Volume 20,
numéro 1, février 2006
SOMMAIRE
Parc riverain
de la Boyer
Budget 2006
1, 2, 3, étudiez
Vente de pâtisseries
Parc info. Étincelle
Éditorial
Quelle heure est-il?
Bibliothèque
Le plaisir de lire
L'espion qui vole
Internet
Tatouage, percage...
Clin d'oeil « Parents d'ados
»
Les sports
Parc riverain de la
Boyer
PAR LE COMITÉ DE CITOYENS DU
PARC RIVERAIN DE LA BOYER
Un parc sur les rives de la rivière Boyer, accessible
à toute la population, offrant un havre de paix et de quiétude sur un
site naturel unique, utopie ou réalité?
Depuis près d’un an, un comité de citoyens met tout
en œuvre pour mettre en place les éléments qui permettront de réaliser
ce projet. Un de ces éléments importants est l’appui et le support de la
population au développement du Parc riverain soit à titre de « membre
bénévole » ou de « membre sympathique ». Le membre bénévole est une
personne qui désire partager son intérêt, son expertise, son énergie et
son temps, selon ses disponibilités, pour le développement du Parc
riverain. Le membre sympathique ne peut s’impliquer bénévolement, mais
désire appuyer le développement du Parc riverain parce qu’il croit à son
apport inestimable dans l’amélioration de la qualité de vie de sa
communauté.
Sauvegarder le seul accès public à la rivière Boyer,
protéger la bande riveraine et son milieu naturel, se doter d’un lieu
qui sera la fierté de tous et un héritage pour les jeunes, c’est ça le
Parc riverain de la Boyer!
Vous vous sentez concerné, vous désirez recevoir de
l’information sur le développement du Parc, vous désirez participer aux
diverses activités de promotion et de sensibilisation proposées par le
comité de citoyens du Parc riverain de la Boyer, nous vous invitons à
devenir membre en nous écrivant au : C.P. 269,
St-Charles-de-Bellechasse, G0R 2T0 ou par courriel à :
parcriverain@girboyer.qc.ca.
o
Budget 2006
PAR
DENIS LABBÉ, B. URB.,
G.M.A
Titre
Budget 2005
Budget 2005
Budget 2006
Estimé et réalisé
Dépenses
Administration générale
290 644 $
277 435 $
309 709 $
Sécurité publique
305 362 $
296 254 $
328 540 $
Transport
388 671 $
400 944 $
402 432 $
Hygiène du milieu
465 170 $
464 667 $
488 754 $
Santé et bien-être
2000 $
-1 070 $
2 000 $
Urbanisme
67 483 $
58 168 $
67 845 $
Loisirs et culture
169 113 $
195 047 $
178 788 $
Frais de financement
91 904 $
91 438 $
104 836 $
Sous-total
1 780 347 $
1 782 883 $
1 882 904 $
Remboursement capital
181 916 $
177 459 $
197 560 $
Investissements
155 337 $
173 263 $
155 659 $
Affectations
Grand total
2 117 600 $
2 133 605 $
2 236 123 $
Revenus
Revenus de taxes
1 298 555 $
1 310 836 $
1 398 776 $
Compensations de services
454 301 $
463 301 $
467 363 $
Compensations tenant lieux de taxes
74 790 $
74 916 $
84 467 $
Services rendus
93 100 $
124 454 $
99 500 $
Autres recettes
31 000 $
37 639 $
33 000 $
Total revenus de sources locales
1 951 746 $
2 011 146 $ 2 083
106 $
Revenus de transferts
190 375 $
183 381 $
152 547 $
Affectations
Grand total
2 142 121 $
2 194 527 $ 2 235
653 $
Informations complémentaires concernant les prévisions
budgétaires 2006
Le taux de la taxe foncière générale :
2003 : 0,7723 $ 2004 : 0,8036 $ 2005 : 0,9275 $ 2006 : 0,81 $
Le taux de la taxe foncière générale :
Police Sûreté du Québec :
2003 : 0,1596$
2004 : 0,15 $
Le taux de la taxe foncière services de la dette :
2005 : 0,0745 $
2006 : 0,0669 $
Le taux de la taxe investissement et immobilisations : 2003 :
0,1255$ 2004 : 0,14 $ 2005 : 0,14 $
2006 : 0,1151 $
Ordures : 2003 : 123,34 $
2004 : 124,33 $
2005 : 145,95 $
2006 : 145,95 $
Eau :
2003 : 145 $
2004 : 145 $
2005 : 145 $
2006 : 145 $
Le tarif de l’eau au compteur : 2003 : 0,52 $ 2004 : 0,52 $
2005 : 0,56 $ 2006 : 0,6829 $ du mètre cube (un mètre cube =
219 gallons d’eau)
Taxe égout et assainissement : 2003 : 140 $
2004 : 140 $
2005 : 140 $
2006 :140 $
Taxe spéciale eau ù; 2003 : 0,1320 $
2004 : 0,1209 $
2005 : 0,1171 $
2006 : 0,0962 $
Taxe spéciale assainissement : 2003 : 0,0419 $
2004 : 0,0346 $ 2005 : 0,0359 $
2006 : 0,06 %
Tarif aqueduc dettes :
2004 : 27,27 $
2005 : 25,81 $
2006 : 18,32 $
Le taux de la taxe foncière générale était en 2005 à
0,9275 $ et il passera à 0,81 $ du cent dollars. Cette baisse est rendue
nécessaire parce que nous avons déposé un nouveau rôle d’évaluation pour
l’année 2006. La croissance entre les revenus estimés et réalisés 2005
et les prévisions budgétaires 2006 est de 1,86 %.
