitié des dépenses. Pour connaître le contenu de ce programme, il faut se référer au formulaire PT-1 du ministère des Affaires municipales (obtenu sur demande expresse) où le rythme des investissements envisagés est détaillé sur 3 ans. On y découvre que la purification et le traitement de l’eau exigeront des dépenses de 2 millions $ d’ici 2008. Bien que rien ne soit programmé pour l’achat de véhicules et de terrains, rappelons que la municipalité a néanmoins convenu d’acheter des terrains (4 600$), un nouveau tracteur (8 000$), une rétrocaveuse (18 000$, louée 10 000$ pour l’été) et un photocopieur (7 000$) en 2006. Une meilleure cohérence s’impose entre la planification réalisée et les investissements.

Pour les édifices communautaires, le programme triennal prévoit investir 610 000 $ en 2006; on présume que ce montant devrait servir à la rénovation de l’aréna, mais les états financiers citent d’autres chiffres. Quelque 350 000 $ sont prévus en 2007 pour des édifices administratifs; est-ce qu’on réfère ici à l’achat d’un nouveau garage pour les travaux publics? Si oui, risque-t-on de se retrouver avec un autre éléphant blanc, comme l’ancien hôtel inoccupé depuis des années? Enfin, mentionnons que 440 000 $ sont prévus sur 3 ans pour les chemins, les trottoirs et l’éclairage. Ces sommes seront-elles suffisantes, compte tenu de la détérioration des routes, des travaux majeurs de l’avenue Royale et des réparations qui s’imposent au pont de la route Picard?

Quelques semaines avant l’adoption du budget 2007, les orientations budgétaires pour ce prochain exercice déçoivent elles aussi par leur imprécision. Aucun ordre de priorité n’est fixé et plusieurs projets cités sont à la remorque d’éventuelles subventions. Rien n’est prévu pour la création d’un parc riverain, et pourtant… On annonce par contre des subventions pour la construction de résidences par un nouveau Comité de développement local (alors que les terrains sont déjà cédés au prix coûtant). L’opportunité et la légalité de cette aide financière ne sont pas expliquées.

Il faut savoir que l’obligation de faire rapport aux contribuables sur l’état des finances municipales ne devrait pas être considérée comme une procédure de routine, mais plutôt comme à un exercice de transparence et de reddition à l’égard des citoyens. Les orientations futures et le programme triennal d’immobilisation devraient impérativement traduire la vision à long terme et la perspective globale de la municipalité.

Le conseil devrait pour cela être mieux à l’écoute des préoccupations des citoyens; pour ce faire, il lui faudrait fournir plus d’information sur ses projets et mieux tenir compte des attentes des citoyens, particulièrement lors de l’établissement des priorités. C’est ce que tentait d’ailleurs d’expliquer Louis-Denis Létourneau dans son éditorial de novembre 2005. La recherche d’une meilleure qualité de vie à St-Charles doit se faire avec les citoyens et non pas au nom des citoyens; ceci s’impose encore davantage avec des représentants qui n’ont pas eu à justifier leurs engagements politiques en campagne électorale.
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Qui a volé l'Enfant Jésus?
PAR ROGER PATRYRoger Patry

Cette question était sur les lèvres des gens de notre région en ce jour de la semaine de Noël des années 40, 1947, exactement. En fait, l’Enfant Jésus avait été dérobé dans la crèche de l’église de Beaumont quelques jours avant la fête de Noël. « Qui a volé l’Enfant Jésus? », se demandaient les gens de cette municipalité et ceux des autres paroisses qui avaient eu la visite de ces voleurs. Le curé avait contacté ses confrères des paroisses avoisinantes qui lui apprirent qu’ils avaient eu, eux aussi, la visite de malfaiteurs.

