Manchettes de dernière heure
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Silence, on tourne à St-Charles
Les caméras ont commencé à tourner sur plusieurs sites où doivent se dérouler les activités destinées à séduire Joël Legendre, du 2 au 4 juillet, dans le cadre de l'émission La petite séduction qui met en valeur la municipalité de Saint-Charles-de-Bellechasse.
La journée du 2 juillet a été consacrée au tournage des scènes montrant les différentes équipes de bénévoles à l'oeuvre, pour la préparation des activités qui mettront en vedette l'animateur, comédien et metteur en scène Joël Legendre, de même que l'animateur bien connu, Dany Turcotte, en prévision de l'émission qui sera télédiffusée sur les ondes de Radio-Canada le 29 juillet prochain à 20 h. Plusieurs équipes de bénévoles étaient au travail pour préparer les décors, pratiquer certains scénarios et accompagner l'équipe de production
Le tournage proprement dit avec l'artiste invité se déroulera les vendredi et samedi 3 et 4 juillet. Les résidants et personnes intéressées qui souhaitent participer aux activités devront se rendre aux endroits prévus pour les heures mentionnées (détails dans la brochure distribuée dans toutes les résidences).
- Accueil : vendredi 3 juillet à 10 h00 à l'extérieur de l'église.
- Activités d'amusement et d'adresse : vendredi 3 juillet à 14 h 15 à la ferme Marnie, 6807 rang Hétrière ouest. Stationnement discret en périphérie.
- Activité de bonne action : samedi 4 juillet à 14 h 45 en face de la résidence Charles-Couillard.
- C'est la fête : samedi 4 juillet à l'aréna de St-Charles, souper de 16 h 30 à 18 h et soirée festive avec tournage et spectacles variés. Des frais de 25 $ sont exigés pour le repas. L'entrée pour la soirée est gratuite cependant à compter de 18 h 30. L'aréna sera magnifiquement décoré pour l'occasion.
La Commission de protection du territoire agricole calme l’appétit de la municipalité
Dans le cadre de la demande d'exclusion du territoire agricole que la municipalité de Saint-Charles-de-Bellechasse a déposée en janvier dernier pour agrandir son périmètre urbain, la Commission de protection du territoire agricole du Québec a fait connaître le 25 mai dernier l’orientation préliminaire de son ordonnance d’exclusion. Si les observations faites par la Commission sont bonnes, la CPTAQ serait disposée à autoriser seulement le quart de la demande originale, soit une superficie de 9,7 hectares sur les 38 hectares identifiés entre l’avenue Royale au sud, la voie ferrée au nord, la route 279 à l’ouest et le périmètre urbain actuel à l’est.
La Commission avait déjà fait état de ses orientations préliminaires lors d’une rencontre privée avec la municipalité, la MRC et le Syndicat de l’UPA Centre de Bellechasse le 8 avril dernier. Il est alors ressorti qu’il n’y a pas de besoin de développement industriel présentement le long de la voie ferrée et que ces besoins devraient être identifiés au niveau de la MRC, que la municipalité veut tout au plus satisfaire à court terme des besoins commerciaux pour un restaurant et un poste d’essence le long de la route 279, que le développement résidentiel dans l’ancien champ de pratique de golf nécessiterait une modification du plan d’urbanisme, qu’il y a un besoin à court terme pour des espaces résidentiels, que l’extension du réseau d’aqueduc jusqu’à la route 279 commande l’aménagement de rues résidentielles et qu’il y aurait lieu d’évaluer la possibilité de créer de nouveaux emplacements résidentiels au sud de l’avenue Royale.
Sur la base de cette orientation préliminaire, toute personne intéressée peut présenter des observations écrites à la commission avant le 27 juin ou demander par écrit une rencontre dans le même délai. L’ordonnance ne prendra effet qu’au moment du dépôt d’un avis de la décision concernant ce dossier au Bureau de la publicité des droits.
La municipalité entend interdire les bateaux à moteur sur les lacs Beaumont et Saint-Charles
La vulnérabilité particulière des lacs Saint-Charles et Beaumont à la prolifération de cyanobactéries et les impacts des embarcations motorisées sur la détérioration de la qualité de l’eau incitent la municipalité à interdire les embarcations à propulsion mécanique, sauf les bateaux propulsés par un moteur électrique alimenté par batterie de moins de 10 CV.
La municipalité de Saint-Charles-de-Bellechasse considère urgent d’intervenir énergiquement pour ralentir le processus de détérioration des eaux des lacs qui s’est accéléré ces dernières années. La municipalité a déjà entrepris l’implantation des premières mesures visant à limiter les apports de phosphore vers les lacs en adoptant le règlement no 08-200 portant le titre de «Règlement modifiant le règlement no 05-161 Règlement de zonage et ses amendements». Parallèlement, l’adhésion de la MRC de Bellechasse au Programme d'aide à la prévention d'algues bleu vert (PAPA) devrait permettre dès 2009 la vérification systématique et la correction des systèmes de traitement des eaux usées déficients.
Les lacs Saint-Charles et Beaumont sont situés dans un complexe de tourbières, ce qui explique que 60% du phosphore total présent dans les lacs est d’origine naturelle. Cette proportion demeure constamment « disponible » lors du brassage des sédiments par les embarcations motorisées, notamment à cause de la faible superficie et du peu de profondeur de ces étendues d’eau.
Le phosphore est le principal élément nutritif responsable de l’eutrophisation, de la prolifération des plantes aquatiques et des fleurs d’eau des cyanobactéries. Une partie du phosphore se fixe aux particules et descend au fond de l’eau. Il est alors emprisonné dans les sédiments et reste non disponible pour les organismes des lacs. Lorsque des bateaux munis de moteurs puissants circulent dans des zones peu profondes, leur passage, même à basse vitesse, remets les sédiments en suspension et favorise l’augmentation de la température de l’eau. L’action combinée de l’augmentation de la concentration du phosphore et du réchauffement de l’eau a pour effet de faciliter la croissance des plantes aquatiques et des algues, incluant la prolifération des cyanobactéries.
Les différentes mesures adoptées jusqu’ici ne seront pas suffisantes et il faut aussi interdire tous les bateaux à moteur suffisamment puissant pour soulever les sédiments et provoquer le batillage, soit ce battement des vagues contre les rives produit par le remous des embarcations. La municipalité entreprend une consultation sur son projet de règlement. |