Le point important est que l’on doit se rappeler que
la taxe pour les services rendus par la Sûreté du Québec est incluse
dans la taxe foncière générale et représente un taux de 0,153 $ du cent
dollars. La facture a été augmentée, elle passe de 194 531 $ en 2005 à
205 638 $ en 2006.
Les tarifs pour l’enlèvement, le transport et
l’enfouissement des ordures, pour l’aqueduc, les égouts et
l’assainissement sont maintenus au même montant. Le tarif pour l’eau au
compteur passe de 0,56 $ à 0,6829 $ du mètre cube ou 219 gallons.
La taxe investissement et immobilisations est
diminuée à 0,1151 $ dans le but de disposer des mêmes sommes d’argent
nécessaires pour maintenir la qualité de notre réseau routier et des
équipements. Elle était à 0,14 $ du cent dollars d’évaluation en 2005.
La mise en place du schéma de couverture de risques
en incendie nous demande de faire des investissements dans la prévention
et dans l’installation de prises d’eau sèches dans les rangs durant les
prochaines années.
Nous allons continuer à supporter le développement du
loisir en maintenant notre contribution à l’aréna ainsi que dans la
culture, à MultiArts, pour continuer à en améliorer la formule. Des
études et des comités de travail régionaux sont à l’œuvre dans le but
d’augmenter et de diversifier l’offre en loisirs à la population et
d’améliorer la rentabilité des infrastructures.
Variation des comptes de taxes 2005-2006
Ex-village Ex-village
Quar. Dion Quar. Dion Ferme
Ferme
2005
2006
2005
2006
2005
2006
Évaluation imposable 83 300 $
107 400 $ 116 700 $ 134
800 $ 384 000 $
467 300 $
Taxe foncière
772,61 $ 869,94 $
1082,39 $ 1091,88 $ 3562,53 $
3785,13 $
Taxe foncière investissement
Immobilisations
116,62 $ 118,14 $
163,38 $ 155,15 $
537,74 $ 537,86 $ Vidange
145,95 $ 145,95 $
145,95 $ 145,95 $
145,95 $ 145,95 $
Eau résidence
145 $
145 $
145 $ 145 $
Eau compteur
99,05 $
99,05 $ 118,10 $
118, 10 $
Services dettes aqueduc 25,81 $
18,32 $ 25,81 $
18,32 $
Égout, assainissement
140 $
140 $
140 $
140 $
Taxe spéciale eau
97,54 $ 103,32 $
136, 66 $ 129,68 $
Taxe assainissement
29,90 $
30,07 $ 41,90 $
37,74 $
Fosseseptique
75 $
75 $
Taxe foncière gén. dette 62,06 $
71, 85 $
86,94 $ 90,18 $
286,15 $ 312,62 $
Total
1634,54 $ 1747,12 $
2086,13 $ 2072 $
4607,37 $ 4856,57 $
Différence
112,57 $
-14,12 $
249,19 $
6,89 %
-0,68 %
5,41 %
o
1, 2, 3, étudiez
PAR
CLAUDIA PRÉVOST
Lorsque l’on arrive au secondaire, nos enseignants
changent, les règlements changent et nos habitudes changent également.
Du premier niveau secondaire au quatrième, il y a toujours quelques
élèves plus performants que d’autres. Cependant, après avoir gravi
l’échelle et avoir atteint le cinquième niveau du secondaire, la
compétition scolaire est plus féroce. En effet, étant donné que les
résultats académiques sont compilés pour la sélection des étudiants au
cégep, on assiste à une véritable course aux 100 %. De plus, toute la
masse estudiantine est informée que l’élève ayant un dossier académique
dominant se méritera la fameuse médaille du Gouverneur. Donc, inutile de
préciser que le temps d’étude varie d’une personne à l’autre et par
conséquent, limite les candidats potentiels à l’obtention de cette
mention honorifique à environ cinq finissants sur soixante-dix! Certes,
peut-être que certains abandonneront la course à mi-chemin, mais ceci
sera leur décision.
D’autre part, les élèves qui aspirent à être admis
dans certains programmes collégiaux doivent démontrer de la
persévérance, des efforts et de l’organisation pour atteindre leur
dessein. Heureusement, nous sommes encadrés d’enseignants qualifiés qui
aiment leur métier. Par exemple, les élèves qui ont de la chimie ou de
la physique sont tous en accord pour dire que Raynald Goupil est un
excellent enseignant avec qui, même la matière la plus complexe devient
facile!
Pour terminer, je tiens à dire que le dicton qui
affirme que l’effort est la clé du succès s’avère vrai. Si vous ne me
croyez pas, faites-en l’essai vous-mêmes! o
Vente de pâtisseries
PAR MARIE-PIER GIRARD, BIANCA
ROY ET
WILLIAM RUEL
Mercredi le 21 décembre dernier, à l’École de
l’Étincelle, les élèves de 5 e
année de Micheline et Gisèle
ont réalisé une vente de pâtisseries des plus succulentes. C’était une
activité pour financer leur correspondance scolaire avec des élèves de
leur niveau en France et pour d’éventuelles sorties. Il y avait plus de
40 desserts différents qui étaient offerts aux clients. Ceux-ci étaient
composés de tous les élèves de l’école, des enseignants, du directeur,
de la concierge et même de quelques gens du village.