Après enquête et recherche de témoins, le pasteur avait appelé les policiers qui s’étaient empressés de partir à la recherche de l’Enfant de la crèche. Ils savaient où aller parce qu’ils avaient eu quelques informations de fermières qui avaient trouvé étrange le comportement de quatre jeunes, venant, semble-t-il, du Nouveau-Brunswick. L’une d’elles avait eu la présence d’esprit de prendre en note le numéro de la plaque d’immatriculation de l’auto des malfaiteurs.

Les journaux du lendemain faisaient état de ce vol sacrilège. « L’acte sacrilège à l’église de Beaumont, écrivaient-ils, a été perpétré vers les 13 h 30 hier. Les deux hommes et les deux femmes laissèrent leur automobile en bordure de la route pour pénétrer dans le temple désert. La présence de l’automobile, portant une licence ontarienne, à la porte de l’église de Beaumont à cette période-ci de l’année, parut assez étrange et des fermières en réunion dans une salle voisine de l’église notèrent même le numéro de licence du véhicule.

C’est le sacristain, enchaînaient-ils, qui découvrit le forfait, quelques minutes après le départ des individus. Les neuf troncs destinés à recevoir les aumônes des fidèles avaient été forcés, mais le couvercle d’un seul avait été soulevé.

On constata par la suite que les quatre vagabonds s’étaient emparés de l’Enfant Jésus de la crèche, une poupée de cire mesurant environ 13 pouces et d’une valeur de 40 $ environ, ainsi qu’une assiette d’aRgent dans laquelle se trouvaient quelques sous. Ils allumèrent ensuite tous les lampions et les cieRges qui entourent la crèche et emportèrent avec eux deux lampions de verre. »

La nouvelle se répandit assez rapidement dans le village. Les villageois étaient attristés de fêter Noël sans l’Enfant Jésus. En ce 24 décembre au soir, ils se rendirent à l’église, remplis d’espoir, espérant toujours que les policiers puissent retrouver l’Enfant Jésus. La blanche neige de Noël ne parvenait pas à réchauffer les coeurs qui espéraient toujours que les policiers puissent mettre la main sur ces malfaiteurs.

Leurs espoirs ne furent pas vains. Les hommes de loi capturèrent les malfaiteurs à Rivière-du-Loup. Ils avaient toujours en main l’Enfant Jésus, qui avait toujours les bras élevés vers le ciel. Après l’incarcération des voleurs, un peu avant minuit, ces mêmes policiers apportaient l’enfant au presbytère. Le sacristain, ayant été averti, s’était empressé de le cueillir et de le mettre dans la crèche. Un soupir de soulagement se lisait sur les figures. La fête de Noël allait se vivre comme elle n’avait jamais été vécue.

Le Venez Divin Messie avait une consonance spéciale en ce jour de fête. La ferveur des gens était perceptible, heureux du dénouement de ce fait hors de l’ordinaire. Les chantres se surpassèrent dans l’exécution de leurs chants.

Une légère neige se détachait du ciel, embellissant cette nuit spéciale, accompagnant les fidèles jusqu’à leur demeure. Les grelots des voitures ajoutaient un air de fête qui résonnait dans le coeur. Une certaine satisfaction se sentait lors du brunch familial. C’était Noël. o

Le plaisir de lire
Louise CantinPar LOUISE CANTIN

COURTEMANCHE, Gil Une belle mort, Québec, Éditions du Boréal, 2005, 207 p. (roman) Cote : 4/5.

Soir de réveillon, tous les enfants se réunissent chez leurs parents pour fêter et se rencontrer. Leur père est malade, atteint de la maladie de parkinson, emmuré dans son corps. Il a de la difficulté à parler, à manger et à se mouvoir. Les enfants se rappellent de leur enfance, de son autorité qui les effrayait et les apeurait. Maintenant atteint de cette maladie, il est redevenu comme un enfant. Ils le voient manger des choses interdites, boire de façon exagérée et faire des choses qui ne lui sont pas permises. Que devraient-ils faire? Accepter et fermer les yeux sur ces fredaines ou trouver une façon d’alléger sa vie ou de l’abréger, car maintenant, « tous les plaisirs lui sont interdits »? Très bon livre qui montre la difficulté des humains pris entre des options des décisions opposées face à la vie ou à la mort. Romancier qui a eu un très grand succès avec son livre Un dimanche à la piscine de Kigali.