Nous avons grandement apprécié l’aide indispensable
de Mmes Manon Larochelle et Isabelle Lemelin.
Les recettes de cette activité s’élèvent à plus de
355 $. Finalement, nous tenons à remercier du fond du coeur toutes les
personnes qui ont contribué à notre grand succès : soit toutes les
personnes mentionnées précédemment et nos parents.
o
Parc
informatique Étincelle
PAR
STÉPHANE
POIRIER,
AGENT D’INFORMATION
Une généreuse contribution de 9500 $ sur deux ans,
gracieuseté de la Caisse Desjardins de St-Charles, aura permis l’achat
de 15 nouveaux ordinateurs et ainsi de renouveler le parc informatique
de l’École de l’Étincelle de St-Charles.
Jumelés avec l’arrivée de la fibre optique, ces
nouveaux ordinateurs performants font la joie des élèves et de leurs
enseignants. « Nous ne recevons que des commentaires positifs. Ce don de
la Caisse Desjardins arrive à point, considérant l’importance accordée
aux technologies de l’information et des communications au sein du
renouveau pédagogique », a commenté le directeur de l’Étincelle, M.
André Labrecque.
La remise officielle du chèque se déroulait le 6
décembre dernier dans le laboratoire informatique de l’École de
l’Étincelle. o
Éditorial
Par
LOUIS-DENIS LÉTOURNEAU
Pas toujours facile d’être conseiller municipal
Il est facile de tomber à bras raccourcis sur nos
conseillers municipaux, mais le poste auquel ils ont décidé de se
consacrer, malgré les très grandes responsabilités qu’il amène, n’est
pas toujours plaisant à occuper.
Ce sont ces politiciens qui sont les plus proches du
peuple. À chaque réunion du conseil et même à chaque fois qu’ils sortent
de chez eux, il peut y avoir des chances qu’ils soient confrontés à la
critique d’un citoyen qui n’est pas d’accord avec une décision prise par
le conseil. Comme, bien souvent, le conseiller est plus connu que le
député, les gens auront tendance à être plus familier avec lui et
peut-être même à être grossier avec celui-ci. Pourtant, de tous les
élus, il est probablement celui qui reçoit le plus petit salaire pour
occuper son poste.
Il est probablement plus facile de faire de la
politique au niveau provincial et fédéral qu’au niveau municipal. Plus
les décisions sont loin de nous, moins nous serons tentés de discuter
directement ces décisions avec les personnes qui les ont prises. Au
municipal, il est facile de discuter et de chialer, car les élus sont
soit nos voisins, des amis, des membres de notre famille ou des
connaissances. De plus, et cela est très bien, les réunions du conseil
sont publiques et on y trouve une période de questions. Les citoyens ont
toute latitude pour interroger les élus sans que ceux-ci soient préparés
à répondre, contrairement à ce qui se passe au fédéral et au provincial.
Essayez, personnellement, d’aller poser une question à l’Assemblée
nationale ou à la Chambre des communes, vous ne pourrez pas le faire.
Lors de la dernière réunion du conseil municipal de
St-Charles, on a pu se rendre compte du côté moins joyeux du rôle de
conseiller. Oui, c’est vrai qu’en acceptant de prendre place derrière la
grande table, il faut s’attendre à ne pas toujours être dans la
meilleure position mais quand il faut prendre une décision à contrecœur,
ce n’est pas plaisant. Le 9 janvier dernier, le conseiller Martin
Lapierre a dû annoncer une décision du comité consultatif en urbanisme
au sujet d’une demande de dérogation mineure à un de ses confrères
agriculteur. Cette décision a eu une grande conséquence économique pour
l’agriculteur et ce n’est pas de gaieté de cœur que M. Lapierre l’a
informé de la décision prise. Il lui a fait part des arguments qui ont
mené à cette décision et que celle-ci était définitive.
C’est dans des occasions comme celle-là qu’il peut
être difficile d’exercer son mandat de conseiller comparativement à
celui de député qui est beaucoup plus éloigné de nous. Le rapport
beaucoup plus direct est celui qui, à l’occasion, peut être très
plaisant mais en d’autres occasions est très pénible et désolant pour
les personnes concernées. o
Quelle heure est-il?
PAR ROGER PATRY
Aujourd’hui,
chercher l’heure est un jeu d’enfant si l’on compare à ce que devaient
faire les ancêtres pour savoir à quel moment de la journée ils se
trouvaient. La petite montre électronique que nous pouvons acheter dans
les magasins à un dollar ne laisse pas supposer ce qu’ils devaient faire
autrefois pour savoir l’heure. Dans le temps, l’horloge était à ses
débuts, seuls les plus argentés pouvaient se procurer un tel engin. Il
est intéressant de se poser la question et d’essayer de trouver comment
s’y prenaient nos ancêtres pour savoir l’heure.
Au début de la colonie, il n’était guère important de
savoir l’heure exacte, puisque la plupart des habitants n’avaient pas à
travailler à heure fixe. En fait, ils marchaient sur le soleil, nous dit
Jeanne Pomerleau dans « Métier d’autrefois ». Il existait des marques,
écrit-elle, à l’intérieur comme à l’extérieur de la maison. Ainsi, on
pouvait dire, « Lorsque le soleil entre par telle fenêtre, frappe sur un
tel objet, il est telle heure. » Dehors, on disait encore, « si je
marche sur la tête, il est midi », entendant par là que lorsque l’ombre
projetée par le corps humain est à son plus court, on est arrivé au
milieu du jour. Ils disaient alors qu’ils « marchaient sur l’heure du
Sauvage ».
II fallait quand même parfois mesurer la durée du
temps. Pour ce faire, on pouvait employer un sablier, mais à la
campagne, on se servait plutôt d’une chandelle, sachant qu’elle mettait
tant de temps à brûler une certaine longueur de cire. On pouvait aussi
mesurer approximativement le temps en vérifiant la longueur de la mèche
ou la quantité de gras consommée dans le bec de corbeau ou toute autre
lampe à l’huile.
Entre 1730 et 1750, quatre horlogers français
s’installaient à Québec. Après la conquête, l’horloge, toujours
considérée comme l’objet ayant le plus de valeur dans la maison, se
répandit chez les bourgeois et dans les demeures paysannes.
Au début du dix-neuvième siècle, il vint des vendeurs
d’horloges de Winchester au Connecticut. Il y eut les frères Twiss, qui
laissèrent leurs traces dans la région. C’étaient les premiers horlogers
ambulants. Ils allaient nous amener une nouveauté : des horloges qu’ils
fabriquaient eux-mêmes en montant des mouvements complètement en bois,
actionnés par des poids.
De nombreux autres horlogers ambulants allaient, plus
tard, et jusqu’en 1925, parcourir les routes du comté en offrant leur
marchandise, surtout des horloges dites de cheminée ou de tablette,
mesurant approximativement deux pieds de hauteur et montées d’un
mouvement métallique à ressorts d’acier.
II y avait le huileur d’horloges, appelé lui aussi
horloger. Immanquablement, il sortait sa plume d’oie et il s’en servait
pour huiler le mécanisme de l’horloge. La sorte d’huile qu’il employait
était son secret. « N’allez jamais huiler votre horloge vous-même, ça
prend de l’huile d’horloger », disait-il.
Dans la tradition québécoise, l’horloge demeura
toujours un objet important du mobilier. Lorsque les parents laissaient
leurs enfants seuls au logis, pour aller à la messe par exemple, parmi
les recommandations, il y avait celle de ne pas toucher à l’horloge de
peur de mêler la sonnerie. L’horloge constituait une pièce de valeur
dans la division de l’héritage. Nos ancêtres ont vécu ces temps
immémoriaux. o
Bibliothèque
Par LOUISE MERCIER
Nouveautés
Romans
Coup de coeur, Nora Roberts
Katchanga, Gilles Gougeon
Le demi-frère (dernier de la série Charlotte,
Emilie et Anne), Louise Tremblay D’Essiambre
Les enfants de l’indienne, tome 2 (suite de
Taniata), Yvette Roberge Cantin
Documentaires
Joseph-Elzéar Bernier, capitaine et coureur des mers,
Marjolaine Saint-Pierre
La motoneige au Québec et ailleurs au Canada,
Yves Ouellet
Revues
Géo Plein Air. Magazine québécois de la nature et de
l’aventure. Ce mois-ci, la raquette, sport très populaire, 4 itinéraires
dans les Cantons de l’Est, les Laurentides et la Gaspésie.
Atout Micro. Revue qui traite de toutes les nouveautés dans le domaine
de l’informatique ainsi que de nombreuses adresses Internet.
Heures d’ouverture
Tous les mardis et jeudis de 14 h à 16 h, le soir de
18 h 30 à 20 h 30, le samedi de 10 h à 11 h 30. Pour informations,
887-6561.
L'heure du conte est de
retour
PAR MANON
BÉLANGER, NATHALIE BOUTIN, MARIE-CLAIRE LABBÉ ET
ISABELLE
VACHON
L’Heure du conte est de retour cette année. La
prochaine rencontre aura lieu samedi le 11 février 2006 à la
Bibliothèque Jacques-Labrie. Cette activité s’adresse aux enfants âgés
entre 5 et 8 ans. Les enfants de moins de 5 ans doivent obligatoirement
être accompagnés par un adulte. La date limite pour les inscriptions est
le jeudi 9 février. Alors, venez continuer à voyager avec nous à travers
le monde. o
Le plaisir de
lire
Par LOUISE CANTIN
APOSTOLSKA, Aline, Neretva, Québec, Les
Éditions Québec/Amérique, 2005, 123 p. (roman). Cote : 4/5.
Sous l’écriture de sa petite fille, nous revivons le
mariage de Bernarda, austro-hongroise, avec Teo-dor, byzantin orthodoxe,
« sujet du dernier sultan ». Elle fuira, pleine d’amour et d’optimisme,
avec son époux sur la route de Sarajevo, quittant Neretva, laissant
derrière elle l’Herzégovine. Ce sera une nouvelle vie, différente de ce
qu’elle avait expérimenté, car son mari appartenait « à une dynastie de
princes terriens ». Elle aura trois fils et trouvera très difficile de
s’adapter à ce nouveau genre de vie. Elle retournera visiter sa famille,
vingt-cinq ans plus tard, dans son pays natal qu’elle ne pouvait
oublier. Comment se fera ce retour parmi les siens? À
lire.
DICKNER, Nicolas.
Nikolski, Québec, Éditions Nota bene, 2005, 325 p. (roman). Cote :
3,5/5.