GROULT, Benoîte, La touche étoile, Paris, Édit : Grasset, 2006, 282 p. (roman) Cote : 4/5.

Marion se marie avec l’intention que son union soit différente de celles des autres. Elle veut une vie libre, sans entrave, un peu comme Sartre et De Beauvoir, mais elle se rendra compte que c’est peut-être plus facile de se l’imaginer que de la vivre dans la réalité. Elle aura une aventure avec un Irlandais, exalté, poète, ce qui la changera de son conformisme. Sa mère, Alice, 80 ans, journaliste, grand-mère féministe mais très douce, a décidé qu’elle veut vivre. La vieillesse ne lui fait pas peur. L’important, c’est de faire des choses et rien ne l’empêchera d’aller au bout de ses désirs, de ses rêves et de ce dont elle a besoin. C’est un bon roman qui souligne l’importance de la ténacité et de la force de caractère pour accéder à une certaine indépendance malgré son âge. À lire. J’ai lu, de cette auteure, Cette mâle assurance.

LALONDE, Robert, Que vais-je devenir jusqu’à ce que je meure? Québec, Éditions du Boréal, 2005, 156 p. (roman) Cote : 3,5/5.

Les parents d’un jeune homme de treize ans décident de le mettre pensionnaire dans une communauté religieuse. Ils veulent qu’il ait ce qu’il y a de meilleur comme éducation. Mais ce dernier ne semble pas apprécier la décision de ses parents et essaie de les en empêcher. Ils ne veulent rien entendre et disent que c’est pour son bien. Il va tout faire pour quitter le collège, soit de ne pas trop étudier, d’être dans la lune quand les cours se donnent, d’arriver en retard en classe, etc. jusqu’au jour où un professeur va essayer de lui montrer que la musique peut l’aider à combler l’ennui qui semble l’assaillir dans ce collège. Bien des embêtements lui arriveront. Un jour, il devra faire face à la situation et essayer de trouver une façon de voir l’école d’une autre façon. À lire. o

Bibliothèque
Louise Mercier
Par LOUISE MERCIER

Nouveautés

Romans

Meurtres à la carte, Kathy Reichs
La moisson d’or
(suite de La maison rouge), André Mathieu

Documentaires

Briser le silence (Nathalie Simard), Michel Vastel
Aniu, du flocon de neige à l’icebeRg, Bernard Voyer (ce livre a été autographié par l’auteur)

Jeunes

Je t’aime Souricette
Petit Agneau
Le ciel magique

Revues

Géo plein air
Au fil des ans
(l’histoire de Bellechasse)

Musique

Il Divo
Pamplemousse, l’album en vie
Bébé Einstein, bébé Noël
(DVD)
Les voyages extraordinaires de Jules Verne
(DVD)

Horaire du temps des Fêtes

Fermeture du 21 décembre au 6 janvier inclusivement. Réouverture : mardi le 9 janvier aux heures habituelles. Le comité de la bibliothèque ainsi que tous les bénévoles vous souhaitent de très Joyeuses Fêtes et bonne lecture. o

Internet
Réjean BlaisPar RÉJEAN BLAIS

Le tour du monde grâce aux Webcams!

Les Webcams sont des caméras qui diffusent des images en direct sur le Web. D’un simple clic, rendez-vous en Californie ou en France, observez des aigles ou des loutres, participez à la vie sur Times Square à New York... Prêt pour l’aventure?

Les loutres de Monterey Bay

Les loutres s’amusent toute la journée dans leur bassin! Explorez aussi le menu à gauche de la page pour découvrir d’autres animaux de l’aquarium de Monterey Bay, en Californie. www.mbayaq.oRg/efc/efc_otter/otter_caM.asp.