Trois jeunes, dans la vingtaine, Noah, Joyce et le
narrateur, décident d’aller à Montréal pour faire une nouvelle vie. Noah
étudie en archéologie, car les découvertes et les voyages semblent
l’intéresser. Joyce travaille dans une poissonnerie et a plein de
projets, se sentant très conscientisée par ce qui se passe dans la
société; pour le narrateur, la vie de libraire lui convient tout à fait,
car il a décidé que la lecture est la plus belle évasion de l’être. Il
ne peut voyager autrement. Trois êtres qui se croiseront par moment,
mais que leur réserve l’avenir qui semble parfois si incertain? Très bon
roman.
GAUDÉ, Laurent. Le soleil des Scorta,
France, Actes Sud, 2004, 246 p. (roman). Cote : 4/5.
À Montepuccio, petit village de l’Italie du sud, la
famille des Scorta vit pauvrement et ne deviendra jamais riche. Avec
l’argent rapporté d’Amérique, surtout de New York, les Scorta vont
ouvrir un petit magasin de tabac. Carmela racontera, dans des lettres au
curé, leur bref séjour en Amérique. Elle est revenue plus tôt que prévu
avec ses frères dans ce pays, l’Italie, dont ils avaient rêvé de partir
et surtout ne plus jamais revenir. Elle raconte la vie de sa famille à
partir des années 1870. Nous découvrons toutes les aventures et
mésaventures qui s’y sont déroulées. Dans ce pays dur, chaud et hostile,
chacun doit se battre pour pouvoir s’imposer, chaque membre de cette
famille essaie de montrer l’importance et sa fierté d’être des « Scorta
». Auteur à connaître. o

L'espion qui vole
AR L’AGENCE
SCIENCE PRESSE
Concevoir un avion le plus petit possible, capable de
faire de la surveillance aérienne durant 30 minutes et de retrouver un
terroriste dans un rayon de 500 mètres : tel était le défi de la
première compétition allemande d’avions espions, relevé en septembre par
des étudiants au baccalauréat en génie de l’Université de Sherbrooke.
Seule équipe canadienne, l’équipe du Projet VAMUdeS
(véhicule aérien miniature de l’Université de Sherbrooke) a remporté la
première place dans quatre catégories, pour finalement se classer 6 e
sur 17 équipes. « II nous a manqué deux points pour gagner. Notre
faiblesse, c’est l’électronique. C’était pourtant l’avion le plus
performant, le plus rapide, le plus précis », vante David Rancourt.
Leur avion n’est pas totalement autonome - ce qui
était nécessaire pour gagner- car il se manie avec une télécommande.
Mais il possède tout de même une petite taille (26,5 cm), un poids plume
(120 g) pour 45 minutes d’autonomie. Sa vitesse avoisine les 25 km/heure
mais peut faire des pointes à 50 km/heure. Muni d’une caméra couplée à
un ordinateur - il est muni d’une sorte de vision 3D - celui qui le
dirige a presque l’impression d’être assis dedans! »
Conçu en styro mousse (aile) et bois (structure), sa
couleur bleu ciel lui permet d’être presque invisible à 15 mètres. « II
ressemble à un avion conventionnel mais en miniature. Il possède une
aile carrée, le moteur sous le fuselage et la queue proche de l’aile »,
décrit David Rancourt.
Ce mini-avion espion s’est même distingué sur le plan
de l’aérodynamisme en réalisant des acrobaties qui ont surpris la foule
présente à cette compétition, US-European Micro-Aerial Vehicle
Technology Demonstration and Assessment. Très stable, il résiste bien au
vent et pourrait même, de l’avis de ses concepteurs, s’élever jusqu’à
4000 mètres, « mais la télécommande a des problèmes. À compter de 600
mètres, nous ne sommes plus capables de diriger l’avion correctement ».
Le prototype québécois figure parmi les trois
véhicules recommandés par le juge en chef à l’AAI, le fournisseur
principal d’avions sans pilote de l’armée américaine. « Ce serait un
défi de travailler pour eux. L’armée américaine rêve de concevoir un
avion espion capable de se glisser dans le sac à dos d’un militaire.
Même si, pour ma part, je préfère penser que je travaillerais à un engin
dont l’objectif est pacifique », affirme David Rancourt.
Présenté à Garmish-Partenkirchen, cet avion doit ses
heures de vol et ses distinctions à Charles Vidal, Emmanuel Côté,
Marc-André Lévesque, David Rancourt, Marc-Olivier Thibault, et
Jean-François Roy, électronique et radio.
Pour en savoir plus : L’US-European Micro-Aerial
Vehicle Technology Demonstration and Assessment :
http://www.as.go.dle.de/mav05/. Le site web de l’équipe :
http://callisto.si.usherb.ca/-vamudes. Vidéo présentant l’avion pour la
compétition en Allemagne. o
Internet
Par RÉJEAN BLAIS
En
voiture!
À quoi ressemblait la voiture électrique de 19l4? Quelle fut la
première automobile à sillonner les rues de Montréal? Direction : la
galerie de 600 photos. Des accros de vieilles autos vous racontent
l’histoire de ce moyen de transport. Des tableaux de bord aux voitures
jouets en passant par les modèles réduits et d’anciennes publicités,
tout y est. www. vaq.qc.ca.
Berce le cerbère
Dans cette version branchée du mythe d’Orphée, il s’agit d’empêcher
le cerbère de s’éveiller. À l’aide des flèches du clavier, déplacez
votre tourne-disque pour attraper les disques qui tombent (attention,
seulement les bleus!). Pour gagner du temps, saisissez-les en sautant
avec la barre d’espacement. Surtout, ne laissez pas le trompettiste
gâcher vos efforts! www.abc.net.au/arts/wingedsandals/playgames1.htm.