Polar Cam : l’ours polaire en action

L’enclos des ours polaires au zoo de San Diego. On les voit plonger dans le bassin, nager, se prélasser... Ils sont adorables! www.sandiegozoo.oRg/zoo/ex_polar_bear_plunge.html.

Dauphins, requins, babouins

Quelques caméras d’animaux de zoo... ne manquez pas celle des requins : on y voit également d’autres espèces de poissons. www.mnzoo.com/global/media.asp.

Parc zoologique national des États-Unis

Poissons, éléphants, oiseaux, guépards, girafes, flamants roses, gorilles, pandas, tigres... Bref, tout un zoo sur Webcam! http://nationalzoo.si.edu/Animals/webCams/.

La frénésie de Times Square - New York

Une dizaine de vues pour espionner les passants sur Times Square, au coeur de la ville de New York. www.earthcam.com/usa/newyork/timessquare/.

Les vagues de Biarritz – France

Vous vous ennuyez des vacances? Comme Brice de Nice, évadez-vous à Biarritz, sur la côte française. www.ville-biarritz.fr/Website/site/fra_accueil.php.

Pont de la Confédération (Île-du-Prince-Édouard)

Reliant le Nouveau-Brunswick à l’Île-du-Prince-Édouard, le pont de la Confédération est soumis à des conditions météorologiques particulières, qui peuvent devenir extrêmes en un rien de temps. www.confederationbridge.com/bridge/bridgecam100_9.asx.

Niagara Falls

L’eau qui s’écoule des chutes en une seconde pourrait remplir 13 000 baignoires! Pour tout voir sans se mouiller, visitez-les par Webcam! À gauche, on aperçoit la chute américaine, et à droite, l’impressionnante chute canadienne en forme de fer à cheval. www.niagaraparks.com/webcam/webcam.php.

L’aéroport de Philadelphie

Les avions qui décollent et atterrissent, les gens et les véhicules qui s’affairent autour des appareils... Bref, la vie occupée d’un aéroport. www.phl.oRg/live_video.html.

Attention! En consultant ces liens, pensez au décalage horaire et rappelez-vous qu’il y a des moments de la journée où il y a moins d’action... après tout, c’est du direct! Source : Hebdo Science. o

À Paris, 40 % des enfants qui tombent... 
PAR LAGENCE SCIENCE-PRESSE

Bien qu’ils ne représentent que 2,2 % de la population en Île-de-France, les petits Noirs composent 40 % des enfants qui tombent d’une fenêtre. Cette surreprésentation s’expliquerait-elle par des raisons culturelles?

Les professionnels de la santé, un peu partout, savaient déjà que les défenestrations concernent surtout les enfants d’âge préscolaire et défavorisés qui échappent à la surveillance. Mais Patrick Meyer, anesthésiste réanimateur à l’Hôpital Necker-Enfants malades en France, apporte des précisions pour l’Île-de-France, soit Paris et sa région métropolitaine. Les défenestrations causent environ 30 % des traumatismes chez les moins de 6 ans et 10 décès par an. Ce sont en majorité des enfants de 18 mois, de familles qui vivent pour la moitié en logement social. Et elles habitent surtout le quartier Seine-St-Denis, la banlieue pauvre et multiethnique au nord-est de Paris.

Une simple question d’immigration? Non, a-t-il répondu lors des Journées annuelles de la santé publique, tenues en octobre à Montréal où il présentait ces statistiques. Les Arabes ne ressortent pas dans les statistiques ni les Asiatiques qui habitent pourtant les immeubles de grande hauteur du 13e arrondissement. Alors, pourquoi les Noirs africains? Le Dr Meyer précise que souvent, « ils ont connu une immigration difficile, se retrouvent à travailler loin du domicile, sans système de garde des enfants. Il n’est pas rare de voir un grand de 14 -15 ans à la tête de 3 ou 4 petits qui courent dans tous les sens et incapables d’appréhender un quelconque risque ». Pour lui, c’est donc de l’inconscience du risque de la part des parents, qui sont plus préoccupés par les maladies infantiles et l’accès aux soins. Comment prévenir ces chutes? D’abord, essayer de rejoindre cette population souvent isolée et ne parlant pas bien le français. Il faut donc un langage adapté. Une publicité a été distribuée il y a un an, où on voit une fillette noire grimpant à la fenêtre, marquée d’une croix rouge. Mais le sujet des ethnies étant très sensible en France, le Dr Mayer raconte que « la ligue contre le racisme [leur] a sauté dessus ». C’était pourtant une manière délibérée de mieux interpeller leur public cible. L’autre manière, qui semble bien fonctionner, c’est par les associations de femmes africaines.

L’Institut national de veille sanitaire, auquel ce médecin est également associé, a aussi du travail du côté de la réglementation des bâtiments. « À Paris, on a des balcons typiques Hausmanniens en volutes de fer foRgé. C’est une superbe échelle pour les enfants. La réglementation de la plupart des copropriétés interdit d’installer un dispositif quelconque alors qu’il suffit de mettre une plaque transparente du côté de l’habitation pour ne pas défigurer l’immeuble. Alors, si nous pouvions interdire d’installer des dispositifs, on serait déjà contents ». o

Les sports
Louis-Denis Létourneau
PAR LS-DENIS LÉTOURNEAU

Les Éperviers s’emparent de la première position

En remportant quelques matchs contre des équipes de leur division, les Éperviers de St-Charles ont réussi à se hisser au premier rang de celle-ci au cours du dernier mois.

Celui-ci a débuté le 28 octobre dernier lors de la seule visite de la saison à St-Pamphile. Les visiteurs ont pris les devants en début de première période lorsque Louis-Charles Warren a déjoué Rémi BeRgeron. Dominic Gagnon et François Auger ont participé au but. Les locaux ont égalé la marque avant la fin de l’engagement quand Léopold Gagné a logé la rondelle dans le but.

Les Forestiers ont rapidement pris les devants en début de second tiers avec deux buts rapides, soit ceux de Martin Gagné et de Steve Desruisseaux. Les Éperviers ne se sont pas laissé abattre, car ils ont répliqué avec trois filets avant la fin de l’engagement. Yannick Duval a complété un jeu d’Olivier Dumais et d’Etienne Patry pour inscrire le second but des siens. Patrick Gosselin a ensuite égalé la marque sans aide. Jérôme Audet a finalement profité d’un avantage numérique pour redonner l’avant aux hommes de Sylvain Leclerc. Olivier Dumais et Yannick Paré ont inscrit les aides.

La troisième période n’a pas été celle des gardiens. Les Éperviers ont rapidement pris les devants 7 à 3. Dominic Gagnon et Yannick Duval ont chacun inscrit des buts sans aide avant de voir Louis-Frédéric Trottier profiter d’un avantage numérique pour inscrire le septième but des siens. Yannick Duval et Patrick Gosselin se sont mérité des mentions d’assistance. C’est après ce but que les visiteurs ont vu le ciel leur tomber sur la tête. Les Forestiers ont comblé un déficit de quatre buts pour remporter une victoire de 9 à 7. Pierre Dion, avec deux, Maxime Petitclerc, Steve Desruisseaux, Léopold et Martin Gagné ont tous déjoué Sylvain Lamontagne.

Ce dernier a repoussé 29 des 38 lancers qu’il a reçus. Yannick Duval s’est quand même mérité la troisième étoile.

Dur, dur de battre les Diablos

Le 3 novembre, les Éperviers recevaient, pour la seule fois de l’année, les Diablos de Lac- Etchemin. Les locaux ont pris une avance de trois buts dans la première moitié de l’engagement initial. Yannick Paré a inscrit le premier but sans aide. Il a été suivi par Yannick Duval, sur des aides de Patrick Roy et d’Olivier Dumais, lors d’un avantage numérique. Le troisième filet a été inscrit par François Auger à la suite d’un beau jeu de Philippe Veilleux et de SeRge Bégin. Vincent Doyon a marqué le seul but des Diablos dans cette période.