Petit poisson deviendra grand... s’il ne se fait pas manger avant!
Dure, dure, la loi de la nature! Endossez les écailles d’un poisson
et naviguez dans des eaux grouillantes de prédateurs. Pour survivre, une
seule solution : manger les plus petits que soi et éviter les crocs des
gros! www.ebaumsworld.com/fishy.html.
Fausses photos et vrais mensonges
Avez-vous un bon esprit critique? Pourriez-vous départager les photos
truquées des véritables clichés? Pour accéder aux tests, choisissez «
Hoax photo test » dans le menu déroulant. En anglais.
www.museumofhoaxes.com/.
Tête d’eau
Hé oui! selon l’Agence de l’eau, votre cerveau est composé à 75 %
d’eau! Suivez Hector le castor et découvrez tous les secrets de l’eau :
son importance, le circuit qu’elle emprunte pour arriver claire et
limpide à votre robinet et le voyage de la pollution. Plongez dans la
section des jeux, testez vos connaissances, dépolluez des rivières ou
trouvez des gestes éco citoyens. Allez, jetez-vous à l’eau!
www.eau-rhin-meuse.fr/hector/index.htm.
Laboratoire virtuel maison
Les étudiants et les scientifiques en herbe peuvent dorénavant
télécharger un simulateur de microscope électronique à balayage (MEB) et
ainsi, mesurer les pattes d’une coccinelle, observer les composantes
d’un circuit intégré ou analyser un calcul rénal chez l’humain.
Disponible gratuitement sur le site de la National Aeronautics and Space
Administration (NASA), le logiciel propose les mêmes fonctions qu’un
véritable appareil de laboratoire. À voir à :
www.learn.arc.nasa.gov/vlab/index.html.
Le plus long animal du monde
Si vous croyez que l’animal le plus long du monde est la baleine,
vous avez perdu. Le plus long, à ne pas confondre avec le plus gros,
c’est le siphonophore, un cousin de la méduse. Avec ses 40 mètres, c’est
un redoutable prédateur, à moins qu’il ne faille en parler au pluriel :
car « le » siphonophore est composé d’un ensemble d’unités, chacune
faisant penser à un animal individuel. Pour en savoir plus sur cette
autre étrangeté de la nature : http://www.siphonophores.oRg. Source :
Agence Science-Presse. o
Tatouage, percage et complications
PAR
MARIÈVE BÉLANGER, INFIRMIÈRE ÉQUIPE
JEUNESSE
Les ados veulent être « cool » et originaux, tout en
suivant leur groupe d’amis en ce qui concerne le look et la mode. Ils
aiment se débrouiller seuls et n’ont pas nécessairement envie que leurs
parents les approuvent. Pour ces raisons, ils choisissent souvent, sans
trop y réfléchir, des solutions quelque peu orthodoxes. Une des
nouvelles modes est le perçage et le tatouage. Pour certains, c’est une
façon de s’exprimer et de montrer qu’ils ont le contrôle de leur corps.
Pour d’autres, c’est simplement un bijou permanent ou un dessin qui
embellit leur corps. C’est peut-être aussi un sentiment d’appartenance à
leur « gang » qui est en cause, puisque tous leurs amis en ont.
Les jeunes s’informent sur le coût, si c’est
douloureux, où aller? Bien souvent, les réponses à ces questions leur
font envisager une autre solution que celle d’aller consulter un
tatoueur ou un perceur professionnel. Les tatouages sont assez
dispendieux; leur prix varie selon la grosseur du tatouage et le nombre
de couleurs utilisées. Les perçages sont aussi dispendieux et leur prix
varie considérablement en fonction du bijou et de la partie du corps. En
plus des prix, le fait que l’autorisation parentale soit obligatoire
dans le cas de mineurs pousse souvent les jeunes à se percer eux-mêmes.
Certains jeunes se tatouent à l’aide de différents objets non stérilisés
et d’encre de stylo. En plus de ne pas être esthétiques, ces pratiques
risquent d’entraîner de sérieux préjudices aux personnes les utilisant.
Qui n’a jamais entendu parler de la glace appliquée afin d’enrayer la
douleur du perçage? C’est une très mauvaise idée, puisque la glace
risque de brûler la peau en contact et de laisser de vilaines
cicatrices.
Pensons aux infections susceptibles d’être transmises
par des objets non stérilisés. Un grand nombre de ces infections
auraient pu être évitées par une stérilisation professionnelle faite à
l’autoclave et surtout, l’utilisation d’objets à usage unique jetés de
façon sécuritaire après utilisation. Vous connaissez peut-être des
histoires d’horreur concernant des gens qui se sont fait tatouer ou
percer et qui ont attrapé le VIH ou l’hépatite… Le tatouage est pratiqué
à l’aide d’aiguilles et d’encre, pénétrant la peau de façon permanente,
créant de petites portes d’entrée pour les virus et les microbes. Si
l’aiguille a été utilisée par une autre personne avant, elle risque
d’être contaminée et vous contaminera à coup sûr! Le perçage est lui
aussi pratiqué à l’aide d’une aiguille. Une fois l’orifice créé, un
bijou y est introduit afin qu’il ne se referme pas. Les moyens de
transmission des infections sont nombreux : les aiguilles, l’encre non
stérile, le bijou, les mains du tatoueur ou du perceur, la salive, les
comptoirs, les serviettes, la chaise… Il est donc important de s’assurer
que tout est fait de façon aseptique avant de procéder à un tatouage ou
à un perçage. La peau doit également être désinfectée, puisque certains
micro-organismes vivent à la surface de notre peau.