Ces derniers ont ramené l’écart à un but en début de deuxième tiers avec le but de Pierre-Olivier Drouin. Yannick Paré a redonné une avance de deux buts aux siens quand il a complété le jeu de Steve Vachon et de Patrick Gosselin. Steve McKinnon a ramené l’écart à un quand il a déjoué Sylvain Roy lors d’un avantage numérique. Yannick Paré a redonné deux buts d’avance aux Éperviers en désavantage numérique lorsqu’il a déjoué le gardien etcheminois. Steve Vachon et Patrick Gosselin ont amassé des aides.

Bryan Dubord a permis aux Diablos de se rapprocher à un but dans la première minute du troisième vingt. Jérome Audet, sans aide, lors d’un avantage numérique, et Louis Frédéric Trottier, aidé de Yannick Duval et d’Olivier Dumais, ont mis le match hors de portée pour les visiteurs. Ces derniers ont bien tenté de revenir avec le but de Stéphane Blais, mais ils ont manqué de temps.

Sylvain Roy a remporté ce match 7 à 5 en cédant 5 buts sur 21 lancers. Yannick Paré et Patrick Gosselin ont respectivement obtenu les première et deuxième étoiles du match.

Belle remontée de St-Damien

Un seul but a été marqué lors du premier engagement de la visite de St-Damien le 10 novembre dernier. François Auger a marqué sans aide pour les Éperviers.

Sébastien Asselin a doublé l’avance des siens en deuxième période quand il a déjoué Simon Deschênes en désavantage numérique. Dominic Gagnon et François Auger ont obtenu des aides.

Yannick Duval a profité d’un avantage numérique à la neuvième minute du troisième tiers pour porter la marque à 3 à 0. Louis-Frédéric Trottier et Jérôme Audet ont ajouté des aides. C’est après ce but que St-Damien a débuté son retour. Ces derniers ont marqué trois buts sans réplique, soit ceux de Jean-François Tanguay, Pascal Patoine et Nicolas Breton. Yannick Duval est toutefois venu sauver les meubles en déjouant le gardien des visiteurs avec un puissant lancer des poignets dans la lucarne. Louis-Frédéric Trottier et Patrick Gosselin ont préparé ce but.

Sylvain Roy a repoussé 17 lancers des 20 qu’il a reçus. Yannick Duval a reçu la première étoile et François Auger, la deuxième.

Les Éperviers défont St-Henri sur leur glace

Lors du match du 11 novembre dernier à St-Henri, les Éperviers ont pris les devants par trois buts en première période. SeRge Bégin, en avantage numérique, a complété un jeu de Patrick Gosselin et de Louis-Frédéric Trottier. Sylvain Asselin a ensuite marqué le deuxième but. Patrick Gosselin a complété la marque de cette période quand il a déjoué Christian Gingras sur des passes de Yannick Duval et de Louis-Frédéric Trottier.

Le second engagement a été aussi productif pour les Éperviers. François Auger, en avantage numérique, et Steve Vachon ont tous deux marqué sans aide. Jean-Philippe Buteau a déjoué Sylvain Roy avant la fin de la période.

Deux autres buts ont été marqués par St-Henri au troisième vingt. David Bouchard et Jean-Philippe Buteau ont été les marqueurs. Yannick Duval a ajouté un sixième but, alors que son équipe était en déficit d’un joueur. Louis-Frédéric Trottier et SeRge Bégin ont obtenu des aides. Jean-Philippe Buteau a complété son tour du chapeau, mais ce ne fut pas assez pour les locaux.

Les Éperviers ont remporté le match 6 à 4. Sylvain Roy était devant le filet et il a repoussé 34 des 38 lancers qu’il a reçus. Louis-Frédéric Trottier a été nommé première étoile.