L’alcool à friction, vendu en magasin, ne tue pas
toutes les bactéries et virus, en plus de causer douleurs et irritation.
Le fait de chauffer les instruments utilisés n’est pas suffisant pour
éliminer complètement les dangers. Certains microbes peuvent vivre à des
températures extrêmes…
Il y a aussi le choix du site… Saviez-vous que s’il
est mal exécuté, un perçage peut entraîner de graves problèmes
physiques? Les perçages de la langue, de lèvres et sous-labiaux (sous la
lèvre inférieure) peuvent causer des problèmes de gencives ou endommager
les dents s’ils ne sont pas exécutés adéquatement. Ceux de l’arcade
sourcilière peuvent causer une paralysie temporaire ou permanente s’ils
endommagent le nerf situé près des sourcils. De plus, les poinçons pour
les oreilles ne devraient pas être utilisés sur d’autres parties du
corps, puisqu’ils peuvent engendrer de sérieuses meurtrissures,
infections ou cicatrices. Pour ce qui est des tatouages, la machine
utilisée contrôle la profondeur à laquelle l’aiguille s’enfoncera. Une
machine mal calibrée risque de causer plus de tort, puisqu’elle peut
atteindre des nerfs en surface et même blesser les muscles. En plus de
ces risques, il y a toujours le fait que votre corps puisse rejeter le
perçage.
Tout bien considéré, le fait de vouloir sauver de
l’argent en se tatouant ou se perçant soi-même risque fort d’entraîner
des complications et des traitements dispendieux. Une fois le geste
posé, le corps en restera à jamais marqué. Prenez le temps de discuter
avec votre adolescent et s’il maintient sa décision, encouragez-le à
consulter un professionnel. N’hésitez pas à l’accompagner afin de le
guider adéquatement. Nous vous encourageons à consulter le site Internet
www.blacksunstudio.com de l’Association des professionnels de perçage
(APP). Vous y trouverez des informations très importantes sur cette
pratique. o
Clin d'oeil « Parents d'ados »
PAR FRANCE CLOUTIER
TRAVAILLEUSE SOCIALE
ÉQUIPE JEUNESSE, CENTRE DE
SANTÉ ET DE SERVICES SOCIAUX DU GRAND LITTORAL
SECTEUR
BELLECHASSE
Particulièrement à
l’adolescence, le besoin d’aimer et d’être aimé s’intensifie.
L’adolescent(e) aspire fortement à vivre une relation amoureuse. Tout
son être est en ébullition tant au plan physique et émotionnel que
psychologique. Et à cet âge, les pressions sociales sont fortes. Pensons
seulement à la sempiternelle question lors des rencontres familiales : «
As-tu un chum, une blonde? ».
À l’adolescence,
dans les relations amoureuses, la sexualité prédomine sou- vent au
détriment du lien affectif. Bien des jeunes sortent blessés, déçus du
premier amour : ce n’était pas comme ils l’imaginaient. Être en amour
peut devenir une occasion extraordinaire de découvertes sur soi-même et
sur l’autre. À cet âge, c’est surtout une expérience d’intensité.
Parfois, entre les attentes et la réalité, il y a tout un fossé… et
aimer, c’est prendre le risque d’avoir de la peine.
Comme parent, nous
avons une occasion privilégiée d’accompagner notre ado dans ce nouveau
vécu et, au besoin, de l’aider à assumer ses responsabilités – pensons à
la contraception. Comment? Tout d’abord en reconnaissant qu’il ou elle
peut être en amour, en faisant preuve d’ouverture, en l’aidant à
identifier ses sentiments, en lui partageant certaines observations, en
lui parlant de notre vécu, de nos valeurs. Une façon simple de permettre
au jeune couple de se connaître différemment, c’est d’intégrer le chum
ou la blonde à un repas ou à des activités familiales. C’est
enrichissant pour tout le monde.
Si vos observations
vous rassurent, permettez-vous de confirmer votre jeune dans la relation
qu’il vit. Plus la relation parent/ado est bonne, plus il aura le
réflexe de se confier au besoin. Parfois, ce sera plus délicat surtout
si vous observez des indices qui vous questionnent ou vous inquiètent
tels que jalousie, possessivité, dépendance affective, contrôle,
consommation d’alcool ou de drogue, écart d’âge important. C’est alors
un défi comme parent d’aider notre jeune amoureux à aiguiser son sens
critique, à l’accompagner vers des prises de conscience difficiles à
faire. On le sait, l’amour rend aveugle. On gagne à garder le contact et
à être à l’écoute.
Restons vigilants
dans les situations où l’écart d’âge est important. Par exemple, une
fille de 13 ans qui fréquente un gars de 19-20 ans. Cela demeure
toujours interrogeant et particulièrement si on a des informations ou
des observations inquiétantes. Rappelons-nous que la loi ne reconnaît
pas le consentement pour un jeune de moins de 14 ans.
Advenant une peine
d’amour, il est très important d’être là pour soutenir notre jeune et
surtout ne jamais banaliser ou minimiser ce chagrin. Des propos tels que
« Fais-toi- en pas… un de perdu, dix de retrouvés! » sont inappropriés.
À l’adolescence, et c’est encore vrai à l’étape de vie adulte, l’amour
se vit avec beaucoup d’intensité et la rupture fait souvent très mal. On
a alors besoin d’être bien entouré et de sentir la compassion.
Prenons donc le
temps de les connaître ces « petites blondes » ou ces « petits chums ».
C’est la meilleure façon de guider notre jeune. Et n’oublions pas, les
amours à l’adolescence, c’est à prendre au sérieux! o
Les sports
PAR LS-DENIS LÉTOURNEAU
Tout un cadeau de Noël!
Une médaille d’or acquise au Défi des moins de 17 ans
au cours de la période des fêtes a été un très beau cadeau pour Keven
Dupont.
Le défenseur de St-Charles était membre de l’équipe
du Québec qui a participé au Défi des moins de 17 ans qui avait lieu à
Regina du 29 décembre au 6 janvier dernier. Ce tournoi regroupait des
équipes de cinq régions canadiennes et de pays dominants en hockey. Pour
assurer leur conquête de la médaille d’or, les Québécois ont défait les
États-Unis 5 à 2 en finale. Pour se rendre en finale, ils avaient
conservé une fiche de cinq victoires et une défaite. Le jeune défenseur
résidant à St-Charles n’a pas accumulé de points au cours de ce tournoi
malgré qu’il ait joué à son tour régulier et qu’il ait participé à la
plupart des désavantages numériques. Il a trouvé le calibre semblable
avec celui de la Ligue de hockey junior majeure du Québec (LHJMQ). «
Quand tu vas dans le coin, c’est un challenge. »
À son retour de l’ouest, il n’a même pas pu arrêter
chez lui, il s’est dirigé vers Baie- Comeau pour y disputer des matchs
avec le Drakkar. À la suite de la fin de semaine du 7 et 8 janvier, il a
dû prendre ce qui a été la première décision difficile de sa
carrière de hockeyeur, soit rester dans la LHJMQ avec Baie-Comeau ou
retourner terminer la saison avec les Commandeurs de Lévis. Après
plusieurs heures de réflexion et en avoir discuté avec bien des gens
dont ses parents, il a décidé de rester à Lévis pour terminer la saison
et surtout son diplôme d’études secondaires. S’il avait pris la
direction de Baie-Comeau, il aurait eu bien de la difficulté à terminer
sa chimie, sa physique et ses mathématiques.
À Baie-Comeau, on était bien déçus de le voir partir
mais on comprenait sa décision, surtout que l’entraîneur du Drakkar,
Éric Dubois, affirmait à LA BOYER, avant les fêtes,
qu’il le voyait dans sa soupe. Il lui a aussi assuré qu’il serait
rappelé à l’occasion quand l’équipe nord-côtoise se retrouverait dans la
région.
Le jeune défenseur des Commandeurs a disputé, avant
de se rendre à Regina, quatre matchs avec le Drakkar de Baie-Comeau dont
un face aux Remparts au Colisée Pepsi. « J’étais nerveux au début de la
partie », a affirmé celui qui jouait dans le junior majeur devant ses
parents pour la première fois. Pendant son passage dans le circuit
Couteau, en plus de jouer à Québec, il a disputé trois matchs dans les
maritimes. Il a amassé un but et une passe et a obtenu beaucoup plus de
temps de glace que certains défenseurs réguliers.
Éric Dubois est très content de la progression du
défenseur de St-Charles. En début d’année, l’entraîneur nord-côtois
jugeait préférable de le voir commencer la saison dans le midget « AAA »
mais présentement, il croit que Dupont serait prêt à faire le saut avec
le Drakkar. Toutefois, le défenseur de 16 ans tient à se consacrer à ses
cours et veut en terminer certains.
« Il a très bien fait avec nous. Il a joué en
avantage et en désavantage numérique », a expliqué Dubois qui compte
bâtir sa défensive sur lui et deux autres jeunes défenseurs. »
L’entraîneur des Commandeurs de Lévis, Stéphane
Hains, est très heureux du rendement de son poulain. Toutefois, il
n’aime pas quand Keven veut traîner l’équipe à lui seul sur ses épaules.
Il croit qu’il devra corriger ce petit défaut pour continuer à
s’améliorer. Questionné à savoir comment il décrivait son vétéran
défenseur, Hains soulignait la maturité du défenseur en précisant qu’il
n’avait pas nécessairement de points forts mais qu’il composait un tout. o
Contre-performance
des équipes de Bellechasse
Les deux équipes juniors de Bellechasse n’ont pas
connu de succès au dernier tournoi provincial junior de St-Charles.
Les Sénateurs « AA », après avoir remporté leur
premier match 5 à 0 face au Lazer de Boisbriand, équipe qu’ils avaient
défaite en finale l’an dernier, se sont inclinés 3 à 1 contre les
Gouverneurs de Ste-Foy. Ces derniers ont remporté la finale de la classe
« AA » 2 à 1 contre le Frontenac de Québec en 2 e
période de prolongation.
Dans la classe « B », l’équipe de Bellechasse n’a
guère fait mieux en s’inclinant lors de ses deux matchs. Le premier par
la marque de 2 à 0 face aux Couguars de Mont St-Hilaire et le deuxième
contre les Mousquetaires de St-Hyacinthe au pointage de 5 à 2. L’équipe
de St-Hyacinthe a remporté le tournoi 3 à 1 face aux Commandeurs de
Lévis.
Dans la classe « A », le Blitz de Varenne a défait,
en finale, les Barons de Pierrefonds par la marque de 4 à 3 en 2 e période de prolongation. Vingt-huit
équipes étaient inscrites au tournoi. o
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