Duel de gardiens

L’équipe de St-Jean-Port-Joli visitait les Éperviers le 17 novembre dernier. Ces derniers ont inscrit le premier but du match à la cinquième minute du premier tiers quand Yannick Paré a lancé sur réception à la suite d’une passe de Jérôme Audet pour déjouer Dominic Bérubé. Patrick Gosselin a obtenu l’autre passe.

Il a fallu attendre la dernière minute de la partie pour voir un deuxième but. Michel Guimond a intercepté une rondelle perdue dans la zone privilégiée pour déjouer Sylvain Roy, ce qui a amené les deux équipes en prolongation.

Il n’a fallu qu’une minute 23 secondes aux visiteurs pour remporter la victoire avec le but de Jason Cliche.

Les deux gardiens ont offert un excellent spectacle en repoussant plusieurs attaques des joueurs des deux équipes dont plusieurs échappées. Sylvain Lamontagne a cédé deux fois sur 29 lancers. C’est ce dernier qui a reçu la troisième étoile de la rencontre. o

St-Charles bien représentée

La représentation charléenne ne s’est pas éteinte chez les Commandeurs de Lévis avec le départ de Keven Dupont. Cette année, pas un, mais deux joueurs provenant de St-Charles, Olivier Patry et Jeason Boucher, évoluent pour cette équipe.

Les deux cousins sont toutefois à des endroits très différents dans leur cheminement. Olivier, 16 ans, fils de Gabrielle Boucher et de Jacques Patry, doit démontrer tout son talent cette saison s’il désire être repêché par une équipe de la Ligue de hockey junior majeure du Québec (LHJMQ). Jeason, 15 ans, fils de Suzanne Asselin et de Michel Boucher, a deux ans pour prouver aux équipes du circuit Courteau qu’il peut évoluer dans ce circuit.

Sur la glace, les deux joueurs ont des rôles très différents. Olivier, joueur offensif du mois d’octobre chez les Commandeurs, pivote le premier trio. Son entraîneur, Pierre Rioux, reconnaît ses bonnes qualités offensives. Avec 11 buts et 15 passes, au moment d’écrire ces lignes, il se retrouve au 1er rang des marqueurs de son équipe. « Olivier a une bonne vision du jeu et il s’implique aussi physiquement, ce qui lui permet de provoquer des choses sur la glace. Il devra, toutefois, améliorer son jeu défensif », a commenté son entraîneur. Il insistait aussi pour affirmer qu’il faisait les efforts nécessaires lors des entraînements pour corriger cette lacune. Olivier confirme les dires de Pierre Rioux. Selon lui, sa plus grande force est sa vision du jeu.

Ayant un rôle plus effacé dans l’équipe, Jeason s’est toutefois taillé une place sur l’unité de désavantage numérique. N’ayant jamais été considéré comme un joueur défensif par le passé, il dit aimer ce rôle et cela lui permet de prendre de la confiance en défensive. Son entraîneur s’attendait, en début de saison, à plus offensivement du numéro 19 mais il a découvert depuis, un excellent joueur défensif. Il s’attend à ce que Jeason débloque offensivement prochainement et attribue ce passage à vide à un léger manque de confiance.

Pour les deux jeunes joueurs, l’adaptation au rythme du midget AAA s’est faite relativement bien. Jeason affirme qu’ils sont beaucoup plus structurés que par le passé. École le matin, pratique l’après-midi et couvre-feu à 22 h chaque soir, cela amène ces deux hockeyeurs à faire beaucoup de sacrifices. « On peut pas aller à tous les partys » a affirmé Olivier. Toutefois, tous les deux ont le rêve de jouer dans la LHJMQ et cela les motive à adopter cette discipline de vie.

Pour Olivier, cette saison est très importante car il doit prouver aux équipes de la LHJMQ qu’il est capable de faire le saut l’an prochain malgré sa petite taille. « Il doit montrer qu’il peut supporter un long calendrier » a admis son entraîneur. Aucune équipe n’avait encore approché le jeune athlète. o

 

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